Histoire, Napoléon
né le 9 février 1769 à Lillers (Pas-de-Calais), entra aux Petites-Écuries comme Page du roi en avril 1786, et passa comme sous-lieutenant de remplacement dans le régiment de Navarre (5e d’infanterie) le 12 septembre 1787. Devenu sous-lieutenant titulaire au même corps en mai 1788, il fut fait lieutenant le 1" septembre 1791 et obtint le grade de capitaine le 1er mai 1792.
Employé à l’armée du Nord, il y fit la campagne de 1792, sous Luckner, et passa en qualité d’aide-de-camp auprès du général de division Pully le 23 mars 1793. Il fit avec cet officier général les guerres de 1793, ans II et III, aux armées de la Moselle et de Sambre-et-Meuse, et fut nommé adjoint aux adjudants-généraux Mortier et Drouet le 26 ventôse an III. Il servit en cette qualité pendant les ans IV, V et VI à l’armée de Sambre-et-Meuse.
Le 6 thermidor an IV, à l’affaire de Schweinfurt, il fut blessé d’un coup de feu au pied droit. Capitaine dans le 19° régiment de cavalerie le 26 ventôse an VII, il fut envoyé à l’armée de Mayence et fait prisonnier le 27 floréal de la même année, à Meinbischoffsheim, par un parti de hussards de Sekler. Échangé quelque temps après, il fut nommé chef d’escadron au 21e régiment de chasseurs à cheval le 29 brumaire an VIII, et fit la campagne de cette année à l’armée d’Italie.
Promu au grade de chef de brigade du 24e régiment de cavalerie le 4 brumaire an IX, il commanda ce corps à l’armée gallo-batave et passa en la même qualité, le 29 brumaire an X, dans le 11e régiment de cavalerie, devenu 11° de cuirassiers. Membre de la Légion-d’Honneur le 19 frimaire an XII, il en fut créé officier le 20 prairial suivant, et fut désigné pour faire partie du collège électoral du département du Pas-de-Calais.
Lors de l’organisation de la maison militaire de l’Empereur, le colonel Fouler fut nommé écuyer, et il fit les campagnes d’Autriche, de Prusse et de Pologne de l’an XIV à 1807, avec la 2° division de grosse cavalerie de la grande armée. La brillante conduite qu’il tint à Austerlitz lui valut la croix de commandeur de la Légion d’Honneur le 4 nivôse an XIV. Nommé général de brigade le 31 décembre 1806, et employé à la grande armée, il se distingua à Heilsberg, où il fut blessé d’un coup de lance. Créé comte de l’Empire sous le litre de comte de Relingue le 23 mars 1808, il prit le commandement d’une brigade de la division de cuirassiers du général d’Espagne pendant la campagne de 1809 en Allemagne.
Le 21 mai, à Essling, il fit plusieurs belles charges, enfonça deux carrés, s’empara de plusieurs pièces de canon ; mais ayant été blessé de plusieurs coups de sabre à la tête et renversé de son cheval, il fut fait prisonnier. C’est cette circonstance qui fit annoncer sa mort dans le 10e bulletin. Revenu au quartier général le 22 juillet, l’Empereur le chargea, le 30 octobre suivant, de la formation des régiments de cavalerie de la 2e division de réserve de l’armée d’Espagne ; cette mission, heureusement accomplie, il reprit son service d’écuyer près de l’Empereur le 2 février 1810.
Il fit encore la campagne de 1814 en France, il reçut le grade de général de division sur le champ de bataille de Saint-Dizier. Mis en non-activité au retour des Bourbons, il fut nommé commandant d’escadron dans la compagnie de mousquetaires de la maison du roi, le 5 juillet 1814, et confirmé dans son grade de général de division le 19 du même mois.
Chevalier de Saint-Louis et grand officier, de la Légion d’Honneur le 19 mars 1815, il fut admis à la retraite le 9 septembre de la même année.
Il est mort le, 17 juin 1831. Son nom est inscrit sur l’arc de triomphe de l’Étoile, côté Nord.