Histoire, Napoléon
Né à Boussay le 3 septembre 1750, il entre tout jeune dans la carrière des armes; il était déjà maréchal de camp en 1789, lorsqu'il fut député de la noblesse du bailliage de Touraine aux États généraux en 1789 ; il se rallie à la Révolution. Nommé secrétaire en décembre et président le 31 mars 1790.
Membre du comité diplomatique, employé après la session comme maréchal de camp à Paris, puis à l'armée de l'Ouest.
Il fit valoir ses talents en Vendée en 1793.
Ensuite, il devient commandant des sections de Paris au 1er prairial an III (20 mai 1795)
Parmi ses faits d’armes, on notera son intervention au faubourg Saint-Antoine qu’il fit capituler.
Général en chef de l'armée de l'intérieur, il est dénoncé comme traître, mis en jugement. Il est toutefois acquitté en 1795.
En 1798, il fait partie de l’expédition d’Egypte où il commande l'une des cinq divisions de l'armée d'Orient. Il est nommé Général de division et montre beaucoup de valeur.
Après l'assassinat de Kléber, il hérite du titre de général en chef parce qu’il était le doyen de l’état-major.
Partisan d’une colonisation durable, il épouse une Egyptienne et embrasse l’islam, se faisant appeler Abdallah Menou. Pour les généraux, c’en est trop car Menou est loin d'égaler Kléber, il est méprisé par ses hommes, et commet bévue sur bévue allant jusqu’à prénommer son fils du prénom de l'assassin de Kléber peu après la mort de ce dernier.
Après l’ultime bataille perdue d’Aboukir pour repousser le débarquement anglais, Menou se retire à Alexandrie, où il capitule le 2 août 1801.
L’aventure commencée en fanfare se termine en déroute.
Selon les termes de la reddition, les Français sont autorisés à garder leurs armes et leurs bagages personnels et sont renvoyés en France à bord de navires britanniques.
Menou est appelé au Tribunat en 1802.
Il devient ensuite administrateur du Piémont, gouverneur de la Toscane en 1805, et enfin gouverneur de Venise.
Rappelé en France le 23 juillet 1810, il meurt près de Mestre (Italie) le 13 août 1810.