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Histoire, Napoléon

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25 octobre 1773: Claude-Charles Aubry de La Boucharderie, général de brigade

Claude-Charles Aubry de La Boucharderie, général de brigade

 

Fils d'un ingénieur des ponts et chaussées, il se destinait à la profession de son père, lorsque la Révolution française changea son destin. Entré le 1er mars 1792 comme élève sous-lieutenant à l'École d'artillerie de Châlons, il en sortit le 1er septembre suivant en qualité de lieutenant en second pour entrer dans le 3e régiment d'artillerie à pied ; En avril 1793, il fur nommé Lieutenant en premier et capitaine dans le 6e d'artillerie à cheval le 1er août de la même année.

 

 

 

Aubry participa aux campagnes de 1792, 1793 et de l'an II, dans les armées du Centre, de la Sarre et de la Moselle, sous les ordres respectivement de Kellermann, Moreau et Hoche.  

 

 

 

De l'an III à l'an V, il servit aux armées du Nord, sous Pichegru, de l'Intérieur, sous Bonaparte, et du Rhin, sous Moreau. Capitaine-commandant depuis le 23 frimaire an II, et sans  avancement, il démissionna le 12 germinal an V.

 

 

 

Deux ans après, le 6 vendémiaire an VII, il reprit de l'activité au sein du ministre de la Marine, et passa avec son grade dans l'artillerie de marine le 24 ventôse. Nommé chef de bataillon dans l'artillerie de terre le 2 fructidor de la même année, Aubry reçut l'ordre de se rendre à l'armée de réserve.

 

 

 

En 1800, il participe à la deuxième campagne d'Italie (c’est lui qui dirigea le transport de l'artillerie à travers le col du Grand-Saint-Bernard, faisant placer les canons dans des troncs d'arbres évidés et tirés par les soldats ou les chevaux pour les faire glisser sur la neige). Chargé du commandement de l'artillerie de l'avant-garde, il se fit remarquer au passage du Mincio, le 5 nivôse an IX.  

 

 

 

L'année suivante, avec le 7e régiment d'artillerie à pied, il participa à l'expédition de Saint-Domingue, sous les ordres du général Leclerc. En 1802, il remplit les fonctions de sous-directeur de l’artillerie et directeur de l’arsenal de Port-au-Prince. Sa brillante conduite contre les insurgés de Saint-Domingue, lui mérita le brevet de major (lieutenant-colonel).

 

 

 

Rentré en France en 1803 avec les restes du l'armée expéditionnaire décimée, il fut nommé par le 1er Consul, colonel du 8e régiment d'artillerie à pied, membre puis officier de la Légion d'honneur les 10 frimaire et 25 prairial suivant.

 

 

 

Au camp de Boulogne, il se distingua par divers travaux importants pendant les ans XIII et XIV et fit avec la Grande Armée les campagnes de Prusse (1806), de Pologne (1807) et 1808.

 

 

 

Chef d'état-major du corps d'observation du Rhin, il passa ensuite à l'armée d'Allemagne. Chef d'état-major de l'artillerie de Masséna dans la campagne d'Allemagne et d'Autriche (1809), il donna de nouvelles preuves de bravoure, notamment à Essling, où il fit construire en trois heures, et sous le feu de l'ennemi, un pont sur le Danube, ce qui lui valut le grade de général de brigade (7 juin 1809).

 

 

 

Blessé grièvement à Essling, il reçut le titre de baron de l'Empire (14 avril 1810). Il passa dans les provinces illyriennes après la paix de Schönbrunn, et fut chargé de plusieurs inspections périlleuses. L'Empereur le nomma par la suite directeur de l'école d'artillerie d'Alexandrie (Italie).  

 

 

 

Ayant repris du service à la Grande Armée au commencement de 1812, il y commanda l'artillerie du 2e corps, et reçut au début de la campagne de Russie (18 juin 1812), la décoration de commandant de la Légion d'honneur. Passé au commandement de l'artillerie du 11e corps le 28 août 1812, il participa aux batailles de Smolensk, de Polotsk (17 et 18 août), de Valutino, de la Moskowa, et à celle de Wiazma le 3 novembre suivant. Ses mérites au feu lui valurent le brevet de général de division le 21 novembre. Il se distingua ensuite par le courage qu'il déploya, le 28 novembre, dans la construction du pont sur la Bérésina qui permit de sauver les restes de la Grande Armée. Aubry reçut, pour récompense d'un si grand service, le titre de comte de l'Empire et le grade de général de division.

 

 

 

Il se fit encore remarquer à la campagne de Saxe en 1813, aux batailles de Lützen, de Bautzen, et surtout à Leipzig où il eut dans la troisième journée (18 octobre 1813), les deux cuisses emportées par un boulet. Fait prisonnier de guerre, le général Aubry mourut, le 10 novembre suivant, à la suite d'une douloureuse amputation de la cuisse droite.

 

 

 

La caserne de Bourg-en-Bresse porte son nom.

 

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