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Histoire, Napoléon

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05 septembre 1768 : Naissance de Claude Étienne Guyot

Naissance de Claude Étienne Guyot

né à Ville vieux (Jura) le 5 septembre 1768 d’une famille de cultivateurs. Il s’engagea en novembre 1790 dans le 10ème régiment de chasseurs à cheval, où il obtint tous les grades jusqu’à celui de capitaine. Tour à tour employé aux armées du Rhin, de la Moselle, de la Vendée et de l’Italie, le jeune Guyot se fit remarquer par son courage personnel et ses talents administratifs ; il passa en 1802, en qualité de capitaine d’habillement dans la Garde consulaire, et fut promu deux ans après au grade de chef d’escadron dans le même corps, puis de major, de colonel-major, colonel en second. A Eylau, à la tête du 1er régiment de chasseurs de la Garde, il chargea une masse d’infanterie russe et traversa deux lignes ennemies ; il rallia, après cette affaire, le 2ème régiment de la Garde dont le colonel avait été tué et en conserva le commandement jusqu’à la paix de Tilsitt ; il passa ensuite en Espagne sous les ordres du général Lefebvre Desnouettes ; mais ce général ayant été fait prisonnier à Benavente, le colonel Guyot en reprit le commandement qu’il conserva jusqu’en 1809.

 

A Wagram, il chargea à la tête des chasseurs et des lanciers polonais, et fit, avec eux, des prodiges de valeur ; à la suite de cette bataille, il fut nommé général de brigade. Élevé au grade de général de division en 1811, il fit la campagne de Russie et escorta l’Empereur à la tête de son régiment de chasseurs. Pendant la campagne de 1813, il assista aux batailles de Lutzen, Bautzen, Leipzig et Hanau.

 

Nommé colonel des grenadiers à cheval de la Garde après la mort du général Walther, il sauva, sous Brienne, une batterie de vingt pièces de canon avec 450 grenadiers seulement.

 

Lefebvre Desnouettes ayant été blessé à la Rothière, en 1814, le général Guyot prit le commandement de la division et se distingua dans cette journée malheureuse. Le 11 février, près de Montmirail, il enleva 4.500 hommes à un corps prussien et fut blessé. Le 14, sa division mit le désordre dans plusieurs carrés, cerna, dans une ferme, un bataillon prussien que les grenadiers à pied de la Garde prirent ensuite d’assaut. Il se signala de nouveau à Montereau, et, le 25, entre Troyes et la Guillotière, dégagea, avec 200 grenadiers, une forte reconnaissance de chasseurs menacés d’une destruction complète. Le 4 mars, entre Fisme et Château-Thierry, il enleva un convoi de deux cents voitures ; le lendemain, il lutta courageusement contre des forces très supérieures, et l’Empereur étant accouru avec sa Garde, Guyot chargea une division de Cosaques, leur tua 600 hommes, en enleva 150, une pièce de canon et le prince Gagarin qui les commandait. Il contribua à la reprise de Reims, prit 150 hommes et beaucoup de bagages, le 14 ; le 20, avec la division Lefol, il garda le point d’Arcis, et les efforts de l’ennemi ne purent lui enlever cette position.

 

Le 23 mars 1815, le général Guyot reçut de l’Empereur l’ordre de mettre son régiment en état d’entrer en campagne. Le 15 juin, il commandait, en avant de Charleroi, une division de grenadiers et de dragons de la Garde. Cette division souffrit beaucoup le lendemain en chassant les Prussiens de Ligny. Le 18, elle chargea trois fois, sans canon, les masses énormes du centre de la ligne anglaise que soutenait une artillerie formidable. Dans la deuxième charge, Guyot eut son cheval tué, reçut plusieurs coups de sabre et resta au pouvoir de l’ennemi. Délivré par ses intrépides grenadiers, ses blessures ne l’empêchèrent pas d’effectuer une troisième charge, il fut une seconde fois démonté et blessé.. Une heure après, il suivait à cheval, avec les débris de sa division, l’arrière-garde de l’armée, en ralliant sans relâche ses soldats.

 

Le général Guyot commandait derrière la Loire toute la cavalerie de la Garde ; il envoya sa démission à Macdonald, pour n’être pas contraint d’opérer le licenciement ; il dut néanmoins diriger sa cavalerie jusqu’à Toulouse. Mis en non-activité, il se retira dans ses foyers.

 

A la Révolution de 1830, on l’envoya commander à Toulouse, et s’y montra partisan un peu exagéré de l’ordre nouveau ; quelque temps après, il atteignait l’âge de la retraite. M. Guyot était commandeur de la Légion d’Honneur et comte de l’Empire.

 

Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, C. Mullié

 

 

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