Histoire, Napoléon
"A 4 heures de l'après-midi, notre armée, étant repoussée sur presque tous les points, le 20ème régiment, faisant partie de la brigade Herbin, division Duhesme, fut lancé dans la seule vue de retarder l'ennemi qui débouchait en force par Caldiero. Les 2ème et 3ème bataillons entraînés par le 102ème régiment furent culbutés presqu'aussitot qu'ils parurent. Le 4ème, que je commandais, et dont le déploiement en masse n'était pas opéré, tint bon contre la colonne victorieuse; et, profitant du désordre dans lequel elle poursuivait les bataillons culbutés, attaqua vivement la tête de cette colonne, la rejeta sur les troupes qui la suivaient, et les chargea jusqu'à l'entrée du village." Ainsi s'exprime le Général Hugo dans ses mémoires, pour résumer un épisode de cette bataille, féroce et indécise, qui eut lieu le 8 brumaire an XIV, à Caldiero (commune de la province de Vérone dans la région Vénétie en Italie). Napoléon, pour compléter les effets de la pénétration de la Grande armée en territoire Allemand, commanda à Massena de chasser de l'Italie du Nord les Autrichiens de l'Archiduc Charles. Face à face, 37.000 Français et 50.000 Autrichiens. L'Archiduc Charles souhaitait se replier sur le Danube, principal théâtre d'opérations de cette campagne. Il lança donc une attaque surprise contre les Français à Caldiero. Ceux-ci résistèrent victorieusement, mais les Autrichiens eurent le temps de se replier vers l'Est. Malgré l’écrasante supériorité numérique de l’ennemi, Masséna poursuivit l'ennemi avec acharnement, ralentissant sa marche et empêchant les Autrichiens de rejoindre à temps la région du Danube pour participer aux opérations de la campagne d'Allemagne. Les Autrichiens furent obligés de battre en retraite à la nuit tombante, laissant derrière eux trois mille morts ou blessés et douze mille prisonniers.