Histoire, Napoléon
La révolte du Caire est un épisode tragique de l’expédition d’Egypte menée par le jeune Général Bonaparte. Elle opposa les troupes Françaises aux Égyptiens et se déroula le 21 octobre 1798. On se rappellera que le Directoire souhaitait éloigner ce militaire très (trop) populaire qui pouvait satisfaire ainsi sa soif d’aventures et, accessoirement, couper la route aux Anglais vers l’Asie. L’Egypte des mamelouks était en déclin, les victoires semblaient à portée du corps expéditionnaire Français. Le 19 mai 1798, Bonaparte quitta donc Toulon avec plus de 50.000 hommes, et de nombreux savants et artistes dans ses bagages. La victoire des Pyramides ouvrit les portes du Caire aux Français, qui essuyèrent peu après la célèbre et désastreuse défaite maritime d'Aboukir, oeuvre de l’amiral Nelson. Leur flotte anéantie, les Français furent contraints de rester bon gré mal gré en Egypte. Prise par les Français le 5 thermidor an VI, Bonaparte établit au Caire le siège du gouvernement républicain. Il organisa le pays et créa un conseil formé d’ulémas et de notables qui tenta de mieux répartir l’impôt foncier en exigeant des titres de propriété. Ces dispositions, si étrangères aux usages, provoquèrent le 21 octobre 1798 (30 vendémiaire) le soulèvement populaire des habitants de la ville, sous le prétexte qu’ils étaient trop imposés. Ayant perdu plus de 800 soldats, dont le Général Dupuy ainsi que son aide de camp Joseph Sulkowski, Bonaparte répondit le lendemain avec férocité: Les insurgés y furent littéralement chatiés et vaincus après avoir perdu 5 à 6.000 hommes.