Histoire, Napoléon
· « …Quelquefois la rencontre était due au hasard, prévu peut-être, comme le jour où Napoléon, étant allé avec Las Cases se promener sur la route de Jamestown jusqu’au point d’où l’on aperçoit la ville et les vaisseaux, rencontra Mme Balcombe et Mme Stuart, jeune femme de vingt ans, fort jolie, retournant de Bombay en Angleterre. L’Empereur se mit à causer avec Mme Stuart, fort aimablement, des mœurs, des usages de l’Inde ; des désagréments de la mer, surtout pour les femmes ; de l’Ecosse sa patrie ; beaucoup d’Ossian, et la félicita de ce que le climat de l’Inde avait respecté son teint d’Ecosse… » (« La petite fiancée de Napoléon – Souvenirs de Betsy Balcombe » Ed. Tallandier – 2005 – p.17-18)
· Rencontrant sur la route des Briars, Mme Balcombe en compagnie d’une fort jolie femme, Mme Stuart, qui retournait de Bombay en Angleterre, il s’arrêta pour causer avec elles, spécialement avec la jeune voyageuse, qu’il interrogea sur les mœurs des Indous, sur les usages, sur les difficultés de la traversée. A ce moment arrivèrent des esclaves chargés de lourdes caisses. Ils occupaient presque toute la route. Mme Balcombe les apostropha rudement et leur dit de s’écarter. L’Empereur s’écria : « …Non. Respect au fardeau, madame… » Il s’effaça et les esclaves passèrent. Mme Stuart qui n’avait cessé de le regarder ne put s’empêcher de dire à voix basse à Mme Balcombe : « …Mon Dieu, que voilà une figure et un caractère bien différents de ce qu’on m’avait dit… » (Ernest d’Hauterive – « Sainte-Hélène au temps de Napoléon et aujourd’hui » - Calmann-Lévy – 1933- p. 18-19)
· « …Aujourd’hui, après nos travaux ordinaires, l’Empereur, prenant une direction nouvelle Aujourd’hui, après nos travaux ordinaires, l’Empereur, prenant une direction nouvelle, est allé sur la route de la ville jusqu’au point où l’on aperçoit la rade et les vaisseaux. Au retour, il a été rencontré dans le chemin par Mme Balcombe, la maîtresse de notre maison, et une madame Stuart, une jeune femme de 20 ans, fort jolie, retournant de Bombay en Angleterre. L’Empereur a causé avec elle des mœurs, des usages de l’Inde, des désagréments de la mer, surtout pour les femmes ; de l’Ecosse, patrie de Mme Stuart ; beaucoup d’Ossian, et l’a félicité de ce que le climat de l’Inde avait respecté son teint d’Ecosse. Des esclaves chargés de lourdes caisses, ont croisé notre route ; Mme Balcombe leur ayant dit fort rudement de s’éloigner, l’Empereur s’y est opposé, disant – Respect au fardeau, Madame – A ces mots, Mme Stuart, qui n’avait cessé de chercher avidement à la dérobée les traits et la physionomie de l’Empereur, laissa échapper tout bas à sa voisine – Mon Dieu, que voila une figure et un caractère bien différent de ce qu’on m’avait dit… » (Emmanuel de Las Cases – « Mémorial de Sainte-Hélène » - t. 1 – Jean de Bonnot – Paris – 1969 – p. 148-149)
· Pour la surveillance effective de l’Empereur, sans qu’elle ne paraisse ni visible, ni oppressante, Cockburn comptait sur un officier d’ordonnance logé auprès des Français, et aidé par le docteur O’Méara. Sa mission était de rendre compte de la présence du captif, journellement : « …Instructions pour servir de guide à l’officier chargé de résidence et de présence autour du général Napoléon Bonaparte. Il doit s’attacher à le voir, ou à obtenir une information satisfaisante de sa présence sur place, au moins deux fois par jour ; par information satisfaisante, on doit entendre l’indication par le docteur O’Méara, ou par une autre personne responsable, rapportant l’avoir vu, ou le sachant confiné dans sa chambre pour cause de maladie ou pour tout autre raison… » » (Albert Benhamou- « L’autre Sainte-Hélène » - Albert Benhamou Publishing – 2010 – p. 38)
C.F.