Histoire, Napoléon
Fils du célèbre ébéniste Jean-Henri Riesener (1743-1806), le peintre Henri-François Riesener est né à Paris le 19 octobre 1767. D’abord formé dans l’atelier de Vestier entre 1788 et 1790, où il apprend notamment la technique de la miniature, Riesener passe ensuite successivement à l’atelier de David et de François-André Vincent.
Sa première exposition de portraits date de 1793. Il rejoint l’armée et interrompt sa carrière artistique pendant cinq ans. A son retour, il expose comme "élève de David ".
Sous l’influence du maitre, il devient l’un des portraitistes les plus recherchés par les personnages importants de l’Empire et réalise même un Portrait en pied de l’Impératrice Joséphine en 1806 (Musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau) et de son fils Eugène de Beauharnais.
Mais sa carrière s’arrête à nouveau avec l’effondrement de l'Empire et le retour des Bourbons: Riesener est contraint de s’exiler en Russie à l’automne 1815. A Varsovie, il bénéficie de la protection du Grand Duc Constantin Pavlovich pour lequel il avait réalisé le portrait de sa maîtresse Josephina Fridrix en 1813 (Saint-Petersbourg, Musée de l’Ermitage).
Il est introduit auprès du tsar dont il peint un grand portrait à cheval avec son escorte. Il rentre définitivement en France à la fin de l’année 1822, après avoir acquis une solide réputation de portraitiste et une fortune suffisante pour acheter une résidence de campagne aux environs de Paris, à Frépillon.
Exposant à nouveau au Salon en 1824 et 1827, cette dernière période de sa vie est caractérisée par la réalisation de son unique peinture religieuse, un Saint-Nicolas, donné à l’église de Frépillon en 1826, deux ans avant sa mort, survenue le 7 février 1828 à Paris.
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