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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 00:00

Michel Silvestre Brayer

 

 né le 31 décembre 1769 à Douai (Nord)

 

Soldat au régiment suisse de Reinhart, le 20 avril 1782 ; adjudant-major, le 23 décembre 1793 dans le 3e bataillon de Puy-de-Dôme, devenu 38e demi-brigade, puis 103e d'infanterie de ligne; il fit les campagnes de 1792 à l'an IX aux armées des Ardennes, de la Moselle, d'Helvétie, du Danube et du Rhin, et passa capitaine de grenadiers, le 26 brumaire an II.

 

Après s'être distingué aux affaires d'Emeding, en Brisgau, en l'an V, de Reichenau, le 16 ventôse an VII (6 mars 1799), et à plusieurs autres, le premier Consul le nomma chef de bataillon à la 103e demi-brigade, le 12 thermidor an VIII (31 juillet 1800).

 

Le 18 germinal an XI, (8 avril 1803) Ney, alors général en chef et ministre plénipotentiaire en Helvétie, lui fit décerner un sabre d'honneur, accompagné d'un certificat conçu dans les termes les plus honorables, surtout à propos de sa conduite à la bataille de Hohenlinden.

 

Brayer fut nommé major du 9e régiment d'infanterie de ligne, le 30 frimaire an XIII (21 décembre 1804), et membre de la Légion d'honneur en germinal suivant (1805); il fit les campagnes de l'an XIV en Autriche, comme commandant de la 2e demi-brigade d'élite (58e et 81e de ligne), division des grenadiers d'Oudinot, 3e corps de la Grande Armée.

 

Au combat d'Hollabrun, il dispersa l'aile gauche de l'arrière-garde des Russes et leur prit 800 hommes à la bataille d'Austerlitz; il fit capituler 8 000 Russes engagés dans un défilé.

 

Après la bataille, l'Empereur le nomma colonel du 2e régiment d'infanterie légère.

 

Commandant d'avant-garde du maréchal Lefebvre, en 1806 et 1807, il se distingua au siège de Dantzig, à la prise de l'île de Nehrung, où il reçut la croix d'officier de la Légion d'honneur ; il contribua au succès de la bataille d'Heilsberg, fut grièvement blessé à la bataille de Friedland.

 

Passé à la 1re division du 2e corps de l'armée d'Espagne, en 1808, il se signala à la bataille de Burgos et fut nommé commandeur deux jours après. Le 19 novembre, àSan Vicente, il culbuta les Espagnols, leur tua beaucoup de monde et leur fit plus de 1.000 prisonniers.

 

Général de brigade, le 26 mars 1809, il contribua puissamment à la prise du camp retranché sous les murs d'Oporto, se distingua à la bataille d'Ocaña, et à tous les combats qui eurent lieu dans la Sierra Morena.

 

À la tête de deux régiments, il enleva la position de Pêna-Peras, regardée comme la clef de l'Andalousie.

 

Le 15 août 1811, il fut créé baron de l'Empire avec une dotation de 6 000 francs ; chargé de se réunir au 2e corps en position devant Mérida, il traversa avec cinq bataillons d'infanterie et deux régiments de cavalerie les plaines de l'Estramadure en présence de 15 000 hommes, commandés par la Romana.

 

Le 5 août, au combat de Villagarcia, le général Brayer chargea à la baïonnette 5 000 Espagnols, s'empara du plateau qu'ils défendaient et décida le succès de cette journée.

 

Après la bataille de Gebora et la prise de Badajoz, il fut proposé pour une augmentation de dotation de 2.000 francs, en récompense de sa conduite à la bataille d'Albuera, où il prit et reprit à la baïonnette une position tenue par les Anglais ; obligé de céder au nombre, il commençait une troisième attaque, quand une balle lui fractura la jambe gauche. Il marchait encore avec des béquilles, lorsque, le 3 avril 1813, il alla rejoindre l'armée.

 

Le 25 mai, au combat de Buntzlau, il rétablit un pont, le passa sous le feu de l'ennemi qu'il força à mettre bas les armes.

 

Général de division après la bataille de Dresde, où il fut blessé, il se trouva aux différents combats qui se livrèrent devant Leipzig. Dans la bataille du 19 octobre, un boulet tua son cheval et le blessa à la cuisse.

 

En 1814, il fit partie du corps d'armée du duc de Tarente, et se distingua particulièrement le 4 février à Châlons, à Montmirail, à la Ferté, à Bar-sur-Seine.

 

Mis en non-activité après l'abdication ; une ordonnance royale du 8 juillet le nomma chevalier de Saint-Louis.

 

A l'entrée de Napoléon Ier à Lyon, en 1815 (10 mars), le général Brayer, commandait cette place ; il en partit le lendemain avec la division et passa le 22 mars la revue de l'Empereur sur la place du Carrousel.

 

Commandant d'une des divisions de la Jeune Garde, il se rendit le 18 mai à Angers avec deux régiments, et sa conduite, dans cette ville, fut à la fois ferme et prudente.

 

Créé chambellan de l'Empereur, gouverneur de Versailles et de Trianon, pair de France et comte de l'Empire avec dotation de 4.000 francs, il prit une part active aux opérations du général Lamarque dans la Vendée.

 

Au second retour de Louis XVIII, il fut compris dans l'article Ier de l'ordonnance du 24 juillet 1815, et condamné à mort par contumace, le 18 septembre 1816.

 

Le général Brayer, réfugié en Prusse, puis aux États-Unis, alla prendre du service à Buenos Aires. Parti de Baltimore avec le général Carrera, il commanda, en 1818, l'armée des indépendants dans le Chili. Les intrigues d'un cabinet étranger le forcèrent à quitter ce pays.

 

De retour dans sa patrie, en 1821, le général Brayer rentra dans tous ses droits, titres, grades et honneurs ; fut admis à la retraite le 1er janvier 1829, fut rappelé à l'activité le 4 août 1830, et nommé commandant de la 5e division (Strasbourg).

 

Grand officier de la Légion d'honneur en 1830, et pair de France en 1832, il remplit les fonctions d'inspecteur général de l'infanterie en 1833, 1834, 1835.

 

Lorsqu'il quitta Strasbourg, les habitants lui décernèrent une épée d'honneur.

 

Admis dans le cadre de vétérance, le 30 septembre 1835, il reçut la grand-croix de la Légion d'honneur, le 15 février 1836, et fut mis en non-activité.

 

Son nom figure sur la partie ouest de l'arc de l'Étoile.

 

Le général Brayer avait été compris dans le testament de Napoléon pour une somme de cent mille francs.

 

Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852  

 

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 00:00

Pierre César Gudin des Bardelières

Gudin

 

Né le 30 décembre 1775 à Gien (Loiret)

mort le 13 février 1855 à Montargis (Loiret)


Diplômé de l’Ecole militaire de Brienne, Gudin entre au service le 22 février 1793 comme sous-lieutenant au 48e Régiment d’Infanterie, ci-devant Artois, et fait les campagnes de 1793 à l’an III dans l’armée de Vendée, où il est blessé à Clisson le 22 septembre 1793. Nommé aide-de-camp de son frère, le 4 nivôse an IV (15 décembre 1795), il fait les campagnes des ans IV et V dans l’armée de Rhin-et-Moselle. Il est replacé comme lieutenant dans la 62e Demi-brigade d’Infanterie de Ligne le 6 prairial an V (25 mai 1797). Il participe aux campagnes de l’an V à l’an VII dans les armées d’Italie et de Naples où il est blessé à Civitavecchia le 13 ventôse an VII (3 mars 1799). Il est nommé adjoint de l’adjudant-général Degiovanni le 1er thermidor (19 juillet) suivant. Revenu comme aide-de-camp auprès de son frère, le 17 pluviôse an VIII (6 février 1800), il fait les campagnes de cette année et de l’an IX dans l’armée du Rhin, où il est nommé capitaine le 16 floréal an VIII (6 mai 1800), nomination confirmée le 5 prairial an IX (25 mai 1801). Il  est blessé à Höchstädt le 1er messidor (19 juin) suivant. Promu chef-de-bataillon le 21 messidor an XII (18 juillet 1804), il sert en l’an XIII au camp de Bruges et fait avec la Grande Armée les campagnes de l’an XIV à 1807 en Autriche, en Prusse et en Pologne. Promu colonel le 4 mars 1807 et affecté à l’état-major général le 1er juillet 1807, il fait les campagnes de 1808 en Espagne et de 1809 en Autriche, ce qui lui vaut sa nomination de membre de la Légion d’Honneur le 8 juin 1809. Il reçoit une blessure à Wagram le 6 juillet suivant.

 

 Il est nommé colonel du 16e Régiment d’Infanterie de Ligne le 18 juillet et élevé au rang de baron de l’Empire le 15 août suivant. Il participe aux campagnes de 1810 et 1811 en Espagne où il devient officier de la Légion d’Honneur le 7 mai 1811 et reçoit une blessure à Sagonte le 25 octobre suivant. Promu général-de-brigade le 11 janvier 1812, il prend le commandement de la 1re brigade de la 3e Division d’Infanterie de l’armée d’Aragon avec laquelle il fait la campagne de 1813 puis passe dans l’armée de Lyon pour la campagne de 1814.

 

 Placé en non-activité le 1er septembre 1814, après l’abdication de l’Empereur, il participe toutefois à la campagne des Cent-Jours dans le Corps d’Observation du Rhin. En poste à Nancy en 1816, il est élevé au rang de baron, affecté dans la 1re Division Militaire en 1820 et devient commandeur de la Légion d’Honneur le 18 mai 1820. Promu lieutenant-général le 25 avril 1821, il devient commandeur de l’Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis et grand-croix de l’Ordre de Charles III d’Espagne. Placé dans la 2e section de l’état-major général après la Révolution de Juillet, il devient grand-officier de la Légion d’Honneur le 13 avril 1845 et il est élevé au rang de vicomte sous le second Empire.

 

 Son nom est inscrit sur l’Arc-de-Triomphe de l’Étoile, côté sud.

 
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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 00:00

Charles Louis Dieudonné Grandjean

Charles Louis Dieudonné Grandjean est né à Nancy le 29 décembre 1768, militaire français.

 

Il est le Fils de François Dieudonné Grandjean et Jeanne Maletz. Le 13 février 1794 il épouse à Phasbourg Marie-Madeleine (1767-1840), sœur du maréchal Georges Mouton. Il aura deux enfants: Victor Aimé né le 7 novembre 1794 et Octavie née le 17 avril 1798.

 

Entré de bonne heure au service, il fut fait sous-lieutenant au 105e Régiment d'Infanterie en 1792, et servit, cette même année, à l'armée du Rhin, commandée par Custine; adjudant-général adjoint près de Desaix, en 1793 ; adjudant-général chef de brigade le 12 mai 1796, il s'empara, en mai 1799, du camp retranché de Postringo, fit aux ennemis 1,200 prisonniers sur l'Adige, et fut nommé général de brigade sur le champ de bataille.

 

Il combattit à la bataille de la Trebbia et y reçut deux blessures, se distingua de nouveau à la bataille d'Engen-Stockach, à Oberhausen. Il commandait une division de réserve à Hohenlinden et s'y distingua par une attaque impétueuse qui culbuta un corps de troupes hongroises.

Il reçut la croix de commandeur en 1804 et le grade de général de division le 1 février 1805.

 

Il servit en cette qualité sous le maréchal Brune qui faisait la conquête de la Poméranie suédoise. En 1807 le maréchal Mortier, lui laissa le commandement des troupes devant Stralsund, et fut forcé d'opérer sa retraite au mois d'août suivant.

 

Employé en 1808 à l'armée d'Espagne, sous les maréchaux Lannes et Moncey, il concourut à la déroute des insurgés renfermés dans Lerin ; il commandait une division d'infanterie au siège de Saragosse en1809. Il combattit avec sa valeur accoutumée à Wagram, et eut deux chevaux tués sous lui.

 

À la campagne de Russie, il, commandait une division du 10e corps et faisait partie de la garnison de Dantzig. Il se distingua en plusieurs occasions et fut au nombre des prisonniers lors de la capitulation de la place.

 

Il reçut la croix de Saint-Louis en 1814, puis dans les Cent-Jours il fut employé sous les ordres du général Rapp, dans le 5e corps d'armée du Rhin.

 

À la seconde rentrée il fut porte sur le tableau de disponibilité, et mis à la retraite quelque temps après.

 

Député en 1821, il prit place sur les bancs de l'opposition, et mourut le 15 décembre 1828 à Nancy. Son nom est inscrit sur le côté Est de l'arc de triomphe de l'Étoile : 16e colonne.

 

« Charles Louis Dieudonné Grandjean », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852

 

 

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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 00:00

 Naissance de Louis Joseph Lahure

né à Mons le 29 septembre 1767. Il fit ses études à l’université de Louvain, et prit du service comme volontaire au moment de la révolution de Belgique. Lors de la dissolution de l’armée des États, il résolut, à la rentrée des Autrichiens, de passer en France pour y vouer son épée à la cause de la liberté. Le comité belge établi à Lille, sous la protection de la France, y organisa des compagnies, composées surtout de patriotes belges. La guerre ayant été déclarée à l’Autriche en 1792, M. Lahure vola aux avant-postes à la tête d’un régiment organisé par lui, fit partie de l’expédition de Luckner sur Courtrai, et s’empara d’une pièce de canon, se renferma dans Lille pendant le terrible bombardement de cette ville et rendit d’éminents services avec ses tirailleurs belges. Plus tard, il concourut à la prise de la citadelle d’Anvers, sous les ordres de Dumouriez, et nommé chef de l’un des bataillons belges, le 9 janvier 1793, après leur réorganisation à Bruxelles, il assista à la bataille de Nerwinde, contribua au gain de la bataille d’Hondscoote, où il s’empara d’une batterie ennemie, se battit bravement en Belgique et en Hollande durant la mémorable campagne de 1794-1795, eut un cheval tué sous lui à l’attaque de Rousselaer et sauva de l’échafaud un jeune émigré français fait prisonnier, en le faisant évader pendant la nuit. Puis, toujours à la tête de son bataillon, entra le premier à Utrecht, à Amsterdam, à Harlem, passa le Wahal, vis-à-vis le village de Rossune et enleva au pas de charge une redoute renfermant deux mortiers, cinq pièces de gros calibre et une grande quantité de munitions. Arrivé à Alkmaër devant la flotte hollandaise du Helder, quelques bâtiments anglais qu’y retenaient des glaçons, il exécuta le projet hardi de s’emparer de cette flotte, composée de 14 vaisseaux de guerre et de plusieurs bâtiments marchands ; pendant la nuit, à la tête d’un escadron de hussards, détaché du 5e régiment, il partit après avoir fait monter des tirailleurs en croupe des cavaliers. Au point du jour l’escadron chargea avec intrépidité sur la glace, et les tirailleurs s’élancèrent à l’abordage. Les équipages surpris par cet assaut bizarre et inattendu n’essaient pas de résister, et la flotte entière se rend à des hussards. On trouva au Helder une grande quantité de marchandises et plusieurs ballots d’assignats, sans doute faux, que les Anglais y avaient jetés. Tout fut fidèlement inventorié et scellé. Ces soldats pauvres, qu’on ne payait qu’en assignats sans valeur, ne songèrent pas même à demander leur part de prise. On ne se battait que pour la gloire. A cette époque, toutes les vertus s’étaient réfugiées aux armées. En 1796, M. Lahure suivit Bernadotte en Italie comme chef de la 15° demi-brigade, et assista au passage du Tagliamento. A Gradisca (passage de l’Isongo), le colonel Lahure entra le premier, dans un fort défendu par 8.000 Autrichiens, et fut remarqué et mentionné par le général Bonaparte. A Civita-Castellana, Mack attaqua avec toutes ses forces la division Macdonald qui ne comptait pas 7.000 hommes. La demi-brigade Lahure occupait les avant-postes sur trois points différents ; attaquée par des forces redoutables, elle soutint le choc, et les mit dans une déroute complète, en s’emparant de plusieurs pièces de canon et de tous les équipages. Le Directoire écrivit à Lahure une lettre de félicitation et lui décerna un sabre d’honneur.

Il assista à la bataille de la Trébia, y fut grièvement blessé, et nommé général de brigade sur le champ de bataille ; mais, transporté à Plaisance, il resta prisonnier. Sa convalescence fut longue, il resta estropié et ne prit que peu de part aux guerres de l’Empire. Appelé en 1801 au Corps législatif, il fut, depuis, constamment réélu. Le 14 juin 1804 il fut nommé commandeur de la Légion-d’Honneur. Appelé au commandement du département du Nord, il contribua à repousser les Anglais de Flessingue. En 1813 il fut créé baron de l’Empire avec une dotation qu’il ne toucha jamais. En 1814, au moment de l’invasion, on lui offrit un million et le titre de duc s’il voulait livrer une des places fortes du Nord aux Bourbons ; le général Lahure se contenta de prévenir le ministre de la police générale. Après la Restauration, il demanda et obtint des lettres de naturalisation. Il reçut aussi la croix de Saint-Louis. Pendant les Cent-Jours, il conserva son commandement. A la seconde rentrée de Louis XVIII, il brisa son épée en jurant de ne jamais la reprendre. Le général Bourmont lui offrit un commandement qu’il refusa. En 1818 il fut mis à la retraite de maréchal de camp avec le grade de lieutenant-général, il ne s’occupa plus alors que de la culture des betteraves. En juillet 1830, il reprit momentanément le commandement du département du Nord. On vint lui offrir le commandement en chef des troupes belges au moment de la Révolution, il refusa. Le 10 mars 1831 il a été créé grand officier de la Légion d’Honneur. Le général Lahure a trois fils qui servirent avec distinction dans l’armée française.

 

Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, C. Mullié

 

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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 00:00

Naissance de Anne Charles Lebrun, duc de Plaisance

né à Paris le.28 décembre 1775 ; son père était alors avocat au Parlement de Paris. Il avait 25 ans quand il entra dans la carrière des armes, après le 18 brumaire. Il fut attaché au général Desaix en qualité d’aide-de-camp ; il le reçut dans ses bras lorsqu’il fut frappé à mort dans les champs de Marengo. A la suite de cette bataille Lebrun fut nommé colonel du 3e hussards et fit à la tête de ce régiment la campagne de 1805, pendant laquelle il fut chargé par l’Empereur d’apporter à Paris la nouvelle de la victoire d’Austerlitz. La journée d’Eylau valut au colonel Lebrun le grade de général de brigade. Il obtint celui de général de division, le 23 février 1812, avant le départ pour la campagne de Russie ; il fut créé en outre comte de l’Empire et grand-croix de l’ordre de la Réunion. En 1813 le général Lebrun fut nommé grand officier de la Légion-d’Honneur et gouverneur de la ville d’Anvers qu’il avait à préserver de l’invasion de l’ennemi ; mais dans les premiers mois de 1814, Napoléon confia ce commandement à Carnot. Lebrun adhéra au rétablissement des Bourbons, fut fait chevalier de Saint-Louis et envoyé dans la 14ème division militaire en qualité de commissaire du roi. Au retour de Napoléon, le duc de Plaisance, père du général, ayant repris sa position d’architrésorier, et ayant de plus été appelé au ministère de l’instruction publique, le général Lebrun fut, dès le 27 mars, chargé par Napoléon d’aller prendre en Champagne le commandement que venait de quitter le maréchal duc de Bellune. Il fut en outre nommé à la Chambre des représentants par le département de Seine-et-Marne. A la seconde Restauration, le général Lebrun fut mis en disponibilité. A la mort de son père, en 1825, il lui succéda dans son titre de Pair et de duc de Plaisance. En 1833 il fut nommé grand-croix de la Légion-d’Honneur.Le duc de Plaisance a épousé la fille de M. de Barbé-Marbois. Il figure sous le nom de Lebrun sur l’arc de triomphe de l’Étoile, côté Ouest.

 

 

 

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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 00:00

29 décembre 1768: Charles Louis Dieudonné Grandjean

 

Charles Louis Dieudonné Grandjean

 

né à Nancy le 29 décembre 1768

 

militaire français.

 

Il est le Fils de François Dieudonné Grandjean et Jeanne Maletz.

 

Le 13 février 1794 il épouse à Phasbourg Marie-Madeleine (1767-1840), sœur du maréchal Georges Mouton. Il aura deux enfants: Victor Aimé né le 7 novembre 1794 et Octavie née le 17 avril 1798.

 

Entré de bonne heure au service, il fut fait sous-lieutenant au 105e Régiment d'Infanterie en 1792, et servit, cette même année, à l'armée du Rhin, commandée par Custine; adjudant-général adjoint près de Desaix, en 1793 ; adjudant-général chef de brigade le 12 mai 1796, il s'empara, en mai 1799, du camp retranché de Postringo, fit aux ennemis 1,200 prisonniers sur l'Adige, et fut nommé général de brigade sur le champ de bataille.

 

Il combattit à la bataille de la Trebbia et y reçut deux blessures, se distingua de nouveau à la bataille d'Engen-Stockach, à Oberhausen.

 

Il commandait une division de réserve à Hohenlinden et s'y distingua par une attaque impétueuse qui culbuta un corps de troupes hongroises.


Il reçut la croix de commandeur en 1804 et le grade de général de division le 1er février 1805.

 

Il servit en cette qualité sous le maréchal Brune qui faisait la conquête de la Poméranie suédoise. En 1807 le maréchal Mortier, lui laissa le commandement des troupes devant Stralsund, et fut forcé d'opérer sa retraite au mois d'août suivant.

 

Employé en 1808 à l'armée d'Espagne, sous les maréchaux Lannes et Moncey, il concourut à la déroute des insurgés renfermés dans Lerin ; il commandait une division d'infanterie au siège de Saragosse en1809.

 

Il combattit avec sa valeur accoutumée à Wagram, et eut deux chevaux tués sous lui.

 

À la campagne de Russie, il, commandait une division du 10e corps et faisait partie de la garnison de Dantzig.

 

Il se distingua en plusieurs occasions et fut au nombre des prisonniers lors de la capitulation de la place.

 

Il reçut la croix de Saint-Louis en 1814, puis dans les Cent-Jours il fut employé sous les ordres du général Rapp, dans le 5e corps d'armée du Rhin.

 

À la seconde rentrée il fut porte sur le tableau de disponibilité, et mis à la retraite quelque temps après.

 

Député en 1821, il prit place sur les bancs de l'opposition, et mourut le 15 décembre 1828 à Nancy.

 

Son nom est inscrit sur le côté Est de l'arc de triomphe de l'Étoile : 16e colonne.

 

« Charles Louis Dieudonné Grandjean », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852

 

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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 00:00

Louis Joseph Lahure

 

né à Mons le 29 septembre 1767.

 

Il fit ses études à l’université de Louvain, et prit du service comme volontaire au moment de la révolution de Belgique.

 

Lors de la dissolution de l’armée des États, il résolut, à la rentrée des Autrichiens, de passer en France pour y vouer son épée à la cause de la liberté.

 

Le comité belge établi à Lille, sous la protection de la France, y organisa des compagnies, composées surtout de patriotes belges.

 

La guerre ayant été déclarée à l’Autriche en 1792, M. Lahure vola aux avant-postes à la tête d’un régiment organisé par lui, fit partie de l’expédition de Luckner sur Courtrai, et s’empara d’une pièce de canon, se renferma dans Lille pendant le terrible bombardement de cette ville et rendit d’éminents services avec ses tirailleurs belges.

 

Plus tard, il concourut à la prise de la citadelle d’Anvers, sous les ordres de Dumouriez, et nommé chef de l’un des bataillons belges, le 9 janvier 1793, après leur réorganisation à Bruxelles, il assista à la bataille de Nerwinde, contribua au gain de la bataille d’Hondscoote, où il s’empara d’une batterie ennemie, se battit bravement en Belgique et en Hollande durant la mémorable campagne de 1794-1795, eut un cheval tué sous lui à l’attaque de Rousselaer et sauva de l’échafaud un jeune émigré français fait prisonnier, en le faisant évader pendant la nuit.

 

Puis, toujours à la tête de son bataillon, entra le premier à Utrecht, à Amsterdam, à Harlem, passa le Wahal, vis-à-vis le village de Rossune et enleva au pas de charge une redoute renfermant deux mortiers, cinq pièces de gros calibre et une grande quantité de munitions. Arrivé à Alkmaër devant la flotte hollandaise du Helder, quelques bâtiments anglais qu’y retenaient des glaçons, il exécuta le projet hardi de s’emparer de cette flotte, composée de 14 vaisseaux de guerre et de plusieurs bâtiments marchands ; pendant la nuit, à la tête d’un escadron de hussards, détaché du 5e régiment, il partit après avoir fait monter des tirailleurs en croupe des cavaliers. Au point du jour l’escadron chargea avec intrépidité sur la glace, et les tirailleurs s’élancèrent à l’abordage. Les équipages surpris par cet assaut bizarre et inattendu n’essaient pas de résister, et la flotte entière se rend à des hussards. On trouva au Helder une grande quantité de marchandises et plusieurs ballots d’assignats, sans doute faux, que les Anglais y avaient jetés. Tout fut fidèlement inventorié et scellé. Ces soldats pauvres, qu’on ne payait qu’en assignats sans valeur, ne songèrent pas même à demander leur part de prise. On ne se battait que pour la gloire. A cette époque, toutes les vertus s’étaient réfugiées aux armées. En 1796, M. Lahure suivit Bernadotte en Italie comme chef de la 15° demi-brigade, et assista au passage du Tagliamento. A Gradisca (passage de l’Isongo), le colonel Lahure entra le premier, dans un fort défendu par 8.000 Autrichiens, et fut remarqué et mentionné par le général Bonaparte. A Civita-Castellana, Mack attaqua avec toutes ses forces la division Macdonald qui ne comptait pas 7.000 hommes. La demi-brigade Lahure occupait les avant-postes sur trois points différents ; attaquée par des forces redoutables, elle soutint le choc, et les mit dans une déroute complète, en s’emparant de plusieurs pièces de canon et de tous les équipages. Le Directoire écrivit à Lahure une lettre de félicitation et lui décerna un sabre d’honneur.


Il assista à la bataille de la Trébia, y fut grièvement blessé, et nommé général de brigade sur le champ de bataille ; mais, transporté à Plaisance, il resta prisonnier. Sa convalescence fut longue, il resta estropié et ne prit que peu de part aux guerres de l’Empire. Appelé en 1801 au Corps législatif, il fut, depuis, constamment réélu. Le 14 juin 1804 il fut nommé commandeur de la Légion-d’Honneur. Appelé au commandement du département du Nord, il contribua à repousser les Anglais de Flessingue. En 1813 il fut créé baron de l’Empire avec une dotation qu’il ne toucha jamais. En 1814, au moment de l’invasion, on lui offrit un million et le titre de duc s’il voulait livrer une des places fortes du Nord aux Bourbons ; le général Lahure se contenta de prévenir le ministre de la police générale. Après la Restauration, il demanda et obtint des lettres de naturalisation. Il reçut aussi la croix de Saint-Louis. Pendant les Cent-Jours, il conserva son commandement. A la seconde rentrée de Louis XVIII, il brisa son épée en jurant de ne jamais la reprendre. Le général Bourmont lui offrit un commandement qu’il refusa. En 1818 il fut mis à la retraite de maréchal de camp avec le grade de lieutenant-général, il ne s’occupa plus alors que de la culture des betteraves. En juillet 1830, il reprit momentanément le commandement du département du Nord. On vint lui offrir le commandement en chef des troupes belges au moment de la Révolution, il refusa. Le 10 mars 1831 il a été créé grand officier de la Légion d’Honneur. Le général Lahure a trois fils qui servirent avec distinction dans l’armée française.

 

Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, C. Mullié

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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 00:00

Jean-Charles Desailly

Jean-Charles Desailly, (27 décembre 1768 à Oisy (Pas-de-Calais) – 22 mai 1830) est un militaire français.

 

Il entra en 1784 au 13e régiment d'infanterie légère.

 

Il se trouva le 23 août 1792, au combat du camp de Maulde, le 9 septembre 1793 au siège de Dunkerque, en l'an II, au combat de Rousselaer et en l'an III, au siège de Graves, du 7 brumaire au 8 nivôse.

 

Il servit ensuite dans l'armée qui, sous les ordres de Pichegru, conquit la Hollande.

 

Passé dans le courant de la même année à l'armée de Sambre-et-Meuse, il assista le 22 fructidor aupassage du Rhin, et au siège de Mayence en vendémiaire de l'an IV.

 

En l'an V, son régiment, devenu la 15e demi-brigade d'infanterie légère, fut envoyé à l'armée d'Italie.

 

Desailly, par la valeur qu'il déploya le 26 ventôse au passage du Tagliamento, et le 28 du même mois, à la prise de Gradisca, mérita, le 6 germinal, le grade de chef de bataillon.

 

Employé à l'armée de Naples, commandée par Championnet, il se fit de nouveau remarquer, le 14 frimaire an VII, au combat de Civita Castellana.

 

Retourné quelque temps après à l'armée d'Italie, il eut un cheval tué sous lui à la bataille de la Trebia, à la suite de laquelle, le 6 messidor, il fut nommé chef de brigade.

 

De retour en France à la paix, il fut nommé, le 19 frimaire an XII, membre de la Légion d'honneur, puis officier le 25 prairial suivant, et commandant de l'ordre le 4 nivôse an XIII.

 

Le 14 vendémiaire an XIV, il combattit à Wertingen, le 24 du même mois à Ollabrunn, et le 11 frimaire à Austerlitz (2 décembre 1805).

 

Il contribua, le 6 juin 1806, à la reddition de Kœnigsberg, devint baron de l'Empire le 20 août 1809, prit une part glorieuse, le 19 et le 22 avril 1809, aux batailles de Tann et d'Eckmühl, et fut récompensé de ses services le 8 juin, par le grade de général de brigade.

 

Le 6 juillet suivant, à Wagram, un même coup de canon le blessa à l'épaule droite et tua son cheval.

 

Le général Desailly, employé en Russie dans la division Gudin, concourut le 18 août 1812, à la prise de Smolensk, mais, eut la cuisse gauche fracassée deux jours après à l'enlèvement de Valutina-Gora.

 

Cette blessure l'obligea, le 13 mai 1813, à demander sa retraite.

 

Depuis cette époque jusqu'au 22 mai 1830, date de sa mort, son nom est demeuré étranger aux événements qui se sont passés en France. Son nom est inscrit sur l'arc de triomphe de l'Étoile, côté Ouest : 39e colonne.

 

Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852 

 

 

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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 00:00

Antoine François Eugène Merlin

Antoine François Eugène Merlin, né le 27 décembre 1778 à Douai (Nord) et mort à Eaubonne (Seine-et-Oise) le 31 août 1854) est un général français du Premier Empire.

 

Fils de Merlin de Douai, le célèbre jurisconsulte, il entra dans la carrière des armes à l'âge de 14 ans en 1793.

 

Attaché à l'état-major du général Cambray, il assista, en Vendée, à la défaite de Montaigu, devint sous-lieutenant au 18e hussards, et alla ensuite à l'armée du Nord et à l'armée du Rhin, jusqu'à la paix de Campo-Formio.

 

Capitaine en 1797, il avait à peine 19 ans que Bonaparte le nomma son aide de camp et l'emmena en Égypte. Il assista aux batailles des Pyramides et d'Aboukir, au siège de Saint-Jean-d'Acre, et fut envoyé comme plénipotentiaire auprès de l'amiral Sydney-Smith qui lui remit les journaux contenant le récit de toutes les défaites éprouvées par les armées du Directoire.

 

Il revint avec Bonaparte, et, après Marengo, fut aide de camp du général Dupont.

 

Rentré plus tard dans le corps de l'armée, chacun de ses grades fut le prix d'une action d'éclat. Néanmoins, arrivé au grade de chef d'escadron de grosse cavalerie en novembre 1800, il ne fut nommé colonel du 1er hussards que dix ans plus tard.

 

Chef d'escadron en 1802, chevalier de la Légion d'honneur, il fit avec son régiment, le 4e hussards, les campagnes d'Autriche (1805), de Prusse (1806) et de Pologne (1807), et se signala à la prise de Lubeck.

 

Chevalier de l'Empire le 28 juillet 1808, et colonel du 1er hussards en 1810, il fut envoyé à l'armée de Portugal. Il se signala, le 3 août 1811, à l'affaire de Sabugal, où, à la tête d'un faible escadron, il dispersa un régiment d'infanterie anglaiseet lui reprit une pièce d'artillerie dont il venait de s'emparer. Pour ce fait, il fut créé officier de la Légion d'honneur.

 

À la bataille des Arapyles, il soutint avec énergie, à la tête de son régiment, les efforts de l'ennemi et protégea la retraite de l'armée. Il fit prisonnier sir Paget qui commandait les dragons de la reine et quelques régiments de cavalerie anglaise. Après s'être signalé dans les principales affaires de cette campagne, il fut nommé général de brigade le 14 juillet 1813, et rejoignit, l'année suivante, la Grande Armée.

Le général Merlin se signala de nouveau pendant la campagne de Saxe (1813). Après la bataille de Leipzig, où il montra une rare intrépidité, il mérita les éloges publics de Napoléon Ier qui le nomma commandant en second du 1er régiment des gardes d'honneur, puis colonel du 4e régiment de l'arme. Il resta bloqué à la forteresse de Mayence en 1814.

Mis en non-activité à la première Restauration, il reçut cependant la croix de Saint-Louis en février 1815. Aux Cent-Jours, il s'empara du fort de Vincennes que lui abandonna le marquis de Puyvert, fut fait major des chasseurs à cheval de laGarde impériale, et eut à organiser le 2e régiment de l'arme dont il prit ensuite le commandement. À Waterloo, il commandait la 2e brigade de la 5e division de cavalerie (général Jacques-Gervais Subervie) du 1er corps de cavalerie (généralClaude-Pierre Pajol).

 

Après le licenciement de l'armée de la Loire, le général Merlin quitta la France et suivit dans l'exil son père qui faisait partie de la liste, des 38 proscrits par l'ordonnance du 24 juillet 1815. Monté à bord, à Anvers, du navire américain l'Alice, les deux voyageurs s'embarquèrent à Anvers pour se rendre en Amérique, et firent naufrage à l'embouchure de l'Escaut, près de Flessingue, le 24 février 1816.

 

Rentré en France en 1818, il fut dénoncé comme complice de la conspiration de Nautil (août 1820). Il parvint à échapper au mandat d'arrêt lancé contre lui, et fut acquitté au mois de février 1821 par la Chambre des pairs.

 

Réintégré dans le cadre d'activité après la révolution de Juillet 1830, il fut nommé commandeur de la Légion d'honneur le 21 mars 1831,  lieutenant général le 30 septembre 1832, fit la campagne des Dix-Jours, assista au siège d'Anvers (1832), et reçut, en 1834, le commandement de la 18e division militaire.

 

Élu1, le 21 juin 1834, député du 11e collège du Nord (Avesnes), contre à M. Taillandier2, il siégea parmi les conservateurs et se montra partisan de la dynastie nouvelle. Grand officier de la Légion d'honneur en 1837, pair de France le7 novembre 1839, il fut mis à la retraite, comme général de division, le 30 mai 1848.

 

Le comte Merlin avait épousé, le 7 août 1806 aux Pays-Bas, Mlle Louise Jeanne Madeleine (née le 28 février 1788 - Rennes), fille unique de Louis Gohier, membre du Directoire et descendante, par sa mère, du célèbre ministre protestantPierre Dumoulin. L'Union restera sans postérité. Ils sont tout deux enterré au cimetière d'Eaubonne (Val-d'Oise).

 

 Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852

 

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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 00:00

Naissance de Dominique Gay-Mariole (ou Gaye Mariolle)

Nous commémorons aujourd'hui la naissance de l'indomptable Dominique Gay-Mariole, né le 27 décembre 1767 à La Séoube, au sud de Sainte-Marie de Campan, et décédé le 19 juin 1818 à Tarbes.

 

Bûcheron robuste, il mesurait près de 2 mètres. Il s'engage le 1er février 1792 au 2ème bataillon de volontaires des Hautes-Pyrénées. Blessé plusieurs fois à l campagne d'Italie,  le 27 fructidor an IV (13 septembre 1796) à la bataille de Saint-Georges près de Mantoue un coup de feu lui traverse la main, ce qui lui vaut un sabre d'honneur puis une carabine d'honneur. En novembre 1796 au pont d'Arcole, il aurait tiré d'une mauvaise situation le général Bonaparte tombé de son cheval. Il participe à tous les combats, faisant preuve d'une bravoure sans égale. L'année d'après, le 26 nivôse (15 janvier 1797), un coup de feu lui traverse les deux cuisses, faisant craindre pour lui une amputation des deux jambes. En récompense de sa vaillante conduite sur le champ de bataille, il reçoit une carabine d'honneur. Plus tard, le 5 février 1804, il est fait chevalier de la Légion d'honneur. En juillet 1807, à Tilsitt, l'Empereur passe en revue ses troupes. Gay-Mariole présente les armes, mais bravant le règlement, ce n'est pas avec un fusil, mais avec un affût de canon de 4 pouces pesant une trentaine de kilogrammes. L'expression est née, quoique la véritable origine de l'expression « faire le mariolle », remonte probablement davantage à l'italien mariolo. Il se retire en 1810 avec le grade de sergent et termine sa vie à Tarbes. Le 20 mars 1814, avec quelques volontaires, il fait encore le coup de feu près de Tarbes, contre les troupes Anglaises de Wellington. Mariole sert de modèle au 1er peintre de l'Empire David pour la vaste fresque, la « Distribution des Aigles » . Il figure aussi dans le tableau « L'entrevue des Empereurs à Erfurt ». Il est aussi représenté sur l'Arc de Triomphe du Carrousel à Paris, sous forme d'une sculpture d'angle. Connu dans toute l'armée sous le nom de "Premier sapeur de France" et de "l'Indomptable", il s'éteind le 19 juin 1818 à Tarbes...

 

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1er Consul

2 août 1802 jusqu'au 18 mai 1804

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Napoléon Ier

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18 mai 1804 au 6 avril 1814 et du 20 mars 1815 au 22 juin 1815

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