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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 00:00

1er Novembre 1800: publication du "Parallèle entre César, Cromwell, Monck et Bonaparte" de Lucien Bonaparte

Vers le pouvoir héréditaire : le "Parallèle entre César, Cromwell, Monck et Bonaparte" de Lucien Bonaparte (Article de LENTZ Thierry )

 

Le problème de la succession de Bonaparte

L'offensive de Lucien Bonaparte

Le scandale et la défaite de Lucien

 

 

La crise de Marengo avait montré que les ennemis intérieurs du régime ne désarmaient pas. À gauche, les révolutionnaires et les "brumairiens mécontents" s'inquiétaient du renforcement du pouvoir de Bonaparte et complotaient dans les restaurants de Clichy. À droite, la famille royaliste choisissait son prétendant. Autour du Premier consul germait la solution d'une troisième voie. Pourquoi aller chercher dans les rangs de l'émigration ou sur les rivages nébuleux de l'orléanisme ce qu'on avait sous la main à Paris ? Ainsi peut-on résumer l'opinion de ceux qui voyaient en Bonaparte "un nouveau César". C'est Lucien Bonaparte qui lança l'offensive.Pendant la crise de Marengo, la famille Bonaparte n'était pas restée inerte, tandis que les salons préparaient la succession de Napoléon. Lucien notamment se considérait comme le "gardien" du pouvoir et envisageait de "jouer au régent" pendant l'absence de son frère (1). N'était-il pas ministre de l'Intérieur ? Refusant de travailler avec Cambacérès, il prétendait n'avoir d'ordre à recevoir que du Premier consul en personne. Le 14 mai 1800, pourtant, le décès de son épouse l'avait écarté de la scène : il avait mis un mois à se relever de son "profond désespoir" et oublié pour un temps ses appétits politiques.

 

 

Le problème de la succession de Bonaparte

 

 

Lorsqu'à son retour de la campagne d'Italie Bonaparte demanda à Cambacérès ce qu'il aurait fait s'il avait été tué, le second consul lui répondit : "J'eusse fait proclamer Joseph". Même si cette déclaration fut faite après-coup, l'hypothèse avait été caressée pendant la crise et l'intéressé, d'habitude prudent, ne s'était pas dérobé. Avant le départ de Napoléon pour l'Italie, il l'avait entretenu de l'hérédité. Il lui avait même demandé une lettre le désignant comme son successeur. Sans réponse du Premier consul, il n'avait pas renoncé à devenir le "dauphin". On l'avait vu chez Benjamin Constant, chez madame de Staël. Il avait rencontré Bernadotte, Talleyrand, Roederer, Fontanes. On avait cité son nom dans les restaurants d'Auteuil où, pourtant, les "brumairiens mécontents" menaient leur complot du verbe. En juin 1800, pourtant, Joseph avait quitté Paris et rejoint son frère en Italie, arrivant auprès de lui au lendemain de Marengo (2). Ainsi s'était achevé le projet de le placer à la tête de l'État en cas de disparition de son cadet. Mais l'hérédité du pouvoir de Bonaparte avait été évoquée. Elle anima désormais les conversations sur l'avenir. À plusieurs reprises, Roederer aborda la question avec le Premier consul qui ne répondit jamais directement, même si on ne peut penser qu'il négligeait la question. Ainsi, lorsque le président de la section de l'Intérieur revint pour la énième fois à la charge, parlant d'hérédité "naturelle", il s'attira une fameuse réplique : "Mon héritier naturel, c'est le peuple français. C'est là mon enfant" (3). En coulisse, de telles hésitations ravissaient Joséphine : elle n'avait pu donner d'enfant à son mari et craignait que l'hérédité entraîne sa répudiation. Elle militait néanmoins pour la solution "Bonaparte", mais avec sa propre idée : "Joseph est un excellent homme, mais trop indifférent aux affaires. Lucien est plein d'esprit ; mais c'est une mauvaise tête dont on ne peut rien faire. Cependant, quand Bonaparte n'aurait pas d'enfant, ni de successeur désigné, il ne faudrait pas être en peine ; Louis ferait un excellent sujet" (4). Cependant, même s'il rejetait officiellement l'hérédité, Napoléon ne voyait pas qui pourrait le remplacer: "Les Français, confiait-il sans fausse modestie à Roederer, ne peuvent être gouvernés que par moi. Je suis dans la persuasion que personne d'autre que moi, fût-ce Louis XVIII, fût-ce Louis XIV, ne pourrait gouverner la France en ce moment. Si je péris, c'est un malheur" (5). Pour conjurer ce malheur, on lui proposait pêle-mêle de désigner son successeur ou de le faire nommer secrètement par le Sénat. Lui, bien sûr, répondait qu'il était jeune et en bonne santé, qu'il échappait aux attentats grâce à la police et à sa chance, qu'il n'envisageait pas de repartir à la guerre. En un mot, la question de sa succession pouvait attendre.

 

 

L'offensive de Lucien Bonaparte

 

 

À l'automne 1800, c'est l'intrépide Lucien qui passa à l'offensive. Se considérant comme le "sauveur" de son frère en Brumaire (ce qui est partiellement exact), le ministre de l'Intérieur en déduisait qu'il avait un rôle de premier plan à jouer sur les sujets fondamentaux. Puisque Napoléon n'était pas le général Monck, puisqu'il n'avait aucune intention de rétablir la monarchie, il fallait le répéter haut et fort. Puisqu'on était prêt à admettre que le pouvoir pourrait se perpétuer dans la famille Bonaparte, il fallait que cela devienne une doctrine officielle. Il demanda donc à un groupe d'amis, dont Fontanes, de mettre en forme ces idées et de rédiger une petite brochure anonyme qui, largement diffusée, fixerait les termes du débat. C'est ainsi que fut publié, le 1er novembre 1800, le Parallèle entre César, Cromwell, Monck et Bonaparte. Prétendument "traduit de l'anglais", ce petit texte fort bien écrit, jouant à la fois sur la mode antique qui faisait fureur et sur la haine de l'Angleterre, connut quatre éditions en quelques jours. Surtout, il parvint, sous enveloppe, à tous les fonctionnaires publics de Paris et des départements. Le ministre de l'Intérieur était passé par là et il fut immédiatement identifié comme le responsable de l'opération : la brochure avait été imprimée au ministère par des ouvriers secrètement consignés.

Le Parallèle louait d'abord Bonaparte, homme providentiel, un des plus grands de l'Histoire : "Il est des hommes qui paraissent à certaines époques pour fonder, détruire ou réparer des empires. Leur fortune a quelque chose de si extraordinaire qu'elle entraîne à sa suite tous ceux qui d'abord s'étaient crus dignes d'être leurs rivaux. Notre révolution avait enfanté jusqu'ici des événements plus grands que les hommes (…). On cherchait depuis dix ans une main ferme et habile qui pût tout arrêter et tout soutenir (…). Ce personnage a paru. Qui ne doit reconnaître Bonaparte ? Son étonnante destinée l'a fait plus d'une fois comparer à tous les hommes extraordinaires qui ont paru sur la scène du monde. Je n'en vois aucun dans ces derniers siècles qui aient de la ressemblance avec lui".

Après cette entrée en matière qui annonçait déjà la conclusion, l'auteur se lançait dans l'exposé des mérites respectifs de Cromwell, Monck et César. Les deux Anglais étaient les plus maltraités. Le premier avait pourtant connu un destin comparable à celui que ses partisans souhaitaient à Bonaparte (coup d'État militaire, pacification et, plus tard, droit de nommer son successeur octroyé par le parlement). Mais pour Lucien, Cromwell n'avait fait qu'attiser la guerre civile dans son pays et ne méritait pour cela aucune administration. Quant à Monck, qui avait favorisé la restauration de la monarchie et monnayé son concours contre un titre comtal, il n'avait aucun point commun avec le Premier consul qui avait rejeté les offres du comte de Lille et se moquait bien de son confort personnel. Arrivait enfin un portrait de César qui permettait sans le dire d'affiner la place que méritait Bonaparte dans l'histoire de France et de définir par analogie son destin futur : "Quelques observateurs superficiels ou malveillants ont, dit-on, rapproché (Bonaparte) de Cromwell ; quelques insensés espèrent en lui un nouveau Monck. La France et l'Europe trouvent une conformité plus frappante avec César (…). Oser comparer Cromwell à Bonaparte ! On s'étonne et on frémit en lisant l'histoire du premier ; on admire et on espère en lisant celle du second. L'un a détruit. L'autre répare : l'un excite les guerre civiles (…) ; l'autre parvient en triomphant des ennemis étrangers, et en calmant les guerres civiles (…). Le général Monck, comparé à Bonaparte ! (…) le titre de duc d'Albermarle put contenter, sans doute, l'orgueil de Monck et plaire à sa vieillesse oisive ; mais croit-on que le bâton de maréchal, ou que l'épée de connétable, suffit à un homme devant qui l'univers s'est tu ? (…) On a vu des rois détrônés se rétablir quand ils avaient du courage et le coeur des peuples ; mais les rois avilis sont sans ressources (…). Bonaparte est, comme César, un de ces caractères prédominants sous qui s'abaissent tous les obstacles et toutes les volontés : ses inspirations apparaissent tellement surnaturelles, qu'on n'eût pas manqué de le croire sous la garde d'un génie, d'un Dieu particulier, dans les siècles antiques où l'amour du merveilleux remplissait tous les esprits".

 

En conclusion, le Parallèle alertait l'opinion sur les dangers courus par la France si Bonaparte venait à disparaître (on était en plein dénouement de la conspiration "des poignards"). Il ne disait pas qu'il fallait créer l'hérédité au profit de sa famille, mais la référence à César était explicite. D'abord consul, ce dernier avait neutralisé son collègue Bidulus, il avait ensuite conquis un pouvoir absolu (en devenant notamment "dictateur à vie") et, pour finir, en récompense de sa réussite intérieure et extérieure, s'était vu conférer le titre de roi. Il ne l'avait jamais porté car le jour de son intronisation (15 mars 44 av. J.-C.), Brutus et quelques autres l'avaient poignardé. Dix ans de guerres civiles s'en étaient suivies, avant qu'Auguste ne crée l'Empire romain. Sans s'engager formellement, le Parallèle montrait sa préférence (Brutus en moins, évidemment) et, entre les lignes, proposait qu'on évite une guerre civile semblable à celle qui avait suivi la mort de César en confiant au Premier consul une dignité héréditaire ou, pour le moins, le droit de désigner son successeur : "(Bonaparte) promet sans doute à la France un nouveau siècle de grandeur ; toutes les espérances s'attachent à sa gloire et à sa vie. Heureuse république s'il est immortel. Mais le sort d'un grand homme est sujet à plus de hasards que celui des hommes vulgaires. Ô nouvelles discordes ! ô calamités renaissantes ! Si tout à coup Bonaparte manquait à sa patrie, où sont ses héritiers ? où sont les institutions qui peuvent maintenir ses exemples et perpétuer son génie ? (…) Vous pouvez donc vous trouver encore au milieu des délateurs, des prisons et des échafauds ; vous pouvez demain, à votre réveil, être jetés dans les routes sanglantes des révolutions (…). Si la tyrannie des assemblées vous épouvante, quel sera votre refuge, si ce n'est la puissance militaire ? (…) Vous serez bientôt sous le règne de quelques chefs militaires qui se détrôneraient sans cesse, et que leurs faiblesses rendraient cruels. Les Néron, les Caligula, les Claude remplacèrent à Rome le plus grand des mortels, lâchement assassiné… Malheureuse France ! dois-tu devenir aussi la proie des Claude, des Caligula et des Néron ? Les malheurs des républiques anciennes, et les tiens, seront-ils infructueux ? Les partisans d'une race dégénérée s'élèveront contre ma voix : ils s'écrieront sans doute qu'ils ne veulent ni des assemblées ni des empereurs, mais que le roi légitime est là sur nos frontières. Le roi légitime ! Malheureux ! à peine échappés à une révolution, vous invoquez une révolution nouvelle ? (…) Vous auriez encore une révolution de dix ans, de vingt ans peut-être, et vos enfants recevraient la guerre civile en héritage. Français, tels sont les périls de la patrie : chaque jour, vous pouvez retomber sous la domination des assemblées, sous le joug des S…, ou sous celui des Bourbons… À chaque instant votre tranquillité peut disparaître… Vous dormez sur un abîme ! et votre sommeil est tranquille !… Insensés !".

 

Le Parallèle était habile, ne proposait rien et suggérait tout. Lucien Bonaparte y voyait peut-être une nouvelle étape de son (impatiente) ascension. Il provoqua, au contraire, sa chute.

 

 

Le scandale et la défaite de Lucien

 

Le mystérieux S… mis en cause dans le dernier paragraphe (rédigé de la main même de Lucien) n'était autre que Sieyès, on l'aura deviné. Les amis de l'ex-abbé en conçurent une vive amertume. Le ministre de l'Intérieur comprit d'ailleurs qu'il ne fallait pas aller jusqu'à un déclenchement des hostilités avec cette aile des brumairiens : à partir de la troisième édition, le S… fut remplacé par " les militaires" et Bonaparte envoya Talleyrand présenter ses excuses à Sieyès. Mais le mal était fait et, avec ou sans S…, le Parallèle était un pavé dans la mare. Pour le clan Bonaparte, la brochure de Fontanes venait trop tôt, à un moment où la situation politique n'était pas encore stabilisée. Les plaintes des préfets qui arrivèrent à Paris attestent que la nouvelle administration n'était pas prête à travailler l'opinion sur ce thème. Quant à l'armée, Moreau lui-même fit savoir à Bonaparte que le pamphlet y avait produit un effet déplorable (6). On ne peut cependant exclure que Napoléon ait été informé de tout, ait mis la main (7) et vu d'un bon oeil ce "ballon d'essai" pour rendre public le débat sur la nature de son pouvoir. D'ailleurs, le Journal des défenseurs de la Patrie, dont les propriétaires étaient Bourrienne et Lagarde, rendit compte du Parallèle au lendemain de sa parution, le commenta sans critique, jugeant seul le dernier paragraphe "malveillant". Plus tard, le 1er décembre, le Premier consul devait avouer à Roederer, parlant de l'oeuvre de Fontanes : "J'en avais moi-même donné l'idée, pour répondre aux calomnies anglaises. Mais les deux dernières pages sont de la folie ; jamais l'hérédité n'a été instituée ; elle s'est établie d'elle-même. Elle est trop absurde pour être reçue comme une loi" (8). Si la brochure était un test, la réponse de la classe dirigeante, brumairiens, révolutionnaires et royalistes confondus, fut immédiate : on ne passe pas.

 

Après avoir tenté sans succès d'empêcher que la brochure parvienne aux préfets, Fouché mena la contre-offensive. Il établit facilement que l'opération avait été menée par le ministre de l'Intérieur, son ennemi personnel. L'occasion était inespérée de provoquer sa chute. Dans le Tableau de la situation de Paris du 14 brumaire an IX (4 novembre 1800), il lança un premier avertissement pour montrer que l'opération gâtait l'opinion publique : "On fait circuler de toutes parts le bruit d'un changement dans la forme du gouvernement pour le rendre héréditaire. La source n'en est point connue : le but est d'élever des doutes sur la solidité de la constitution actuelle (…). Ce changement, sur la forme duquel on ne s'accorde pas, est le sujet de toutes les conversations dans les lieux publics comme dans les sociétés particulières. Les feuilles se répandent gratis pour propager ce bruit dans les départements comme dans la capitale. Tel a été le but de la distribution si multipliée du Parallèle"  

(9).

Talleyrand, Lebrun et Joséphine soutinrent l'action du ministre de la Police. Les amis de Sieyès firent connaître leur réprobation. Fouché demanda audience à Bonaparte et, calmement, lui montra qu'en pleine campagne d'attentats contre sa personne, parler de sa disparition était pour le moins maladroit, que de nombreux préfets lui avaient fait savoir que le Parallèle les mettait mal à l'aise et était "contraire à l'ordre public", que les militaires y étaient injustement insultés. En un mot, il accula le Premier consul à la seule décision qui s'imposait pour ne pas être lui-même éclaboussé : désavouer le Parallèle et se séparer de Lucien. Quelques jours plus tard, Lucien et Fouché se retrouvèrent dans le cabinet de Bonaparte. Celui-ci assista à une scène étonnante : les deux ministres s'insultèrent copieusement, Fouché donnant la liste des maîtresses de Lucien, Lucien accusant son collègue de détourner une partie de la recette des jeux (ce qui était exact). Finalement, le Premier consul entra dans la dispute en soutenant Fouché. Hors de lui, Lucien jeta son portefeuille sur la table et quitta les Tuileries. Il avait formellement démissionné. Il était en fait révoqué. Fouché reçut l'ordre de saisir le Parallèle (dont mille exemplaires seraient bientôt publiquement brûlés devant les Invalides, pour consoler les militaires). Le ministre de la Police en rajouta, stimulant une campagne de presse contre Lucien et écrivant aux préfets : "Je sais que (l'ouvrage) vous a été envoyé en très grande quantité, et que les auteurs de cette production ont prétendu vous en faire les distributeurs. Jugez-la comme elle mérite de l'être, comme le fruit d'une intrigue" (10). La crise eut des conséquences jusque dans le clan Bonaparte. Madame Mère prit fait et cause pour le plus jeune. Joseph, en tant qu'aîné, tenta une médiation. Élisa pleura beaucoup, tandis que Joséphine exultait (11). C'est Talleyrand qui dénoua le drame politique et familial. Sur sa proposition, le 7 novembre, Lucien fut nommé ambassadeur à Madrid et quitta Paris le lendemain.

Pour le Premier consul, l'affaire du Parallèle n'avait pas si mal tourné. L'opinion était prête à croire que Lucien était un maladroit et que son frère n'y était pour rien. Il en aurait de toute façon fallu bien plus pour entamer sa popularité. Le dénouement était intervenu en quelques jours. La crise avait été courte et serait vite oubliée, pour ne laisser dans les mémoires que le débat sur l'hérédité. Dans les allées du pouvoir, la "lecture" de cette folle semaine pouvait être différente, sans être défavorable à Bonaparte. Lucien éliminé, Carnot démissionnaire, Fouché prenait du poids dans le gouvernement, ce qui inquiétait désormais Talleyrand, Lebrun, Cambacérès, Roederer (qui désirait entrer au ministère), Chaptal (nouveau ministre de l'Intérieur) et les autres modérés. Pour eux, le ministre de la Police devait redevenir le "complice des jacobins", ce qui permettrait, le moment venu, de s'en débarrasser. Pour faire pièce à la puissance de Fouché (et le symbole qu'elle représentait), le Premier consul avait reconstitué, grâce au sacrifice de son frère, une cohésion dans son gouvernement. 

 

Thierry LENTZ, Revue du Souvenir Napoléonien, N° 431

 

Notes

 

 (1) G. Martineau, Lucien Bonaparte, Prince de Canino, p. 94.

(2) B. Narbonne, Joseph Bonaparte, Le roi philosophe, pp. 77-83.

(3) Roederer, Œuvres, t. III, p. 333.

(4) Roederer, Œuvres, t. III, p. 347. À cette époque, Louis était âgé de 22 ans. Il s'occupait peu de politique mais fréquentait beaucoup sa belle-soeur. En 1802, il fallait épouser Hortense de Beauharnais.

(5) Roederer, Œuvres, t. III, p. 332.

(6) Thibaudeau, Mémoires, t. I, p. 50.

(7) Bourrienne prétend avoir vu chez Lucien Bonaparte le texte du Parallèle annoté de la main même du Premier consul (Mémoires, t. II, p. 374).

(8) Roederer, Œuvres, t. III, p. 350.

(9) A. Aulard, Paris sous le Consulat, t. I, p. 778.

(10) Cité par L.Madelin, Fouché, t. I, p. 333.

(11) Voir F. Masson, Napoléon et sa famille, t. I, pp. 350 et suivantes.

 

 

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 00:00

Début du congrès de Vienne

Après leur victoire sur Napoléon, La France, l'Autriche, la Prusse et l'Angleterre se réunissent à Vienne afin de statuer sur le nouvel équilibre européen. Un nouvel ordre européen doit être établi pour perpétuer la paix retrouvée, tout en tenant compte des bouleversements territoriaux liés à la révolution française. A Vienne, se trouvent donc réunis, dans les derniers mois de 1814, le gotha des alliés: souverains, princes, hommes d'État, diplomates, courtisans, de toute sorte. Metternich, le grand maître des cérémonies, occupe toute cette foule par une série de fêtes (concerts, bals, réceptions, opéras, revues militaires), d'où le mot fameux du prince de Ligne : « Le congrès ne marche pas, il danse. » Les quatre grandes puissances victorieuses (Autriche, Grande-Bretagne, Prusse, Russie) entendent bien régler, entre elles, les principales questions. Dans ce but, leurs ministres tiennent des réunions préliminaires à la fin de septembre, bien avant l'ouverture officielle du Congrès le 1er novembre 1814. Mais lorsque le diable boiteux Talleyrand, représentant de Louis XVIII, arrive à Vienne le 24 septembre, et entre en scène, les rivalités entre vainqueurs voient le jour. L'habile Talleyrand, il faut bien le reconnaître, exploite habilement ses dissensions au sujet des attributions territoriales et des zones d'influence ; S'élevant contre la « dictature » des quatre alliés, il se fait soutenir par l'Espagne et les autres puissances restées à l'écart. La direction du Congrès est finalement assumée par un comité des huit signataires du traité de Paris du 30 mai 1814, comprenant, en plus des quatre grands, la France, l'Espagne, le Portugal et la Suède. Toutefois, les décisions principales continuent à être prises au cours de conférences privées des représentants des Quatre, auxquelles Talleyrand est finalement admis. Les accords, à mesure qu'ils sont obtenus, sont insérés dans des traités signés par les seules parties concernées. Tous ces règlements sont résumés dans un Acte final signé le 9 juin 1815 par les Huit. Le principal conflit porta sur la Pologne, que le tsar souhaitait rétablir sous forme d'un royaume autonome dont il aurait été le souverain, la Prusse recevant, en compensation des territoires polonais rétrocédés par elle à la Russie, la Saxe, dont le roi deviendrait souverain en Rhénanie. Mais ce projet fut fortement combattu par l'Autriche et la Grande-Bretagne. La controverse devint si forte que la Prusse, soutenue par la Russie, menaça de recourir aux armes. Ce à quoi Castlereagh, le plénipotentiaire anglais, opposa un traité secret d'alliance Grande-Bretagne - Autriche - France signé le 3 janvier 1815. Talleyrand pouvait se vanter d'avoir semé la zizanie sur le front des Alliés. Un compromis fut enfin trouvé : la Prusse conservait une partie de ses anciens territoires polonais (Posnanie), prenait seulement une partie de la Saxe et recevait les territoires rhénans, destinés à l'indemnisation du souverain de Saxe. Ainsi, la Prusse devenait-elle la gardienne sur le Rhin contre toute tentative de la France de reprendre ces provinces qu'elle avait occupées depuis vingt ans: seul résultat tangible et durable des habiles manœuvres de Talleyrand...

 

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 00:00

Créée par arrêté du Conseil exécutif du 1er novembre 1792 à partir de l'aile droite de l’armée des Alpes, appelée indûment armée du Var depuis un mois par le général d'Anselme. Cet arrêté, qui rend le général d'Anselme indépendant du général de Montesquiou-Fézensac n'est mis à exécution que le 7 novembre.

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 00:00

du 1er novembre 1798 au 31 janvier 1799 

 

 

AduC 210 Joubert (B.C., 1769-1799).jpg

général Joubert, avec le commandement supérieur sur l'armée de Rome


L'armée de Naples est une armée française qui prit ce nom en 1799 à la suite de la prise de Naples

 

Du 11 au 25 décembre, le

Jean-Victor Moreau.jpg général Moreau commande de fait l'armée.

 

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 00:00

Fichier:Claude François de Malet.jpg

Claude-François Malet

 


Légion d'honneur

 

né à Dole (Jura) le 28 juin 1754 

 

mort le 29 octobre 1812

 

général d’Empire

 

auteur du coup d'État de 1812 contre Napoléon, durant la retraite de Russie

 

Pendant l'ancien régime

Membre d'une famille noble et aristocratique de Franche-Comté, il s’engage à dix-sept ans comme mousquetaire gris, dans un régiment qui est dissous en 1775.

 

Il revient dans sa famille après le licenciement de la maison du roi.

Révolution française

S'étant prononcé en faveur des idées nouvelles, il est déshérité pour son soutien à la Révolution française.

 

Chef de la garde nationale de Dole, il participe à la fête de la Fédération en 1790 à Paris.

 

Un décret du Comité de Salut Public renvoie de l'armée tous les ex-officiers de la Maison du Roi.

 

Malet, amer, s’engage alors dans l’armée, et sert comme capitaine au 50e régiment d'infanterie, dans l’armée du Rhin.

 

Il est réformé en 1795 pour cause de surplus d'officiers.


Il reprend du service, est nommé chef d’état-major de la 6e division militaire en mars 1797, puis auprès du général Championnet à l’armée des Alpes en 1799.

 

Il est nommé général le 19 octobre 1799, puis combat en Helvétie en 1801. Championnet et Masséna le citent honorablement dans plusieurs rapports.


Malet se montre hostile à Napoléon Bonaparte dès le Consulat.

Conspirateur républicain

Distrait de l'armée active, envoyé à Bordeaux pour commander le département, il vote contre le Consulat à vie, puis contre l’Empire.

 

On le relègue aux Sables-d'Olonne, où il fait éclater une opposition encore plus vive et prend l'habitude de rendre visite aux proscrits d'Oléron1 

 

En vain, essaie-t-on de le gagner en lui envoyant le titre de commandeur de la Légion d'honneur2


Quelque temps après, Napoléon se fait proclamer Empereur3

 

Il envoie sa démission.


Il est mis en disponibilité puis en non-activité le 2 mars 1805.

 

Il est nommé gouverneur de Pavie, puis de Rome en tant que surveillant des États pontificaux, il est chassé par le prince Eugène de Beauharnais pour propagande républicaine et vol (trafic avec des maisons de jeux, confiscation de bateaux de prise)

 

Après enquête, il est mis en retraite avec pensions en 1805. Il est interné de 1807 à 1808.


Malet a su se constituer un réseau au point qu'une légende veut qu'il ait appartenu à la société des Philadelphes, une société secrète républicaine. Personnage procédurier et tatillon, il devient aigri pour avoir manqué un rôle national dans une carrière politique (par deux fois, il a échoué dans la mandature de député du Jura) ou militaire1. Il est au moins certain qu'il ourdit une conspiration en 1808 avec des sénateurs républicains prévoyant d'apposer 12 000 affiches dans Paris proclamant la déchéance de l'Empire, pendant que l'Empereur est en Espagne. Trahi par un de ses complices, il est arrêté, et 55 personnes avec lui ; mais au lieu de lui infliger la peine capitale, on se contenta de le retenir dans une prison d'État à la Force en 1809. Il conçoit une deuxième conspiration le 29 juin 1809 alors que l'Empereur se trouve à Schönbrunn mais un « mouton » à la prison de la Force dénonce Malet à la police. Il est transféré à la prison de Sainte-Pélagie, puis placé en résidence dans la maison médicale du docteur Dubuisson en 1810, où il met au point son coup d’État avec plusieurs autres détenus politiques, notamment des royalistes comme l'abbé Lafon (membre de La Congrégation), Jules de Polignac ou Ferdinand de Bertier4, au point que certains historiens pensent que Malet a été manipulé par les partisans du retour des Bourbons sur le trône1.

Coup d’État de 1812

Cette détention dure depuis quatre ans lorsqu’il conçoit son plan de coup d’État. Il prépare les décrets à faire prendre au Sénat. En vertu de ces décrets, le gouvernement impérial est aboli ; un gouvernement provisoire le remplace. Le général Malet, chargé du commandement militaire de Paris, se charge des mesures d'exécution.

Ce gouvernement provisoire est composé de Mathieu de Montmorency, d'Alexis de Noailles, du général Moreau, vice-président, de Carnot, président, du maréchal Augereau, de Bigonnet, ex-législateur, du comte Frochot, préfet de la Seine, de Florent-Guiot, ex-législateur, de Destutt de Tracy, de Malet lui-même, du vice-amiral Truguet, de Volney, sénateur, et de Garat, sénateur5.

Malet prépare des instructions pour tous les hommes qui doivent être ses complices sans le savoir. Ce travail préparatoire est immense, puisqu'il faut remettre à chaque acteur un peu important, outre ses instructions particulières, des copies de sénatus-consulte et des proclamations. Dès qu'un rôle est complètement préparé, la dépêche est close, cachetée, numérotée et portée chez un prêtre espagnol qui demeure rue Saint-Gilles, près la caserne de la 10e légion.

Dans la nuit du 22 au 23 octobre, échappant aux faibles consignes sous lesquelles il était détenu, Malet annonce la mort de Napoléon, pendant la campagne de Russie6, avec l’abbé Lafon.

Revêtu de son uniforme de général de brigade, il se présente d'abord à la prison de la Force, et, par de faux ordres, en fait sortir les généraux Lahorie et Guidal ; il leur annonce que l'Empereur est mort le 7 octobre devant Moscou, que le Sénat a pris des mesures et qu'il faut marcher. Lahorie et Guidal le suivent.

Ils se transportent devant la caserne de Popincourt de la garde de Paris du commandant Soulier (qui est dissoute par la suite et forme le 134e régiment d’infanterie de ligne), qui obéit à ses ordres, suivie par la 10e cohorte de la garde nationale.

Un détachement commandé par Lahorie se dirige sur l'hôtel de Savary, duc de Rovigo, ministre de la police, en surprend l'entrée, enlève le ministre en chemise de nuit et le conduit à la prison de la Force ; un autre détachement s'empare du préfet de police et le met également en lieu de sûreté ; une troisième colonne marche sur l'hôtel de ville de Paris, et la troupe prend position sur la place de Grève, tandis que ses commandants se font remettre la clef du tocsin Saint-Jean, appellent le préfet Frochot et font préparer, par ses soins, la salle que le gouvernement provisoire doit venir occuper.

Malet se dirige ensuite sur le quartier général de la place Vendôme, qui lui offre toutes les facilités pour jouer son rôle de commandant, mais le général Hulin lui pose des questions avant d’accepter ses ordres. Voyant ses ouvertures mal reçues, Malet lui tire à bout portant un coup de pistolet qui lui fracasse la mâchoire. Malet se retrouve à l'État-major du colonel Doucet et son adjoint Laborde, chef de bataillon. Ceux-ci démasquent immédiatement l'imposteur, se jettent sur lui, le font ligoter et enfermer en prison4.

Les généraux Malet, Guidal et Lahorie, traduits le 29 octobre 1812 devant un conseil de guerre, sont fusillés le jour même dans la plaine de Grenelle avec douze autres personnes, dont un Corse, libéré de la prison de la Force et qui avait accepté de devenir préfet de la Seine et le colonel Soulier, trop naïf commandant de la 10e cohorte. Plusieurs officiers que les chefs avaient entraînés sont condamnés avec eux.

Ce coup d’État provoque la colère de Napoléon Ier : aucun membre du gouvernement impérial n’avait eu l’idée de crier Napoléon est mort. Vive Napoléon II, remettant ainsi en cause la légitimité de son pouvoir (est-il vraiment une monarchie héréditaire ou est-il resté un régime révolutionnaire bien organisé ?)7. En revanche, il déplore cette rigueur et la promptitude avec laquelle on l'a exercée8.

La bande dessinée Malet de Nicolas Juncker s’inspire de ce coup d’État.

  1. a, b et c Thierry Lentz, La conspiration du général Malet : 23 octobre 1812, premier ébranlement du trône de Napoléon, Perrin, 2012, 340 p. (ISBN 9782262032388) 
  2. il répond à M. de Lacépède, grand chancelier de l'Ordre : « Citoyen, j'ai reçu la lettre par laquelle vous m'annoncez la marque de confiance que m'a donnée le grand Conseil de la Légion d'honneur. C'est un encouragement à me rendre de plus en plus digne d'une association fondée sur l'amour de la patrie et de la liberté. »
  3. Voici la lettre de félicitations que lui adressa Malet :« Citoyen premier Consul, nous réunissons nos vœux à ceux des Français qui désirent voir leur patrie heureuse et libre. Si un empire héréditaire est le seul refuge contre les factions, soyez empereur, mais employez toute l'autorité que votre suprême magistrature vous donne pour que cette nouvelle forme de gouvernement soit constituée de manière à nous préserver de l'incapacité ou de la tyrannie de vos successeurs, et qu'en cédant une portion si précieuse de notre liberté, nous n'encourions pas un jour de la part de nos enfants, le reproche d'avoir sacrifié la leur. » En même temps, il écrit au général de division Gobert : « J'ai pensé que, lorsqu'on était forcé par des circonstances impérieuses de donner une telle adhésion, il fallait y mettre de la dignité et ne pas trop ressembler aux grenouilles qui demandent un roi. ».
  4. a et b Malet, le Dolois qui défia l'Empire [archive]
  5. Il s'agit de la liste établie par le faux sénatus-consulte rédigé par Malet, ce dernier ne s'étant pas assuré au préalable de l'adhésion de chacune de ces personnalités à la conspiration
  6. Le grand éloignement de Napoléon, son expédition au fond de la Russie, l'irrégularité et l'interruption fréquente des courriers avaient préparé les esprits
  7. « La célèbre affaire de Malet était, en petit, mon retour de l'île d'Elbe, ma caricature. Cette extravagance ne fut, au-fond, qu'une véritable mystification : c'était un prisonnier d'État, homme obscur qui s'échappe pour emprisonner à son tour le préfet, le ministre de la police, ces gardiens de cachots, ces flaireurs de conspirations, lesquels se laissent moutonnement garrotter. C'est un préfet de Paris, le répondant né de son département, très-dévoué d'ailleurs, mais qui se prête, sans la moindre opposition, aux arrangements de réunion d'un nouveau gouvernement qui n'existe pas. Ce sont des ministres nommés par les conspirateurs, occupés de bonne foi à ordonner leur costume, et faisant leur tournée de visites, quand ceux qui les avaient nommés étaient déjà rentrés dans les cachots ; c'est enfin toute une capitale, apprenant au réveil l'espèce de débauche politique de la nuit, sans en avoir éprouvé le moindre inconvénient. Une telle extravagance ne pouvait avoir absolument aucun résultat. La chose eût-elle en tout réussi, elle serait tombée d'elle-même quelques heures après; et les conspirateurs victorieux n'eussent eu d'autre embarras que de trouver à se cacher au sein du succès.» (Napoléon à Sainte-Hélène.)
  8. « C'est une fusillade, c'est du sang », s'écria-t-il à la nouvelle du jugement, « quelle impression cela va faire en France ». Ce fut à la hauteur de Mikalewka, et le 6 novembre, qu'une estafette, la première qu'on eût reçue depuis dix jours, vint apporter la nouvelle de cette étrange conspiration. À peine arrivé à Paris, Napoléon fit venir l'archichancelier, et dès qu'il l'aperçut, il courut à lui l'œil enflammé de colère : « Ah ! vous voilà, lui dit-il d'une voix tonnante; qui vous a permis de faire fusiller mes officiers ? Pourquoi m'avez-vous privé du plus beau droit du souverain, celui de faire grâce; vous êtes bien coupable ! »

« Claude-François Malet », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852 [détail de l’édition] 

Bibliographie

 

 

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 00:00

Lasalle et ses 500 cavaliers font capituler la forteresse de Stettin

Celui qui fut l’un des plus brillants chefs de la cavalerie, tué d’une balle en plein front à Wagram, multiplia durant toute sa carrière militaire les actions spectaculaires à la tête de celle qui deviendra la fameuse «brigade infernale». Son courage est légendaire: le 29 octobre 1806, à la tête des deux régiments du 5ème et du 7ème hussards, il a l'audace inouïe de se présenter devant la place forte de Stettin (aujourd’hui Szczecin en Pologne) qui abrite 25.000 hommes pour lui dicter ses conditions de reddition («les honneurs de la guerre, la garnison envoyée en France et les officiers prisonniers sur parole, sinon la ville sera bombardée, prise d’assaut, la garnison passée au fil de l’épée et la ville livrée au pillage pendant 24 heures»). Avant d’oser un geste aussi courageux, Lasalle fit croire au gouverneur de la place forte, par un stratagème aussi extravagant qu’intelligent, que les troupes françaises étaient en nombre suffisant pour provoquer la capitulation de la forteresse. Pour augmenter ses forces aux yeux de l’ennemi, il avait ordonné à ses hommes d’effectuer des allez-retours le long de la ligne de crête en faisant le plus possible de bruit, de se disperser en criant «vive l’Empereur» sur les hauteurs pour donner l’impression de nombreuses colonnes. Le gouverneur, effrayé, se rendit et assista avec consternation au défilé de ses troupes désarmées devant seulement deux régiments de hussards, laissant au pouvoir des Français une forteresse bien approvisionnée et armée de 160 pièces de canon. L’Empereur, au lendemain de la prise de la forteresse, dira cette phrase fameuse à Murat:«Si vos hussards prennent des places fortes, je n’ai plus qu’à licencier mon corps du génie et à faire fondre ma grosse artillerie».

 

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 00:00

 29 octobre 1812

 

29 octobre

 

·         A 2 h du matin, l'Empereur fait appeler Caulaincourt et s’entretient avec lui de la situation de l’armée.

 

Il envisage de rentrer à Paris. La conversation prend fin à 5 h 30.

 

Malgré cette longue veillée, il part au petit jour d’Opupenskoie.

 

Il gîte à Ghjat.

 

Le froid est déjà rigoureux. 

(Louis Garros – « Quel roman que ma vie » Ed. de l’encyclopédie française – Paris – 1947- p. 396) 


 

·         L’Empereur traverse le champ de bataille de la Moskova où bien des morts n’ont pas été enterrés. La vision est infernale. Des nuées de corbeaux sont les maîtres du terrain. (André Castelot « Grande histoire illustrée de Napoléon » Bordas – 1989 – p.768) 

 

·         Il veut aller très vite sur Viasma, il craint que Koutousov ne lui barre la route dans cette ville, comme il l’a fait à Malo-Joroslawetz. En fait, quand Koutousov appris que Napoléon ne le suivait pas, il arrêta son mouvement rétrograde et décida de suivre les Français, par une marche parallèle à la leur, et en faisant talonner sans relâche leur arrière-garde par Miloradovitch. 

 

·         Raïevdki écrit dans une lettre inédite conservée au musée d’Histoire de Moscou : « …L’ennemi fuit. Le chemin est couvert de morts, de mourants d’inanition. On les tue, on leur prend tous les jours des prisonniers : des officiers, des généraux. Peu de soldats, car on les massacre. Après toutes les horreurs qu’ils font et qu’ils ont faites, l’humanité a perdu ses droits… » (cité par André Castelot « Grande histoire illustrée de Napoléon » Bordas – 1989 – p.768) 

 

·         Malet, Lahorie et Guidal sont fusillés avec leurs complices à la barrière de Grenelle, adossés au mur des Fermiers généraux. Ils ont tous refusé d’avoir les yeux bandés. (Louis-Henri Fournet « Le journal du Consulat et du 1er Empire » Ed. Sides – 1990 – p. 216) 

C.F 

 

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 00:00

 Honoré Théodore Maxime Gazan

 

Honoré Théodore Maxime Gazan, né à Grasse (Var), le 29 octobre 1765, était un militaire français et général.

 

 

 

Sous-lieutenant aux canonniers gardes-côtes d'Antibes à l'âge de quinze ans ; garde du corps (compagnie Écossaise) en 1786 ; fit sous les ordres de Moreau, à l'armée du Rhin, ses premières campagnes jusqu'en 1796, où il fut promu au grade de général de brigade le 4 avril 1799 en récompense de son courage à la bataille d'Ettlingen.

 

Le 25 septembre 1799, nommé général de division, il servit en Suisse, sous Masséna qu'il accompagna en 1800 à l'armée d'Italie.

 

Gazan se signala à la tête du 2e corps.

 

Après la paix il fut nommé commandant de la première subdivision de la 27e division militaire en Piémont.

 

 

 

En 1805, en récompense de sa conduite au Bataille de Dürenstein, il fut fait grand officier de la Légion d'honneur.

 

Il contribua à la défaite de l'armée prussienne à Iéna ; battit les Russes à Novogorod en 1807 ; concourut au succès de la bataille d'Ostrołęka, et reçut le titre de comte de l'Empire en 1808.

 

Il se distingua de nouveau en Espagne au double siège de Saragosse ; résista avec un très-faible corps à Ballesteros qui lui en opposait un trois fois plus fort, et culbuta, le lendemain, l'avant-garde espagnole.

 

 

 

À la première Restauration il resta en activité : mais se trouvant accidentellement à Grasse lors du débarquement de l'Empereur au golfe Juan, il partit pour Paris, reprit du service et fut nommé pair de France.

 

Le 4 juin 1815, le duc de Dantzig et lui furent chargés de porter à l'armée l'adresse des représentants.

 

 

 

Le général Gazan passa du commandement de la 16e division militaire qu'il avait alors, à celui de la 2e ; il cessa peu de temps après d'être en activité et ne remplit aucune fonction publique jusqu'en 1831, époque à laquelle il fut nommé membre de la Chambre des pairs.

 

 

 

Son nom est inscrit sur le monument de l'arc de triomphe de l'Étoile, côté Sud.

 

 

 

Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852

 

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 23:00

Claude Ignace François Michaud

MICHAUD (Claude-Ignace-François), général, naquit en 1753 à Chaux-Neuve, dans les montagnes du Jura. Engagé le 10 septembre 1780 dans le 5e régiment de chasseurs à cheval, il quitta le service après avoir fourni son temps, et rentra dans sa patrie, où il fut, en juillet 1789, nommé commandant de la garde nationale.

 

Il fit avec distinction les campagnes de 1792 et 1793 à l’armée du Rhin, et fut promu au grade de général de division par brevet du 4 vendémiaire an 2.

 

Lorsque Pichegru eut quitté le commandement de l’armée du Rhin, an commencement de 1794, Michaud en fut nommé provisoirement général en chef, C’était l’époque où la terreur, autant que l’incertitude de l’avenir, éloignait du commandement beaucoup de militaires.

 

Le maréchal Gouvion-St-Cyr en a fait dans ses Mémoires une peinture qui est très remarquable et très vraie. En entrant en fonction, Michaud écrivit, au comité qu’il se croyait peu capable de commander l’armée dans les circonstances où l’on se trouvait. Il renouvela cet aveu le 2 mars 1794 ; selon lui, son armée n’avait alors que 30,923 hommes combattants. Il avait demandé un plan d’opérations ; le comité lui écrivit :

 

« Prenez pour base de harceler continuellement l’ennemi ; éloignez-le de nos foyers, afin que vous puissiez vivre à ses dépens. Ayez toujours à votre disposition deux ou trois corps de 15 à 18,000 hommes, prêts à marcher sur les points d’attaque. Tâchez, de maintenir la bonne harmonie avec les cantons de la Suisse. »

 

La minute est de la main de Carnot. Le 23 mai, il fut attaqué sur toute sa ligne. Quoiqu’il eût obtenu des succès à la droite que Desaix commandait, l’armée de la Moselle ayant éprouvé des échecs, il fut obligé de quitter la position du Spireback pour occuper les hauteurs en avant de Landau.

 

Le 28 mai, sa gauche fut forcée, et le lendemain il écrivit au comité : « L’armée du Rhin est trop faible et sa position est des plus critiques. Je ne puis tenir contre les Autrichiens et les Prussiens réunis. Envoyez-moi des secours. » Le 8 juin, il annonce au comité que, d’après ses ordres, il a fait arrêter les généraux Delmas et Laubadère, qui sont en chemin pour se rendre à Paris.

 

Le 13 juillet, Michaud, de concert avec l’armée, de la Moselle, attaqua sur toute la ligne les Prussiens, qui occupaient le duché des Deux-Ponts. Le Platzberg, montagne élevée sur laquelle ils s’étaient établis, fut emporté à la baïonnette. Ils furent également chassés de leurs autres positions, laissant neuf pièces d’artillerie. Après ces succès, Michaud rentra à Spire et à Neustadt.

 

Le 9 août, l’armée de la Moselle entra dans Trêves. Le général Wurmser ayant repris le commandement de l’armée autrichienne, à laquelle de nouveaux renforts étaient arrivés, Michaud fit peu de progrès ; mais, après les avantages que les armées du Nord et de Sambre-et-Meuse avaient remportés, il opéra le 13 octobre sa jonction avec l’armée de la Moselle ; le 19 et le 22 octobre, il entra dans Worms, Alzey et Oppenheim. Quelques jours après, le comité de salut public ayant décidé qu’il serait chargé de diriger à la fois les sièges de Manheim et de Mayence, il écrivit pour protester contre cet arrangement, qui, selon lui, exigeait ce qui était au-dessus de ses forces.

 

Le comité lui répondit le 14 novembre : « En applaudissant à ton zèle et à ton courage, le comité pense que tu ne mets pas assez de confiance en toi-même. Il te commande de prendre Mayence et la tête de pont de Manheim. »

 

Le 25 décembre, le général écrivait au comité : « Le fort du Rhin de Manheim est en notre pouvoir. L’ennemi a capitulé après quatorze heures de bombardement. » S’étant démis quelque temps après du commandement en chef, il ne conserva que celui d’une division avec laquelle il pénétra en Hollande au mois de janvier et occupa Flessingue et Middelbourg, dans la Zélande.

 

Ayant été obligé de quitter l’armée au mois d’avril par la fracture d’une jambe, il fut remplacé par Kleber, reçut aussitôt le commandement de la Flandre orientale et de la Flandre hollandaise, et envoya à la convention une adresse énergique par laquelle il la félicitait de la victoire qu’elle venait de remporter contre la queue de Robespierre, dans les journées des 20, 21 et 22 mai. Nommé en 1798 commandant de la 13e division, il mit en état de siège et fit occuper militairement les communes de Rieux, la Poterie et Allaire, en Bretagne, comme ayant donné asile à des assassins.

 

Au mois de juillet il fut désigné, par intérim, général de l’armée d’Angleterre. Michaud fît la campagne de l’an 9 (1801) en Italie, où il commandait l’arrière-garde de l’armée aux ordres du général Brune, et il se distingua aux passages de l’Adige et du Mincio.

 

Plus tard, il soutint à la tête de l’avant-garde, un combat opiniâtre entre Citadella et Castel-Franco, poursuivit l’ennemi jusqu’à Salva-Rosa, et lui fît 800 prisonniers. A la paix, il fut nommé inspecteur général d’infanterie, commandeur de la Légion d’honneur en 1804 et obtint en septembre 1805 le commandement en chef des troupes françaises en Hollande, en remplacement du général Marmont.

 

Appelé en 1806 aux fonctions de gouverneur des villes hanséatiques, il marcha le 7 mai 1809 contre le major Schill, et le mit en fuite. Le général Michaud conserva ce poste jusqu’en 1813, et en il fut nommé chevalier de St-Louis, grand officier de la Légion d’honneur et inspecteur général de la 15e division. Depuis le licenciement de l’armée, il cessa d’être inscrit sur la liste des officiers généraux en activité, et vécut à Luzancy, près de la Ferté-sous-Jouare.

 

Il mourut en septembre 1835, à l’âge de 83 ans.

 

M. Bouchon, alors capitaine d’artillerie, prononça un discours sur sa tombe. « Le général Michaud, dit le maréchal St-Cyr dans son ouvrage sur les campagnes de l’armée du Rhin, était un patriote franc, un des meilleurs Français que j’aie connus. Nommé au commandement de l’armée du Rhin, il n’avait accepté ce poste éminent que par obéissance et comme un sacrifice que son dévouement à la patrie ne lui permettait pas de refuser obstinément. Sous sa direction, l’armée du Rhin a fait une des plus belles campagnes. Le gouvernement n’exigeait de lui que la conservation de Landau ; mais cette tâche était loin de lui suffire ; ses succès ont été aussi brillants que ceux des autres armées, auxquelles on avait prodigué toute espèce de secours. »

 

Biographie universelle et moderne, 1843

 

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 23:00

Baron Percy

Nous commémorons aujourd’hui l’anniversaire de la naissance de Pierre François Percy, né à Montagney dans la Haute-Saône, le 28 octobre 1754.

 

Fils de chirurgien, il fait ses études à Paris.

 

En 1775, il est reçu docteur en médecine à la faculté de Besançon ! L’année suivante, il effectue son service militaire et obtient un brevet de chirurgien et commence sa carrière au régiment de Berry-cavalerie en 1782.

 

En 1785, Percy remporte le premier prix du concours de l'Académie royale de chirurgie.

 

Il obtient de nombreux titres dont un sur l'allaitement des nouveau-nés.

 

Sous la révolution, il est chirurgien en chef des armées, plus précisément à l'armée du Rhin. En 1794, il publie un ouvrage sur la cautérisation.

 

En 1803, il est nommé inspecteur général du service de santé des armées. C’est au poste de chirurgien en chef de la Grande Armée qu’il se retrouve au camp de Boulogne.

 

En 1804, il est Officier de la Légion d'honneur et enchaine, en 1807, avec une élection de membre de l’Académie des sciences. Il participe aux campagnes de la Grande Armée de 1805 à 1809, et met en pratique ses talents de chirurgien associés à une profonde sollicitude à l’égard des patients; En 1808, il sert en Espagne, puis en Autriche en 1809.

 

Il est présent à Austerlitz, Iéna, Eylau, Friedland.

 

Après la bataille de Wagram, il est fait baron de l’Empire et devient chirurgien en chef de la Grande Armée, le 14 avril 1810.

 

Son âge et une ophtalmie grave l'ayant éloigné de l'armée, il se consacre à l’enseignement à la Faculté de Médecine de Paris.

 

En 1814, son humanité lui vaut de soigner dans les abattoirs de Paris, réquisitionnés et opportunément transformés en hôpital, les malades et blessés, russes et prussiens abandonnés.

 

Pour ce geste de bravoure, il reçoit les distinctions honorifiques de Bavière, de Prusse et de Russie (Ordres de Sainte-Anne de Russie, de l'Aigle rouge de Prusse, du Mérite de Bavière)

 

Chirurgien consultant de Louis XVIII pendant la première Restauration, il reprendra du service aux Cent-Jours et servira même à Waterloo.

 

Durant les Cent-Jours, il est élu membre de la chambre des représentants par le grand collège de Haute-Saône.

 

Ses prises de position en faveur des blessés des armées impériales et son élection à la chambre des représentants lui valent, au retour de la monarchie en 1815, une retraite forcée.

 

Mais une ordonnance royale datée du 27 décembre 1820, le nomme membre honoraire de la section de chirurgie de l’Académie de Médecine.

 

Il meurt à Paris le 10 février 1825.

 

Il est inhumé au Cimetière du Père-Lachaise où son monument porte la mention: "Il fut le père des chirurgiens militaires"

 

Il a donné son nom à un hôpital militaire renommé (l’Hôpital d'instruction des armées Percy de Clamart)

 

Son nom est gravé sur la 10 ème colonne (pilier nord) de l’Arc de Triomphe de l’Étoile. Au final, les idées de Percy ont amené d’indéniables avancées.

 

Percy fut le premier a concevoir l’idée (avant Henry Dunant, n’en déplaise aux amis suisses) d’une société de secours, ancêtre de la Croix-Rouge et du principe de la Convention de Genève.

 

Tout comme Dominique-Jean Larrey, Percy comprit qu’il était nécessaire de prodiguer très rapidement des soins aux blessés pour éviter de cruelles interventions chirurgicales.

 

Pour réaliser cette idée, il conçut le projet d‘un corps de chirurgie mobile et mit au point un système de charrettes avec table d’opération et rideaux, secondées par un corps de soldats infirmiers emmenant rapidement les chirurgiens sur le champ de bataille.

 

Mais ce projet fut rejeté par l’administration.

 

Il proposa alors la création d’un corps indépendant de chirurgiens des armées, d’une compagnie d’infirmiers et d’un bataillon d’équipage militaire d’ambulances.

 

Le corps d’infirmiers ne fut créé qu’en 1809, puis celui des brancardiers militaires, en 1813, leur shako faisant office de trousse de première urgence.

 

Seul le principe des Bataillons d’ambulance fut admis.

 

Percy fit le premier la résection de la tête de l'humérus, inventa un système de "tire-balles" et le carquois chirurgical.

 

Il inventa également le "würst", un grand caisson attelé chargé de matériel médical et chirurgical sur lequel étaient transportés les officiers de santé afin de se rendre le plus rapidement possible auprès des blessés.

 

Le Baron Percy, chirurgien mais aussi écrivain:

Physiologie de la culotte et Journal des campagnes

Physiologie de la culotte, de la piquette et de la perruque - 1812-1822, Pierre-François Percy, ed. Millon, 26 €

Cette chronique vestimentaire et alimentaire du Baron Percy aligne mille anecdotes piquantes, jalons pour un vagabondage érudit à travers l'histoire et la géographie de l'Europe; les contacts de peau et les plaisirs de bouche sont la source de nos aises et de nos malaises, l'occasion quotidienne de flatter ou de peiner le corps : la chemise ou le mouchoir, le pain d'épice ou le foie gras, la jarretière ou la perruque, autant de supports pour la mémoire corporelle et pour l'histoire des peuples. Le chirurgien de la Grande Armée, le baron d'Empire, les raconte avec brio et bonhomie, ainsi que le passage de la toge à la culotte chez les Romains, l'invention de la tabagie à la Renaissance, les bienfaits de la piquette et les méfaits de la cravate, et la parade militaire des uniformes.

Autre ouvrage remarquable, à ne manquer sous aucun prétexte: Journal des campagnes, editions Tallandier

Considéré comme l'un des meilleurs textes de l'époque napoléonienne, par sa rigueur, son honnêteté et la qualité des détails qu'il contient, ce témoignage bouleversant rend sensibles et proches les souffrances des blessés et des malades, le rôle néfaste de l'administration de la guerre, la misère des habitants des pays dévastés, l'indicible horreur du champ de bataille au soir des combats. Oeuvre majeure sur les campagnes napoléoniennes, cet ouvrage séduit par la spontanéité et l'authenticité du regard profondément humain de son auteur. Des bords du Rhin à l'Espagne, d'Austerlitz à Friedland, en passant par Iéna et la Pologne, le Journal des campagnes du baron Percy nous dépeint les conditions d'existence, souvent précaires, des soldats de la Grande Armée.

 

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1er Consul

2 août 1802 jusqu'au 18 mai 1804

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Napoléon Ier

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18 mai 1804 au 6 avril 1814 et du 20 mars 1815 au 22 juin 1815

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