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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 23:00

Naissance de Michel Ordener

né le 2 septembre 1755, à Saint-Avold (Moselle), entra dans les dragons de la légion de Condé le 1er janvier 1773, brigadier le 7 novembre 1776 ; il passa, le 9 décembre, avec son grade et un escadron, après la suppression de la légion, dans les dragons de Boufflers, et repassa, avec le même escadron, au 4e de chasseurs à cheval, devenu 10e.

 

Ordener obtint tout son avancement dans ce corps ; maréchal-des-logis le 1er septembre 1785, adjudant le 23 mai 1787, sous-lieutenant le 25 janvier 1792, lieutenant le 23 mai suivant, capitaine le 1er mai 1793, chef d’escadron le 9 thermidor an II, et chef de brigade le 30 fructidor an IV ; il fit les campagnes des années 1792 et 1793 à l’armée du Rhin et de la Moselle, et donna des preuves multipliées d’une brillante valeur dans les guerres de l’an II à l’an VIII aux armées du Rhin, des Alpes, d’Italie, d’Angleterre et du Danube.

 

Nommé chef de brigade des grenadiers à cheval de la garde des Consuls, le 29 messidor an VIII, il fut souvent cité avec éloges par les divers généraux commandant les divisions dont son régiment fit partie.

 

Dans cette campagne, l’intrépide Ordener fit environ 6.000 prisonniers, prit 26 bouches à feu, la majeure partie de leurs caissons, 7 drapeaux ou étendards, environ 200 chariots chargés d’équipages, au moins 2.400 chevaux ; il eut 7 chevaux tués sous lui, reçut huit coups de sabre, dont cinq sur la tête, à l’affaire de Valevau, le 27 thermidor an VII, et trois coups de feu qui, quoique assez graves, ne le mirent pas hors d’état de pouvoir continuer ses services : le seul inconvénient qui résulta de ses blessures fut une surdité périodique provenant d’un coup de boulet qui lui enleva la face droite.

 

Promu général de brigade le 11 fructidor an XI, membre de la Légion-d’Honneur le 19 frimaire an XII, il reçut du ministre de la guerre, le 20 ventôse, l’ordre de se porter sur la ville d’Ettenheim pour y opérer l’arrestation du duc d’Enghien. Le général Ordener y arriva le 25, et fit cerner, de concert avec le général Fririon. la maison du prince, par un détachement de gendarmerie et une partie du 22e de dragons. À cinq heures et demie, les portes furent enfoncées et le duc emmené au moulin près la Tuilerie ; on enleva ses papiers, on les cacheta, et l’on conduisit le prince dans une charrette, entre deux haies de fusiliers, jusqu’au Rhin.

 

Voici l’ordre que reçut à ce sujet le général Ordener du ministre de la guerre :

 

Paris, le 20 ventôse an XII.

« En conséquence des dispositions du gouvernement qui met le général Ordener à celles du ministre de la guerre, il lui est ordonné de partir en poste de Paris, aussitôt après la réception du présent ordre, pour se rendre le plus rapidement possible, et sans s’arrêter un instant, à Strasbourg. Il voyagera sous un autre nom que le sien. Arrivé à Strasbourg, il verra le général de la division. Le but de la mission est de se porter sur Ettenheim, de cerner la ville, d’enlever le duc d’Enghien, Dumouriez, un colonel anglais et tout autre individu qui serait à leur suite. Le général commandant la 5e division, le maréchal-des-logis qui a été reconnaître Ettenheim, ainsi que le commissaire de police, lui donneront tous les renseignements nécessaires.

 

« Le général Ordener donnera ordre de faire partir de Schelestadt 300 hommes du 26e de dragons qui se rendront à Rheinau, où ils arriveront à huit heures du soir. Le commandant de la 5e division enverra 11 pontonniers à Rheinau, qui y arriveront également à huit heures du soir, et qui, à cet effet, partiront en poste sur les chevaux d’artillerie légère. Indépendamment du bac, il se sera assuré qu’il y avait là quatre ou cinq grands bateaux, de manière à pouvoir passer d’un seul voyage 300 chevaux. Les troupes prendront du pain pour quatre jours, et se muniront d’une quantité de cartouches suffisante. Le général de la division y joindra un capitaine, un lieutenant de gendarmerie et une trentaine de gendarmes. Dès que le général Ordener aura passé le Rhin, il se dirigera droit à Ettenheim, marchera droit à la maison du duc d’Enghien et à celle de Dumouriez. Après cette expédition terminée, il fera son retour sur Strasbourg.

 

« En passant à Lunéville, le général Ordener donnera ordre que l’officier de carabiniers, qui aura commandé le dépôt à Ettenheim, se rende à Strasbourg, en poste, pour y attendre ses ordres. Le général Ordener, arrivé à Strasbourg, fera partir, bien secrètement, deux agents soit civils, soit militaires, et s’entendra avec eux pour qu’ils viennent à sa rencontre. Le général Ordener est prévenu que le général Caulaincourt doit partir avec lui pour agir de son côté. Le général Ordener aura soin que la plus grande discipline règne, que les troupes n’exigent rien des habitants. S’il arrivait que le général Ordener ne pût pas remplir sa mission, et qu’il eût l’espoir, en séjournant trois ou quatre jours et en faisant des patrouilles, de réussir, il est autorisé à le faire. Il fera connaître au bailli de la ville, que, s’il continue à donner asile aux ennemis de la France, il s’attirera de grands malheurs. Il donnera l’ordre au commandant de Neuf-Brisac de faire passer 100 hommes sur la rive droite du Rhin, avec deux pièces de canon. Les postes de Kehl, ainsi que ceux de la rive droite, seront évacués aussitôt que les deux détachements auront fait leur retour.

 

« Le général Ordener, le général Caulaincourt, le général commandant de la 5e division, tiendront conseil et feront les changements qu’ils croiront convenables aux présentes dispositions. S’il arrivait qu’il n’y eût plus à Ettenheim, ni Dumouriez, ni le duc d’Enghien, le général Ordener me rendra compte, par un courrier extraordinaire de l’état-des choses, et il attendra de nouveaux ordres. Le général Ordener requerra le commandant de la 5e division de faire arrêter le maître de poste de Kehl, et les autres individus qui pourraient donner des renseignements.

 

« Je remets au général Ordener une somme de 12.000 francs, pour lui et le général Caulaincourt. Vous demanderez au général commandant la 5e division militaire que, dans le temps où vous et le général Caulaincourt ferez votre expédition, il fasse passer 300 hommes de cavalerie à Kehl avec quatre pièces d’artillerie légère. Il enverra aussi un poste de cavalerie légère à Wilstadt, point intermédiaire entre les deux routes.

 

« ALEX. BERTHIER. »

Cet ordre que le ministre de la guerre envoyait au général Ordener était la copie, presque littérale de celui qu’il avait lui-même reçu du premier Consul, sous la date du 19 ventôse.

 

Après avoir opéré l’arrestation du duc d’Enghien, Ordener ne prit aucune part soit directe soit indirecte au jugement et à l’exécution de ce prince. On lit dans le tome II des Mémoires de Sainte-Hélène cette note écrite de la main de Napoléon- : « Caulaincourt, mon aide-de-camp, a dû obéir aux instructions que Berthier et Talleyrand, ministre des relations extérieures, étaient chargés de lui donner pour la mission qui lui était confiée : 1° de confondre les trames ourdies par les ministres anglais sur la rive droite du Rhin ; 2° s’assurer de la personne et des papiers de la baronne de Reich et de ses complices, qui tramaient à Offenbourg le renversement du gouvernement consulaire et la mort du premier Consul ; 3° inspecter et activer l’armement de la flottille ; 4° faire remettre à la cour de Bade des explications sur la violation de son territoire, aussitôt qu’Ordener se serait saisi du duc d’Enghien. Ordener a dû obéir à l’ordre de passer le Rhin avec 300 dragons et d’enlever le prince. »

 

Nommé commandeur de la Légion-d’Honneur le 25 prairial an XII, Ordener fit, avec la cavalerie de la garde, la campagne de l’an XIII sur les côtes de l’Océan, et passa, en vendémiaire, à la grande armée. Dans la guerre d’Autriche, ce général soutint sa réputation, et fit des prodiges de valeur à la bataille d’Austerlitz.

 

Promu général de division le 4 nivôse an XIV, il continua à commander les grenadiers à cheval de la Garde. Appelé au Sénat le 20 mai 1806, et nommé commandant de l’ordre de la Couronne de Fer, il obtint sa retraite le 25 octobre suivant.

 

Napoléon créa le général Ordener comte de l’Empire en 1808, et le nomma gouverneur du palais impérial de Compiègne l’année suivante. Il y mourut, cette année même, dans l’exercice de ses fonctions le 30 août 1811.

 

Son nom est inscrit sur l’arc de triomphe de l’Étoile, côté Ouest.

 

 

 

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 23:00

Napoléon III vaincu à Sedan

L'armée des princes de Prusse et de Saxe encercle Sedan sur laquelle une partie de l’armée française de Napoléon III s’était repliée, après avoir tenté en vain d’aller soutenir Bazaine à Metz. Coupée en deux et inférieure en nombre, l’armée française ne peut rien contre les Prussiens. Napoléon III, présent dans la ville, capitule et se rend. A Paris, l’Assemblée législative proclame la fin de l'Empire et le début de la IIIème République. L'empereur s'exilera en Angleterre où il mourra trois ans plus tard.

 

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 23:00

Fin de l'expédition d'Egypte

En 1798, une expédition militaire française avait débarqué à Alexandrie.

 

A sa tête, le général Bonaparte voulait contrer les Britanniques en Méditerranée orientale et contrôler la route des Indes.

 

Le général Ménou, qui était devenu le chef des troupes françaises d'Egypte à la mort de Kléber, signe le 2 septembre 1801 un accord d'évacuation avec les Britanniques à Alexandrie, occupée par les Français depuis le 2 juillet 1798.

 

Selon les termes de cette reddition, tous les navires et l'artillerie disponibles ayant été remis aux Britanniques, les Français sont autorisés à garder leurs armes et leurs bagages personnels et sont renvoyés en France à bord de navires britanniques.

 

 

Si la campagne d'Egypte se solde par un échec sur le plan militaire, elle permettra à l'égyptologie de se développer.

 

 

 

 

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 23:00

Fichier:LouisBonaparte Holland.jpg

Louis Bonaparte


(Lodewijk Napoleon en néerlandais)

 

né à Ajaccio le 2 septembre 1778 

décédé à Livourne le 25 juillet 1846

 

prince français et altesse impériale (1804)

 

des frères de Napoléon Bonaparte, fils de Charles Bonaparte et de Maria Letizia Ramolino

 

et le père de Napoléon III.

 

Prince français puis roi de Hollande de 1806 à 1810.

 

Son nom est gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile (25e colonne)

 

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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 23:00


  L'obtention d'un premier congé lui permet de rentrer en Corse, via Aix (de nos jours Aix-en-Provence) où il rend visite à son oncle Image illustrative de l'article Joseph Fesch Joseph Fesch et à son frère Lucien Bonaparte

 

BlasonJoseph Fesch : cardinal généreux, avait réussi à convaincre le pape de sacrer l'empereur, ce qui n'était pas une mince affaire...

Mort en

1839 à Rome, il avait aussi rassemblé une collection de tableaux monumentale: 3300 oeuvres, et notamment de nombreux chefs-d'oeuvre baroques et primitifs.


Aujourd'hui, c'est une partie de cette fabuleuse fortune artistique, léguée à une association municipale, que l'on peut admirer au musée Fesch d'Ajaccio.

Un panorama sur cinq siècles de peinture italienne du XIVe au XVIIIe siècle.


Pour la Renaissance, on y trouve Lippi et surtout l'un de ses héritiers artistiques, Botticelli (Vierge à la guirlande)

Mais également des maîtres vénitiens du XVIe siècle, avec un Titien (L'homme au gant) et un Véronèse (Leda)

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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 23:00

Par arrêté du 29 août 1799 (12 fructidor an VII), mis à exécution le 1er septembre, l'armée des Alpes est supprimée et réunie à l'armée d'Italie.

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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 23:00

http://thepeerage.com/112374_001.jpg

Maria Letizia Bonaparte

née Maria-Letizia Ramolino

Letizia Ramolino

"Madame Mère"


Parents

dont

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 23:00
23 août 1799
(6 fructidor An VII)
Bonaparte quitte l'Egypte sur la frégate " la Muiron "

La frégate La Muiron

En mai 1797, les troupes françaises occupent Venise, s’emparant ainsi de la marine vénitienne. Six vaisseaux et six frégates sont incorporés et armés par les français. Bonaparte débaptise tous ces navires et leur attribue à chacun un nouveau nom. Les vaisseaux portent le nom d’officiers tombés au champ d’honneur durant la campagne d’Italie : Dubois, Causse, Robert, Banel, Sandos, Frontin. Les frégates, quant à elles, prennent le nom des récentes victoires françaises : Mantou, Leoben, Montenotte, Lonato, Lodi, Rivoli.


Du 23 juillet au 29 octobre, sont achevés et lancés à Venise trois nouveaux vaisseaux, nommés Laharpe, Stengel et Beyrand, et deux nouvelles frégates, nommées Carrère et Muiron.


Qui est Muiron ? Jean-Baptiste Muiron est né le 10 janvier 1774, fils d’Eustache Nicolas conseiller, fermier général du roi, et d’Anne-Adélaïde Grossard de Verly, son épouse.

 

Il participe en 1793, en tant que second capitaine de la 22ème compagnie d’artillerie légère, au siège de Toulon.

 

A cette occasion, il rencontre et se lie d’amitié avec Bonaparte.

 

Il devient rapidement son aide de camp et participe ainsi à la première campagne d’Italie.

 

Il meurt, sauvant certainement la vie à Bonaparte, durant la célèbre charge sur le pont d’Arcole, le 15 novembre 1796.


Bonaparte annonce à Euphrasie, la femme alors enceinte de Jean-Baptiste, la mort de son mari par une lettre écrite le 19 novembre 1796 :

« Muiron est mort à mes côtés sur le champ de bataille d’Arcole. Vous avez perdu un mari qui vous était cher, j’ai perdu un ami auquel j’étais depuis longtemps attaché, mais la patrie perd plus que nous deux en perdant un officier distingué autant par ses talents que par son courage.
Si je puis vous être bon à quelque chose, à vous ou à son enfant, je vous prie de compter entièrement sur moi. »


Quelques jours plus tard, Euphrasie accouche d’un fils, et meurt à son tour tout autant de chagrin que des suites de l’accouchement, le nouveau-né s’éteint également quelque temps plus tard.


Le général annonce également la mort de son aide de camp au directoire exécutif :

« J’ai eu deux de mes aides-de-camp tués, les citoyens Elliot et Muiron, officiers de la plus grande distinction ; jeunes encore, ils promettaient d’arriver un jour avec gloire aux premiers postes militaires. »


Bonaparte est très affecté par la mort de son ami Muiron et s’est tout naturellement qu’il décide que l’une des frégates de Venise porte son nom.

La Muiron est une frégate armée de 28 canons de 18 et 16 canons de 8 (en tout 44 canons donc). Ses dimensions sont les suivantes : 47,8 x 12 x 5,5 mètres. La frégate, bien qu’à l’origine de conception italienne, est terminée par l’ingénieur Forfait, ce qui explique certainement que les dispositions générales de La Muiron soient typiques des frégates françaises de l’époque.

En 1798, La Muiron fait partie du corps expéditionnaire français quittant Toulon pour l’Égypte. Elle traverse avec le reste de la flotte la Méditerranée vers Alexandrie entre mai et juillet 1798. Restée sur place, la frégate y est radoubée et sa coque doublée de cuivre. Elle ne participe donc pas à la bataille d’Aboukir. Mais La Muiron est surtout connue pour avoir été le navire que Bonaparte a utilisé pour quitter l’Égypte et rentrer en France.

En effet, en juin 1799, Bonaparte décide de rentrer en France et donne l’ordre à Ganteaume de préparer son retour. Ce n’est que le 22 août que Bonaparte quitte l’Égypte et embarque sur La Muiron.


Au cours du long voyage, une conversation entre Bonaparte et Monge porte sur une potentielle prise par les Anglais :
- Bonaparte : “Si nous devions tomber au pouvoir des Anglais, quel parti faudrait-il prendre ? Nous résigner à la captivité sur des pontons ? Impossible ! Il faudrait nous faire sauter !”
- Monge intervint alors : “Général, vous avez bien apprécié votre position ; le cas échéant, il faudra comme vous l’avez dit, nous faire sauter.”
- A quoi, le ci-devant général de l’armée d’Orient répondit : “Je m’attendais à ce témoignage d’amitié de votre part ; aussi je vous charge de l’exécution.”


Le 8 octobre, huit à dix voiles britanniques sont repérées. Suite au branle-bas de combat et la cessation du danger, on recherche Monge. On trouve le savant à côté de la sainte barbe, une lanterne allumée à la main. (Source : Pairault, Gaspard Monge Le fondateur de Polytechnique, Tallandier.)


La Muiron arrive finalement en France, à Fréjus précisément, le 9 octobre 1799. Un mois plus tard, Napoléon Bonaparte prendra le pouvoir et le général deviendra le Premier consul.


Les années suivantes, La Muiron croise en Méditerranée, et participe, sous le commandement du capitaine de frégate Martinenq, à la bataille d’Algésiras (1801), avant de rejoindre Toulon son port d’attache.


Elle participe l’année suivante à l’expédition de Saint-Domingue (1802) et sert de geôle aux compagnons de Louverture lors de leur déportation vers Toulon, toujours sous le commandement de Martinenq, entre-temps devenu capitaine de vaisseau.


Le 30 janvier 1807, La Muiron combat la frégate anglaise Pomone en baie de Carqueiranne prés de Toulon.

En juin de la même année, sans doute superstitieux, Napoléon demande au Ministre de la Marine de retirer la frégate des combats. Dans une lettre à Decrès, l’Empereur écrit : 

« Je désire que La Muiron sur laquelle je suis revenu d’Égypte, soit gardée comme un monument et placée de manière à ce qu’elle se conserve, s’il est possible, plusieurs centaines d’années… »


Le Ministre écrit alors au préfet maritime de Toulon, le contre-amiral Emeriau :

« Monsieur le contre-amiral, la frégate la “Muiron” a ramené d’Egypte en France l’Empereur Napoléon. Elle ne doit plus être exposée aux événements de la mer et aux champs de la guerre. Elle sera conservée comme monument. Veuillez donc la faire placer dans tel lieu du port où elle frappera davantage tous les regards et où il sera le plus facile de perpétuer sa conservation. »


La Muiron devient officiellement “monument historique”, sans doute le premier de l’Histoire de France. Ancrée alors dans le port de Toulon, on ajoute sur la coque de la frégate, en lettres d’or :

« La Muiron, prise en 1797 dans l’Arsenal de Venise par le conquérant de l’Italie. Elle ramena d’Égypte en 1799, le sauveur de la France. »


A la chute de l’Empire, La Muiron est transformée en prison de la Marine Royale. Elle est finalement démantelée en 1850 et il existe un doute quant à la fin de la frégate. Certains historiens affirment qu’elle a été tout simplement vendu, d’autres pensent qu’elle a été détruite par la foudre.

_______________________

En 1803, Napoléon Bonaparte passe commande d’un modèle de La Muiron. Ce modèle est réalisé à l’arsenal de Toulon par Jean Lille, contre-maître de manœuvre, et Claude Meirier, contre-maître charpentier. Elle est apportée à Paris en juillet 1805. Le modèle ne quittera jamais le cabinet de travail de Napoléon et, à la mort de Joséphine en 1814, il se trouve toujours dans la bibliothèque de Malmaison, cabinet de travail de Napoléon que Joséphine avait gardé en l’état après leur divorce en décembre 1809.


Il est dit que ce modèle fut réalisé avec une très grande précision dans la finesse de ses moindres détails, entièrement gréée et réalisé dans une grande variété de matériaux, comme l’ébène, le buis, le laiton et le noyer.

Le modèle est acquis par le général Gourgaud, fidèle compagnon de l’Empereur, en 1829. Il se trouve aujourd’hui au Musée de la marine de Paris.

 

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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 23:00

du 22 août 1800 au 7 mars 1801 

 

général Brune (*)

 

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Les généraux en chef dont le nom est suivi d'une étoile (*) sont ou ont été par la suite maréchal d'Empire
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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 23:00

du 19 août au 31 octobre 1798 

 

général Brune

 

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1er Consul

2 août 1802 jusqu'au 18 mai 1804

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Napoléon Ier

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18 mai 1804 au 6 avril 1814 et du 20 mars 1815 au 22 juin 1815

napoleon1er

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