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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 23:00

Bataille de Wertingen, 8 octobre 1805


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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 23:00

Bataille de Buçaco (Portugal)...

Victoire de l'armée Anglo-Portugaise


 La bataille de Buçaco est à replacer dans le contexte de la guerre d'Espagne et du Portugal.

Elle a été disputée et gagnée par les forces anglo-portugaises sous le commandement de Wellington le 27 septembre 1810.

Après deux tentatives, vaines, d'envahir le Portugal, Napoléon décide une troisième invasion sous le commandement de Masséna.

Les portugais, commandés par Wellington occupent les hauteurs de Buçaco –une crête de 16 km de long environ – avec 25.000 anglais et autant de soldats portugais, qui ont pour ordre d'arrêter l'avancée des Français. Ceux-ci se heurtent aux troupes anglo-portugaises qui se sont déployées sur la pente opposée de la crête, hors de portée de l’artillerie française.

Les assauts furent livrés par les corps d'armée du maréchal Ney et du général Reynier. Malgré un combat extrêmement violent, les Français ne parvinrent pas à déloger les forces alliées et furent repoussés, subissant de lourdes pertes. Masséna ordonna alors un mouvement de rotation autour de la crête pour prendre la position de flanc. Wellington reprit le 10 octobre la marche de retraite de son armée vers Torres Vedras. Mais face à des fortifications trop puissantes, Masséna décida de prendre ses quartiers d’hiver. Manquant de vivres et harcelé par les assauts continus des Britanniques, il se résigna à la retraite en Espagne au début de 1811, après avoir perdu 25.000 hommes, capturés par les alliés ou morts de faim ou de maladie. Wellington réussit le coup de maitre de libérer tout le Portugal à l'exception d’Almeida...

 

Pour une relation détaillée de la bataille de Bussaco, on lira l’excellent article d’Alain Pigeard (revue du Souvenir Napoléonien N°484, juillet-septembre 2010).

 

Voici un passage intéressant tiré des « Souvenirs intimes et militaires du Général Victor Oudinot, duc de Reggio : Campagnes de Portugal : 1810 et 1811 », de Marc Oudinot, paru dans la revue Napoleonica (n°5, juillet 2009):

 

«...Masséna avait porté son quartier général au fort de la Conception. J’y arrivais le 15 août, jour de la fête de l’Empereur. Les préparatifs du siège d’Almeida se trouvaient à peu près terminés. L’ordre fut donné d’ouvrir la tranchée et les travaux furent continués avec ardeur jusqu’au 26 du même mois. Ce jour-là, à 7 heures du matin, une détonation épouvantable se fit entendre; deux bombes étaient tombées à la fois sur le grand magasin à poudre du château; ce fut l’éruption d’un volcan. Les trois quarts des maisons furent détruites; 500 habitants et un nombre très considérable de soldats de la garnison furent ensevelis sous les ruines. Le lendemain, toute défense étant devenue impossible, la garnison fut obligée de capituler; elle sortit de la place le 27 avec les honneurs de la guerre et nos troupes en prirent possession après 12 jours de siège. La route de Lisbonne étant ainsi ouverte, Masséna commença son mouvement offensif en direction de Coimbra le 15 septembre, se dirigeant à la tête des 6e et 8e corps sur Pinhel et Viseu; le 2e marcha sur Guarda. L’issue de cette troisième expédition de Portugal ne paraissait douteuse à aucun de nous. D’une part, la renommée de Masséna, «enfant chéri de la victoire», d’une autre, l’inaction de Wellington pendant les deux sièges [Ciudad Rodrigo et Almeida] étaient à nos yeux des gages assurés de succès. Mais la fortune des armes est inconstante, elle commençait à nous retirer ses faveurs et l’on verra bientôt, d’ailleurs, que nous n’avions pas fait à l’imprévu une part assez large. En conformité des proclamations du général [Wellington] en date des 2 et 4 août, les habitants fuyaient sous peine de mort à notre approche et laissaient désertes des villes qui avaient été riches et florissantes. Ces violentes mesures nous firent ainsi éprouver de nombreuses privations et nous étions impatients que l’heure du combat vînt y mettre un terme. Le 26 septembre, nous rencontrâmes enfin l’ennemi. Dans le but de couvrir Coimbra et la ville de Lisbonne, il prenait position avec toutes ses forces réunies sur le plateau de Buçaco qui s’élève à 300 pieds au-dessus des vallées qui l’entourent. Masséna ordonne l’attaque pour le lendemain. Seuls deux chemins rocailleux conduisaient aux Anglais. Le 6e corps, aux ordres de Ney, attaque par celui de Buçaco, en colonnes profondes et échelonnées. Reynier attaque dans le même ordre par Santo Antonio. Les escarpements rocailleux ne permettaient pas d’autres formations et l’artillerie ne pouvait suivre le mouvement. Après avoir culbuté avec leur élan accoutumé la première ligne ennemie établie sur le versant, nos troupes arrivèrent hors d’haleine et un peu en désordre sur le sommet de la montagne. Exposées à la mitraille d’une formidable artillerie et à des feux de bataillons meurtriers, elles furent chargées à leur tour et obligées de redescendre dans la plaine avec des pertes sensibles. Le général Graindorge, tué; Ferey, Foy et Simon grièvement blessés; enfin, 6.000 à 7.000 hommes hors de combat attestent à la fois l’héroïsme de nos soldats et l’impuissance de leurs efforts dans cette journée. Masséna se trouvait alors dans une de ces situations qui font peser sur le commandement une immense responsabilité: rester inactif et sans vivres au pied des montagnes, rétrograder en face d’un ennemi victorieux, passer le Mondego pour agir sur la rive gauche quand Wellington pouvait nous y prévenir; tous ces partis étaient également périlleux. Mais bientôt l’heureuse étoile du héros de Zurich et d’Essling allait de nouveau luire. Quelques jours après, une reconnaissance conduite par le général de cavalerie Sainte-Croix rencontra par hasard un paysan qui lui indiqua un chemin non gardé, à deux lieux de celui dont nous avions si témérairement disputé la possession, et qui menait à Coimbra par Cima et Scarda. La défense de ce poste était assignée au corps portugais de Grant qui n’y était point arrivé, soit que les ordres aient été mal donnés, soit qu’ils aient été mal compris. Masséna n’hésite point à prendre le chemin. Ce mouvement de flanc exécuté avec audace entre l’armée ennemie et la mer se termina sans obstacle. Wellington, qui pouvait nous assaillir sur tous les points lors de cette marche faite processionnellement, embarrassée par de nombreux blessés, nous laissa rejoindre la route de Lisbonne, où il trouva, en revanche, des chances de succès dont nous n’avions encore aucun pressentiment. Quoi qu’il en soit, l’ennemi évacua Coimbra à notre approche. Les gouvernements de France et d’Angleterre se proclamèrent hautement vainqueurs à Buçaco. La vérité est que, dans cette bataille violente et indécise, deux chefs d’armée, justement illustrés, ont l’un et l’autre commis des fautes qui rendirent la victoire équivoque, tant est difficile l’art de la guerre.

 

Qu’il me soit permis de rappeler ici un petit incident personnel, dont le récit a dû céder la priorité à l’événement capital. Après avoir reconnu avec Ney et Reynier, le 25 septembre, les positions de l’ennemi et leur avoir donné pour le lendemain des instructions détaillées, le prince d’Essling s’était retiré vers 11 heures du soir à son quartier général établi à deux lieues en arrière. En congédiant ses officiers, il leur recommanda de passer la nuit dans les maisons voisines et d’être à cheval le lendemain, à 4 heures du matin. J’allai me coucher avec un dragon d’ordonnance dans l’écurie la plus rapprochée, bien résolu à être très exact au rendez-vous. Au milieu d’une nuit fort obscure, j’entends passer l’escorte du général en chef. Le maréchal s’approchant de moi m’interpelle en ces mots: «Eh! quoi, mon cher Victor, dormir au moment de la bataille ?… Je ne reconnais pas là le fils du maréchal Oudinot… Viens me rejoindre sans retard…». Ainsi réveillé en sursaut, je bride soudain mon cheval, je le monte et, au milieu des corps de toutes armes, je franchis rapidement les deux lieues qui me séparaient du maréchal Ney. Arrivé à son quartier général, je n’hésite point à l’éveiller. « Le prince d’Essling, lui dis-je avec assurance, est déjà sur le terrain; il est surpris sans doute de ne pas vous y trouver. – C’est inconcevable, répond le maréchal; sa montre est donc en avance ? Il n’est que 3 heures et nous étions convenus de laisser reposer les troupes jusqu’à 5 heures ». Toutefois, le duc d’Elchingen se porte sur le front de bataille; son apparition prématurée occasionne une alerte, à la suite de laquelle des coups de feu sont échangés entre les tirailleurs. Sur ces entrefaites survient Masséna. Étonné de trouver l’armée sur pied avant l’heure convenue, il en demande, sur le ton du reproche, l’explication au maréchal. Celui-ci répond avec une sorte de brusquerie: «Prenez-vous-en, Prince, à votre aide de camp, il a seul le mot de l’énigme».On me fait comparaître et je soutiens en présence des deux états-majors réunis, que j’ai exécuté les ordres directs et formels du général en chef. Voyant ma conviction inébranlable, Masséna mit fin avec bonté à ce débat par le mot: Somnambule ! Somnambulisme apparent, sans doute, mais qui, en fait, n’a point existé. Je me suis endormi sous l’impression d’une ardeur belliqueuse toute juvénile. J’ai eu en songe avec le Prince un rapide entretien qui est passé dans mon esprit à l’état de réalité. L’erreur n’ayant point cessé avec le rêve, j’ai poursuivi dans la plénitude de mes facultés le but auquel mon honneur semblait intéressé, mêlant rêve et réalité. Des escarmouches étaient encore engagées entre les éclaireurs des deux armées lorsque je fus envoyé par le général en chef à Coimbra à l’effet de donner aux Anglais l’assurance que leurs blessés y recevraient les mêmes soins que les nôtres. La ville de Coimbra, dont la population s’élève à 15.000 âmes, était comme celle de Viseu entièrement abandonnée par ses habitants. Elle renferme un grand nombre de collèges et de monastères, qu’en vertu de ma mission humanitaire je fis mettre à la disposition des officiers de santé pour le service des hôpitaux. En qualité de parlementaire, je fus conduit tout de suite au Palais épiscopal. J’y trouvai un brillant officier d’état-major qui se disposait à entrer en pourparlers avec nous sur le même sujet. L’intimité s’établit vite entre gens de guerre qu’une trêve momentanée réunit éventuellement. Les meilleurs rapports ne tardèrent donc pas à exister entre l’aide de camp de Wellington et moi. Quand il fallut nous séparer, présomptueux comme on l’est au jeune âge, je le priai de me considérer comme son correspondant à Lisbonne quand les Anglais nous auraient cédé la place. Il me répondit avec finesse et réserve: «En toute chose, il faut considérer la fin. » Si j’en crois mes souvenirs, l’officier qui m’a donné cet avis judicieux était James Henry FitzRoy Somerset, devenu depuis le célèbre Lord Raglan. Cette maxime de notre bon La Fontaine était à la fois un enseignement et un pronostic. Je n’en compris l’application que quelques jours après....»

 

 

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 23:00

 

Bataille de Dego (1794)

 

(victoire emportée grâce au chef de l’artillerie, Bonaparte)

 

Dego-IMG 1073.JPG

Eglise Saint-Ambroise à DegoEglise Saint-Ambroise à Dego

 

La première bataille de Dego eut lieu le 21 septembre 1794 entre les forces françaises et les forces autrichiennes et se termina par une victoire française.

 

Informations générales
Date 21 septembre 1794
Lieu Dego, Ligurie près de Savone
Issue Victoire française
Belligérants
Drapeau français République française Drapeau : Empire d'Autriche Archiduché d'Autriche
Royaume de Sardaigne Royaume de Sardaigne
Commandants
André Masséna Comte Olivier de Wallis (en)
Forces en présence
18 000 hommes 8 000 hommes
Première coalition
Batailles
Guerre de la Coalition

Verdun — Thionville — Valmy — Lille — 1er Mayence — Jemappes — Namur — Francfort — Neerwinden — Landau — Famars — 2e Mayence — 1er Arlon — Valenciennes — Hondschoote — Méribel — Ménin — Wissembourg — Wattignies — Kaiserslautern — 2e Arlon — Geisberg — Tourcoing — Tournai — Ouessant (navale) — Fleurus — Calvi — Sprimont — Luxembourg — Helder — Gênes (navale) — Hyères (navale) — 3e Mayence — Groix (navale) — Irlande (1796) — Droits de l'Homme (navale) — Cap Saint-Vincent (navale) — Santa Cruz de Tenerife (navale) — Camperdown (navale) — Kehl


Guerre du Roussillon
Le Boulou 1 — Mas Deu — Bellegarde (1re) (en) — San Pietro (en) — Peyrestortes — Trouillas — Fort-Liberté - Toulon — Le Boulou 2 — Bastan — San Lorenzo (en) - Orbaitzeta (en) - Roses (en) - Montagne Noire — Golfe de Rosas (en)


Campagne d'Italie
Dego — Loano — Montenotte — Millesimo — Dego — Mondovi — Cherasco — Fombio — Pont de Lodi — Mantoue — Lonato — Castiglione — Peschiera — Rovereto — Bassano — Pont d'Arcole — Rivoli — Faenza —ValvasoneTyrol — Pâques véronaises — Chronologie de la campagne

 

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 23:00

Charles-Louis d'Autriche

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Photo : Erzherzog Karl Reiterdenkmal in Wien Released under the GNU Free Document License, http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html
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archiduc d’Autriche, feld-maréchal-général, grand maître de l’Ordre teutonique, troisième fils de l’empereur Léopold II et de Marie-Louise, fille de Charles III, roi d’Espagne, naquit à Vienne le 5 septembre 1771. Il reçut de bonne heure une éducation distinguée qu’il fortifia sans relâche par de sérieuses études. Le maréchal de Bellegarde lui enseigna les premiers éléments de la stratégie. Les événements qui agitaient l’Europe offrirent bientôt au jeune prince l’occasion d’en faire l’application sur les champs de bataille.

L’Autriche et la Prusse venaient de former la première coalition contre la France. A peine âgé de 21 ans, le prince Charles reçut le commandement de l’avant-garde de l’armée autrichienne sous les ordres du prince de Cobourg. Il se distingua par son courage dans cette première campagne, notamment à la bataille de Neerwinden, où il cueillit les premiers lauriers militaires. L’empereur François le nomma grand-croix de Marie-Thérèse et gouverneur des Pays-Bas ; il combattit aux affaires de Charleroi, de Fleurus et d’Aldenhoven.

Dans la seconde campagne, le jeune prince seconda avec talent les opérations du général Clairfayt.

C’est surtout dans la belle campagne du Rhin, en 1796, qu’il déploya les grandes qualités qui l’ont placé au rang des premiers hommes de guerre de l’époque.

L’histoire a recueilli cette longue suite de combats mêlés de succès et de revers ; ce qui appartient au prince Charles, c’est l’exécution du beau mouvement qui repoussa le général Jourdan des frontières de la Bohême jusque sous les murs de Düsseldorf, et les audacieuses manœuvres qui forcèrent Moreau à repasser le Rhin. L’Autriche, délivrée de la crainte de l’invasion, la Bavière ramenée sous ses lois, la guerre reportée sur les frontières de France, la prise de Kehl et d’Huningue, tels furent les résultats obtenus par la tactique d’un général de vingt-cinq ans. Reçu triomphalement à Vienne, le prince Charles fut nommé généralissime des armées autrichiennes.

Il rencontra bientôt un redoutable adversaire. Le général Bonaparte, victorieux en Italie, allait franchir les Alpes noriques et se précipiter sur Vienne. Le prince Charles, marchant à sa rencontre, engagea avec lui sa première bataille sur les rives du Tagliamento, le 16 mars 1797, et lui opposa la plus vigoureuse résistance. Peu de jours après, au combat livré sur le col de Tarvis, le prince affronta la mort avec un courage héroïque, et ne céda devant Masséna qu’après les efforts les plus opiniâtres.

Bonaparte offrit la paix à son rival par une lettre célèbre qui témoigne de sa haute estime pour le prince. Quelques mois après, la paix de Campoformio était signée.

L’Europe fut de nouveau mise en feu. Rentré en campagne, le prince Charles battit le général Jourdan à Ostrach et à Stockach : dans ce dernier combat, on le vit mettre pied à terre et charger lui-même à la tête de ses grenadiers. Passé en Suisse, il fit assaut de manœuvres et d’audace avec Masséna ; il revint bloquer Philisbourg, et remporta, le 22 novembre 1798, la victoire d’Heingheim.

A la fin de cette campagne, dégoûté de voir ses plans militaires sans cesse traversés par le conseil aulique, il céda le commandement à son frère l’archiduc Jean, et se retira en Bohême.

Les victoires de Bonaparte le firent bientôt rappeler au commandement de l’armée autrichienne, qui se trouvait alors désorganisée. Le général Moreau était à 30 lieues de Vienne ; le prince Charles signa avec lui l’armistice de Steyr, qui fut suivi de la paix de Lunéville.

L’Autriche tira de nouveau l’épée contre la France. Le prince Charles, qui s’était prononcé contre la guerre, et qui ne fut point consulté sur les plans de la campagne, reçut le commandement de l’armée réunie en Italie sur l’Adige. Pendant que les troupes autrichiennes éprouvaient de nombreux revers en Allemagne, seul, il soutint en Italie l’honneur des armes de l’Empire ; à Caldiero, il déploya toutes les ressources de son talent, et ramena intacte l’armée qui lui avait été confiée.

Après la paix de Presbourg, il fut nommé chef du conseil aulique de guerre et généralissime des armées.

Il reprit les armes en 1809, et soutint contre Napoléon une lutte glorieuse. Au combat sanglant d’Aspern, son courage fut admirable ; chaque fois qu’il voyait ses soldats fléchir, il sautait à bas de son cheval, saisissait un drapeau et les ramenait au combat. Sa dernière bataille fut celle de Wagram, où les chefs des deux armées déployèrent tant de talents et de bravoure. A quelque temps de là, il se démit du commandement, après avoir adressé à ses soldats de touchants adieux.

Depuis, il vécut dans la retraite, emportant avec lui le renom d’un grand capitaine.

Comme son illustre rival Napoléon, il a retracé avec la plume les grandes choses qu’il avait exécutées avec l’épée, en consacrant une partie de ses loisirs à la composition de plusieurs ouvrages militaires fort estimés. Le prince Charles qui, chargé des pouvoirs de l’Empereur des Français, avait conduit à l’autel la jeune archiduchesse Marie-Louise, sa nièce, devenue l’épouse de Napoléon, servit de guide et de protecteur au fils du grand homme qu’il avait combattu. Il entoura de soins et de conseils le duc de Reichstadt qui lui témoignait les sentiments d’une affection toute filiale.

 

Il est mort à Vienne en I847.

Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, C. Mullié

 

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 23:00

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La bataille de Gross Beeren, eut lieu le 23 août 1813, (à Blankenfield, Großbeeren, et Sputendorf) à une quinzaine de km au sud ouest de Berlin dans le cadre de la guerre de la sixième coalition, entre l'armée française commandée par le maréchal Oudinot et les forces prussiennes sous les ordres du maréchal Bernadotte devenu prince héritier de Suède
Oudinot qui avait été gravement blessé récemment fait avancer ses soixante mille hommes dont des saxons sur trois routes avec peu de communications entre elles et de cavalerie vers Berlin par la route de Wittenberg dans la plaine de Trebbin.
Météo: pluie torrentielle sur un terrain sableux où se forment des lacs.
Le 4e corps, commandé par le général Bertrand, resta aux prises toute la journée, sur la droite, avec les 13 000 hommes des milices du Brandebourg et les 32 canons de la Landwehr du général Tauenzien, mais sans avantage marquant de part et d’autre. Le 7e corps soit 27 000 hommes, commandé par le général Reynier, attaque le centre tenu par les 38 000 hommes de von Bülow. Ils s’emparent du village et occupent la colline du moulin-à-vent qui se trouve derrière mais ils sont contre-attaqués alors qu'ils se préparaient à leur cantonnement.
Général Guilleminot:
Le général Guilleminot, qui était sur la gauche avec le 12e corps formé des « Marie-Louise » jeunes recrues enthousiastes mais inexpérimentées, du côté de Guttergotz, en observation devant les Russes de Wintzingerode et de Woronzof, avait donné toute son attention à la canonnade qui écrasait le centre de l’armée française .
À ce bruit, il n’avait pas hésité; laissant les Russes qui ne bougeaient pas, et mettant en pratique la maxime des tacticiens qui sont braves avant tout, à défaut d’ordre, il s’était dirigé sur le feu. Cependant, il n’avait pu arriver sur le champ de bataille que le soir. Bulow était déjà maître de Gross-Beeren, et le centre se trouvait en pleine retraite sur Gottow. Ce mouvement réussit d’abord à arrêter l’élan des prussiens puis à reprendre le village.
Mais le 7e corps avait subi la perte de 3 000 tués et blessés, plus treize pièces de canon. Mille cinq cents soldats saxons furent fait prisonniers, qui, le lendemain même s’enrôlèrent au service de la Prusse.
Oudinot ordonne la retraite à Jüterbog. Défaite française.
Généraux Girard et Hirchfeld:
Dans le temps où se livrait le combat de Gross-Bereen, une division était sortie de Magdebourg, sous les ordres du général Girard pour se joindre.
Le 27, cette colonne tomba au milieu de l’avant-garde russe à Belzig. L’infanterie française eu d’abord l’avantage; mais tandis qu’elle était aux prises avec les troupes du général Hircheld, qui lui cédait le terrain, elle fut tournée et enveloppée par les cosaques de Czernichef .
Un grand désordre s’ensuivit. Le général Girard fut blessé, et sa colonne ne put rentrer à Magdebourg qu’en laissant 800 prisonniers et six canons.

 

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 23:00

Le 15 août 1799, l'armée austro-russe, sous les ordres d'Alexandre Souvorov, remporte en Ligurie, la bataille de Novi, contre les troupes françaises du général Barthélemy Catherine Joubert.

 

Celles-ci, qui en sont à leurs troisième défaite en six mois, sont alors chassées d'Italie qu'elles occupaient depuis la campagne de Napoléon Bonaparte en 1798.

 

Fichier:Battle of Novi.jpgBataille de Novi, peinture d'Alexander Kotzebue


Informations générales
Date 15 août 1799
Lieu Novi (Italie)
Issue Victoire Autro-Russe decisive
Belligérants
Drapeau français République française Drapeau : Empire d'Autriche Archiduché d'Autriche
Flag of Russia.svg Empire russe
Commandants
Barthélemy Joubert †
Jean Victor Marie Moreau
Alexsandre Suvorov
Forces en présence
38 000 hommes 45 000 hommes
Pertes
1 500 morts
5 000 blessés
3 000 prisonniers, 39 canons
1 800 morts
5 200 blessés
1 200 prisonniers
Deuxième coalition - Campagne d'Italie
Batailles
Guerre de la deuxième coalition

St George's Caye (navale) — 1re Stockach — Winthertur — 1re Zurich — Bergen — 2e Zurich — Alkmaar — Castricum — Moesskirch — Biberach — Engen  — 2e Stockach — Höchstädt — Ampfing — Hohenlinden — Copenhague (navale) — Algésiras (navale)


Campagne d'Égypte
Chebreiss — Pyramides — Aboukir (navale) — Caire — El Arish — Jaffa — Saint-Jean-d'Acre — Mont-Thabor — Aboukir (terrestre) — Héliopolis — Canope — Siège d'Alexandrie


2e Campagne d'Italie
Magnano — Cassano — Trebbia — Mantoue — Novi — Montebello — Gênes — Marengo — Pozzolo

Contexte

Les armées de Souvorov sont entrées en Italie au printemps 1799.

 

Elles ont remporté la victoire à Cassano contre le général Moreau et à La Trébie contre le général Macdonald, reprenant ainsi une grande partie du nord de l'Italie aux Français.


Sieyès nomme le général Joubert à la tête de l'armée française d'Italie, car il le croit capable de redresser la situation.

 

Il emmène avec lui un renfort de 20 000 conscrits, portant ainsi son armée à 30 000 hommes.

 

Théoriquement, Souvorov possède 70 000 soldats à son service, mais plusieurs d'entre eux ont été laissés en garnison en différentes places d'Italie du Nord.

 

À Novi, pour la bataille qui s'annonce, il ne dispose que de 45 000 hommes.

Les généraux

La réputation d'Alexandre Souvorov n'est plus à faire.

 

Depuis 1768, date où il a battu la Confédération de Bar en Pologne, il n'a jamais perdu une bataille.

 

Sa réputation d'invincibilité atteint son zénith lors de la guerre russo-turque, alors qu'il s'empare des forteresses réputées imprenables d'Otchakov et d'Izmaïl.

 

En 1794, il écrase l'insurrection polonaise lors des batailles de Majociewice et de Praga.

 

C'est l'empereur d'Autriche qui a insisté auprès du tsar Paul Ier, pour qu'il soit nommé à la tête des forces austro-russes chargées de reconquérir l'Italie.


Le général Barthélemy Catherine Joubert a à peine trente ans mais il n'est pas novice dans la guerre.

 

En 1798, il a secondé brillamment Napoléon Bonaparte dans sa campagne d'Italie, s'illustrant à Montenotte, Millesimo, Mondovi et surtout Rivoli.

 

Nommé commandant en chef en Italie, en octobre 1798, il force le roi de Sardaigne à abdiquer, mais donne sa démission lorsqu'il apprend que les commissaires civils du Directoire veulent restreindre son indépendance.

 

Après la défaite de La Trebbia, Sieyès le rétablit dans ses fonctions avec les pleins pouvoirs.

Veille de la bataille

Lorsque Souvorov apprend la nomination de Joubert, il commet l'erreur de le sous-estimer en déclarant:  

C'est un jouvenceau qui vient à l'école, nous allons lui donner une leçon.


Au lieu de réunir ses forces en un seul point, il décide que chacun des trois corps d'armée aura des objectifs différents et devra se battre sans se préoccuper de ce que font les deux autres.

 

Son aile droite, commandée par le général autrichien Pál Kray, devra enfoncer l'aile gauche française et prendre Novi de revers.

 

L'aile gauche, sous les ordres du russe Pierre de Bagration, reçoit l'ordre de contenir l'aile droite française.

 

Souvorov commandera l'armée du centre et s'occupera de s'emparer de Novi.


Du côté français, Joubert a pris le commandement de son aile gauche, donnant le centre au général Moreau et l'aile droite au général François Watrin.


Déroulement de la bataille

Le combat commence à cinq heures du matin avec une attaque foudroyante de Souvorov.

 

À droite, le général Kray tente de s'emparer des hauteurs de Pasturana afin de prendre les Français à revers.

 

Il est arrêté par Joubert, mais réussit tout de même à enfoncer le 20e légère.

 

Joubert se met à la tête d'une colonne de grenadiers, va à leur aide et se prépare à contre-attaquer quand il est atteint mortellement d'une balle.

 

Évacué, il mourra avant la fin de la bataille.


Moreau, à la tête du secteur centre, prend alors le commandement suprême et envoie le général Pérignon remplacer Joubert sur le flanc gauche tenter de repousser Kray.

 

Lui-même en a plein les bras contre l'armée de Souvorov, tentant de s'emparer de Novi.

 

L'offensive de Kray se solde par un échec.


À gauche, Bagration, qui vient d'apprendre les difficultés de Kray, tente d'opérer une diversion en marchant sur le poste de Novi. Watrin, qui a vu la manœuvre, le repousse et lance aussitôt une contre-offensive.


En début d'après-midi, Souvorov sait que son plan d'attaque n'a pas fonctionné.

 

Lui-même a réussi à repousser Moreau dans Novi mais la place n'est pas encore prise.


Une manœuvre du général autrichien Melas change la donne lorsqu'il parvient à occuper un plateau entre Novi et l'aile droite de l'armée française.

 

À cinq heures du soir, il parvient à la prendre de revers, ce que n'avaient réussi ni Kray ni Bagration.

 

Pressentant le danger, Moreau décide d'évacuer Novi et donne le signal de la retraite.

 

Celle-ci se transforme en débandade lorsqu'une nouvelle offensive de Kray refoule l'aile gauche.

 

Les troupes françaises se dispersent dans toutes les directions malgré les efforts de Moreau pour les rallier. En soirée, Souvorov entre en vainqueur dans Novi.

Chez les Français, le bilan de la bataille est de 1 500 morts, 5 000 blessés et 3 000 prisonniers.

 

Chez les Russes et les Autrichiens, il est de 1 800 morts, 5 200 blessés et 1 200 prisonniers.

Conséquences

Suite à la bataille de Novi, l'armée française doit évacuer l'Italie.

 

À moyen terme, elle a cependant peu de conséquences car Napoléon Bonaparte revient au printemps 1800 y rétablir la situation.

 

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 23:00
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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 23:00

Prise d'Alexandrie


Prise d'Alexandrie

Débarqués la veille à proximité d'Alexandrie, Bonaparte entraînant ces troupes et arrive devant les murs de la ville pour lancer l'attaque à 9 heures du matin. Menou à gauche, le long de la mer, Kléber au centre et Bon vers la porte de Rosette. La place tombe et Davout, avec Boyer, obtient la reddition du fort. Pendant ce temps, les divisions Reynier et Desaix ont fini de débarquer ce 2 juillet au Marabout et rejoignent la ville. Kléber blessé pendant l'assaut, restera à Alexandrie avec la 69ème. Il est remplacé à la tête de sa division par Dugua. Menou également blessé, ira commander Rosette cédant sa division à Vial.

Passé maître de la capitale, et avant de pénétrer plus avant sur le sol égyptien,le Général Bonaparte adresse une proclamation aux habitants musulmans d’Alexandrie. « Depuis trop longtemps les beys qui gouvernent l’Égypte insultent la nation française et couvrent ses négociants d’avanies. L’heure de leur châtiment est arrivée. Depuis trop longtemps ce ramassis d’esclaves, achetés dans le Caucase et la Géorgie, tyrannise la plus belle partie du monde ; mais Dieu, de qui dépend tout, a ordonné que leur empire finisse. Peuple de l’Égypte, on vous dira que je viens pour détruire votre religion, ne le croyez pas ; répondez que je viens vous restituer vos droits, punir les usurpateurs, et que je respecte Dieu, son prophète et le Coran plus que les Mameloucks. Dites-leur que tous les hommes sont égaux devant Dieu ; la sagesse, les talents, les vertus mettent seuls de la différence entre eux… Y a-t-il une plus belle terre ? elle appartient aux Mameloucks. Si l’Égypte est leur ferme, qu’ils montrent le bail que Dieu leur en a fait… Cadis, cheiks, imans, tchorbadjis, dites au peuple que nous sommes aussi de vrais musulmans. N’est-ce pas nous qui avons détruit les chevaliers de Malte ? N’est-ce pas nous qui avons détruit le pape qui disait qu’il fallait faire la guerre aux musulmans ? N’est-ce pas nous qui avons été dans tous les temps les amis du Grand-Seigneur et les ennemis de ses ennemis ?… Trois fois heureux ceux qui seront avec nous ! Ils prospèreront dans leur fortune et dans leur rang. Heureux ceux qui seront neutres ! Ils auront le temps de nous connaître, et ils se rangeront avec nous. Mais malheur, trois fois malheur à ceux qui s’armeront pour les Mameloucks et qui combattent contre nous ! Il n’y aura pas d’espérance pour eux, ils périront. »

La campagne se poursuivra vers Ramanieh qui est à 76 kilomètres d'Alexandrie, avec Desaix qui partira en tête, dès le 3 juillet...

 

 

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 23:00
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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 23:00

Capitulation de Masséna et chute de Gênes.

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1er Consul

2 août 1802 jusqu'au 18 mai 1804

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Napoléon Ier

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18 mai 1804 au 6 avril 1814 et du 20 mars 1815 au 22 juin 1815

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