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Histoire, Napoléon

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03 janvier 1777: Élisa Bonaparte

Grand coat of arms of Élisa Bonaparte (1777-1820).svg

Fichier:Marie Guilhelmine Benoist 001.jpgÉlisa Bonaparte


Élisa Buonaparte

(Marie-Anne Buonaparte)

 

Élisa est successivement princesse française et altesse impériale (1804)

princesse de Fichier:Coat of Arms of Élisa Bonaparte as princesse de Lucques et Piombino.svg Piombino (1806) et de Lucques

puisGrand coat of arms of Élisa Bonaparte (1777-1820).svg grande-duchesse de Toscane


 
  • Née le 3 janvier 1777 à Ajaccio (Corse-du-Sud)
  • Décédée le 6 août 1820 à la Villa Vicentina (Italie) à l'âge de 43 ans (en juin 1820, elle contracte une grave maladie, probablement sur le chantier de fouilles, et meurt le 7 août, à l'âge de 43 ans)
  • Inhumée à Bologne dans la Chapelle dans la Basilique de San Petronio Baciocchi
Parents


 

sœur de Napoléon Bonaparte

 

Elle est la seule sœur de Napoléon à avoir possédé de réels pouvoirs politiques.

Très intéressée par les arts, notamment le théâtre, elle les encouragea dans les territoires sur lesquels elle régna.

 

Précédé par Élisa Bonaparte Suivi par
Charles-Louis, roi d'Étrurie
(1803-1807)
Le grand-duché de Toscane est ensuite intégré à l'Empire

Abdallah Jacques Menou,
gouverneur général
(1808-1809)
Grand coat of arms of Élisa Bonaparte (1777-1820).svg
« Grande-duchesse, ayant le Gouvernement général des Départemens de la Toscane »
(2 et 3 mars 1809 - 1er février 1814)
Ferdinand III de Toscane

 

Maria-Anna (Elisa) Bonaparte

par Souvenir Napoléonien, mardi 3 janvier 2012, 11:02 · 

Nous commémorons aujourd'hui l'anniversaire de la naissance de Maria-Anna Bonaparte, née le 3 janvier 1777 à Ajaccio, aînée des sœurs Bonaparte, quatrième enfant et première fille des parents Bonaparte, celle qui deviendra princesse de Piombino et de Lucques, puis grande-duchesse de Toscane, la seule à avoir eu de réels pouvoirs politiques. Appelée officiellement Elisa, elle fait ses études à la Maison Royale de Saint-Louis à Saint-Cyr de 1784 à 1792. Mais l’Assemblée législative ayant décrété la fermeture de la Maison royale en 1792, la jeune Élisa est obligée de retourner en Corse, accompagnée par son frère Napoléon. En 1795, la famille Bonaparte installée à Marseille, Élisa fait la connaissance d’un médiocre officier corse, Pascal-Felix Bacciochi, demeuré capitaine d'infanterie à 35 ans. Le mariage civil a lieu en 1797, sans l’accord préalable de Napoléon qui consent à contrecœur au mariage de sa sœur avec cet officier corse peu brillant que Napoléon s'empresse toutefois de promouvoir commandant de la citadelle d'Ajaccio. En 1799, Elisa suit sa famille à Paris et devient progressivement un personnage public influent. Elle tient un salon artistique et littéraire chez son frère Lucien, devenu entretemps ministre de l’Intérieur, et s'entoure de personnalités comme le poète Fontanes, directeur du Mercure de France, ou Chateaubriand qu'elle prend sous sa protection. Comme les autres sœurs de Napoléon, Elisa reçoit le titre d’Altesse impériale lors de la proclamation de l’Empire, tandis que Bacciochi est promu général de brigade, puis nommé sénateur. Lorsque Napoléon décide, en 1805, de mettre les territoires italiens sous la coupe de l’Empire, il confie les principautés de Lucques et de Piombino au couple Bacciocchi qui prend les titres de princes et de princesse héréditaires de Piombino. Elisa concentre le pouvoir entre ses mains, à l’exception des décisions militaires qui restent la prérogative de son époux. Elle met en place un régime, une cour et une étiquette inspirée de la politique en vigueur aux Tuileries, démontrant, à vrai dire, une exceptionnelle aptitude à gouverner. Sa politique s’avère d’une remarquable efficacité, Elisa sait affronter aussi bien les aspects budgétaires que d’instruction et d’assistance publique.

 

En mars 1809, Napoléon enlève la Toscane à la Reine d'Etrurie pour la donner à a sa sœur qui est faite Grande-Duchesse et part résider au Palais Pitti à Florence. Elle s'entoure de gens compétents et met ses talents au service du gouvernement: elle met en valeur les mines, les salines, les forêts, les carrières de marbre, entreprend de grands travaux, encourage les manufactures de soierie. Le social est aussi son affaire: elle met par exemple en place un Comité de Bienfaisance Publique, instaure des consultations médicales gratuites destinées aux pauvres afin d'éradiquer les maladies qui ravagent la population de Lucques, fait également installer un dispensaire, la Casa Sanitaria, sur le port de Piombino.  Prenant son métier de souveraine au sérieux, elle se fait également protectrice des arts et les lettres et suit les lois inspirées de celles de Napoléon en matière d'éducation, créant plusieurs établissements d'enseignement à Lucques, ainsi qu'une Direction Générale de l'Instruction Publique. Le « Collège Félix », l'« Institut Élisa »ou la "Congregazione San Felice" portent son empreinte. Toutefois, les rapports d'Élisa avec Napoléon se détériorent, l'Empereur rabrouant régulièrement sa sœur et ne lui laissant guère de marge de manœuvre: "Vous êtes sujette, et comme tous les français vous êtes obligée d'obéir aux ordres des ministres". à l'ordre à la moindre irrégularité dans l'exécution de ses ordres en Toscane.  En 1813, avec les premiers revers de Napoléon, Murat, époux de Caroline Bonaparte et roi de Naples, qui préfère défendre son royaume, se détache de l'Empereur pour rejoindre les forces autrichiennes. Les Napolitains marchent sur Rome et le 1er février 1814, Élisa quitte la Toscane pour revenir à Lucques. En mars, les troupes austro-anglaises commandées par Lord Bentick envahissent Lucques, contraignant Élisa à la fuite et à de courts séjours à Bologne, Marseille, Graz, etc. Napoléon s'étant évadé de l'île d'Elbe le 1er mars 1815, Élisa est soupçonnée à tort de l'avoir aidé. Elle est arrêtée le 25 mars et internée à Brünn, en Autriche. En mars 1816, Metternich la fait libérer et l'autorise à résider à Trieste sous le nom de comtesse de Compignano, où elle retrouve Jérôme, son frère, ainsi que Fouché. Elle fait l'acquisition de la Villa Vicentina près de Cervignano, et entreprend de financer des fouilles archéologiques dans la région. Peine perdue, elle contracte une fièvre pernicieuse, probablement sur le chantier des fouilles, et meurt le 7 août 1820, à l'âge de 43 ans.

 

 

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