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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 00:00

Décès à Montpellier de Charles-Marie Bonaparte, vraisemblablement d'un cancer de l'estomac

 

Il laisse une jeune veuve avec huit enfants et seulement mille à quinze-cents livres de rente.

Fichier:Buonaparte.svg

http://www.geneall.net/img/pessoas/pes_5187.jpg

Carlo Maria Buonaparte

Charles Marie Bonaparte


  • le 27 mars 1746 à Ajaccio (Corse-du-Sud)
  • Décédé le 24 février 1785 à Montpellier (Hérault) à l'âge de 38 ans d'un cancer de l'estomac, laissant sa femme et ses huit enfants dans la gêne, du fait de sa mauvaise gestion.
  • Incinéré - ses cendres furent transférées à Saint-Leu-la-Forêt, puis à Ajaccio en 1951

Parents

A l'âge de dix-huit ans, Charles-Marie épouse le 2 juin 1764 à Ajaccio (Corse-du-Sud) Letizia Ramolino 1750-1836 qui n'en a que quatorze.

 

Elle lui donnera treize ou quatorze enfants dont huit survivront

dont

 

Napoleone 1765-1765

Maria Anna 1767-1768

José I 1768-1844

Napoléon Ier Bonaparte 1769-1821

Maria Anna 1771-1776

Ne 1773-1773

Luciano 1775-1840

Élisa 1777-1820

Louis 1778-1846

Pauline 1780-1825

Caroline Bonaparte 1782-1839

Jérôme 1784-1860

 

 

Carlo Maria Buonaparte voit le jour dans une famille présente dans l'île depuis sept générations (un nommé Francesco Buonaparte ayant émigré de Sarzane, bourgade de Ligurie située au sud de La Spezia, pour Ajaccio en 1514 ou 1520)

 

La famille, bien qu'appartenant à la bourgeoisie ajaccienne, est modeste, possédant quelques champs et vignes aux environs.



Il épaule d'abord Pasquale Paoli dans son combat contre les Français, avant de tenter de poursuivre la lutte dans le maquis, puis de se rallier aux nouveaux maîtres après l'exil de Paoli en Angleterre.

Ayant pu prouver que sa noblesse remontait à plus de deux cents ans, Charles-Marie Bonaparte devient gentilhomme français et même député de la noblesse de Corse à la cour. Il profite de son séjour à Paris pour décrocher trois bourses d'études pour ses enfants.

 

Avocat au Conseil supérieur de Corse qui le reconnait noble (1771), assesseur de la juridiction royale des provinces et ville d'Ajaccio, député de la piève d'Ajaccio aux Etats de Corse, député de la noblesse de Corse auprès du roi (1779).

  • En 1848, le futur Napoléon III désire donner une sépulture à son grand-père Charles, enterré "un peu partout" avant d'arriver dans le parc du château de Saint-Leu, d'où il en fut chassé par la famille des Condé quand ils reprirent possession du lieu. Le futur Napoléon III voulut le transférer dans l'église, mais celle-ci était en trop mauvais état et menaçait ruine. Il décida alors de la reconstruire sur le même plan, en 1851. Il y fit adjoindre une chapelle dont le terrain fut pris sur l'ancien cimetière et en dessous la crypte fut construite. Dans cette crypte ont été érigés des sarcophages contenant les dépouilles de quatre Bonaparte : Louis de Hollande (frère de Napoléon Ier et père de Napoléon III), les restes d'un frère de Napoléon III, mort à 5 ans de la diphtérie et qui devait être le successeur de NAPOLEON qui n'avait pas de fils, le corps d'un autre frère mort à 26 ans en Italie. Et puis Charles Bonaparte jusqu'au transfert de ses restes en Corse en 1951.

 

La nouvelle de la mort de son père le toucha vivement, moins peut-être par les regrets qu’elle lui inspirait que par les responsabilités qu’elle lui découvrit tout à coup : au point de vue de l’intelligence et de l’énergie, il se sentait l’aîné de ses frères et soeurs, ayant depuis longtemps jugé Joseph; il prit dès lors et soutint un ton d’autorité morale et de protection d’ailleurs efficace et dévouée que nul dans sa famille, pas même son oncle Lucien et sa mère, ne songèrent bientôt plus à lui contester.

 

La pauvreté, plus encore peut-être que l’ambition, l’aiguillonnait, et c’est après avoir fait, incomplètement d’ailleurs, en six ans, les études qui demandaient une dizaine d’années à la plupart des jeunes nobles, qu’il concourut, à dix-sept ans, pour une place de lieutenant en deuxième dans un régiment d’artillerie; il ne fut classé que le 42e sur 58; sans stage, il fut nommé lieutenant. en deuxième à la compagnie des bombardiers du régiment de La Fère, aux appointements de 800 livres par an.

 

Il suivit ce régiment dans ses garnisons successives de Valence (1785), de Lyon (1786), de Douai (1787) et d’Auxonne (1788)

 

A Valence, où son caractère se détendit quelque peu, il est ainsi noté officiellement :

« Réservé et studieux, il préfère l’étude à toute espèce d’amusement, se plaît à la lecture de tous auteurs; très appliqué aux sciences abstraites, peu curieux des autres, connaissant à fond les mathématiques et la géographie, aimant la solitude, capricieux, hautain, extrêmement porté à l’égoïsme, parlant peu, énergique dans ses réponses, prompt et sévère dans ses réparties, ayant beaucoup d’amour-propre, ambitieux et aspirant à tout»

De dix-sept à vingt ans, Napoléon Bonaparte travailla beaucoup et en tout sens.

« Il aimait peu les réunions, les bals, les banquets, qu’il trouvait toujours trop longs. Assez voluptueux (plus tard), il aimait peu les femmes, ce qui n’est pas contradictoire, et au contraire se souciait peu de leur conversation et de leur rendre les petits soins qu’elles aiment tant, et, comme tous les Méridionaux, ne les prit jamais au sérieux. Sa brutalité, dans cet ordre de choses, ne fut jamais, comme on l’a dit, timidité ou gaucherie; car Bonaparte timide, ou même gauche, c’est une plaisanterie un peu forte. C’était parfait mépris, tout simplement »

(E. Faguet)

 

Il faut évidemment distinguer les époques et les circonstances; mais l’érotisme non raffiné, impatient plutôt, l’a toujours emporté chez lui sur l’amour digne de ce nom.

 

C’est ce que Stendhal a bien noté, quoique avec exagération. Quant à reconnaître avec un de ses derniers biographes,

« qu’il fut supérieur à tous les autres hommes en amour comme en tout le reste, parce qu’il a éprouvé pour la femme toute la série des sensations et des sentiments que la femme peut inspirer »

(F. Masson)

ce serait exclure de la liste de ces sentiments l’estime, le dévouement et la délicatesse.

 

La passion maîtresse, l’ambition, devait, en définitive, toujours l’emporter.


Ce fut d’abord l’ambition de tout savoir.

« Il se livre à une lecture effrénée [...] que sa prodigieuse mémoire rend efficace. Il fait des résumés de ses lectures; il apprend par coeur les tragédies de Corneille, de Racine et de Voltaire. il professe un profond dédain pour la comédie, mais il aime la tragédie. Il admire Corneille, surtout Cinna, et il adore Racine. Il goûte beaucoup Voltaire, dont il déclarera plus tard le genre boursouflé et faux. L’Esprit des lois lui inspire une respectueuse admiration pour Montesquieu. II aime Raynal. Il idolâtre Jean-Jacques Rousseau, dont la Nouvelle Héloïse lui tourne la tête »

(Et. Charavay, d’agrès A. Chuquet)

 

Napoléon Bonaparte écrit, dans un style encore entaché d’italianismes, des nouvelles en prose des dissertations politiques.

 

Quelque part il défend les opinions du Contrat social sur la religion civile. En dépit de ces lectures françaises, de son uniforme, il n’est pas Français, il est, comme en témoignent les Lettres sur la Corse, demeuré « Corse de coeur et d’âme, Corse des pieds à la tête »

 

C’est comme tel qu’il est républicain et libre penseur.

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Published by napoleon1er - dans Calendrier
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