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Histoire, Napoléon

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13 novembre 1775: Rémy Joseph Isidore Exelmans

Naissance de Rémy Joseph Isidore Exelmans

né à Bar-sur-Ornain (Meuse), le 13 novembre 1775, entra fort jeune comme volontaire au 3e bataillon des volontaires de la Meuse, le 6 septembre 1791. Il fut nommé sous-lieutenant le 22 octobre 1793, lieutenant, le 19 juin 1798, aide-de-camp du général Éblé, le 22 octobre 1798. Le 13 avril 1799 il était capitaine provisoire au 16° dragons. Il se distingua au début par plusieurs actions d’éclat qui le firent remarquer de Murat, dont il devint bientôt l’aide-de-camp et l’ami. Il fut nommé chef d’escadron en octobre 1803, et colonel du 1er chasseurs le 27 décembre 1805. Après le combat de Wertingen (1805) où il eut trois chevaux tués sous lui et fit des prodiges de valeur, il fut chargé de présenter à Napoléon les drapeaux pris sur l’ennemi. Napoléon lui fit l’accueil le plus flatteur et lui dit : « Je sais qu’il est impossible d’être plus brave que vous : je vous fais officier de la Légion-d’Honneur. » Exelmans fut nommé quelque temps après colonel du Vème régiment de chasseurs, à la tête duquel il prit Posen, en 1806. 11 fut nommé général de brigade à Eylau, le 14 mai 1807 et attaché à l’état-major de Murat, qu’il suivit en Espagne comme aide-de-camp ; arrêté par les guérillas, il fut transféré en Angleterre, où il resta jusqu’en 1811. Le 24 décembre 1811, il fut nommé major de chasseurs à cheval de la garde impériale et des grenadiers à chevai, le 27 juillet 1812 ; il fit la campagne de Russie et gagna son titre de général de division à la bataille de la Moskowa (8 septembre 1812). Sa brillante conduite dans la campagne de 1813 lui valut le cordon de grand officier de la Légion-d’Honneur ; il fit des prodiges de valeur dans la campagne de France. Sous la première Restauration, on surprit de lui une lettre à Murat assez compromettante. L’ordre de l’arrêter fut donné ; il s’évada d’abord, puis se constitua prisonnier dans la citadelle de Lille. Un conseil de guerre l’acquitta à l’unanimité, le 23 janvier 1818. Au retour de l’île d’Elbe, Exelmans fut nommé Pair de France et commandant en chef du 2e corps de cavalerie. Il se battit en héros à Waterloo. Le 2 juillet, l’armée réunie sous les murs de Paris attendait le signal d’une bataille qui eût été une revanche de Waterloo. Bluecher, à qui l’on n’opposait qu’un simulacre de défense, avait passé ia Seine sur le pont du Pecq, conservé par les soins du journaliste Martainville, et paraissait vouloir se répandre, avec ses troupes, sur la partie Sud-Ouest de Paris. Nos généraux, témoins de cette marche aventureuse, jugèrent unanimement que les Prussiens s’étaient compromis. Ce fut dans ce moment que l’Empereur déclara au gouvernement qu’il était sûr d’écraser l’ennemi, si on voulait lui confier le commandement de l’armée. Par ordre du prince d’Eckmuehl, le général Exelmans fut dirigé sur les traces des Prussiens avec 6.000 hommes ; un corps de 15.000 hommes d’infanterie, sous le commandement du général Vichery, devait le suivre par le pont de Sèvres et lier ses mouvements avec 6.000 fantassins du 1er corps, et dix mille chevaux d’élite qui devaient déboucher par le pont de Neuilly. Mais au moment d’exécuter ces dispositions, dont le succès eût indubitablement entraîné la perte de l’armée prussienne, le prince d’Eckmuehl donna contre-ordre. Le général Exelmans soutint seul le combat, avec cette valeur bouillante qui le distinguait. Il attaqua l’ennemi en avant de Versailles, le précipita dans une embuscade, le tailla en pièces et lui enleva ses armes, ses bagages, ses chevaux. Les généraux Strulz, Pire, Barthe, Vincent, les colonels Briqueville, Faudoas, Saint-Amant, Simonnet, Schmid, Paolini et leurs braves régiments, firent des prodiges de valeur, et furent intrépidement secondés par les citoyens des communes voisines qui avaient devancé en tirailleurs, sur le champ de bataille, l’arrivée de nos troupes, et qui, pendant l’action, combattirent à leurs côtés. Cependant, Exelmans, non soutenu,

fut obligé de rétrograder devant le gros de l’armée prussienne qu’il trouva à Louveciennes près de Marly. Devant des forces disproportionnées et dans ce pays coupé et boisé, sa petite cavalerie ne pouvait se mouvoir ni combattre. Il revint sur Montrouge, la rage dans le cœur, laissant les Prussiens s’établir sur la rive gauche de la Seine ; le lendemain, 3 juillet, l’armistice conclu fît cesser les hostilités. Exelmans fut proscrit par l’ordonnance du 24 juillet, et rétabli dans le cadre de l’état-major général, le 1er septembre 1819. Il a été inspecteur général de cavalerie le 7 mai 1828 et le 8 août 1830. En 1830 il avait été réintégré à la Chambre des pairs.

I1 est fait ((août 1849) grand-croix et grand chancelier de la Légion-d’Honneur en remplacement du maréchal Molitor.  En juillet 1852, en se rendant en visite chez la princesse Mathilde, il chute de cheval et se fracasse le crâne sur le trottoir. Il expire le 22 juillet dans les bras de son fils. Cinq jours plus tard, un service funèbre est célébré en l'église des Invalides et en présence du Prince-président.

 

 

Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, C. Mullié

 

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