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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 00:00

 Pierre Joseph Habert

  né le 22 décembre 1773 à Avallon (Yonne)

 

Fils de Henry Habert, marchand libraire à Avallon, il entra comme volontaire le 1er septembre 1792 et fut nommé capitaine au quatrième bataillon de l'Yonne ; il devint lieutenant-colonel en second le 3 du même mois.

 

Chef de bataillon à la 107e demi-brigade de bataille, le 22 septembre 1794.

 

Passe dans le 3e régiment de la brigade étrangère, dite «de Ferdut », le 2 novembre 1796.

 

Après avoir fait toutes les campagnes de la Révolution française et subi quelques mois de captivité enGrande-Bretagne, à la suite de la deuxième expédition d'Irlande en l'an VI, il passa en Égypte pour porter des dépêches au général en chef, se rendit d'abord à Alger pour remplir une mission auprès du consul de France, et arriva à Alexandrie après une traversée de quinze jours et malgré la surveillance des croisières ennemies.

 

Nommé aide-de-camp du général Jacques François Menou le 1er brumaire an IX, il se distingua à la bataille d' Héliopolis.

 

Nommé provisoirement par le général Menou, chef de brigade, le 21 mars 1801, sur-le-champ de bataille d’Aboukir.

 

Revint en France après la capitulation d'Alexandrie.

 

Confirmé dans son grade de chef de brigade, par arrêté des Consuls, le 3 avril 1802.

 

Chef de brigade de la 105e de ligne à Perpignan, le 29 mai 1802.

 

Membre de la Légion d’honneur (Chevalier), le 20 frimaire an XII (22 décembre 1803)

 

Chef de brigade au camp de Bayonne, de Saintes et de Brest, entre 1803 et1805.

 

Officier de la Légion d'honneur, le 25 prairial an XII (14 juin 1804)

 

Chef de brigade dans la division Desjardins du 7e corps de la Grande Armée, le 24 août 1805.

 

Assiste à Iéna, Passe à la division Legrand du 4e corps sous le maréchal Soult, le 21 février 1807.

 

Les batailles d' Eylau, d'Heilsberg furent ensuite pour lui de nouveaux théâtres de gloire. Il est blessé de deux coups de feu, l’un à la tête, l’autre à l’épaule, à la bataille d' Heilsberg, le 10 juin 1807.

 

Commandant de la Légion d'honneur, par décret impérial du 11 juillet 1807.

 

Créé général de brigade le 18 février 1808, il est employé à l'armée des côtes de l'Océan.

 

Il obtint une dotation de 8 000 francs de rente annuelle sur la Westphalie, le 17 mars 1808.

 

Employé à la division du général Merle, le 25 mai 1808.Affecté à la division du général Verdier, le 15 juin 1808. Muté à la division du général Grandjean, le 8 août 1808.

 

Commande la 1re brigade de la 1re division du 3e corps de l’armée d’Espagne, le 7 septembre 1808. Dirigea la 2e brigade de la division Maurice Mathieu, le 8 novembre 1808.

 

Affecté à la division Laval sous le maréchal Suchet, le 1er avril 1809.

 

Obtint une dotation de 4 000 francs de rente annuelle sur le Hanovre, le 2 mars 1811.

 

Nommé général de division, commandant la 3e division de l’armée d’Aragon, le 25 juin 1811.

 

Gouverneur de Tortose, commandant la Basse-Catalogne, gouverneur de Barcelone, le 2 novembre 1811.

 

Il fit des prodiges de valeur au siège de Saragosse, à la journée de Maria, à Lérida, au combat de Salces, où, avec 1.800 hommes et un escadron de hussards il battit 4.000 Espagnols, et leur enleva plusieurs centaines de prisonniers ; au col de Balaguez où Louis Gabriel Suchet lui confia l'attaque du fort Saint-Philippe, à Tortose, à la bataille de Sagonte, etc.

 

Commandeur de l’Ordre de la Réunion, par décret impérial du 25 novembre 1813.

 

Lorsqu'il dut quitter Barcelone, le 25 avril 1814, il avait défendu son poste avec tant d'intrépidité qu'on l'avait surnommé l'Ajax de l'armée de Catalogne.

 

En effet, il avait résisté à une attaque de 30 000 hommes du côté de la terre, tandis qu'une escadre britannique le bloquait par mer.

 

Chevalier de l’Ordre royal et militaire de Saint-Louis par ordonnance du 13 août 1814.

 

En non-activité, le 1er septembre 1814.

 

Nommé grand officier de la Légion d'honneur par ordonnance royale du 29 juillet 1814, il commandait depuis le 22 mars 1815 la 2e division, Commandant la 18e division d’infanterie du 3e corps d’observation, le 6 avril 1815, lorsqu'il fut appelé comme commandant la 10e division d’infanterie du 3e corps de l’armée du Nord sous le général Vandamme, le 30 avril 1815, par Napoléon ; il se battit avec son ancien courage à Ligny, prit deux fois le village de Saint-Amand, (16 juin 1815) et le 18 juin jour de la bataille de Waterloo, il fut blessé grièvement d’un coup de feu au bas ventre, au combat de Wavre, sous les ordres du maréchal Grouchy.

 

Mis en non-activité le 1er août 1815, il fut compris comme disponible dans le cadre de l'état-major général de l'armée. Il achète une maison à Montréal et s'y installe en 1817.

 

Compris comme disponible dans le cadre de l’état-major général le 30 décembre 1818, il fut admis à la retraite le 1er décembre 1824.

 

Il meurt dans sa maison de Montréal, le 19 mai 1825, d'une blessure de guerre mal soignée. Il est enterré dans le cimetière de Montréal, à quelques mètres de sa propriété.

 

Son nom est inscrit sur l'Arc de triomphe de l'Étoile, côté Ouest.

 

La mairie d'Avallon détient un tableau représentant le général Habert.

 

 

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 00:00

mort de Karl Freiherr Mack von Leiberich

Nous commémorons le 22 Décembre l'anniversaire de la mort de Karl Mack, baron von Leiberich, né le 25 août 1752, à Nenslingen (Bavière) et mort le 22 décembre 1828 à Sankt Pölten (Autriche),général autrichien, commandant des armées autrochiennes battues lors des batailles napoléoniennes d'Ulm et d'Austerlitz. En 1770, il rejoint un régiment de cavalerie autrichien, et devient officier sept ans plus tard. Il sert dans la brève guerre de Succession de Bavière. En 1778, il est promu premier lieutenant et en 1785, anobli sous le nom de Mack von Leiberich. Contre les Français durant les guerres de la Révolution, il combat d'abord aux Pays-Bas et, après être devenu feld-maréchal lieutenant (1797), il accepte le commandement de l'armée napolitaine en 1798. Il est fait prisonnier et envoyé à Paris, d’où il s'échappe deux ans plus tard. Mack n'est pas employé pendant quelques années mais en 1804, il est fait quartier-maître général de l'armée, et reçoit des instructions pour se préparer à une guerre contre la France. Il tente en hâte de réformer l'armée, et en 1805, il devient le véritable commandant (sous le commandement en chef de l'archiduc Ferdinand) de l'armée qui s'oppose à Napoléon en Bavière, mais sa position est mal définie et son autorité peu respectée par ses collègues. Ses mauvaises prévisions et son manque de contrôle contribuent à la désastreuse défaite autrichienne d’Ulm, où il est encerclé et forcé de se rendre avec pas moins de 50.000 hommes à Ulm (15 Octobre), victime des ruses de Schulmeister, puis à Austerlitz (2 Décembre). Après Austerlitz, Mack est jugé par une cour martiale, condamné et privé de son grade, de son régiment, et de l'ordre de Marie-Thérèse. Il est emprisonné pendant deux ans. Libéré en 1808, en 1819, quand la victoire finale des alliés efface le souvenir des catastrophes précédentes, il est réintégré dans l'armée comme feld-maréchal lieutenant et devient membre de l'ordre de Marie-Thérèse. Il meurt en 1828 à l'âge de 76 ans.

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 00:00

Bonaparte est promu Général de brigade

Durant l’été 1793, la France, dirigée par le gouvernement révolutionnaire, est menacée sur son territoire par l’Europe des monarchies coalisées.  À Toulon, les fédéralistes réussissent à chasser les jacobins, mais ils sont bientôt supplantés par les royalistes. Du 25 au 29 août 1793, les équipages de la flotte sont en rébellion contre leur commandant le contre-amiral royaliste Trogoff. À l'annonce de la reprise de Marseille et des représailles qui y ont eu lieu, le baron d'Imbert, fait appel à la flotte anglo-espagnole, jusqu'alors au large en soutien des troupes engagées dans la guerre du Roussillon. Le 28 août, les amiraux Samuel Hood et Juan de Langara débarquent avec environ  17.000 hommes : 2.000 Britanniques, 7.000 Espagnols, 6.000 Napolitains et 2.000 Piémontais dans la baie des Islettes. Le 29, la flotte anglo-espagnole entre dans la rade de Toulon. Le 1er octobre 1793, la flotte et l'arsenal sont livrés à la Royal Navy. Le jeune Bonaparte est nommé chef d’artillerie et affecté au siège de la ville de Toulon qu’il doit libérer de  l’emprise de la marine Anglaise. Il arrive à Toulon le 16 septembre 1793, où la situation est critique : toutes les tentatives entreprises pour chasser les Anglais se sont révélées infructueuses. Mais un simple coup d'œil lui suffit : Toulon ne sera prise que lorsque la marine ennemie, menacée d'être bombardée, sera forcée d'évacuer la rade. Mais l’hostilité de ses supérieurs et leur entêtement, notamment Carteaux, ne lui permettent pas de mettre en pratique ses idées. Arrive alors au commandement un officier expérimenté, ancien cadet-gentilhomme du Roi, le général Dugommier, qui sait écouter ses hommes et comprend le bien-fondé des idées du jeune Bonaparte. Celui-ci exhorte ses troupes, les galvanise en leur attribuant des surnoms propices à la motivation et au courage : "la batterie des hommes sans peur", "la batterie des sans-culottes", etc. L'effet est fulgurant. Le 12 novembre, le fort de l'Eguillette est pris, puis celui de Mulgrave, de Balaguier et du Faron le 17. Bonaparte n'a plus qu'à ordonner de pilonner les positions anglaises. Si bien que le 19 décembre, les anglais du général O'Hara évacuent le port de Toulon, laissant derrière eux 4.000 morts et prisonniers, ainsi que six navires détruits ou capturés. Son action décisive dans la prise de la ville, vaut à Bonaparte d'accéder trois jours plus tard au grade de général de brigade. Il a 24 ans ;  arrivé à Toulon capitaine, il en repart général. Il aura donc conquis quatre échelons en quatre mois ; sa prochaine grande aventure se jouera en Italie...

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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 00:00

Adelaïde Blaise François Le Lièvre de La Grange

Fils aîné du lieutenant-général de ce nom, Adelaïde Blaise François Le Lièvre, marquis de La Grange et de Fourilles 

 

né le 21 décembre 1766 à Paris.


Son frère, Armand Charles Louis Le Lièvre de La Grange (1783-1864), fut lui aussi général de cavalerie.

 

Il épousa le 17 février 1796 d’Adélaïde-Victorine Hall fille du peintre suédois Pierre-Adolphe Hall et veuve de François-Louis Suleau assassiné le 10 août 1792 qui avait laissé un fils post mortem Élysée de Suleau qu'il éleva.

 

De son mariage il laissa 5 enfants 3 filles et deux garçons.

 

Volontaire au bataillon d'Artois le 21 décembre 1781, il fut nommé lieutenant en second dans le même corps le 9 mai 1782, et passa comme sous-lieutenant dans les carabiniers le 4 août suivant.

 

Devenu sous-lieutenant de remplacement le 20 juin1784, il fut fait sous-lieutenant en pied dans le 2e régiment de l'arme le 1er mai1788 ; attaché comme capitaine au régiment de la Reine-Dragons le 8 novembre 1789, il entra comme capitaine en pied au 50e régiment d'infanterie, le 12 janvier 1792.

Employé comme aide-de-camp auprès du maréchal Luckner le 3 mars, il fut nommé lieutenant-colonel au 6e régiment de dragons le 15 juin, et obtint le grade de colonel du dit régiment le 8 septembre de la même année.

C'est à la tête de ce corps qu'il combattit le 20 de ce mois à la bataille de Valmy, où il fut blessé d'un coup de feu au bras.

Passé en la même qualité au 5e régiment de hussards le 12 octobre suivant, il fit les campagnes de 1792 et 1793 à l'armée du Nord, avant d'être destitué de son commandement par le représentant du peuple Duquesnoy, comme noble le 28 octobre 1793 et d'être emprisonné à Arras jusqu'au 4 décembre 1793.

Employé à la suite du 24e régiment de chasseurs à cheval le 12 floréal an VIII, il fut attaché comme chef de brigade à l'état-major du général en chef Marat, fit la campagne de l'an VIII à l'armée d'Italie, et prit le commandement du 7e régiment de chasseurs à cheval le 19 pluviôse an IX.

Il servit alors à l'armée de Batavie, fut employé à celle d'Angleterre pendant les ans XII et XIII, et fut nommé membre de la Légion d'honneur le 19 frimaire, et officier de la Légion d'honneur le 25 prairial an XII.

Il prit part aux opérations de la 2e division du corps de la Grande Armée pendant les guerres d'Autriche, de Russie et de Pologne, de l'an XIV à 1807.

Blessé d'un coup de feu à la cuisse, le 10 juin de cette dernière année, à la bataille d'Heilsberg, il mérita, par sa bravoure, le grade de général de brigade qui lui fut conféré par décret impérial du 25 juin 1807.

Employé avec son nouveau grade à la 2e division de cavalerie de réserve du 2e corps de la Gironde le 28 novembre 1808, il fut créécomte de l'Empire vers cette époque, et retourna en 1809 à l'armée d'Allemagne où il eut un bras emporté par un boulet de canon le 21 à la bataille d'Essling.

Promu au grade de général de division le 29  juin  1809, il fut nommé commandant de la province de la haute-Autriche le 24 août de la même année.

Appelé au commandement supérieur de la place d'Anvers le 30 avril 1811, il fut chargé de la surveillance des côtes, dans leMecklembourg, le 4 mai 1812.

 

Gouverneur supérieur de Wesel le 31 octobre 1813, il fut nommé commandant supérieur de la place de Metz le 1er janvier 1814 ; mais il ne put prendre ce commandement, et fut chargé de celui de la levée en masse du département de Seine-et-Marne le 5 février suivant.

Après le retour des Bourbons, le général de Lagrange, qui reprit son titre de marquis, fut nommé capitaine-lieutenant de la 2e compagnie de mousquetaires le 15 juin, et chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis le 2 juin de la même année. 

Louis XVIII lui conféra la dignité de commandeur du même ordre le 3 janvier 1815. Il ne servit point pendant les Cent-Jours, et après le licenciement des mousquetaires il fut nommé gouverneur de la 20e division militaire le 7 septembre 1815.

Admis à la retraite le 6 octobre suivant, tout en conservant les fonctions de gouverneur, il passa en la même qualité à la 18e division militaire le 14 septembre 1819.

Créé grand-croix de l'ordre de Saint-Louis le 17 août 1822, il fut fait commandeur de celui de la Légion d'honneur le 19 août 1824.

Le marquis de Lagrange a conservé son gouvernement jusqu'à la révolution de juillet 1830, et, à cette époque, il est rentré dans sa position de retraite.

Son nom figure sur l'arc de triomphe de l'Étoile, côté Est.

 

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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 00:00

Jean-Baptiste, baron Eblé

  né le 21 décembre 1758 à Saint-Jean-Rohrbach, dans le duché de Lorraine.


Fils d'un officier de fortune, qui servait au régiment d'Auxonne, il entre à neuf ans (21 décembre 1767), comme canonnier dans le régiment où servait son père.

 

En 1791, après vingt-quatre ans de service, il est capitaine en second. Il sert dans l'armée de Dumouriez jusqu'au mois de juillet 1793. Il est envoyé à Naples pour organiser l'artillerie.

 

Un des premiers, il forme une compagnie de canonniers à cheval. Élevé bientôt au grade de chef de bataillon, il est attaché à l'état-major. Puis il commande une division à la bataille d'Hondschoote et au déblocus de Dunkerque.

 

Élu général de brigade, le 29 septembre 1793, sa conduite à la bataille de Wattignies deux semaines plus tard lui fait attribuer le grade de général de division le 25 octobre 1793, dont il a déjà rempli les fonctions.

 

C'est pendant la campagne contre les Pays-Bas qu'il imagine de partager les canons entre les différentes divisions de l'armée, formant ainsi des parcs de réserve et des dépôts de munitions sur toutes les lignes d'opérations, système dont l'expérience a démontré l'utilité, et qui depuis est constamment suivi.

 

Lorsque Moreau prend le commandement en chef de cette armée que Dumouriez vient d'abandonner, le général Eblé est à la tête de l'artillerie. Il la dirige au siège d'Ypres, en juin 1794, et en juillet à celui de Nieuport. C'est par ses conseils qu'est placée une batterie de 42 bouches à feu à 200 toises des glacis.

Les ravages de ces canons, dont tous les coups portaient sur les quartiers les plus riches, forcent la garnison à capituler après trois jours de tranchée.

Il conduit les sièges de L'Écluse, du fort de Crèvecœur et de Bois-le-Duc, de Nimègue.

Éblé est ensuite envoyé à l'armée du Rhin, dont Moreau vient de prendre le commandement en chef. Ce général écrit au sujet d'Éblé dans une lettre adressée à la Convention : « La conduite du général Éblé est vraiment très active, on ne peut concevoir comment il a pu suffire à cette énorme consommation de poudre et de boulets que nous avons envoyés. »

Il faut ajouter que, dans tous ces combats, il ne perdit pas un seul canon, et que l'artillerie qui, ordinairement, compromet les retraites, décida du succès de celle de Moreau.

En 1797, le général Éblé commande seul l'artillerie dans le fort de Kehl, pendant le siège qu'a fait de cette place l'armée autrichienne sous les ordres de l'archiduc Charles. Il prouve alors qu'il n'est pas moins savant dans l'art de défendre les places que dans celui de les attaquer.

Il est à Rome où il doit commander l'artillerie de l'armée que Championnet conduit à la conquête du royaume de Naples. Mais cette artillerie n'existe pas : Éblé compose ses équipages de campagne avec les pièces prises aux Napolitains.

Gaète lui fournit des canons pour assiéger Capoue, et cette place se rend le 10 janvier 1799.

Éblé en prend possession, surveille l'exécution de l'important article de la capitulation, qui met au pouvoir de l'armée française toute l'artillerie de l'arsenal de la place. La prise de possession par les Français de cet important matériel détermine la soumission de Naples et, le 20 janvier, les Français entrent dans la seule capitale de l'Italie qu'ils n'ont pas encore visitée en vainqueurs depuis le commencement de l'ère révolutionnaire.

En 1800, il va rejoindre Moreau à l'armée du Rhin, et une fois encore il mérite les témoignages les plus honorables de sa satisfaction : « On ne saurait, écrivait Moreau, trop faire l'éloge de l'artillerie, qui, par son organisation et la manière dont elle est manœuvrée dans les combats, s'est acquis l'estime de tous les corps de l'armée. C'est un hommage bien juste à rendre au général Éblé qui la commande, et qui doit être compté dans cette arme comme un des meilleurs officiers de l'Europe. »

La République batave s'était engagée, par une convention spéciale, à entretenir à ses frais une armée française sur son territoire. Attaché à cette armée en 1803, Eblé est chargé de tous les détails de l'organisation de l'armée placée sous ses ordres.

Il passe, cette même année 1804 au commandement des équipages de l'armée de Hanovre, laquelle devient ensuite le 6e corps de la Grande Armée. C'est alors qu'il est nommé gouverneur de la province de Magdebourg. Il quitte cette province pour aller inspecter, en 1808, toute la ligne qui s'étend depuis Huningue jusqu'à Anvers.

À cette époque, le 26 octobre 1808, Napoléon Ier lui confère le titre de baron de l'Empire.

L'année suivante, il passe au service de la Westphalie, comme ministre de la guerre du roi Jérôme Bonaparte. Ses mesures et son activité déconcertent les projets insurrectionnels du major Ferdinand von Schill, et c'est en récompense de ce service que Jérôme le nomme colonel général de ses gardes du corps.

Cependant, tout en passant au service de Westphalie, Eblé, toujours général de division dans l'armée française, a refusé de prêter serment au souverain étranger.

Napoléon Ier lui donne la direction de l'artillerie de l'armée du Portugal, sous les ordres du maréchal Masséna. Eblé participe aux sièges de Ciudad Rodrigo et d'Almeida et crée deux équipages de pont.

Le 7 février 1812, il est nommé commandant en chef des équipages de pont à la grande armée qui s'ébranlait pour envahir la Russie. Son rôle est décisif au passage de la Bérézina. Il est chargé de construire deux ponts de bateaux ; le général Chasseloup, commandant du génie, doit jeter le troisième.

Éblé a su conserver autour de lui, en bon ordre, 400 pontonniers néerlandais, 6 caissons d'outils, 2 forges de charbon. Il se jette lui-même à l'eau pour montrer l'exemple à ses hommes.

L'ordre qu'il a reçu le 25 novembre, à 6 heures du soir, est exécuté le lendemain à une heure de l'après-midi : celui donné à l'artillerie ne l'est point. Le 29 novembre, il attend deux heures avant de brûler ses ponts afin de permettre le passage de nombreux soldats.

Le général Lariboisière, commandant en chef de l'artillerie de la grande armée, meurt le 18 décembre, à Königsberg : Éblé, nommé à sa place, et chargé de réorganiser le service, ne lui survit que treize jours. Il meurt le 31 décembre, dans la même ville.

La nouvelle de sa mort n'est pas encore parvenue en France, le 3 janvier 1813, quand Napoléon le nomme premier inspecteur général de l'artillerie. Il créa alors sa veuve comtesse de l'Empire.

 

Son cœur a été transféré dans la crypte des Invalides.

 

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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 00:00

 Henri François Delaborde

  fils d'un boulanger

est né à Dijon (Côte-d'Or), le 21 décembre 1764,


Il fit ses études au collège de Dijon. Il les avait à peine terminées, lorsqu'il s'engagea dans l’armée : il fit une carrière ralentie par son état ; n’étant pas noble, il était devenu sous-officier en 1789.

En 1792, il entra dans le 1er bataillon des volontaires de la Côte-d'Or, fut élu lieutenant de sa compagnie, et se rendit avec son corps à l'armée que commandait La Fayette.

La première fois qu'il se distingua, ce fut le 11 juin, au combat de La Glisuelle, près de Maubeuge, où, pendant l'action, il remplaça son commandant qui venait d'être tué.

Le 23 août de la même année, il refusa de signer la capitulation de Longwy, que ses habitants refusèrent de défendre, et sa protestation contre cet acte de pusillanimité fut insérée le 7 septembre dans le 2e bulletin de la Convention nationale.

L'année suivante, il se trouva au combat de Ruzabern (17 mai 1793), après lequel son bataillon se mit en route pour rejoindre l'armée des Pyrénées orientales.

Carteaux, que la Convention avait chargé de soumettre les Marseillais révoltés par suite des événements du 31 mai, le retint et l'envoya contre les rebelles.

Delaborde les atteignit et les mit en pleine déroute au village de Lépin, près d'Aix-en-Provence.

Nommé quelque temps après, général de brigade et gouverneur de la Corse, il ne se rendit pas à cette destination ; Dugommier lui ayant confié le commandement de la Ve division de l'armée devant Toulon, il contribua à la prise de cette ville en enlevant le camp retranché des Anglais.

Arrivé en l'an II à l'armée des Pyrénées, il s'empara, le 7 thermidor, des redoutes de Biviata et de Vera, situées sur les montagnes qui entourent la Bidassoa, et, le 14 du même mois, de concert avec Moncey, il se rendit maître de Biva, de Beriat et d'Aya ; puis, tous deux, par une marche hardie, tournèrent le camp espagnol de Saint-Martial.

Le 26 vendémiaire an III, il battit complètement le général Filanghieri, et s'empara de la vallée de Roncevaux, où furent défaits les lieutenants de Charlemagne. À cette affaire, le général Delaborde commandait la fameuse colonne infernale, composée de troupes venues de la Vendée.

Après le combat de Bergara, livré le 8 frimaire an III, il passa à l'armée de Rhin-et-Moselle, et, au mois de thermidor an IV, il traversa le Rhin à Neuf-Brisach, où les habitants lui témoignèrent leur reconnaissance pour l'ordre et la discipline qu'il avait su maintenir dans ses troupes ; ensuite il occupa le Brisgau et prit possession des villes frontières abandonnées par les Impériaux.

En l'an VIII, promu général de division, il occupa la ligne comprise entre Oggersheim et Germersheim.

À l'affaire du 25 brumaire, il attaqua l'ennemi devant Philisbourg, lui enleva 5 canons et lui fit 1.000 prisonniers. Dans la même année, après la paix de Lunéville, il fut nommé gouverneur de la 3e division militaire et y rétablit l'ordre et la discipline.

Le 19 frimaire an XII, le général Delaborde, qui commandait alors la 13e division militaire, se trouva compris dans la nomination des membres de la Légion d'honneur, et, le 25 prairial suivant, il reçut le brevet de commandant de l'ordre, puis encore, en l'an XIII, le 4 vendémiaire, il fut nommé grand officier, après, avoir fait, à Rennes, la distribution des aigles d'honneur accordées aux officiers et soldats de sa division.

Vers la fin de 1807, le général Delaborde rentra dans le service actif, et prit part à la seconde expédition de Portugal en 1809.

En avril 1809, le général Freyre, commandant les troupes portugaises, ayant été massacré, ainsi que son état-major, pour s'être retiré devant l'armée du maréchal Soult, comme ses instructions le lui prescrivaient, un officier hanovrien, le baron d'Ében, fut improvisé général et se disposait à livrer bataille pour obéir aux exigences de ses propres soldats ; mais le maréchal Soult ne lui en laissa pas le temps, et l'attaqua le 20 mars au matin lors de la bataille de Braga ; le centre de l'armée était formé de la division du général Delaborde.

Au signal donnée par une batterie placée sur le front de la ligne, la division Delaborde marcha l'arme au bras sur les Portugais, sans riposter à leur feu.

Intimidés par cette confiance, les Portugais se dispersèrent et prirent la fuite, le général Delaborde les poursuivit, ainsi que la division de dragons du général Lorge, et en fit une horrible boucherie. Cette poursuite continua jusqu'à deux lieues au de la Braga. Les Français s'emparèrent de cette place, de l'artillerie de l'ennemi, de ses bagages ; de ses munitions, et de plusieurs drapeaux.

Le 29 du même mois, la division Delaborde enleva plusieurs redoutes et s'empara de 50 pièces de canon.

Junot confia au général Delaborde le commandement de la 1re division qui occupa Lisbonne le 2 décembre, et le nomma ensuite gouverneur de cette capitale.

Les Portugais stimulés par les Anglais et des bandes d'insurgés espagnols, se soulevèrent en 1808, et le 3 août un corps d'armée Anglais débarqua à Figuières, se mit en mouvement et s'avança sur Lisbonne.

Dès que Junot en fut averti, il donna le commandement de la ville au général Travot, et fit partir le général Delaborde avec 2 bataillons du 70e régiment, 150 chasseurs du 26e et 5 pièces de canon.

Ces troupes, renforcées à Obidds et à Péniche, avaient pour but de ralentir les progrès de l'ennemi et de reconnaître le terrain propre à un engagement général ; Delaborde ayant appris que les Anglais commandes par sir Arthur Wellesley, depuis lord Wellington, occupaient Lecrias, prit position le 14 août en avant du village de Rolica.

Le lendemain les Anglais commencèrent l'attaque et furent repoussés. Revenus deux jours après, Delaborde, blessé dès le commencement de Taction et qu'il n'avait à opposer à près de 4.000 assaillants que 1 900 hommes, lutta pendant cinq heures avec avantage ; mais ne recevant pas du général Loison le secours qu'il en attendait, il opéra sa retraite, en bon ordre.

Ce fait d'armes donna un nouvel éclat à la réputation déjà si brillante du général Delaborde qui, cette même année fut élevé à la dignité de comte.

Passé ensuite sous les ordres du duc de Dalmatie, il se distingua de nouveau à la bataille de Braga, ainsi qu'à la prise d'Oporto.

Après la retraite de Portugal, pendant laquelle les dispositions qu'il prit au combat de Vimeiro furent jugées un chef-d'œuvre de tactique, il revint en France où il resta jusqu'en 1812.

Alors il passa à l'armée de Russie et prit le commandement d'une division du corps du duc de Trévise. À son retour, il fut nommé gouverneur du château de Compiègne, et en 1813 grand-croix de l'ordre de la Réunion.

En 1814, il commanda les deux subdivisions de Toulouse.

Le général Delaborde adhéra aux changements qui suivirent l'abdication de Fontainebleau, perdit sa place de gouverneur de Compiègne, en dédommagement de laquelle le roi lui accorda 10.000 francs de pension, le nomma, le 24 octobre, chevalier de Saint-Louis, et le conserva dans son commandement divisionnaire.

Il s'y trouvait encore au 20 mars 1815 ; mais il n'envoya son adhésion au rétablissement de l'Empire que le 4 avril.

Dans un rapport qu'il adressa au ministre de la guerre, il expliqua cette soumission tardive par les obstacles que lui opposait la présence du baron de Vitrolles, commissaire du roi, annonçant qu'il venait de le mettre en état d'arrestation.

L'Empereur, qui ne douta pas avec raison de la loyauté du comte Delaborde, l'attacha à sa personne en qualité de chambellan, et le nomma, le 2 juin 1815, pair de France et gouverneur des divisions de l'Ouest.

 

Compris dans la liste de proscription du 24 juillet 1815, il fut mis en jugement au mois de septembre de la même année. Madame Delaborde publia un mémoire justificatif, et son avocat, parmi ses moyens de défense, fit ressortir une équivoque que les membres du conseil s'empressèrent d'adopter.

L'ordonnance du 24 juillet 1815 portait Laborde, tandis que le général se nommait Delaborde. Ils le déclarèrent non coupable.

Depuis cette époque, le comte Delaborde ne participa en rien aux affaires publiques.

Il mourut le 3 février 1833. Son nom est inscrit sur l'arc de triomphe de l'Étoile, où il a été placé au côté Ouest.

 

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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 00:00

 Thomas Prosper Jullien

Né le 21 décembre 1773 à Lapalud, intègre, en 1789 à 17 ans, la garde nationale de Lapalud. A 19 ans, il devient sous-lieutenant au régiment d'Aquitaine, qui devient ensuite le 35ème RI. 6 mois plus tard, il devient lieutenant (1792) et remplace St Hilaire. Au siège de Toulon (septembre - décembre 1793), il rejoint Bonaparte comme lieutenant du 34ème régiment d'infanterie et prend le commandement des chasseurs du deuxième bataillon. Il devient ensuite capitaine adjoint de l'adjudant général St Hilaire le 25 août 1794 et rejoint l'armée d'Italie.


Le 7 septembre 1796, il se distingue au passage des gorges de Brenta où il sera cité par Bonaparte en même temps que Duroc. 


Le 5 octobre 1796, il passe capitaine commandant de la 75ème demi-brigade.

 

Bonaparte l'attache à son état major et à ce titre le jeune Prosper a plusieurs fois l'occasion de se rendre au domicile du général en chef, rue Chantereine.


Il escorte Joséphine de Milan à Paris avec Junot et Louis Bonaparte.

 

En 1797, Bonaparte le choisit pour accompagner Marmont dans son ambassade à Rome, afin d'y rencontrer le pape Pie VI, en pensant que cet officier de belle prestance possède les qualités de donner l'idée la plus avantageuse de l'armée française aux romains. 


Le 9 Avril 1797, il devient aide de camp de Napoléon Bonaparte mais la campagne d'Italie prend fin avant qu'il ait pu entrer en fonction.


Le 19 mars 1798, il part pour l'Egypte et embarque avec Bonaparte sur "l'Orient" en tant qu'aide de camp.

 

Le 30 juillet 1798,il part pour Alexandrie, escorté par une quinzaine d'hommes de la 75ème demi-brigade, portant des lettres adressées à l'amiral Brueys «lui ordonnant de se mouiller immédiatement dans le Port-Vieux ou de se réfugier à Corfou», et aux généraux Kléber et Menou.

 

Il est massacré avec son escorte par les habitants du village d'Alqam (ou Alkam) peu de temps après, certainement le 2 août.

 

En 1803, fidèle au souvenir, Napoléon demanda à Simon Louis Boizot de faire un buste de son aide de camp.

 

Celui-ci sera réalisé en marbre, et exposé dans la salle des maréchaux aux tuileries, pendant toute la duré de l'Empire, et est actuellement exposé à Versailles, aile du midi.

 

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 00:00

Nicolas-Toussaint Charlet

  né à Paris le 20 décembre 1792.


Fils d’un dragon de l’armée de Sambre-et-Meuse, Charlet perd très tôt son père et, élevé à l’École des enfants de la patrie, reçoit une éducation négligée.

Employé de mairie à Paris, il perd son emploi en raison de ses opinions bonapartistes et de son engagement lors de la défense de la barrière de Clichy.

Il entre alors, en 1817, dans l’atelier du peintre Gros. Il se voue dès lors tout entier à l’art, pour lequel il se sent une puissante vocation. Il débute par une lithographie « La garde meurt, et ne se rend pas » qui le fait rapidement connaitre du public.  

Ses dessins et ses aquarelles se succèdent rapidement et sa parfaite maitrise de la lithographie lui procurent un immense succès: La Garde meurt et ne se rend pas, Vous ne savez donc pas mourir ?, L’Aumône du Soldat, Le grenadier de Waterloo, etc.

En peinture, on lui doit "l'Episode de la retraite de Russie" et "le Passage du Rhin en 1796".

Il ouvre un atelier dans les années 1820. Le peintre Géricault apprécie son talent et les deux artistes se lient d’amitié.

En 1838, il est nommé professeur de dessin à l’École Polytechnique. 

L’œuvre de Charlet est immense: elle se compose de plus de 1.100 lithographies, 2.000 dessins à la sépia, à l’aquarelle, à la plume et d’eaux-fortes. Charlet va largement contribuer à ancrer la légende napoléonienne dans l’imaginaire collectif.

À sa mort, le 30 Décembre 1845, il travaillait à une publication, L’Empereur et la garde impériale, dont il n’a pu terminer que quatre dessins.

Il a aussi laissé quelques grands tableaux d’histoire, dont sa Retraite de Russie (1836), admirée par Alfred de Musset, qui fait partie des classiques de la peinture française.

Une rue du 15e arrondissement de Paris a reçu son nom. Un monument lui est dédié (portrait en médaillon de bronze, sur une colonne en pierre ; inscription : A CHARLET 1792-1845) dans le square de la place Denfert-Rochereau.

 

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 00:00

Pierre François Antoine Huber

  né le 20 décembre 1775 à Saint-Wendel (Sarre)


Enrôlé volontaire dans le 1er régiment de chasseurs à cheval le 13 août 1793, il fit les campagnes de 1793, ans II, III, IV et V, à l'armée de Sambre-et-Meuse.

Brigadier le 5 thermidor an II, il se fit remarquer, le 27 fructidor an III, au combat d'Anelshorn, se trouva, le 16 prairial an IV, à la bataille d'Altenkirchen, et fut blessé d'un coup de sabre à la figure, le 29 thermidor suivant, à l'affaire de Bamberg.

Il combattit à Liptengen le 8 germinal an V, et devint brigadier-fourrier le 30 prairial de la même année.

Passé à l'armée du Rhin, il fut nommé maréchal-des-logis le 1er vendémiaire an VI, et maréchal-des-logis-chef le 23 floréal suivant ; il se trouva au passage du Rhin le 5 floréal an VIII, devint adjudant sous-officier le 12 prairial suivant, se signala au combat d'Ober-Batzheim le 16 du même mois.

Il fut mis à l'ordre du jour de l'armée pour sa conduite à Hohenlinden, le 12 frimaire an IX, et se fit encore remarquer le 28 du même mois au combat de Lambach, où il fut atteint d'un coup de feu au pied droit.

À Schwanstadt, l'ennemi, pour retarder la marche de l'armée française, avait mis le feu à un pont sur le Voogt; aussitôt qu'il s'en aperçut, Huber, accompagné par l'autre adjudant, se précipita dans l'eau et parvint, malgré une grêle de balles et de mitraille, à éteindre le feu et à conserver ce passage.

Rentré en France après la paix, il tint garnison à Verdun pendant les ans X et XI, fut promu sous-lieutenant provisoire le 2 messidor an X, et confirmé dans ce grade le 9 nivôse an XI.

 

Employé au camp de Bruges les ans XII et XIII, il fut créé membre de la Légion d'honneur le 26 frimaire an XII, et fit les campagnes d'Autriche, de Prusse et de Pologne, de l'an XIV à 1807, avec la division de cavalerie du 3e corps de laGrande Armée.

Il se distingua au combat de Lambach et au passage de la Traun, le 10 brumaire an XIV, et au combat de Marienzelt le 17 du même mois.

Le 10 frimaire suivant, il était à Haag, où il fut blessé d'un coup de feu, et le lendemain, malgré sa blessure, il fit des prodiges de valeur à Austerlitz.

Lieutenant au choix de corps le 10 juillet 1806, et confirmé dans ce grade par décret impérial du 31 juillet suivant, il devint adjudant-major le 3 décembre de la même année.

Capitaine le 8 mars 1807, à la suite de la bataille d'Eylau, il passa au 22e régiment de chasseurs à cheval le 1er juillet 1809, et fut employé à l'armée du Nord.

Il fit les campagnes de 1810 et 1811 en Espagne et en Portugal, où il mérita le grade de chef d'escadron, qui lui fut conféré le 18 juillet 1811.

Aide-de-camp du général de division Montbrun le 23 mars 1812, il prit part à la campagne de Russie et fut blessé d'un coup de biscaïen à l'omoplate gauche.

Colonel le 11 mars 1813, officier de la Légion d'honneur le 13 septembre de la même année, il fut créé baron quelque temps après; il fit la guerre d'Allemagne et la campagne de France.

Commandeur de l'Ordre le 25 février 1814 et général de brigade le 15 mars suivant, il fut mis en non-activité le 1er septembre de la même année, et fut nommé chevalier de Saint-Louis et inspecteur-adjoint à l'inspecteur de cavalerie de la division militaire au mois de décembre.

Après le retour de l'île d'Elbe, un décret impérial du 30 mai 1815, confia au baron Huber le commandement de la 1re brigade de cavalerie du 2e corps de l'armée du Nord, avec laquelle il fit la campagne de Belgique (1815).

 

Rentré dans sa position de non-activité le 1er septembre suivant, il fut employé à l'inspection de cavalerie dans la 14e division militaire le 19 octobre 1814.

Compris dans le cadre d'activité de l'état-major général de l'armée le 30 décembre 1818, il fut nommé inspecteur général de cavalerie dans la 3e division militaire le 16 juin 1819.

 

Appelé au commandement de la 1re brigade de la 8e division au 3e corps de l'armée des Pyrénées le 12 avril 1823, il fut nommé grand officier de la Légion d'honneur le 13 juillet, obtint le grade de lieutenant-général le 8 août, et reçut la plaque de 4e classe de l'ordre de Saint-Ferdinand d'Espagne le 23 novembre de la même année.

Rentré en France à la fin de cette campagne, et mis en disponibilité le 5 janvier 1824, il fut admis à la retraite le 17 décembre 1826.

Il est mort le 25 avril 1832, et son nom figure sur l'arc de triomphe de l'Étoile, côté Ouest.

 

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 00:00

Denis-Charles Parquin

  né le 20 décembre 1786 à Paris.

Alors qu'il n'a que seize ans, il s'engage en 1803 au 20e Régiment de Chasseurs à Cheval, où il restera jusqu'en 1813. Il reçoit le grade de brigadier le 25 octobre suivant  avant d'être nommé fourrier le 1er mai 1806. La même année, il se distingue aux combats de Saalfeld et d'Iéna.

A la bataille d'Eylau, le8 février 1807, il est blessé d'un coup de feu et de cinq coups de lance et fait prisonnier. Après plusieurs mois de captivité en Russie, il rejoint son régiment. Il passe en février 1809 maréchal des logis puis sous-lieutenant le 30 avril suivant. Il participe à la bataille de Wagram où, le 2 juillet 1809, il est blessé d'un coup de feu au bras gauche.

Le 5 mai 1811, Parquin est blessé au visage d'un coup de feu à la bataille de Ciudad Rodrigo. A Guarda, il prend part à une charge qui enlève cinq drapeaux aux Portugais et permet la capture de 1.500 prisonniers.

Le 22 juillet 1812, lors de la bataille de Salamanque, il est blessé d'un coup de sabre au poignet, ce qui l'empêche de se servir de son bras jusqu'à la fin de la campagne d'Espagne.

Nommé Lieutenant au 13e Régiment de Chasseurs le 27 février 1813, Parquin accepte d'être rétrogradé lieutenant en second pour intégrer le 1er Régiment de Chasseurs à Cheval de la Garde le 10 mars 1813. Remarqué par l'Empereur lors d'une revue aux Tuileries, il est fait chevalier de la Légion d'honneur le 6 avril 1813.

Quelques jours après avoir protégé le maréchal Oudinot lors de la bataille de Leipzig, il est blessé d'un coup de baïonnette lors d'un engagement contre l'infanterie bavaroise à la bataille de Hanau (29 septembre 1813). Il reprend rapidement son service et le 21 décembre, il est nommé capitaine au 2e Régiment de Chasseurs à Cheval de la Garde.

Pendant la campagne de France de 1814, il s'illustre en reprenant Oulchy-le-Château, où, sans subir de pertes, il fait une centaine de prisonniers. Quelques jours plus tard, il charge l'artillerie russe à Saint-Dizier.

Nommé par brevet du roi capitaine au 11e Régiment de Cuirassiers le 19 juin 1814, ses états de service, rédigés sous la Seconde Restauration ne permettent pas d'attester si Parquin a pris part à la bataille de Waterloo.

Après la guerre, il conserve son grade de capitaine en passant au Régiment des Chasseurs du Cantal le 25 mai 1815.

Placé en demi-solde en 1816, Parquin épouse en 1822 Louise Cochelet, lectrice et amie d'Hortense de Beauharnais. Le mariage a lieu au château d'Arenenberg près du lac de Constance. Parquin s'installe avec son épouse à proximité, au château de Wolfsberg. Ils auront une fille, Claire, qui épousera le baron von Stengel, premier-ministre du grand-duc de Bade.

Sous la Monarchie de Juillet, Parquin reprend du service: il est nommé chef d'escadron de la gendarmerie du Doubs en 1830, mais il se met en congé dès l'année suivante.

Promu officier de la Légion d'honneur le 19 juin 1831, il est finalement replacé chef d'escadron dans la garde municipale de Paris en 1835.

Ayant obtenu un congé pour liquider la succession de son épouse, morte en 1835, Parquin retrouve à Arenenberg le prince Louis-Napoléon Bonaparte (futur Napoléon III), qui prépare le soulèvement de la garnison de Strasbourg pour prendre le pouvoir. Parquin lui assure un soutien actif, mais cette tentative (30 octobre 1836) est vouée à l'échec et les conjurés sont arrêtés puis déférés en janvier suivant à la cour d'assises du Bas-Rhin.

Lors du procés, Parquin, interrogé par le président de la cour, répond : « Il y a trente-trois ans, comme citoyen et soldat, j'ai prêté serment à Napoléon et à sa dynastie ; je ne suis pas comme ce grand diplomate qui en a prêté treize ».

Acquitté, Parquin assiste à nouveau le prince Louis-Napoléon lors de sa seconde tentative de coup d'état à Boulogne (6 août 1840).

Après ce nouvel échec, il est arrêté en même temps que Montholon et condamné à vingt ans de détention. Incarcéré à la citadelle de Doullens, il y rédige en 1843 ses Souvenirs avant d'y mourir d'une maladie de cœur à l'âge de 59 ans, le 19 décembre 1845.

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1er Consul

2 août 1802 jusqu'au 18 mai 1804

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Napoléon Ier

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18 mai 1804 au 6 avril 1814 et du 20 mars 1815 au 22 juin 1815

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