Histoire, Napoléon
né à Paris le 20 décembre 1792.
Fils d’un dragon de l’armée de Sambre-et-Meuse, Charlet perd très tôt son père et, élevé à l’École des enfants de la patrie, reçoit une éducation négligée.
Employé de mairie à Paris, il perd son emploi en raison de ses opinions bonapartistes et de son engagement lors de la défense de la barrière de Clichy.
Il entre alors, en 1817, dans l’atelier du peintre Gros. Il se voue dès lors tout entier à l’art, pour lequel il se sent une puissante vocation. Il débute par une lithographie « La garde meurt, et ne se rend pas » qui le fait rapidement connaitre du public.
Ses dessins et ses aquarelles se succèdent rapidement et sa parfaite maitrise de la lithographie lui procurent un immense succès: La Garde meurt et ne se rend pas, Vous ne savez donc pas mourir ?, L’Aumône du Soldat, Le grenadier de Waterloo, etc.
En peinture, on lui doit "l'Episode de la retraite de Russie" et "le Passage du Rhin en 1796".
Il ouvre un atelier dans les années 1820. Le peintre Géricault apprécie son talent et les deux artistes se lient d’amitié.
En 1838, il est nommé professeur de dessin à l’École Polytechnique.
L’œuvre de Charlet est immense: elle se compose de plus de 1.100 lithographies, 2.000 dessins à la sépia, à l’aquarelle, à la plume et d’eaux-fortes. Charlet va largement contribuer à ancrer la légende napoléonienne dans l’imaginaire collectif.
À sa mort, le 30 Décembre 1845, il travaillait à une publication, L’Empereur et la garde impériale, dont il n’a pu terminer que quatre dessins.
Il a aussi laissé quelques grands tableaux d’histoire, dont sa Retraite de Russie (1836), admirée par Alfred de Musset, qui fait partie des classiques de la peinture française.
Une rue du 15e arrondissement de Paris a reçu son nom. Un monument lui est dédié (portrait en médaillon de bronze, sur une colonne en pierre ; inscription : A CHARLET 1792-1845) dans le square de la place Denfert-Rochereau.