Cette Salle située à la suite du Grand Appartement de la Reine, doit son nom, non pas à l'Ancien Régime, mais au tableau du sacre de napoléon Ier par David que Louis-Philippe y avait fait placer.
La troisième chapelle avait été installée ici de 1676 à 1682, sur toute la hauteur du rez-de-chaussée et du premier étage.
Puis, après la pose d'un plancher, il y eut la Grande Salle des Gardes.
C'est là que, le Jeudi Saint de chaque année, avaient lieu les cérémonies de la Cène où le Roi de France à genoux lavait les pieds de treize enfants pauvres, leur baisait le pied droit, leur servait treize plats de légume et de poisson et leur donnait treize écus dans une bourse.
Pour placer ici les deux grandes compositions commandées par Napoléon Ier à l'occasion de son couronnement « le Sacre » et « la Distribution des aigles », Louis-Philippe fit surélever le plafond et orner la salle de reliefs dorés, en boiseries pour les murs et en trompe-l'œil pour les voussures.
Le mur en face des fenêtres est occupé par « la Bataille d'Aboukir » peinture à l'huile : 578 H ; 968 L que Murat avait commandé à Gros Antoine Jean (Baron)
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Serment de l'Armée à l'Empereur après la distribution des aigles, au Champ de Mars, le 5 décembre 1804.( 610 H ; 931 L)
Sur une grande tribune imaginée par les architectes Percier et Fontaine devant la façade de l'Ecole militaire, se tient l'empereur, entouré de sa famille et des hauts dignitaires de la couronne.
Il prête serment, en même temps qu'il reçoit celui de tous les corps de troupes présents
A gauche de la toile se détache, outre l'Empereur, les maréchaux de la première promotion et la famille impériale.
A droite, les soldats présentent un ensemble assez hétéroclite de troupes d'élite qui viennent passer leur serment devant l'Empereur: Sapeur, Lancier Rouge (anachronique car le régiment n'existait pas en 1804), Dragon de la Garde, Cuirassier, Grenadier à cheval de la Garde et Chasseur à cheval de la garde.
Le Prince Eugène de Beauharnais, colonel du régiment des Chasseurs, porte pour la cérémonie l'uniforme des chasseurs.
Au premier plan, un autre chasseur est visible.
C'est un officier supérieur attaché à l'Etat-Major, comme l'attestent sa sabretache, son plumet blanc et son ceinturon en maroquin rouge.
Un élément reste troublant cependant.
La fourrure de la pelisse de notre officier de Chasseurs n'est pas blanche comme l'indique le règlement.
Certainement une fantaisie que seuls les officiers supérieurs pouvaient s'octroyer
La composition est fondée sur le contraste entre la dignité et la retenue du groupe officiel de gauche, et l'élan et l'enthousiasme des soldats à droite
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La Clémence s'appuyant sur la Force.
Huile sur toile de Gérard François Pascal Simon,(1770-1837).
Période : règne de Charles X (1824-1830)
Hauteur : 2.600 m. Longueur : 1.420 m.
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La colonne d'Austerlitz exécutée en l'honneur de la campagne de 1805.
Description : vers 1805-1806
Colonne en porcelaine : socle en griotte
Auteur : Thomire Pierre-Philippe (1751-1843)
Huile sur toile de Gérard François Pascal Simon(1770-1837)
Période : règne de Charles X (1824-1830)
Hauteur : 2.600 m .Longueur : 1.420 m
Ce tableau célèbre de très grandes dimensions, montre le moment historique où Napoléon Ier, qui vient d'être sacré par le Pape Pie VII,
Napoléon Ier
Madame mère Maria Letizia Ramolino