Histoire, Napoléon
Employé par les journalistes et l'homme de la rue, le nom de Bérézina est devenu un synonyme de défaite, et même pire, de déroute. Pourtant, si l'on examine avec recul et sérénité ces événements, il convient de remarquer que l'armée russe a un objectif majeur : empêcher les Français de traverser la rivière Bérézina au gué de Studianka et, si possible, faire prisonnier les restes de la Grande Armée avec surtout son chef, l'Empereur Napoléon. Il n'en fut rien, l'armée française s'échappa et ce ne furent que quelques milliers de traînards qui restèrent aux mains des Russes. Si l'expression « c'est la Bérézina » doit être utilisée, c'est bien chez les Russes qu'on doit l'appliquer !
L'auteur montre que la Bérézina ne constitue pas une défaite, ni une déroute pour l'armée française : seuls quelques milliers de soldats de la Grande Armée furent prisonniers des Russes qui avaient pour mission d'empêcher les Français de traverser cette rivière et de faire prisonniers l'armée et l'Empereur.
La Bérézina, 26-29 novembre 1812, Alain Pigeard, éditions Napoléon 1er / Sotec, 9.9 €