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Histoire, Napoléon

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16 décembre 1811: décret impérial sur la numération des routes

décret impérial sur la numération des routes

Au sortir de la révolution, les routes et les voies de circulation étaient dans un état déplorable et représentaient un vrai problème à résoudre pour le passage des régiments. Pour Napoléon Bonaparte, les routes revêtaient une importance cruciale, soucieux qu'il était de restaurer l'autorité du gouvernement sous le consulat et de garantir des voies de communication modernes, facteurs d'unification de l'Empire. Déjà, il observait en 1805 que de "tous les chemins ou routes, ceux qui tendent à réunir l'Italie à la France sont les plus politiques". En août 1811, il faisait remarquer que la route de Hambourg à Wesel rapprocherait Hambourg de Paris de 4 jours, pour assurer et consolider la réunion de ces pays à l'Empire. Pour Napoléon, les routes qui deviendront routes impériales permettent d'unifier un système de communication et de transit et de faciliter le passage des troupes, comme à l'époque romaine. Mais les routes dans le système Napoléonien, n'ont pas seulement une importance politique, elles sont aussi un facteur de développement économique, favorisant la diffusion des marchandises. Le décret impérial du 16 décembre 1811 allait procéder à un classement systématique des routes impériales. 14 routes devinrent routes de première classe (les futures routes nationales d'aujourd'hui), avec un réseau en étoile, menant de Paris aux frontières. Conçues à l'époque d'extension maximale de l'Empire, certaines de ces routes se terminent dans des villes aujourd'hui étrangères. Les voies reliant les grandes villes de province entre elles sont reléguées dans une seconde catégorie. Le décret mentionne aussi les routes départementales et les voies secondaires. Les plus importantes, dans ce classement étaient la route N°2 pour Amsterdam (passant par Bruxelles et Anvers), la route N° 3 de Paris à Hambourg (avec sur le trajet Liège, Wesel, Muenster, Breme), la N° 6 Paris-Rome par le Simplon etla N° 7 qui portait à Milan. On lira avec un réel intérêt l'ouvrage de Cavaillès "la route française" ou l'histoire de 'administration des ponts et chaussées de Petot. 

 

 

 

 

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