Histoire, Napoléon
député de 1828 à 1835, pair de France, représentant en 1849, sénateur du second Empire, né à Fougères (Ille-et-Vilaine) le 21 septembre 1788, mort à Paris le 21 mars 1868, « fils d'écuyer Jean-Ambroise Baston de la Riboissière, lieutenant au 1er régiment de la Fère-artillerie, et de dame Marie-Jeanne-Josèphe-Victor Lebeschu de la Rallaye », fut admis en 1807 à l'Ecole polytechnique, en sortit officier d'artillerie, assista à la bataille de Wagram, et fut attaché comme aide-de-camp à son père devenu général.
Il fit la campagne de Russie, eut les pieds gelés pendant la retraite, fut nommé chambellan à son retour, et devint, en 1815, officier d'ordonnance de l'empereur.
Il avait le grade de capitaine lors de la seconde Restauration.
Démissionnaire après Waterloo, il resta fidèle au régime impérial et appartint à l'opposition; toutefois il refusa d'entrer dans la société secrète des carbonari.
Elu, le 22 décembre 1828, député du 3e arrondissement d'Ille-et-Vilaine (Fougères), il siégea au centre gauche, fit de l'opposition au ministère Polignac.
Il obtint sa réélection, le 21 juin 1830, contribua à l'établissement de la monarchie de Louis-Philippe, et siégea dans la majorité conservatrice qui soutint le pouvoir nouveau.
Son mandat de député lui fut encore renouvelé, le 5 juillet 1831.
La Riboissière était alors colonel de la 6e légion de la garde nationale à Paris. Une ordonnance royale du 11 septembre 1835 l'éleva à la pairie.
Au Luxembourg comme au Palais-Bourbon, il se montra dévoué à la politique gouvernementale.
Rendu à la vie privée par la révolution de 1848, il se présenta, le 13 mai 1849, comme candidat à l'Assemblée législative dans le département d'Ille-et-Vilaine, et fut élu représentant.
Il prit place à droite, parmi les conservateurs-monarchistes, s'associa au vote de toutes les lois restrictives qui obtinrent l'agrément de la majorité, appuya l'expédition romaine, la loi Falloux-Parieu sur l'enseignement, et fit, dès le début de la session, une complète adhésion aux vues du prince-président, Favorable au coup d'Etat de décembre, il fut nommé sénateur le 26 janvier 1852, et vota jusqu'à sa mort avec la majorité dynastique.
Grand officier de la Légion d'honneur du 14 décembre 1850.