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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 00:00

Son congé est prolongé pour six mois.

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 23:00

Napoléon quitte la Corse pour Douai, puis Paris.

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 00:00

Naissance du général comte

Alexandre-Louis-Robert Girardin d'Ermenonville

Le général comte Alexandre-Louis-Robert Girardin d'Ermenonville, voit le jour le 13 février 1776 à Paris.

 

Général de cavalerie , baron et comte d’Empire, Grand officier de la légion d’honneur, il entre au collège de la marine à 11 ans et s'embarque à 15 ans. De 1790 à 1792, il participe à de nombreuses campagnes maritimes.

 

Il passe ensuite dans la cavalerie comme sous-lieutenant et fait avec distinction les principales campagnes sous l’Empire. 

 

Chef d’escadron à Austerlitz en 1805, il se distingua en faisant prisonnier près de 400 hommes et prenant 4 pièces de canon, ce qui lui vaudra d'etre décoré par l’Empereur. 

 

Il passe colonel en 1806 au 8ème dragons et combat à Friedland le 14 juin 1807 où il est blessé. 

 

Il est fait baron de l’Empire le 1er juin 1808, puis comte le 18 janvier 1811, par lettres patentes.

 

 Le 4 janvier 1811, il épouse Fidèle Henriette Joséphine de Vintimille de Luc née le 16 janvier 1789. 

 

Il fait ensuite la campagne d’Espagne et sera nommé général de brigade le 22 juin 1811.

 

Vient ensuite la campagne de Russie et la bataille d’Ostrowno où il se distingue les 25 et 26 juillet 1812, repoussant avec 2 bataillons 6.000 russes. 

 

Pendant la campagne de France,sa brillante conduite à Champaubert et à Montmirail où il commande les escadrons de service, lui valut le grade de général de division.

 

 Il se rallia aux Bourbons en 1815 et fut nommé premier veneur de Louis XVIII et de Charles X.

 

 Il est décédé le 5 août 1855 à Paris.

 

 

Son nom est inscrit sur l’arc de triomphe.

 

 

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 00:00

  Arrivée à Autun

 

Armoiries

 

Autun

 

Charles Bonaparte place au collège d'Autun, tenu par des prêtres séculiers, Joseph, destiné au sacerdoce, et Napoléon qui fera une carrière militaire.

 

Le jeune garçon s'y montre pensif et très irritable, particulièrement sur le sujet de sa petite Patrie.


Joseph et Napoléon étaient destinés au collège d’Autun, qui était, sous la haute protection de l’évêque, frère du gouverneur; de là, Napoléon, dont la vocation guerrière était déjà évidente, devait passer au collège militaire de Brienne.

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 23:00

  Napoléon Bonaparte, entre à l'école militaire de Brienne

 

briennes

(NAPOLEON A L’ECOLE MILITAIRE DE BRIENNES)

 

 

Après trois mois passés à Autun, Napoléon est admis comme élève du Roi, à l'école militaire de Brienne, l'un des douze collèges désignés pour préparer 600 enfants de la noblesse pauvre à la carrière des armes.

 

Fichier:Muse brienne le chateau.jpg

 

Dès son arrivée à l'école, le jeune Bonaparte est pris d'une violente nostalgie; il regrette la Corse, la beauté de son ciel, la douce chaleur de son climat:

"Être privé de sa chambre natale, écrira-t-il, et du jardin que l'on a parcouru dans son enfance, n'avoir plus l'habitation paternelle, c'est n'avoir point de Patrie"

 

De plus, il subit de nombreuses mortifications d'amour-propre : le voilà en butte aux chauvinisme Corse: son professeur de géographie rattachant la Corse à l'Italie, ses camarades le déclarent sujet de la république de Gênes.  

 

Napoléon prend feu, défend les Corses, leur vaillance et leur fidélité à leur petite Patrie.

 

Et lorsqu'on déclare le pays asservi à la France, il réplique fièrement : "j'espère le rendre un jour à la liberté. Que sait-on? Le destin d'un empire tient souvent à un homme !"


Pour lui, son idole est http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/2b/Pasquale_Paoli_by_W_Beckey.jpg/250px-Pasquale_Paoli_by_W_Beckey.jpgle Patriote Corse Paoli, qui a délivré son pays des Génois et a glorieusement lutté contre le Roi de France.

 

Il deviendra par la suite un mortel ennemi.


A cette époque, le jeune élève est court de taille, les épaules larges, de stature mince, de teint olivâtre.

 

Il a les yeux vifs et perçants, le regard investigateur, le front large et proéminent, les cheveux noirs et plats, les lèvres fines et souvent nerveusement contractées.

 

Son visage reflète l'énergie, l'ardeur, l'intelligence.

 

 

Bonaparte à l’Ecole militaire s’initiant à la fortification

 

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 23:00

Les lettres désespérées et hautaines qu’il aurait écrites de Brienne, l’une à son père (5 avril 1784), l’autre à M. de Marbeuf (8 octobre 1783), et qu’a recueillies, en dernier lieu, le colonel Jung (Bonaparte et son temps), sont absolument apocryphes.

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 00:00

En trois mois, à Autun, Napoléon apprit assez de français pour commencer à l’écrire, mais il se montra toujours rebelle à la scolastique grammaticale et à l’orthographe, et longtemps sa prononciation décela son origine.

 

Le 23 mars 1779, il fut nommé à l’école militaire de Brienne, dirigée par des religieux minimes; en réalité, l’enseignement y était général et élémentaire, comme il convenait à des enfants : mais l’éducation y était conçue de façon à discerner les caractères et à orienter les aptitudes naturelles

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 00:00

Joseph Hélie Désiré Perruquet de Montrichard

Joseph Hélie Désiré Perruquet de Montrichard est né le 24 janvier 1760 à Thoirette (Jura).

 

Élève surnuméraire d'artillerie à l'École d'application de l'artillerie et du génie de Metz le 16 août 1781, il passa comme élève d'artillerie à Besançon le1er septembre 1782.

 

Nommé lieutenant en second d'artillerie au régiment de Strasbourg le 1er septembre 1783, lieutenant en premier le 11 juin 1786, il entra en qualité dé capitaine en second d'artillerie au régiment de Metz le 1er avril 1791, et y fut fait capitaine-commandant le 1er juin 1792. Il fit dans les armées du Haut-Rhin, du Bas-Rhin, du Nord et de Rhin-et-Moselle, les premières campagnes de la Révolution française, et déploya dans plusieurs affaires une énergie peu commune. Promu chef de bataillon adjudant-général le 30 juillet 1793, il continua à donner des preuves de bravoure et de talent. Toujours aux armées actives, Montrichard attira l'attention des généraux dans les guerres des ans II et III, et fut créé chef de brigade adjudant-général le 25 prairial de cette dernière année.

 

En l'an IV, au passage du Rhin, devant Kehl, le 15 thermidor, il s'embarqua avec un petit nombre d'hommes, traversa audacieusement le fleuve sous le canon de l'ennemi, s'empara de vive force de la rive opposée, fit un grand nombre de prisonniers, occupa la position qu'on lui avait ordonné de prendre, et contribua beaucoup au succès de cette brillante journée; sa conduite lui mérita le grade de général de brigade sur le champ de bataille.

 

Au passage du Lech, effectué le 7 fructidor suivant, il se jeta dans le fleuve à la tête des colonnes qu'il enflamme par son exemple, se précipita sur l'ennemi et le mit en déroute après une vigoureuse résistance. Il reçut dans cette action hardie les félicitations du gouvernement. Si le général Montrichard montra dans ces diverses attaques de l'audace et de l'énergie, il sut aussi faire preuve de talents dans la défense. C'est ainsi qu'il ajouta à sa réputation lors de la retraite de l'armée de Rhin-et-Moselle à la fin de cette campagne.

 

Employé en l'an V aux armées du Rhin et d'Allemagne, il fut appelé, le 24 thermidor an VI, aux fonctions de chef d'état-major général à l'armée de Mayence.

 

Lorsque le Directoire fit choix du général Joubert pour commander l'armée d'Italie, Montrichard l'y suivit, et l'aida dans l'exécution du plan qui avait pour but de s'assurer de l'entière possession du Piémont; lorsque le roi de Sardaigne signa sa renonciation à la couronne, le 23 vendémiaire an VII, il était chef d'état-major à l'armée d'Italie.

 

Promu au grade de général de division le 17 pluviôse, il commandait la place de Bologne peu de jours avant que Scherer ne prît le commandement en chef de cette armée. Scherer ayant été défait à Magnano, le 5 floréal, le général Montrichard se vit chargé de prévenir les suites de cette défaite en couvrant la Toscane et la Ligurie, mission dont il s'acquitta avec un plein succès; il battit les Impériaux en plusieurs rencontres, et les força d'abandonner le siège du fort Urbino. Ce commandement était d'autant plus difficile que les Autrichiens avaient en Toscane de nombreux partisans et fomentaient des insurrections parmi les habitants; mais son caractère ferme maintint partout le calme et la tranquillité ; il rétablit la communication de Bologne avec Ferrare que les insurgés avaient momentanément interceptée.

 

Ce fut alors qu'il eut une altercation assez vive avec le général Lahoz, commandant les troupes cisalpines, par suite de laquelle il suspendit cet officier de ses fonctions, en déliant les troupes sous son commandement de l'obéissance militaire ; cette mesure, peut-être trop rigoureuse, fit oublier à Lahoz ce qu'il devait à la France et le jeta dans les rangs des ennemis.

Le général Montrichard commandait la division de droite de l'armée à la bataille de la Trebbia, livrée aux Français par les Austro-Russes le 20 prairial, et qui dura trois jours.

 

Le générai Montrichard fit ensuite les campagnes des ans VIII et IX à l'armée du Rhin. Il prit la part la plus active aux victoires remportées par le général Moreau, et se trouva, à la tête de sa division, aux combats d'Engen, Moeskirch, Hochstedt; il se distingua surtout aux batailles de Stockach, Memmingen et Oberhausen. Il prit ensuite le commandement de l'une des trois divisions chargée de couvrir la haute Souabe, le pays des Grisons et le Voralberg, et, le 27 brumaire an X, celui des troupes françaises en Helvétie. Au mois de thermidor suivant, il était gouverneur du duché de Lunebourg, lorsqu'il reçut l'ordre de passer en Italie. Le 27 brumaire an XII, Montrichard prit le commandement de la Ière division du corps d'armée employé dans les États de Naples.

 

Nommé membre de la Légion d'honneur le 19 frimaire, l'Empereur l'éleva au grade de commandeur de l'Ordre le 25 prairial.

 

Au mois de brumaire an XIV, ce général était en marche avec sa division, quand deux courriers extraordinaires lui apportèrent des ordres du lieutenant-général Gouvion-Saint-Cyr pour se rendre très-promptement à Ancône, y prendre le commandement supérieur de cette place, faire sans délai occuper militairemnent tous les forts et postes qui en dépendaient, former en quinze jours un approvisionnement de siège pour trois mois, en tout genre, relever tous les ouvrages qui avaient été établis dans la dernière guerre, mettre la place dans le meilleur état de défense, et pousser les travaux avec la plus grande activité.

Le général Montrichard ayant frappé une contribution de 100.000 piastres sur la marche d'Ancône, l'Empereur, instruit de cette circonstance, lui fit ordonner, le 16 mars 1806, de cesser ses fonctions et de venir à Paris rendre compte de sa conduite.

Mis en non-activité, cet officier général adressa au comte Dejean, ministre de la guerre, une lettre pour sa justification, dont nous donnons ici quelques fragments :

 

« Lorsque j'annonçai, dit le général Montrichard, à M. le gouverneur pontifical, que j'allais faire occuper militairement la place d'Ancône et dépendances, en vertu des ordres de l'Empereur et roi, il me répondit qu'il réclamait contre cette occupation comme contraire à la neutralité, mais que, ne pouvant s'y opposer par la force, il se bornait à en rendre compte à sa cour par un courrier extraordinaire. Après avoir fait relever les troupes pontificales dans tous leurs postes et prendre possession des magasins du génie et de l'artillerie, je m'empressai d'écrire à M. le délégué apostolique pour l'inviter à me donner connaissance des mesures qu'il avait prises pour la formation de l'approvisionnement de siège que l'ordonnateur Colbert lui avait demandé, d'après les ordres du général en chef. Il me répondit verbalement qu'il n'avait aucune instruction, ni aucun pouvoir de sa cour relativement à cet approvisionnement.

 

« M. le délégué m'annonça qu'il avait ordre de déclarer, de la manière la plus positive, que Sa Sainteté, déjà étonnée de l'occupation d'Ancône, sans en avoir été prévenue en aucune manière, ne l'était, pas moins des demandes faites .pour un approvisionnement de siège, d'entretien journalier de troupes, de fournitures d'hôpitaux, etc.

 

« Enfin, qu'il ne serait rien fourni aux troupes étrangères restées sur son territoire au-delà du 27.brumaire, époque à laquelle le passage de l'armée de Naples, dans ses États, devait être entièrement effectué. Le surintendant pontifical me. fit aussi connaître qu'il avait ordre de cesser toute espèce de fournitures, à compter du même jour.

« S. E. le cardinal Fesch, ministre de S. M. l'Empereur et roi près le Saint-Siège, m'écrivit en même temps que le Saint-Père, profondément affligé de l'occupation d'Ancône, était dans l'impossibilité absolue de se prêter en rien aux besoins des troupes, et qu'il donnait ordre à son gouverneur à Ancône de protester de la manière la plus formelle contre toute réquisition que je serais dans le cas de faire.

 

« Cependant il fallait assurer tous les services, commencer les travaux de la place; l'artillerie était dans le plus mauvais état; il n'y avait rien dans les magasins du génie: tout était à faire, et je ne pouvais compter sur d'autres moyens que ceux que je prendrais sur les lieux.

a Cependant, sur de nouvelles insistances, M. le délégué apostolique autorisa la députation à faire des avances pour subvenir aux dépenses des travaux de la place et des troupes ; il proposa de les faire rembourser au moyen d'une réquisition que j'adresserais aux receveurs de la Marche d'Ancône et du duché d'Urbin; il fixa lui-même les sommes à payer par chacun des receveurs et se rendit garant de leur rentrée.

 

« Je voulais éviter une réquisition et amener la députation à faire de son propre mouvement l'avance des fonds indispensables pour l'exécution des ordres que j'avais reçus, il me fut impossible de la déterminer; elle m'écrivit que, devant rendre compte de ses opérations, elle ne pouvait agir que d'après un arrêté de ma part.

 

« La mesure proposée par M. le gouverneur fut donc arrêtée en présence de M. le commissaire des.relations commerciales de France, avec qui je devais me concerter, et, le 25 brumaire, je requis les receveurs de la Marche d'Ancône et du duché d'Urbin de faire provisoirement une avance de 100 000 écus romains.

 

« M. le délégué protesta non-seulement contre cette réquisition, mais il en porta plainte à sa cour comme s'il avait été étranger à cette mesure.

« Malgré toutes les entraves que la députation apportait, cette réquisition s'effectua néanmoins; les travaux du génie et de l'artillerie étaient en bon train, les services courants étaient assurés, on commençait l'approvisionnement de siège.

« Les circonstances devenaient plus impérieuses, les Anglo-Russes étaient débarqués à Naples le 30 brumaire. Je répondais de la sûreté de la place; il était urgent de travailler à sa défense.

« Je fis donc de nouvelles instances auprès de la députation ; je la sommai, au nom de la nécessité, de subvenir à nos besoins; quelques menaces, un petit appareil de forces, rien ne put la déterminer. Les autorités municipales ne voulant plus agir, je pris le parti extrême (je n'en avais pas d'autre) de m'adresser directement aux habitants, et par un second arrêté du 5 frimaire, je répartis les 100 000 écus demandés à la Marche d'Ancône et au duché d'Urbin entre les corporations de la seule ville d'Ancône ; quarante-huit particuliers furent désignés pour en faire les avances, et j'ordonnai qu'elles fussent versées dans la caisse du payeur de la division.

 

« Quant aux paiements nécessités par le service de la place, ils ont été faits, tant par le payeur de la division que par la députation, sur la démande, des chefs de service, examinés et visés par le commissaire des guerres chargé de l'administration supérieure de la division, et approuvés par moi, à la charge par les parties prenantes d'en rendre compte et de produire les pièces à l'appui.

« Si cette réquisition avait eu, comme le supposait M. le secrétaire d'État, un autre objet que celui d'exécuter promptement les ordres de Sa Majesté, je n'y aurais certainement pas donné suite. »

Le général Montrichard avait joint à ce Mémoire justificatif plusieurs pièces en sa faveur, et notamment une lettre du cardinal Fesch au ministre de la guerre, dans laquelle il reconnaissait que le gouvernement romain, qui voyait d'un mauvais œil l'occupation d'Ancône, n'avait cessé de dénoncer aux ministres le général Montrichard. Le cardinal s'empressait de rendre hommage à la vérité, étant bien persuadé que le général avait été plus malheureux que coupable.

 

Le comte Dejean fit son rapport sur cette affaire, justifia la conduite de l'ex-gouverneur d'Ancône, et mit le tout sous les yeux de Napoléon Ier.

 

Il paraît que l'Empereur ne conserva aucun doute à cet égard, car il employa le général Montrichard, le 14 janvier 1808, à l'armée de Dalmatie. Le 30 juin 1809, il reçut l'ordre de se rendre au quartier général impérial, et reçut, le 12 novembre, le commandement de la 2e division du 11e corps. Disponible par suite de l'organisation de l'armée d'Illyrie en 1810, il fut appelé en 1812, au commandement de la division qui s'organisait dans le Frioul. Le 3 mars 1813, il servit dans les provinces illyriennes.

 

Mis en non-activité à la paix de 1814, le roi le créa chevalier de Saint-Louis la même année, et lui confia le commandement de la 6e division militaire (Besançon) en juillet 1815. Le général Montrichard obtint sa retraite le 4 septembre suivant.

 

Il mourut le 5 avril 1828.

 

Son nom est inscrit sur l'arc de triomphe de l'Étoile, côté Nord.

 

« Joseph Hélie Désiré Perruquet de Montrichard », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852 [détail de l’édition]

 

 

 

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 00:00

 Naissance de Dominique Louis Antoine Klein

Né en 1759 à Blamont (Meurthe) d’une famille riche. Il servit dans la maison du roi ; lieutenant d’infanterie en 1790, adjoint-général dans un régiment de chasseurs à cheval à Fleurus (armée du Nord), il s’y distingua particulièrement, ainsi que dans toutes les affaires qui suivirent.

 

Général de brigade à l’armée de Sambre-et-Meuse, il s’y fit l’émule de gloire de l’adjudant-général Ney, se couvrit de gloire à Wurtzbourg, à Bamberg où il entra, emporté par son ardeur, avec 50 dragons, sabra les impériaux qui voulaient s’emparer de lui et parvint à sortir de la ville. Au combat de Weilbourg (septembre 1796) il déploya la plus rare valeur, et à la bataille de Newied (avril 1797) il enleva avec ses dragons une position importante, détruisit le régiment de hussards de Barco et fit un grand nombre de prisonniers.

Il fut nommé en récompense général de division, devint le chef d’état-major de Masséna, commanda l’avant-garde et attaqua le premier à Zurich ; il commanda ensuite la cavalerie sur le Rhin, devant Kehl, et suivit Moreau dans sa marche sur Vienne.

 

Rentré en France, on lui donna la 1ère division de dragons dans la Somme. Grand officier de la Légion d’honneur à la création, il alla combattre sous Murat à la Grande Armée. Après la bataille d’Iéna, il occupait, avec une division de dragons, le village de Weissensee, seul débouché ouvert à Blücher. Celui-ci arrive en effet, s’étonne de trouver le général Klein dans cette position et lui jure qu’un armistice vient d’être conclu. Klein le croit, le laisse passer avec 7.000 hommes et apprend trop tard qu’on l’a trompé. Furieux, il jure de se venger, charge dès le lendemain les Prussiens avec fureur, les taille en pièces et leur prend dix drapeaux, 1.000 hommes et un officier général.

Depuis, en Pologne et en Allemagne, 1806 et 1807, Klein se rendit terrible aux ennemis par ses charges de cavalerie. Le général Klein fut appelé au Sénat en 1807 et prit part à ses délibérations jusqu’en avril 1814. Il vota la déchéance de Napoléon, ne prit point de service pendant les Cent-Jours et fut créé pair de France à la seconde Restauration. L’Empereur lui avait fait épouser mademoiselle d’Aremberg, fille de la comtesse d’Aremberg, dame d’honneur de l’impératrice Joséphine. Il l’avait nommé en outre gouverneur du palais impérial. Mort le 2 novembre 1845, dans sa 86ème année.

 

Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, C. Mullié

 

 

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 00:00

 Naissance du Comte Louis-Mathieu Molé

Pair des Cent-Jours, pair de France, ministre, représentant en 1848 et 1849, né à Paris le 24 janvier 1781, mort au château de Champlâtreux (Seine-et-Oise) le 23 novembre 1855, fils de Molé de Champlâtreux, président au parlement de Paris, mort sur l'échafaud le 1er floréal an II, et de mademoiselle de Lamoignon, parente de Lamoignon de Malesherbes, passa avec sa mère ses premières années en Suisse et en Angleterre, et, de retour en France (1796), termina ses études classiques. Il avait vingt-six ans lorsqu'il débuta (1806) dans la littérature par les Essais de morale et de politique, qui eurent deux éditions : la seconde était accompagnée d'une vie de Mathieu Molé, aïeul de l'auteur. Cet ouvrage, qui faisait un pompeux éloge des institutions impériales, fut juge diversement : Fontanes le traita avec beaucoup de bienveillance dans le Journal de l'Empire, depuis Journal des Débats, et présenta à Napoléon le jeune écrivain, qui devint successivement auditeur au conseil d'Etat, et maître des requêtes (1806). Rapporteur au conseil d'Etat, en 1806, de la loi d'exception que l'empereur voulait édicter contre les juifs, après les avoir vus à Strasbourg maîtres de presque tous les immeubles de la région par l'hypothèque et par l'usure, M. Molé ne put concilier ces mesures avec les lois égalitaires de la Révolution, et conclut à la reconnaissance officielle de la religion israélite. L'empereur le nomma commissaire impérial au Sanhédrin israélite, puis préfet de la Côte-d'Or (1807), conseiller d'Etat, directeur général des ponts et chaussées (1809), comte de l'Empire (29 septembre de la même année), et commandeur de l'ordre de la Réunion. Le comte Molé montra un réel dévouement pour l'empereur et sa dynastie, et ce fut lui que le gouvernement chargea (12 novembre 1813) de faire au Sénat la proposition d'attribuer à Napoléon, par un sénatus-consulte, la nomination du président au Corps législatif sans présentation de candidat, mesure fondée sur ce que « les usages du parlement, écrit un biographe, exigeaient une connaissance particulière des étiquettes et des formes, qui, faute d'être bien connues, pouvaient donner lieu à des méprises et à des lenteurs que les corps interprétaient toujours mal. » Molé succéda, le 20 novembre 1813, à Régnier, duc de Massa, dans les fonctions de ministre de la Justice : il les exerça jusqu'au 2 avril 1814. En sa qualité de « grand juge », il accompagna, ainsi que tous les autres ministres, l'impératrice Marie-Louise, lorsqu'elle se rendit à Blois. La première Restauration le tin-à l'écart des emplois publics. Ce ne fut que comme membre du conseil municipal de Paris qu'il signa, quelques jours avant le 20 mars 1815, la fameuse adresse présentée au roi et dans laquelle se trouvait cette phrase : « Que nous veut cet étranger pour souiller notre sol de son odieuse présence? » A son retour, Napoléon lui laissa, pendant les Cent-Jours, la direction des ponts et chaussées et sa place au conseil d'Etat. Le comte Molé refusa de signer la déclaration du conseil d'Etat du 25 mai contre les Bourbons, il quitta même la séance pour ne pas prendre part à la délibération. Vivement blâmé par l'empereur, il s'excusa en disant « qu'il n'avait pas cru pouvoir s'associer à un manifeste contenant ce blasphème politique : que Napoléon tenait sa couronne du vœu et du choix du peuple français ». Cependant Napoléon le nomma, le 2 juin, pair des Cent-Jours ; mais M. Molé partit pour les eaux de Plombières, écrivit de là pour s'excuser de siéger, et attendit les événements. Revenu à Paris après Waterloo, il fit parvenir à Louis XVIII l'assurance de son « Inaltérable fidélité », rentra au conseil d'Etat, fut renommé (9 juillet 1815) directeur général des ponts et chaussées, et, le 17 août suivant, fut promu à la Chambre des pairs. Dans le procès du maréchal Ney, il vota pour la mort; certains biographes affirment qu'il usa ensuite de son influence pour arracher quelques autres victimes à la terreur blanche. Bientôt, le maréchal Gouvion-Saint-Cyr étant passé du ministère de la Marine au ministère de la Guerre, Molé reçut (12 septembre 1817) le portefeuille de la Marine, qu'il garda jusqu'au 28 décembre 1818. Ce fut lui qui, dans la session de 1818, présenta à la Chambre haute le projet de loi sur la liberté de la presse. Il prit d'ailleurs une part active aux mesures qui signalèrent le ministère présidé par le duc de Richelieu, et quitta le pouvoir, avec cet homme politique, lors de la dislocation partielle du cabinet, causée par les élections de La Fayette, de Manuel et de Benjamin Constant. Il siégea dès lors, à la Chambre des pairs, parmi les royalistes constitutionnels, et combattit plusieurs fois à la tribune les opinions des ultras. A la séance du 28 mars 1826, il parla le premier contre le rétablissement du droit d'aînesse, au nom des intérêts moraux de la famille et des intérêts financiers de l'Etat. Après la révolution de juillet, le comte Molé fut appelé, dès le 11 août 1830, par Louis-Philippe, au ministère des Affaires étrangères ; il travailla à faire reconnaître le nouveau roi par les puissances étrangères, et adopta, non sans quelque hésitation, le principe pacifique, cher au roi, de la non-intervention. Mais son impopularité et quelques dissentiments avec ses collègues le forcèrent, au 1er novembre suivant, de résigner son portefeuille. Après la crise ministérielle du 6 septembre 1836, il fut chargé de former un nouveau cabinet, et reprit, avec la présidence du conseil (G septembre 1836-30 mars 1839), le département des Affaires étrangères. Au premier rang des difficultés dont Thiers lui laissait l'héritage, le comte Molé trouva la question suisse et l'affaire Conseil. Persuadé qu'il n'y avait rien de vrai dans la mission d'espionnage attribuée à Conseil, et que les protestations de la diète contre le rôle de la France et de son roi n'étaient que le résultat d'une trame ourdie par les réfugiés pour perdre l'ambassadeur français, le comte Molé n'hésita pas à inter rompre toute relation diplomatique avec la Suisse. A la vérité la querelle se trouva apaisée presque aussitôt, la Suisse n'ayant pas persisté dans ses réclamations. Le complot de Louis Bonaparte, les attentats sans cesse renouvelés contre la vie du roi, vinrent susciter bientôt d'autres embarras au cabinet, dont un des premiers actes avait été l'élargissement des prisonniers de Ham, les ex-ministres de Charles X. Il eut enfin à lutter contre la fameuse coalition, dont Thiers et Guizot, écartés du ministère le 15 avril 1837, et s'alliant avec la gauche, devinrent les chefs les plus ardents. Cette année 1837 s'était annoncée par de vifs débats parlementaires. Ce fut au sujet de l'Espagne que Thiers engagea la lutte contre le cabinet. Il s'efforça de prouver que le rôle du président du conseil à l'égard de ce pays n'avait ni éclat ni grandeur ; que les destins de la monarchie constitutionnelle en France étaient liés à la conservation de la royauté d'Isabelle en Espagne ; que l'intervention au delà des Pyrénées contre l'absolutisme de don Carlos nous était commandée par notre alliance avec les Anglais, etc. Molé opposa à ces considérations l'élasticité manifeste des termes dans lesquels le traité de la quadruple alliance était conçu, les inconvénients d'une politique d'aventures, et les hésitations de son rival au pouvoir, dans cette même question espagnole. La Chambre se tint cette fois pour satisfaite. « Un jugement droit, écrit un historien, une élocution sans relief, mais suffisante et sobre, beaucoup de tenue, de la présence d'esprit et du sang-froid, de l'habileté dans le maniement des hommes, tout ce qui donne l'habitude des grandes relations, l'expérience des affaires, une politique apprise à l'école de l'Empire, et par conséquent le goût du despotisme, mais avec cela, une facilité singulière à se plier au joug des circonstances, peu d'élévation dans les vues, nulle hardiesse dans l'exécution, un amour-propre inquiet et trop aisément irritable : voilà ce que M. Molé avait apporté aux affaires en qualités et en défauts. » Guizot ne lui pardonnait pas de prétendre avoir le pas sur ses collègues. « M. Molé, devant M. Guizot, c'était la susceptibilité patricienne aux prises avec l'orgueil. Le premier s'irritait d'avoir la suprématie à conquérir, le second affectait, à l'égard de l'homme qui la lui contestait, une sorte d'étonnement dédaigneux dont rien n'égalait l'injure. De là un duel sourd, dans lequel les conceptions législatives, les desseins politiques, 1 emploi des agents, les mesures les plus générales on apparence n'entraient que comme des armes à l'usage de la jalousie. » La direction donnée au procès de Strasbourg et l'issue des débats inspirèrent au comte Molé la pensée de faire accorder au ministère le droit d'éloigner arbitrairement de Paris quiconque paraîtrait trop dangereux ; le chef du cabinet abandonna son projet, non sans humeur, à la suite d'une démarche de M. Duvergier de Hauranne, et finit par s'arrêter à trois projets de loi inspirés d'ailleurs par les mêmes sentiments. Le premier, dit « de disjonction ». portait que lorsque des crimes prévus par certaines lois déterminées auraient été commis en commun par des militaires et des individus appartenant à l'ordre civil, ceux-ci seraient renvoyés devant les tribunaux ordinaires et ceux-là devant les conseils de guerre. Le second demandait qu'on établit à île Bourbon une prison destinée à recevoir les citoyens déportés. Le troisième menaçait de la réclusion quiconque ne révélerait pas, en ayant connaissance, les complots formés contre la vie du roi. En même temps, les ministres conviaient la Chambre à constituer au duc de Nemours un riche apanage et à accorder à la reine des Belges une dot d'un million. La première de ces trois lois émut gravement la conscience publique et souleva à la Chambre une très vive opposition : Dupin lui-même l'attaqua avec une verve mordante, qu'appuyèrent MM. Delespaul, de Golbery, Nicod. Lamartine crut devoir défendre le projet ; mais MM. Charamaule, Parant, Moreau (de la Meurthe), Persil, Chaix-d'Est-Ange, Berryer, revinrent à la charge, et vainement M. de Salvandy, rapporteur, essaya de justifier son œuvre, on l'écouta à peine et la loi fut rejetée par 211 voix contre 209. Une crise ministérielle paraissait inévitable. Pourtant, le cabinet tint bon, et la loi d'apanage fut présentée : la cour, non contente de demander un million pour la dot de la fille aînée du roi, reine des Belges, et un accroissement de revenu d'un million pour l'héritier présomptif le duc d'Orléans, réclamait pour le duc de Nemours le domaine de Rambouillet, en y ajoutant les forêts de Sénouche, de Châteauneuf et de Montécaut. Accueillie d'abord sans murmures dans les bureaux de la Chambre, la proposition ne fut pas plus tôt connue du public, que l'irritation des esprits s'accrut : un pamphlet sorti de la redoutable plume de Cormenin vint encore l'attiser. C'est alors que le cabinet fut obligé de se dissoudre. Après quelques semaines passées en essais inutiles de combinaisons, les membres qui représentaient le parti des « doctrinaires » se retirèrent, et Molé resta chargé du soin de constituer un nouveau cabinet qui fut annoncé au Moniteur le 15 avril, et dans lequel il conservait avec la présidence du conseil les Affaires étrangères. Le cabinet remanié s'annonça comme un ministère de conciliation: il retira la loi sur la dotation du duc de Nemours ; celles qui concernaient le duc d'Orléans et la reine des Belges furent votées le 22 avril. Le comte Molé négocia, vers la même époque, le mariage du duc d'Orléans. Puis, ne tenant pas pour suffisante la majorité peu nombreuse et peu solide qu'il trouvait à la Chambre, il fit signer au roi, le 30 octobre, une ordonnance qui dissolvait la Chambre et qui convoquait les électeurs pour le 24 novembre. La discussion de l'adresse à la Chambre nouvelle remit sur le tapis l'exécution du traité de la quadruple alliance et amena un nouveau débat entre MM. Thiers et Molé. Les diverses oppositions redoublaient d'ardeur contre le cabinet : une polémique engagée dans la presse les décida à se concerter pour renverser le ministère du 15 avril. La coalition employa toute l'année 1838 à préparer la campagne décisive pour la session de 1839. La discussion de l'adresse fut le champ de bataille où les coalisés attaquèrent le ministère. Devant la Chambre, le combat fut âpre, acharné, surtout entre Guizot et Molé. Un seul trait suffira à donner le ton de la lutte. Guizot accusait son adversaire de n'être qu'un courtisan et lui appliquait le mot de Tacite : Omnia serviliter pro dominatione. De. son banc, Molé jeta à Guizot cette cruelle réplique : « Monsieur, ce n'est pas des courtisans que Tacite parlait, c'était des ambitieux... » Cette lutte grandit singulièrement le ministre, dont la défense étonna à la fois ses adversaires et ses amis. Bien que l'Adresse, rédigée par les coalisés, ne fût pas adoptée sans modifications, le jour même du vote (8 mars) le comte Molé remit au roi la démission du cabinet, dont la chute devint irrévocable le 30 mars 1839, lorsque fut connu le résultat des nouvelles élections législatives, défavorables aux ministres.

 

Eloigné dès lors du premier plan de la politique, Molé fut élu, l'année suivante, à l'unanimité moins une voix, membre de l'Académie française. Ce fut lui qui y reçut, le 29 janvier 1846, Alfred de Vigny, et l'on remarqua le ton aigre-doux de sa réponse au discours du récipiendaire dont il avait été auparavant un des protecteurs les plus actifs. En 1844, M. Crémieux ayant fait voter par la Chambre « qu'aucun membre du parlement ne pourrait être adjudicataire ou administrateur dans les compagnies de chemins de fer auxquelles des concessions seraient accordées », M. Molé, qui était président du conseil d'administration de la compagnie de l'Est, se trouva visé : « Je leur jetterai au nez tous les chemins de fer passés, présents et futurs, » écrivait-il à M. de Barante. Son nom fut souvent mis en avant dans plusieurs crises, et, en février 1848, Louis-Philippe le nomma président d'une des dernières combinaisons ministérielles qui ne purent d'ailleurs aboutir. Après la révolution de février, le comte Molé fut porté candidat à l'Assemblée constituante par les « anciens partis », dans le département de la Gironde, en remplacement de Lamartine, qui avait opté pour la Seine : élu représentant, le 17 septembre 1848, par 22,818 voix (45,527 votants, 173,778 inscrits), il siégea dans les rangs de la droite, dont il fut un des chefs; sans prendre souvent la parole, il n'en eut pas moins d'influence. Il vota contre l'amendement Grévy sur la présidence, contre le droit au travail, pour l'ensemble de la Constitution, pour la proposition Rateau, contre l'amnistie, pour l'interdiction des clubs, pour les crédits de l'expédition de Rome, contre la demande de mise en accusation du président et de ses ministres. Il avait favorisé ouvertement, en vue de l'élection présidentielle du 10 décembre 1848, la candidature du général Cavaignac. « Il a sauvé la nation, qui ne pourra jamais l'oublier, » déclarait-il à la tribune le 26 octobre. Rallié ensuite au gouvernement de L.-N. Bonaparte, il soutint à l'Assemblée législative, où il fut réélu, le 13 mai 1849, représentant de la Gironde, le Se sur 13, par 69,635 voix (125,601 votants, 179,161 inscrits), toutes les mesures qui signalèrent l'accord du pouvoir exécutif et de la majorité, appuya l'expédition de Rome, la loi Falloux-Parieu sur l'enseignement, fut membre de la commission des dix-sept qui prépara la loi du 31 mai sur le suffrage universel, mais se sépara du prince-président quand la politique de l'Elysée devint contraire aux intérêts monarchiques. Il se prononça contre le coup d'Etat, et figura parmi les représentants qui protestèrent, le 2 décembre 1851, à la mairie du 10e arrondissement. Rentré dans la vie privée, il mourut à son château de Champlâtreux, d'une apoplexie foudroyante, le 25 novembre 1855. Le comte Molé avait été conseiller général de Seine-et-Oise. Il était, depuis le 17 octobre 1837, grand-croix de la Légion d'honneur. On a de lui, outre l'écrit cité plus haut, quelques Mémoires et un certain nombre de Discours. 

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (A.Robert et G.Cougny)

 

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