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Histoire, Napoléon

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24 septembre 1771: Jean-Andoche Junot, duc d’Abrantès, dit « la Tempête »

Jean-Andoche Junot

duc d’Abrantès

dit « la Tempête »

Duc d’Abrantès, né à Bussy-lès-Forges (Côte-d’Or) le 24 octobre 1771.

 

Étudiant en droit, volontaire dans un bataillon de grenadiers de la Côte-d’Or,  aide-de-camp du général Bonaparte en 1796, et premier aide-de-camp après le 18 Brumaire ; commandant, puis gouverneur de Paris en 1804 ; général de division ; colonel-général des hussards ; ambassadeur à Lisbonne ; général en chef de l’armée française en Portugal ; duc d’Abrantès ; disgracié en 1808 ; commandant du 8e corps de l’armée de Russie en 1812. Il fut nommé, après la retraite de Moscou, gouverneur général des provinces Illyrienries. Junot avait reçu à la tête des blessures nombreuses et profondes, d’où résultait chez lui un état habituel d’irritation et une tendance à peu près permanente à une congestion cérébrale; sa raison s’égara bientôt tout à fait, et il fallut le ramener en France. On le conduisit chez son père, qui habitait Montbar. Il venait d’y arriver, lorsque le 22 juillet 1813, dans un violent accès de fureur, il se jeta par une fenêtre et se cassa la cuisse: l’amputation fut pratiquée, mais il arracha l’appareil et mourut le 28.

 

« Lors de la construction d’une des premières batteries que Napoléon, à son arrivée à Toulon, ordonna contre les Anglais, il.demanda sur le terrain un sergent ou caporal qui sût écrire. Quelqu’un sortit des rangs et éçrivit sous sa dictée sur l’épaulement même. La lettre à peine finie, un boulet la couvre de terre. Bien ! dit l’écrivain, je n’aurai pas besoin de sable. Cette plaisanterie, le calme avec lequel elle fut dite fixa l’attention de Napoléon et fit la fortune du sergent. C’était Junot. » (LAS CASES)

 

« Des grandes fortunes que Napoléon avait créées, celle de Junot avait été, sans contredit, une des plus désordonnées. Ce qu’il lui avait donné d’argent ne saurait se croire, et il n’avait pourtant jamais eu que des dettes. Il avait dissipé de vrais trésors sans se faire honneur, sans goût, trop souvent même dans des excès grossiers. » (LAS CASES)

 

« Junot, dans la campagne de Russie, disait Napoléon, me mécontenta fort ; on né le reconnaissait plus ; il fit des fautes capitales qui nous coûtèrent bien cher.

 

« Au retour de Moscou, par suite de ce mécontentement, Junot perdit le gouvernement de Paris ; l’Empereur l’envoya à Venise. Cette espèce de disgrâce fut adoucie presque aussitôt par le gouvernement général de l’Illyrie ; mais, le coup était porté ; les irrégularités qu’on avait observées depuis quelque temps dans Junot, et qui avaient pris leur source dans ses excès, éclatèrent en insanité complète. Il fallut se saisir de sa personne et le transporter dans la maison paternelle, où il périt misérablement. » (LAS CASES)

 

Junot participa au 18 Brumaire. Il s’était montré brillant de valeur au combat de Nazareth ; il fit des prodiges à Austerlitz.

Aucun souvenir militaire ne se rattache à son titre de duc d’Abrantès. Après une marché pénible, en Portugal, l’armée que commandait Junot ne trouva des vivres et des ressources qu’en atteignant Abrantès, petite ville sur le Tage, à dix km de Lisbonne. C’est à cette circonstance qu’il a dû son titre.

 

I1 avait épousé, à son retour d’Égypte, la fille de M. de Permon, ancien administrateur en Corse, et de mademoiselle Panionia Comnène, sœur de Démétrius Comnène, descendant des empereurs byzantins.

 

Madame d’Abrantès a une célébrité justement acquise dans les Lettres. Elle est morte en 1839.

 

 

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