Histoire, Napoléon
24 décembre (dimanche)
· Il reçoit pour la première fois des nouvelles de Madame Mère et de Pauline.
(Louis Garros – « Quel roman que ma vie » Ed. de l’encyclopédie française – Paris – 1947- p. 487)
· « …L’Empereur lisait quelque chose où on le faisait parler avec trop de bonté ; il s’est écrié sur l’erreur de l’écrivain – Comment a-t-on pu me faire dire cela ? C’est trop tendre, trop doucereux pour moi ; on sait bien que je ne le suis pas…On est venu interrompre la conversation pour dire à l’Empereur que l’amiral et des dames venues de la Doris sollicitaient la faveur d’être présentés. L’Empereur a répondu sèchement qu’il ne voyait personne, qu’on le laissât tranquille…L’Empereur est sorti à 5 h et s’est promené dans le jardin. Le général-colonel du 53e régiment est venu l’y trouver, et lui a demandé la permission de lui présenter le lendemain son corps d’officiers ; l’Empereur l’a accepté pour trois heures. Désormais seuls nous deux, l’Empereur a prolongé sa promenade…Après le dîner, durant notre reversi accoutumé dont l’Empereur commençait du reste à se fatiguer - Où croyez-vous m’a-t-il dit tout à coup que soit en ce moment madame de Las Cases ?...Puis passant au général Gourgaud, il l’a plaisanté sur sa mère et sa sœur. Celui-ci s’en attristant beaucoup et ses yeux se mouillant, l’Empereur le regardant de côté, disait d’une manière charmante – N’est-ce pas bien méchant, à moi, bien barbare, bien tyran, de toucher ainsi des cordes si tendres ?... » (Emmanuel de Las Cases – « Mémorial de Sainte-Hélène » - t. 1 – Jean de Bonnot – Paris – 1969 – p. 216 à 219)
C.F