Histoire, Napoléon
Vers 1800, le Premier consul décida que les Parisiens qui manquaient d'eau, disposeraient d'une eau de bonne qualité et en quantité suffisante. Il décida par la loi du 29 floréal an X (19 mai 1802), de créer les canaux Saint-Martin, Saint-Denis et de l'Ourcq. Bonaparte, qui avait le choix parmi de grands ingénieurs des Ponts et Chaussées, nomma à la tête des travaux Pierre-Simon Girard, l'un des 160 savants qui l'avaient accompagné lors de la campagne d'Égypte.
Le financement du projet se fit par un produit de l’octroi et une taxe sur les vins. Une fois le décret promulgué, les études pour le tracé du canal débutèrent rapidement: la première pierre fut posée le 23 septembre 1802. Le décret ordonnait l'ouverture d'un canal de dérivation de la rivière de l'Ourcq, vers un bassin de la ville, situé près du village de la Villette, et l'ouverture d'un canal qui partait de la Seine (au-dessus du bassin de l'Arsenal) et rejoignait les bassins de partage de la Villette. Il passait par Saint-Denis, la vallée de Montmorency, et rejoignait la rivière d'Oise près de Pontoise.
Le projet comportait la grande originalité de concevoir un canal à la fois navigable (avec une vitesse de flux lente) et d'eau potable. Sa troisième fonction consistait à alimenter les canaux Saint-Martin et Saint-Denis, conçus en même temps dans le but d'éviter aux bateaux la traversée de Paris par la Seine au puissant courant et pas encore canalisée par les barrages (ils seront construits au cours de la seconde moitié du XIXe siècle !).