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Histoire, Napoléon

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17 février 1770: Jean-Pierre Béchaud

 Jean-Pierre Béchaud

 né le 17 février 1770

aîné de 18 enfants d'un maître chapelier, à Belfort (Haut-Rhin).

 

Soldat le 7 juin 1787 au régiment de Dauphiné-infanterie (38e en 1791),  caporal  le 21 octobre 1788, sergent le 26 juin 1789, il fit partie des corps d’Avignon, et de Nîmes, réunis pendant les années 1790 et 1791 pour combattre les rebelles du Comtat Venaissin, et cessa son service par congé le 15 avril 1792.

 

Sous-officier de la garde nationale d’Altkirch depuis le 1er février 1792, il fut élu commandant de la garde nationale soldée de la ville de Belfort le 15 juin 1792, et fit avec elle le service sur le Rhin.

 

Passé le 20 août 1793 lieutenant-adjudant-major au 2e bataillon de Belfort, il y devint  capitaine de grenadiers le 1er septembre suivant, puis chef de bataillon le 24 vendémiaire an II.

 

Appelé le 26 prairial de la même année au commandement du 4e bataillon de la Côte-d'Or, par incorporation du 2e bataillon de Belfort, amalgamé le 19 messidor suivant dans la 159e demi-brigade d'infanterie, devenue 10e demi-brigade de ligne le 30 pluviôse an IV, il fit les campagnes de 1793 à l'an VI aux armées du Rhin, sous les orders de Moreau.

Il se distingua à Mannheim (1795) à Kondingen et Emmendingen, à Kehl (1796) sous les ordres du général Desaix), de Rhin-et-Moselle et d’Angleterre, où il combattit lors de la seconde Guerre de Vendée (1798).

 

Employé à l’armée d’Italie en l’an VII, il y obtint un poste à l’état-major sous les ordres du général Schérer et fut nommé au commandement du château de Milan.

 

Il fut mis en jugement pour avoir capitulé le 15 prairial après trente-sept jours de siège.

 

Mais la commission militaire établie à Valence reconnut qu'il avait fait son devoir et ordonna son élargissement.

 

Le 18 brumaire il accompagna Bonaparte à Saint-Cloud et le 25 mai 1800, il fut muté de nouveau en Italie.

 

Il obtint un congé en 1801 qui lui permit de faire un court séjour a Belfort, retrouvant ses frères et sœurs, aidant sa mère veuve qui avait maintenu la chapellerie familiale .

 

Rentré à l'armée d'Italie, et admis à jouir du traitement de réforme le 1er ventôse an IX, par suite de la réduction de la 10e demi-brigade de ligne à 2 bataillons, le ministre de la Guerre le chargea, le 2 thermidor an X (21 juillet 1802), d'organiser le 2e bataillon étranger formé à Crémone.

 

Nommé au commandement de ce bataillon le 28 vendémiaire an XI, il le conduisit à Saint-Domingue sous legénéral Leclerc.

 

Trois de ses frères partent avec lui : Augustin, qui devient capitaine, Nicolas et Christophe, âgés de 18 et 15 ans (ces derniers périrent lors de l'expédition).

 

Le bataillon fut incorporé, le 1er fructidor, dans la 7e demi-brigade de ligne.

 

L'Empereur le fit membre de la Légion d'honneur le 25 prairial an XII, alors qu'il servait encore à l'armée de Saint-Domingue.

 

De retour en France, et placé dans son grade au 86e régiment de ligne le 4 vendémiaire an XII, il passa le 11 brumaire au 66e pour concourir à l'organisation de ce régiment, et fut élevé à l'emploi de major le 3e jour complémentaire.

 

Appelé en Espagne en 1808, il devint colonel en second le 8 décembre, colonel en premier provisoire le 3 mars 1809, et baron de l'Empire le 15 août suivant.

 

Grièvement blessé le 24 juillet 1810 au pont de la Coa, l'Empereur le nomma officier de la Légion d'honneur le 21 août.

 

Il se signala lors du siège d'Almeida, puis, le 27 septembre, à l'affaire de Buçaco, où il reçut une balle qui lui traversa la poitrine.

 

Il participa à la bataille de Fuentes de Oñoro du 3 au 5 mai 1811.

 

Confirmé dans le commandement du 66e régiment de ligne le 25 novembre 1811, il suivit en 1812 les opérations de l'armée de Portugal, sous les ordres du général Souham, qui demanda pour lui le grade de général de brigade dans les termes suivants : Cet « officier supérieur, d'un mérite rare et d'une bravoure à toute épreuve, s'est conduit avec la plus grande distinction le 25 octobre dernier au combat glorieux de Villamuriel ».

 

Élevé à ce grade le 28 janvier 1813, il passa au corps d'observation de Mayence le 1er juin, retourna en Espagne en juillet, et reçut une blessure grave le 7 octobre.

 

Attaché à l'armée des Pyrénées en 1814, il fut tué le 27 février à l'affaire qui eut lieu sur les hauteurs en arrière d'Orthès.

 

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