Histoire, Napoléon
Jean-Baptiste Dumonceau de Bergendal est né le 7 novembre 1760 à Bruxelles.
D'abord destiné à la profession d'architecte, il fit ses premières armes en 1789 comme volontaire dans un bataillon de chasseurs pendant la révolution brabançonne. C'est à cette époque qu'il prit le surnom de "Canaris" à cause de la couleur de son uniforme.
Il passa lieutenant colonel en novembre 1789.
Après l'échec de la révolution en 1790, il passa au service de la France, comme commandant un bataillon de la légion belge. Il participa à la bataille de Jemappes et devint général de brigade en 1793.
Ayant participé à l'invasion des Provinces-Unies par le général Pichegru en 1795, il passa, en qualité de lieutenant-général, au service de la République batave.
En 1796, il commanda les troupes protégeant les provinces de Groningue, Frise et Drenthe, puis fut nommé gouverneur militaire de La Haye.
Lors du débarquement anglo-russe en 1799 en Hollande, il fut blessé à la bataille de Bergen (1799).
En 1805, il commanda le corps de troupes batave placé sous les ordres du maréchal Mortier.
Après la transformation de la République batave en royaume de Hollande en 1806, le général Dumonceau devint conseiller d'État et maréchal de Hollande.
Il commande régulièrement les troupes hollandaises dans les guerres napoléoniennes.
Le 30 mars 1809, il est naturalisé citoyen hollandais par le roi Louis, avant d'être fait comte de Bergenduin le 15 avril 1810. Après l'annexion de la Hollande par la France en juillet 1810, Dumonceau est fait comte de l'Empire par Napoléon Ier le 28 janvier 1811, puis comte de Bergendal, avec l'établissement de majorat sur le département d'Ombrone, le 2 mai 1811.
Il participa à la campagne de 1813 sous les ordres du général Vandamme et assura la retraite de l'armée après la capture de Vandamme à la bataille de Kulm. Il fut à son tour capturé à Dresde le 11 novembre 1813 avec le maréchal Gouvion-Saint-Cyr. Sa captivité dura jusqu'à l'abdication de Napoléon en avril 1814.
Le roi Guillaume des Pays-Bas, par décret royal le 24 mars 1820, le nomma comte du Monceau.
Il ne joue aucun rôle aux Cent-Jours, démissionne de son grade de général de division français le 4 septembre 1815 et rentre aux Pays-Bas pour prendre ses fonctions d'aide de camp de Guillaume Ier.
Elu député du Brabant-Méridional à la seconde chambre des États généraux des Pays-Bas du 15 mars 1820 à sa mort, le 29 décembre 1821 à Forest, il était surnommé le « général sans tache » par ses soldats en raison de sa probité.