Histoire, Napoléon
Le 8 septembre 1805, les troupes autrichiennes de l'archiduc Charles avaient envahi la Bavière. Le général Mack, dans l'attente de l'armée russe de Koutousov qui devait arriver de la Moravie, avait concentré ses forces autour de la place forte d'Ulm, pour verrouyer l'accés à l'armée française qui passerait, selon les espions Autrichiens, par la Forêt-Noire. Le plan des alliés austro-russes était simple: concentrer leurs troupes sur le Rhin, attaquer le corps de 30.000 soldats qu'on signalait en marche sur Strasbourg. Napoléon quitte Strasbourg le 2 octobre, pour Ettlingen; Le 7 octobre, il est à Donauwörth, le 9 à Augsbourg où il reste jusqu'au 12. Le piège qu'il a conçu, pour envelopper l'armée autrichienne, restée à Ulm, alors que les troupes françaises la tournent par l'est, lui coupant toute possibilité de retraite, se referme. Il est vrai que les espions de Napoléon, notamment Schulmeister, ont habilement fait croire a un autre plan de l'empereur. Le 14 octobre, c'est le fameux combat d'Elchingen gagné par Ney. Le 20, la capitulation est devenue inévitable, le général Mack étant totalement encerclé et à court de vivres.
Ainsi Marmont: "La colonne autrichienne, sortie par la porte d'aval et en suivant circulairement une ligne parallèle à celle qu'indiquait la tête de nos colonnes, défilait devant l'Empereur et, à cent pas de là, déposait les armes. Les hommes désarmés rentraient ensuite dans Ulm par la porte d'amont; vingt-huit mille hommes passèrent ainsi sous de nouvelles Fourches Caudines." Ainsi Rapp: "Ulm a capitulé aujourd'hui, on en ramasse encore (des autrichiens) à chaque instant de tous les côtés; enfin leur armée d'Allemagne n'existe plus". A l’issue de ces journées, les Français n’eurent que des pertes modérées (500 tués et 1.000 blessés) alors que les Autrichiens laissèrent non seulement 4.000 morts à Ulm mais surtout livrèrent plus de 25.000 prisonniers et abandonnèrent plus de 60 canons. Ce succès permit à Napoléon de poursuivre la campagne, qui se conclut glorieusement à Austerlitz le 2 décembre 1805.