Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 00:00

 bataille d'Eylau, témoignage de l'officier d'ordonnance Paulin

«C’était le 8 février; nous venions de joindre enfin l’ennemi .Sa position était choisie et occupée avant que nos colonnes en marche aient pu prendre leur rang de bataille. Aussitôt que le petit jour le permit, le 7° corps exécutait son mouvement de concentration sur Eylau. Les trois divisions d’infanterie qui le composaient étaient bonnes, fraîches, bien commandées ; la cavalerie était aux ordres du général Beaumont ; Sénarmont commandait l’artillerie. Nous étions tout près d’Eylau, sans cependant l’apercevoir à notre gauche, tant l’atmosphère était brumeuse, quand le général Bertrand, de toute la vitesse de son cheval, accourut auprès du maréchal Augereau, avec l’ordre, de la part de l’empereur, de porter le 7° corps en avant et d’attaquer à l’instant même l’ennemi qui lui fait face. A ce moment, nous ne pouvons rien distinguer ; la neige, à gros flocons, poussée par un violent vent du nord, nous aveuglait en nous frappant au visage. Nous allons nous ébranler, attaquer… Mais, au contraire, c’est nous qui sommes attaqués avec fureur, par un ennemi qui nous voit et que nous ne pouvons apercevoir. Nos divisions en colonne n’ont pas le temps de se déployer…Une épouvantable canonnade bouleverse nos masses, et dans le trouble qu’elle cause, les Cosaques poussent une vigoureuse charge en tête et en queue. Le général de division Desjardins, à pied, est atteint d’une balle à la tête ; en tournoyant, il balbutie un commandement et tombe raide mort ; le général de division Heudelet reçoit un biscaïen dans le ventre ; le colonel Maccheï, Irlandais, sous-chef d’état-major, tenait à deux mains les rênes de son cheval ; le même boulet lui enlève les deux poignets. Tout est désordre, confusion, stupeur, sous l’avalanche des coups qui redoublent…On est obligé de mettre un peu d’espace entre soi et un ennemi dont le feu vous écrase et qu’il est impossible de voir ; on commence un mouvement rétrograde qui achève de tout perdre. Les boulets russes s’enfoncent dans toute la profondeur de nos colonnes en retraite et achèvent d’y porter un désordre inouï. Dans cet instant, je me trouvais placé à côté du maréchal [Augereau], à sa droite ; grave, il ne proférait pas une parole. Moins aguerri que lui, je me sentais frissonner, lorsqu’un boulet, avec ce bruit flasque du fer qui s’enfonce dans une masse peu résistante, traversa, par le dos, le corps du capitaine du génie Fossarde, qui était botte à botte avec moi. D’instinct je tournai la tête vers le maréchal comme pour me dire de maîtriser mon émotion dans une situation qui exigeait tant de sang-froid. C’était toujours la sévère figure des campagnes d’Italie, cette haute stature, ce coup d’œil incisif et ce nez de grand oiseau de proie ; c’était toujours cette tête, aux traits si fortement caractérisés, qu’enveloppait, un grand mouchoir blanc, duquel, sur chaque tempe, s’échappaient les boucles d’une chevelure en désordre, dépoudrée, ondulant au vent. Il portait son chapeau à plumes blanches, la corne en avant, de travers sur le côté droit ; le pantalon blanc, les bottes à retroussis jaunes, d’où pendaient deux grands tirants , selon la mode du temps. A peine eut-il réprimé par ce regard expressif l’impression qu’il avait vue se manifester sur mes traits, que lui-même il est heurté, entraîné, renversé par une multitude effarée. Il tombe tout d’un coup, dans cette mêlée, avec son cheval, complètement engagé sous sa monture. Ce n’est qu’avec les efforts réunis de tous ceux qui l’entouraient qu’on parvient à le relever. Le maréchal chancelle, sous l’étreinte de la douleur ; mais, heureusement, cette douleur n’est que le résultat de sa chute ; il a reçu, à la hanche gauche, une très forte contusion, causée par la coquille de son épée prise entre le sol et lui, pendant qu’il était sous son cheval. Tout à coup, et sans que je puisse me rendre compte comment, je me trouve séparé du maréchal, dont je soutenais le bras, et me trouve au milieu d’une charge de Cosaques poussée plus à fond que la première. Je le perds de vue et ne reconnais plus un seul camarade sur ce champ de carnage où tout, autour de moi, semble avoir cessé de vivre. Marcelin Marbot, qui quelques instants auparavant avait mis le sabre à la main, le fixant au poignet avec son mouchoir de poche tressé, avait disparu. Je restai seul de l’état-major du 7°corps dont les lambeaux couraient éparpillés. La mort et le désordre surtout avaient soufflé dessus, comme le vent soufflait sur la neige qu’il chassait devant lui. Dire ce qu’en vingt minutes, à peu près, étaient devenues trois belles division d’infanterie et une bonne cavalerie, est une chose impossible, et la pensée se révolte à ce souvenir, car jamais l’histoire des guerres n’a présenté d’exemple d’une dislocation aussi instantanée. Tout avait disparu, comme anéanti ! Mais grâce à l’atmosphère obscurcie par la neige, les Russes n’osèrent pas poursuivre le 7° corps, qui, bien que n’existant plus sur le champ de bataille, n’en était pas détruit pour cela. On apercevait encore, de distance en distance, sur les petits monticules dont était parsemé le terrain, des groupes de fantassins pelotonnés pour résister aux attaques des Cosaques qui fouillaient la plaine. Ces groupes étaient les débris d’un beau régiment dont j’ai le regret d’avoir oublié le numéro. Ils voulaient tenir bon, se cramponnaient au terrain, ne cédaient pas. Je vois encore un de ces hommes, petit, nerveux, sec comme une allumette, avec des jambes de cerf serrées dans des guêtres noires à boutons plats en cuivre jaune, montant jusqu’aux jarrets, me criant, dans son exaltation : « capitaine, ils n’iront pas plus loin ! Ils n’iront pas plus loin, capitaine ! » et, du bout de son briquet, il traçait une barre sur la neige. Vaine démonstration ; les Russes, il est vrai, n’allaient pas plus loin ; voyant le peu d’importance de ces groupes, il les abandonnaient pour se jeter au fort de la bataille, pour prendre part à l’attaque principale contre l’Empereur. Que devenir ?… Je ne savais plus où était le maréchal ; j’ignorais où était son état-major. Il ne pouvait me venir à la pensée de reculer pour aller à leur recherche. J’étais bien monté ; je marchai au canon qui tonnait du côté d’Eylau… »

Repost 0
Published by Napoleon Ier - dans Batailles
commenter cet article
26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 00:00

La Berezina du Sergent Bourgogne

"...Le lendemain 26 (novembre 1812), dans la journée, nous allâmes prendre position sur les bords de la Berezina. [...] En arrivant, nous vîmes les braves pontonniers travaillant à la construction des ponts pour notre passage. [...] Un de mes amis m'a assuré avoir vu l'Empereur leur présentant du vin. A deux heures de l'après-midi, le premier pont fut fait. [...] Le second pont, pour l'artillerie et la cavalerie, fut terminé à quatre heures. Un instant après notre arrivée sur le bord de la Berezina, je m'étais couché, enveloppé dans ma peau d'ours et, aussitôt, je tremblai de la fièvre. Je fus longtemps dans le délire ; je croyais être chez mon père, mangeant des pommes de terre et une tartine à la flamande, et buvant de la bière. Je ne sais combien de temps je fus dans cette situation, mais je me rappelle que mes amis m'apportèrent, dans une gamelle, du bouillon de cheval très chaud que je pris avec plaisir et qui, malgré le froid, me fit transpirer, car, indépendamment de la peau d'ours qui m'enveloppait, mes amis, pendant que je tremblais, m'avaient couvert avec une grande toile cirée qu'ils avaient arrachée d'un dessus de caisson de l'état-major, sans chevaux. Je passai le reste de la journée et de la nuit sans bouger.

 

Le lendemain 27, j'étais un peu mieux, mais extraordinairement faible. Ce jour-là, l'Empereur passa la Berezina avec une partie de la Garde et environ mille hommes appartenant au corps du maréchal Ney..."

 

Sergent Bourgogne, Mémoires du sergent Bourgogne, ed. Arléa

 

Repost 0
Published by Napoleon Ier - dans Batailles
commenter cet article
26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 00:00

La Bérézina, 26-29 novembre 1812, Alain Pigeard

Employé par les journalistes et l'homme de la rue, le nom de Bérézina est devenu un synonyme de défaite, et même pire, de déroute. Pourtant, si l'on examine avec recul et sérénité ces événements, il convient de remarquer que l'armée russe a un objectif majeur : empêcher les Français de traverser la rivière Bérézina au gué de Studianka et, si possible, faire prisonnier les restes de la Grande Armée avec surtout son chef, l'Empereur Napoléon. Il n'en fut rien, l'armée française s'échappa et ce ne furent que quelques milliers de traînards qui restèrent aux mains des Russes. Si l'expression « c'est la Bérézina » doit être utilisée, c'est bien chez les Russes qu'on doit l'appliquer !

 

L'auteur montre que la Bérézina ne constitue pas une défaite, ni une déroute pour l'armée française : seuls quelques milliers de soldats de la Grande Armée furent prisonniers des Russes qui avaient pour mission d'empêcher les Français de traverser cette rivière et de faire prisonniers l'armée et l'Empereur.

 

La Bérézina, 26-29 novembre 1812, Alain Pigeard, éditions Napoléon 1er / Sotec, 9.9 €

 

Repost 0
Published by Napoleon Ier - dans Batailles
commenter cet article
24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 00:00

Bataille de Loano

 

victoire non-exploitée

 

La bataille de Loano est une bataille des guerres de la Révolution française, en 1795, et une victoire des forces françaises de Masséna sur les Autrichiens de Wallis et d’Argenteau

 

Bataille de Loano
Loano-IMG 0417.JPG
Informations générales
Date 22 novembre 1795
Lieu Loano
Issue Victoire française
Belligérants
Drapeau de France France Drapeau: Empire d'Autriche Empire d’Autriche
Piémont  Piémont
Commandants
André Masséna
Charles Augereau
Comte Olivier de Wallis (en)
Eugène Argenteau
Benedetto de Savoie (en)
Forces en présence
25000 hommes 18000 hommes
Pertes
3000 hommes 7000 hommes et 48 canons
Première coalition
Batailles
Guerre de la Coalition

Verdun — Thionville — Valmy — Lille — 1er Mayence — Jemappes — Namur — Francfort — Neerwinden — Landau — Famars — 2e Mayence — 1er Arlon — Valenciennes — Hondschoote — Méribel — Ménin — Wissembourg — Wattignies — Kaiserslautern — 2e Arlon — Geisberg — Tourcoing — Tournai — Ouessant (navale) — Fleurus — Calvi — Sprimont — Luxembourg — Helder — Gênes (navale) — Hyères (navale) — 3e Mayence — Groix (navale) — Irlande (1796) — Droits de l'Homme (navale) — Cap Saint-Vincent (navale) — Santa Cruz de Tenerife (navale) — Camperdown (navale) — Kehl


Guerre du Roussillon
Le Boulou 1 — Mas Deu — Bellegarde (1re) (en) — San Pietro (en) — Peyrestortes — Trouillas — Fort-Liberté - Toulon — Le Boulou 2 — Bastan — San Lorenzo (en) - Orbaitzeta (en) - Roses (en) - Montagne Noire — Golfe de Rosas (en)


Campagne d'Italie
Dego — Loano — Montenotte — Millesimo — Dego — Mondovi — Cherasco — Fombio — Pont de Lodi — Mantoue — Lonato — Castiglione — Peschiera — Rovereto — Bassano — Pont d'Arcole — Rivoli — Faenza —ValvasoneTyrol — Pâques véronaises — Chronologie de la campagne

Repost 0
Published by Napoleon Ier - dans Batailles
commenter cet article
15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 00:00

Fichier:1801 Antoine-Jean Gros - Bonaparte on the Bridge at Arcole.jpg

Napoléon au pont d'Arcole, par Antoine-Jean Gros, (ca. 1801), Louvre, Paris

 

Bataille d'Arcole

 

La bataille du Pont d'Arcole s'est déroulée du 15 au 17 novembre 1796 (25 au 27 brumaire an 5) lors de la première campagne d’Italie.


Fichier:La Bataille du Pont d'Arcole.jpg

Tableau de Horace Vernet

 

Elle opposa les 19 000 hommes de l’armée française, sous les ordres de Napoléon Bonaparte, aux 24 000 hommes de l'armée autrichienne, commandée par le général Josef Alvinczy.

 

Informations générales
Date 15 -17 novembre 1796
Lieu Arcole:Province de Vérone
nord-est de l'Italie
Issue Victoire française
Belligérants
Drapeau français République française Drapeau : Empire d'Autriche Archiduché d'Autriche
Commandants
Napoléon Bonaparte Josef Alvinczy
Forces en présence
19 000 hommes 24 000 hommes
Pertes
3 500 morts ou blessés
1 300 prisonniers
2 200 morts ou blessés
4 000 prisonniers
Première coalition
Batailles
Guerre de la Coalition

Porrentruy — Marquain — Verdun — Thionville — Valmy — Lille — 1er Mayence — Jemappes — Namur — Maastricht — Francfort — Neerwinden — Landau — Famars — San Pietro — 2e Mayence — 1er Arlon — Valenciennes — Hondschoote — Méribel — Ménin — Kaiserslautern — Wattignies — Wissembourg — 2e Arlon — Geisberg — Tourcoing — Tournai — Ouessant (navale) — Fleurus — Calvi — Sprimont — Luxembourg — Helder — Gênes (navale) — Hyères (navale) — 3e Mayence — Groix (navale) — Irlande (1796) — Droits de l'Homme (navale) — Kehl — Cap Saint-Vincent (navale) — Santa Cruz de Tenerife (navale) — Camperdown (navale) — Kehl


Guerre du Roussillon
Le Boulou 1 — Mas Deu — Bellegarde (1re) (en) — Peyrestortes — Trouillas — Fort-Liberté - Toulon — Le Boulou 2 — Bastan - Orbaitzeta (en) - Roses (en) - Montagne Noire — Golfe de Rosas (en)


Campagne d'Italie
Dego — Loano — Montenotte — Millesimo — Dego — Mondovi — Cherasco — Fombio — Pont de Lodi — Mantoue — Lonato — Castiglione — Peschiera — Rovereto — Bassano — Pont d'Arcole — Rivoli — Faenza —ValvasoneTyrol — Pâques véronaises — Chronologie de la campagne

 

Prélude

Ce furent deux jours de bataille sur les rives de l'Alpone, affluent de l'Adige.

La manœuvre de tenaille effectuée par Charles Augereau et André Masséna échoue.

 

Fichier:Il passaggio del ponte di Arcole in una stampa di Antonio Bonamore.jpg

Le passage du pont d'Arcole

Déroulement

 

Augereau passe l’Adige à Ronco all'Adige mais est repoussé par un feu violent devant le pont d’Arcole et Masséna s'enlise dans les marais.

Alors commandant de l'armée d'Italie, Bonaparte

"saisit un drapeau s'elance sur le pont et l'y plante. sa colonne l'avait à moitié franchi lorsqu'un feu de flanc la fit rétrograder. les grenadiers enlevèrent Bonaparte et l'entrainèrent, il fut précipité dans un marais où il enfonça jusqu'a mi-corps. Lannes qui etait blefsé etait accouru de milan il couvrit le general de son corps. Muiron aide de camp en fit autant et il fut tué ainsi que le général Robert"1 


Bonaparte tente alors d'envoyer des renforts à Masséna mais tombe dans un marécage.

C'est le général Belliard qui rallie ses hommes et sauve le futur empereur.

 

Bonaparte ordonne à ses tambours d'aller discrètement sur les arrières des Autrichiens et de faire le plus de bruit possible afin de faire croire que des renforts sont arrivés. Alvinczy, croyant les Français en train d'attaquer ses arrières, désunit sa solide défense et poursuit les tambours avec son armée, ce qui permet à Masséna de traverser l'Adige.

Bonaparte ordonne à Masséna et à Augereau de prendre l'armée ennemie en tenaille par un gué découvert par Masséna, ce qui permet de l'anéantir.


Bilan


L'armée française est victorieuse et reste solidement accrochée dans le nord de la péninsule italienne.

Le siège de Mantoue continue, et la campagne aboutit courant 1797 à l’éviction des Autrichiens de la péninsule italienne.

 

Références

  1. Récit de Jean Antoine François Ozanam,témoin visuel, hussard de la 1ère Compagnie des Hussards de Berchiny, Livre de Famille Tome I Fond Ozanam (non publié)
Repost 0
Published by Napoleon Ier - dans Batailles
commenter cet article
23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 23:00

24 – 25 octobre 1812

Bataille de Maloïaroslavets

"Toutes les divisions, et même la garde royale qui faisait partie de ce corps, furent successivement engagées toute la journée. Français et Russes se disputèrent avec acharnement la ville et les entours (sic). Les Russes avaient l’avantage de la position. C’était du haut des collines qui domine la ville qu’ils avaient attaqué et culbuté les deux bataillons de la division Delzons. Des ravins profonds et taillés à pic séparaient ces bataillons du reste de la division. Il fallut les gravir de nouveau sous le feu de l’ennemi autant de fois que les troupes qu’on y envoya furent repoussées, et ce ne fut qu’à la fin du jour que nous restâmes maitres de Maloïaroslavets, ou plutôt des positions qui l’environnent, car le feu avait pris à cette malheureuse ville pendant ce combat et bientôt elle fut réduite en cendres. Le corps d’armée du vice-roi prit seul part à cette affaire qui fut l’un des plus beaux combats de la campagne. Eugène y déploya le sang-froid d’un général consommé et la bravoure d’un soldat. Notre perte fut évaluée à 4.000 hommes. L’armée regretta surtout Delzons ; il fut tué en marchant à la tête de ses troupes pour rentrer dans la ville dont ses premiers bataillons avaient été débusqués. Son frère, officier supérieur qui servait à son état-major, fur renversé près de lui à l’instant où il se précipitait pour le secourir et l’enlever du champ de bataille, et tous deux périrent dans le même moment et furent enterrés ensemble." Ainsi Griois dans ses mémoires qui relate les combats de Maloïaroslavets, un fait d'armes qui méritait un petit article en l'honneur de tous les soldats tombés aux alentours de ce village, lors de la retraite de Russie.

 

 

Rappelons les faits: Après avoir quitté Moscou le 19 Octobre, l’Empereur tente de rejoindre la Pologne en empruntant la route du Sud, qui passe par Kalouga et ses régions fertiles qui n’ont pas été ravagées par la guerre. L’avant-garde de la Grande Armée, commandée par le prince Eugène de Beauharnais, avance sans rencontrer d’adversaire jusqu’aux abords de la rivière Louja et du village de Maloïaroslavets (le village es situé sur des hauteurs au pied desquelles coule la Louja dans un lit marécageux), qu’elle atteint le 23 octobre au soir. Mais le Général Koutouzov a décidé de barrer la route à son ennemi et envoyé les 20.000 Russes du Général Doctorov sur la Louja, à Taroutino puis à Maloïaroslavets. Le 24 octobre, lorsque les 15.000 hommes d’Eugène (divisions italiennes et françaises) s’apprêtent à franchir le pont sur la Louja, ils sont barrés par les Russes. Ceux-ci marchant par leur gauche sur l’autre coté de la rivière, n’avaient qu’à s’introduire dans le village de Maloïaroslavets. Un combat acharné s’engagea et le village fut pris et repris six fois. Le prince Eugène parvint à garder le contrôle du pont et du village, mais ne put s’assurer une tête de pont solide sur l’autre rive. Le 25 octobre, l’Empereur en personne chercha un passage sur la Louja et échappa de peu à la capture par les cosaques. Il renonça à la route de Kalouga et décida de revenir sur ses pas jusqu’à Ochivogo, pour reprendre la route de Mojaïsk empruntée à l’aller. Mais celle-ci était totalement saccagée et dépourvue de possibilités de ravitaillement. La désastreuse retraite de Russie pouvait commencer...

Photo
Photo
Photo
Photo
Photo
Photo

 

Repost 0
Published by Napoleon Ier - dans Batailles
commenter cet article
20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 23:00

 Bataille navale de Trafalgar

Alors que l'Angleterre forme une troisième coalition contre Napoléon, Nelson, à la tête de l'escadre de la Méditerranée, doit empêcher que l'armée Française puisse débarquer sur le sol anglais avec les 200.000 soldats réunis au camp de Boulogne. L'amiral de Villeneuve qui commande la flotte française, tente une échappée vers les Antilles pour y attirer la flotte anglaise. Il revient au plus vite vers la Manche pour couvrir le débarquement en Angleterre. Mais, traqué par Nelson, il se fait surprendre au large de l'Espagne et se réfugie dans le port de Cadix où des navires espagnols, alliés de la marine Française, le rejoignent. Il fait mettre ses navires à l'abri dans la rade de Cadix, mais Napoléon lui ordonne d'en sortir et d'affronter les britanniques emmenés par Nelson. Accablé de reproches, Villeneuve se résout à sortir de la rade et engage les combats contre les navires anglais de Nelson (de lui cette célèbre phrase «England expects that every man will do his duty» qui galvanisa les troupes de marine avant la bataille). A bord du Bucentaure, Villeneuve commande les Alliés: 18 vaisseaux français dont 4 de quatre-vingt canons et 14 de soixante-quatorze canons, en plus des 15 vaisseaux espagnols, aux ordres de Gravina. Les équipages français et surtout espagnols sont moins préparés que leurs homologues anglais, les officiers français formant un ensemble disparate: marins instruits sous l'Ancien Régime et officiers de la marine marchande, formés tant bien que mal sous la Révolution. C'était sans compter sur la bravoure de l'amirauté anglaise qui anéantit la flotte franco-espagnole. A l'issue des combats, la marine française a perdu treize vaisseaux sur dix-huit, la marine espagnole neuf sur quinze. Les Anglais conservent tous leurs vaisseaux . Leurs pertes sont de 400 morts et 1200 blessés. 3.400 Français sont tués, 1.200 blessés; les Espagnols ont 1.000 tués, 2.500 blessés. Nelson, blessé sur le pont de la Victory par une balle tirée de la hune du Redoutable, succombe à ses blessures, avant de pouvoir savourer sa victoire. Il est inhumé dans la cathédrale Saint-Paul, à Londres, au terme de funérailles nationales. Quand à Villeneuve, fait prisonnier par les Anglais, il sera libéré en avril 1806 et se suicidera. Napoléon dira de lui "Le désastre de Trafalgar, je le dois uniquement à la désobeissance de l'amiral Villeneuve". Trafalgar est la plus désastreuse bataille navale de l'histoire de France car la flotte française ne se relèvera pas de cette défaite qui donne la maîtrise des mers à l'Angleterre.

 

Photo
Photo
Photo
Photo

 

 

Repost 0
Published by Napoleon Ier - dans Batailles
commenter cet article
19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 23:00

Reddition d'Ulm

Le 8 septembre 1805, les troupes autrichiennes de l'archiduc Charles avaient envahi la Bavière. Le général Mack, dans l'attente de l'armée russe de Koutousov qui devait arriver de la Moravie, avait concentré ses forces autour de la place forte d'Ulm, pour verrouyer l'accés à l'armée française qui passerait, selon les espions Autrichiens, par la Forêt-Noire. Le plan des alliés austro-russes était simple: concentrer leurs troupes sur le Rhin, attaquer le corps de 30.000 soldats qu'on signalait en marche sur Strasbourg. Napoléon quitte Strasbourg le 2 octobre, pour Ettlingen; Le 7 octobre, il est à Donauwörth, le 9 à Augsbourg où il reste jusqu'au 12. Le piège qu'il a conçu, pour envelopper l'armée autrichienne, restée à Ulm, alors que les troupes françaises la tournent par l'est, lui coupant toute possibilité de retraite, se referme. Il est vrai que les espions de Napoléon, notamment Schulmeister, ont habilement fait croire a un autre plan de l'empereur. Le 14 octobre, c'est le fameux combat d'Elchingen gagné par Ney. Le 20, la capitulation est devenue inévitable, le général Mack étant totalement encerclé et à court de vivres.

Ainsi Marmont: "La colonne autrichienne, sortie par la porte d'aval et en suivant circulairement une ligne parallèle à celle qu'indiquait la tête de nos colonnes, défilait devant l'Empereur et, à cent pas de là, déposait les armes. Les hommes désarmés rentraient ensuite dans Ulm par la porte d'amont; vingt-huit mille hommes passèrent ainsi sous de nouvelles Fourches Caudines." Ainsi Rapp: "Ulm a capitulé aujourd'hui, on en ramasse encore (des autrichiens) à chaque instant de tous les côtés; enfin leur armée d'Allemagne n'existe plus". A l’issue de ces journées, les Français n’eurent que des pertes modérées (500 tués et 1.000 blessés) alors que les Autrichiens laissèrent non seulement 4.000 morts à Ulm mais surtout livrèrent plus de 25.000 prisonniers et abandonnèrent plus de 60 canons. Ce succès permit à Napoléon de poursuivre la campagne, qui se conclut glorieusement à Austerlitz le 2 décembre 1805.

 

  1. Photo
    Photo
    Photo
    Photo
Repost 0
Published by Napoleon Ier - dans Batailles
commenter cet article
14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 23:00

Mort de Karl Philipp de Schwarzenberg

Ministre d’État et de conférence, feld-maréchal et président du conseil suprême de la guerre, né le 15 avril 1771.

Il fit ses premières armes dans la guerre contre les Turcs en 1789 où il se signala par sa bravoure. Les grandes guerres qui éclatèrent entre l’Autriche et la France, à la suite de la Révolution, commencèrent sa haute réputation militaire.

Aide-de-camp du général Clairfait, il se distingua sous ses ordres en plusieurs rencontres, notamment à l’affaire de Quiévrain, le 1er mai 1792.

Dans la campagne de 1793, il commandait une partie de l’avant-garde du prince de Cobourg, et se signala de nouveau près de Valenciennes, à Oisy, à Estreux-lès-Landrecies ; il contribua dans celle de 1794 à repousser les attaques faites sur le Cateau ; dans celle de 1795, reçut l’ordre de Marie-Thérèse pour la bravoure dont il fit preuve dans l’affaire qui eut lieu entre Bouchain et Cambrai, le 27 avril 1795 ; fut nommé en 1796 colonel, commandant le régiment des cuirassiers de Zerschwitz, remporta des avantages signalés à Wurtzbourg, puis fut promu au grade de général-major.

En 1799, il fut créé feld-maréchal-lieutenant et obtint le commandement d’un régiment de hulans qui, depuis cette époque, doit toujours porter son nom ; l’année suivante, après la bataille de Hohenlinden, une manœuvre hardie sauva son corps d’armée menacé d’être fait prisonnier.

Lors de la reprise des hostilités avec la France en 1805, le feld-maréchal de Schwarzenberg fut chargé du commandement de l’aile droite de l’armée autrichienne devant Ulm. Le général Mack ayant souscrit la malheureuse capitulation d’Ulm, Schwarzenberg se fraya un passage à travers la ligne française, en compagnie de l’archiduc Ferdinand.

Il fit preuve de son intrépidité ordinaire à la bataille d’Austerlitz, qui fut livrée, malgré son opposition, avant l’arrivée du corps de Beningsen et de l’archiduc Charles.

Ambassadeur à la cour de Russie en 1808, il quitta Saint-Pétersbourg en 1809 pour reprendre sa place dans l’armée et combattit à Wagram, d’où il se retira à la tête de l’arrière-garde.

La paix ayant été conclue, il remplit les fonctions d’ambassadeur auprès de Napoléon, et fut chargé de conduire les négociations relatives au mariage de l’Empereur avec l’archiduchesse Marie-Louise.

En 1812, dans la grande expédition de la France contre la Russie, le prince Schwarzenberg reçut le commandement du corps de 30.000 hommes mis par l’Autriche à la disposition de Napoléon.

Au mois d’août, Napoléon lui confia le commandement de sa droite et du septième corps, avec lequel il dirigea plusieurs des opérations de cette campagne. — Mais bientôt l’Autriche ayant tourné ses armes contre la France, il fut mis à la tête de la grande armée formée en Bohême, assista aux batailles de Dresde, de Wachau et de Leipzig, puis entra en Suisse, opéra sa jonction avec Blücher, et, nommé généralissime des armées alliées, concourut au combat de Brienne, s’empara de Troyes, et dirigea les travaux de cette mémorable campagne qui finit par la reddition de Paris.

Le retour de Napoléon de l’île d’Elbe ayant de nouveau armé la coalition, le feld-maréchal Schwarzenberg fut encore nommé commandant en chef des armées alliées du Haut-Rhin, et passa le Rhin le 22 juin ; mais déjà la bataille de Waterloo avait vu succomber la fortune de l’Empereur.

Comblé d’honneur et de distinctions par les souverains alliés et par son souverain qui l’autorisa à ajouter à son écusson les armes d’Autriche, il fut nommé président du conseil aulique de guerre, poste qu’il occupa jusqu’à l’époque de sa mort, arrivée le 15 octobre 1820. Il avait épousé, en 1799, la comtesse de Hohenfeld, veuve du prince d’Esterhazy. Il a laissé trois fils. 

 

Biographie des hommes célèbres, Mullié.

 

Repost 0
Published by Napoleon Ier - dans Batailles
commenter cet article
9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 23:00

bataille de Saalfeld

 


« La canonnade n'a duré que deux heures ; la moitié de la division du général Suchet a seule donné ; la cavalerie prussienne a été culbutée par les 9e et 10e régiment de hussards ; l'infanterie prussienne n'a pu conserver aucun ordre dans sa retraite ; une partie a été culbutée dans un marais, une partie dispersée dans les bois.


 

On a fait 1 000 prisonniers ; 600 hommes sont restés sur le champ de bataille ; trente pièces de canon sont tombées au pouvoir de l'armée.


 

Voyant ainsi la déroute de ses gens, le prince Louis de Prusse, en brave et loyal soldat, se prit corps-à-corps avec un maréchal-des-logis (Guindet) du 10e régiment de hussards.


“Rendez-vous, Colonel, lui dit le hussard ou vous êtes mort.”


Le prince lui répondit par un coup de sabre ; le maréchal-des-logis riposta par un coup de pointe, et le prince tomba mort.


 

Si les derniers instants de sa vie ont été ceux d'un mauvais citoyen, sa mort est glorieuse et digne de regret ; il est mort comme doit désirer de mourir tout bon soldat.

Deux de ses aides de camp ont été tués à ses côtés. »

 

Napoléon

 

Repost 0
Published by Napoleon Ier - dans Batailles
commenter cet article

1er Consul

2 août 1802 jusqu'au 18 mai 1804

en_premier_consul.jpg

Napoléon Ier

370px-Ingres-_Napoleon_on_his_Imperial_throne.jpg

18 mai 1804 au 6 avril 1814 et du 20 mars 1815 au 22 juin 1815

napoleon1er

Liens