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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 00:00

Charles Louis Dieudonné Grandjean

Charles Louis Dieudonné Grandjean est né à Nancy le 29 décembre 1768, militaire français.

 

Il est le Fils de François Dieudonné Grandjean et Jeanne Maletz. Le 13 février 1794 il épouse à Phasbourg Marie-Madeleine (1767-1840), sœur du maréchal Georges Mouton. Il aura deux enfants: Victor Aimé né le 7 novembre 1794 et Octavie née le 17 avril 1798.

 

Entré de bonne heure au service, il fut fait sous-lieutenant au 105e Régiment d'Infanterie en 1792, et servit, cette même année, à l'armée du Rhin, commandée par Custine; adjudant-général adjoint près de Desaix, en 1793 ; adjudant-général chef de brigade le 12 mai 1796, il s'empara, en mai 1799, du camp retranché de Postringo, fit aux ennemis 1,200 prisonniers sur l'Adige, et fut nommé général de brigade sur le champ de bataille.

 

Il combattit à la bataille de la Trebbia et y reçut deux blessures, se distingua de nouveau à la bataille d'Engen-Stockach, à Oberhausen. Il commandait une division de réserve à Hohenlinden et s'y distingua par une attaque impétueuse qui culbuta un corps de troupes hongroises.

Il reçut la croix de commandeur en 1804 et le grade de général de division le 1 février 1805.

 

Il servit en cette qualité sous le maréchal Brune qui faisait la conquête de la Poméranie suédoise. En 1807 le maréchal Mortier, lui laissa le commandement des troupes devant Stralsund, et fut forcé d'opérer sa retraite au mois d'août suivant.

 

Employé en 1808 à l'armée d'Espagne, sous les maréchaux Lannes et Moncey, il concourut à la déroute des insurgés renfermés dans Lerin ; il commandait une division d'infanterie au siège de Saragosse en1809. Il combattit avec sa valeur accoutumée à Wagram, et eut deux chevaux tués sous lui.

 

À la campagne de Russie, il, commandait une division du 10e corps et faisait partie de la garnison de Dantzig. Il se distingua en plusieurs occasions et fut au nombre des prisonniers lors de la capitulation de la place.

 

Il reçut la croix de Saint-Louis en 1814, puis dans les Cent-Jours il fut employé sous les ordres du général Rapp, dans le 5e corps d'armée du Rhin.

 

À la seconde rentrée il fut porte sur le tableau de disponibilité, et mis à la retraite quelque temps après.

 

Député en 1821, il prit place sur les bancs de l'opposition, et mourut le 15 décembre 1828 à Nancy. Son nom est inscrit sur le côté Est de l'arc de triomphe de l'Étoile : 16e colonne.

 

« Charles Louis Dieudonné Grandjean », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852

 

 

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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 00:00

Naissance de Dominique Gay-Mariole (ou Gaye Mariolle)

Nous commémorons aujourd'hui la naissance de l'indomptable Dominique Gay-Mariole, né le 27 décembre 1767 à La Séoube, au sud de Sainte-Marie de Campan, et décédé le 19 juin 1818 à Tarbes.

 

Bûcheron robuste, il mesurait près de 2 mètres. Il s'engage le 1er février 1792 au 2ème bataillon de volontaires des Hautes-Pyrénées. Blessé plusieurs fois à l campagne d'Italie,  le 27 fructidor an IV (13 septembre 1796) à la bataille de Saint-Georges près de Mantoue un coup de feu lui traverse la main, ce qui lui vaut un sabre d'honneur puis une carabine d'honneur. En novembre 1796 au pont d'Arcole, il aurait tiré d'une mauvaise situation le général Bonaparte tombé de son cheval. Il participe à tous les combats, faisant preuve d'une bravoure sans égale. L'année d'après, le 26 nivôse (15 janvier 1797), un coup de feu lui traverse les deux cuisses, faisant craindre pour lui une amputation des deux jambes. En récompense de sa vaillante conduite sur le champ de bataille, il reçoit une carabine d'honneur. Plus tard, le 5 février 1804, il est fait chevalier de la Légion d'honneur. En juillet 1807, à Tilsitt, l'Empereur passe en revue ses troupes. Gay-Mariole présente les armes, mais bravant le règlement, ce n'est pas avec un fusil, mais avec un affût de canon de 4 pouces pesant une trentaine de kilogrammes. L'expression est née, quoique la véritable origine de l'expression « faire le mariolle », remonte probablement davantage à l'italien mariolo. Il se retire en 1810 avec le grade de sergent et termine sa vie à Tarbes. Le 20 mars 1814, avec quelques volontaires, il fait encore le coup de feu près de Tarbes, contre les troupes Anglaises de Wellington. Mariole sert de modèle au 1er peintre de l'Empire David pour la vaste fresque, la « Distribution des Aigles » . Il figure aussi dans le tableau « L'entrevue des Empereurs à Erfurt ». Il est aussi représenté sur l'Arc de Triomphe du Carrousel à Paris, sous forme d'une sculpture d'angle. Connu dans toute l'armée sous le nom de "Premier sapeur de France" et de "l'Indomptable", il s'éteind le 19 juin 1818 à Tarbes...

 

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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 00:00

Antoine François Eugène Merlin

Antoine François Eugène Merlin, né le 27 décembre 1778 à Douai (Nord) et mort à Eaubonne (Seine-et-Oise) le 31 août 1854) est un général français du Premier Empire.

 

Fils de Merlin de Douai, le célèbre jurisconsulte, il entra dans la carrière des armes à l'âge de 14 ans en 1793.

 

Attaché à l'état-major du général Cambray, il assista, en Vendée, à la défaite de Montaigu, devint sous-lieutenant au 18e hussards, et alla ensuite à l'armée du Nord et à l'armée du Rhin, jusqu'à la paix de Campo-Formio.

 

Capitaine en 1797, il avait à peine 19 ans que Bonaparte le nomma son aide de camp et l'emmena en Égypte. Il assista aux batailles des Pyramides et d'Aboukir, au siège de Saint-Jean-d'Acre, et fut envoyé comme plénipotentiaire auprès de l'amiral Sydney-Smith qui lui remit les journaux contenant le récit de toutes les défaites éprouvées par les armées du Directoire.

 

Il revint avec Bonaparte, et, après Marengo, fut aide de camp du général Dupont.

 

Rentré plus tard dans le corps de l'armée, chacun de ses grades fut le prix d'une action d'éclat. Néanmoins, arrivé au grade de chef d'escadron de grosse cavalerie en novembre 1800, il ne fut nommé colonel du 1er hussards que dix ans plus tard.

 

Chef d'escadron en 1802, chevalier de la Légion d'honneur, il fit avec son régiment, le 4e hussards, les campagnes d'Autriche (1805), de Prusse (1806) et de Pologne (1807), et se signala à la prise de Lubeck.

 

Chevalier de l'Empire le 28 juillet 1808, et colonel du 1er hussards en 1810, il fut envoyé à l'armée de Portugal. Il se signala, le 3 août 1811, à l'affaire de Sabugal, où, à la tête d'un faible escadron, il dispersa un régiment d'infanterie anglaiseet lui reprit une pièce d'artillerie dont il venait de s'emparer. Pour ce fait, il fut créé officier de la Légion d'honneur.

 

À la bataille des Arapyles, il soutint avec énergie, à la tête de son régiment, les efforts de l'ennemi et protégea la retraite de l'armée. Il fit prisonnier sir Paget qui commandait les dragons de la reine et quelques régiments de cavalerie anglaise. Après s'être signalé dans les principales affaires de cette campagne, il fut nommé général de brigade le 14 juillet 1813, et rejoignit, l'année suivante, la Grande Armée.

Le général Merlin se signala de nouveau pendant la campagne de Saxe (1813). Après la bataille de Leipzig, où il montra une rare intrépidité, il mérita les éloges publics de Napoléon Ier qui le nomma commandant en second du 1er régiment des gardes d'honneur, puis colonel du 4e régiment de l'arme. Il resta bloqué à la forteresse de Mayence en 1814.

Mis en non-activité à la première Restauration, il reçut cependant la croix de Saint-Louis en février 1815. Aux Cent-Jours, il s'empara du fort de Vincennes que lui abandonna le marquis de Puyvert, fut fait major des chasseurs à cheval de laGarde impériale, et eut à organiser le 2e régiment de l'arme dont il prit ensuite le commandement. À Waterloo, il commandait la 2e brigade de la 5e division de cavalerie (général Jacques-Gervais Subervie) du 1er corps de cavalerie (généralClaude-Pierre Pajol).

 

Après le licenciement de l'armée de la Loire, le général Merlin quitta la France et suivit dans l'exil son père qui faisait partie de la liste, des 38 proscrits par l'ordonnance du 24 juillet 1815. Monté à bord, à Anvers, du navire américain l'Alice, les deux voyageurs s'embarquèrent à Anvers pour se rendre en Amérique, et firent naufrage à l'embouchure de l'Escaut, près de Flessingue, le 24 février 1816.

 

Rentré en France en 1818, il fut dénoncé comme complice de la conspiration de Nautil (août 1820). Il parvint à échapper au mandat d'arrêt lancé contre lui, et fut acquitté au mois de février 1821 par la Chambre des pairs.

 

Réintégré dans le cadre d'activité après la révolution de Juillet 1830, il fut nommé commandeur de la Légion d'honneur le 21 mars 1831,  lieutenant général le 30 septembre 1832, fit la campagne des Dix-Jours, assista au siège d'Anvers (1832), et reçut, en 1834, le commandement de la 18e division militaire.

 

Élu1, le 21 juin 1834, député du 11e collège du Nord (Avesnes), contre à M. Taillandier2, il siégea parmi les conservateurs et se montra partisan de la dynastie nouvelle. Grand officier de la Légion d'honneur en 1837, pair de France le7 novembre 1839, il fut mis à la retraite, comme général de division, le 30 mai 1848.

 

Le comte Merlin avait épousé, le 7 août 1806 aux Pays-Bas, Mlle Louise Jeanne Madeleine (née le 28 février 1788 - Rennes), fille unique de Louis Gohier, membre du Directoire et descendante, par sa mère, du célèbre ministre protestantPierre Dumoulin. L'Union restera sans postérité. Ils sont tout deux enterré au cimetière d'Eaubonne (Val-d'Oise).

 

 Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852

 

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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 00:00

Jean-Charles Desailly

Jean-Charles Desailly, (27 décembre 1768 à Oisy (Pas-de-Calais) – 22 mai 1830) est un militaire français.

 

Il entra en 1784 au 13e régiment d'infanterie légère.

 

Il se trouva le 23 août 1792, au combat du camp de Maulde, le 9 septembre 1793 au siège de Dunkerque, en l'an II, au combat de Rousselaer et en l'an III, au siège de Graves, du 7 brumaire au 8 nivôse.

 

Il servit ensuite dans l'armée qui, sous les ordres de Pichegru, conquit la Hollande.

 

Passé dans le courant de la même année à l'armée de Sambre-et-Meuse, il assista le 22 fructidor aupassage du Rhin, et au siège de Mayence en vendémiaire de l'an IV.

 

En l'an V, son régiment, devenu la 15e demi-brigade d'infanterie légère, fut envoyé à l'armée d'Italie.

 

Desailly, par la valeur qu'il déploya le 26 ventôse au passage du Tagliamento, et le 28 du même mois, à la prise de Gradisca, mérita, le 6 germinal, le grade de chef de bataillon.

 

Employé à l'armée de Naples, commandée par Championnet, il se fit de nouveau remarquer, le 14 frimaire an VII, au combat de Civita Castellana.

 

Retourné quelque temps après à l'armée d'Italie, il eut un cheval tué sous lui à la bataille de la Trebia, à la suite de laquelle, le 6 messidor, il fut nommé chef de brigade.

 

De retour en France à la paix, il fut nommé, le 19 frimaire an XII, membre de la Légion d'honneur, puis officier le 25 prairial suivant, et commandant de l'ordre le 4 nivôse an XIII.

 

Le 14 vendémiaire an XIV, il combattit à Wertingen, le 24 du même mois à Ollabrunn, et le 11 frimaire à Austerlitz (2 décembre 1805).

 

Il contribua, le 6 juin 1806, à la reddition de Kœnigsberg, devint baron de l'Empire le 20 août 1809, prit une part glorieuse, le 19 et le 22 avril 1809, aux batailles de Tann et d'Eckmühl, et fut récompensé de ses services le 8 juin, par le grade de général de brigade.

 

Le 6 juillet suivant, à Wagram, un même coup de canon le blessa à l'épaule droite et tua son cheval.

 

Le général Desailly, employé en Russie dans la division Gudin, concourut le 18 août 1812, à la prise de Smolensk, mais, eut la cuisse gauche fracassée deux jours après à l'enlèvement de Valutina-Gora.

 

Cette blessure l'obligea, le 13 mai 1813, à demander sa retraite.

 

Depuis cette époque jusqu'au 22 mai 1830, date de sa mort, son nom est demeuré étranger aux événements qui se sont passés en France. Son nom est inscrit sur l'arc de triomphe de l'Étoile, côté Ouest : 39e colonne.

 

Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852 

 

 

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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 00:00

Batailles de Pultusk et Golymin

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Pultusk, 30 décembre 1806

 

47ème BULLETIN DE LA GRANDE ARMÉE

Le combat de Czarnowo, celui de Nasielsk, celui de Kolozomb, le combat de cavalerie de Lopaczin, ont été suivis par les combats de Golymin et de Pultusk; et la retraite entière et précipitée des armées russes a terminé l'année et la campagne.

 

COMBAT DE PULTUSK

Le maréchal Lannes ne put arriver vis-à-vis Pultusk que le 26 au matin. Tout le corps de Bennigsen s'y était réuni dans la nuit. Les divisions russes qui avaient été battues à Nasielsk, poursuivies par la 3e division du corps du maréchal Davout, entrèrent dans le camp de Pultusk à deux heures après minuit. A dix heures, le maréchal Lannes attaqua, ayant la division Suchet en première ligne, la division Gazan en seconde ligne, la division Gudin, du 3e corps d'armée, commandée par le général Daultanne, sur sa gauche. Le combat devint vif. Après différents événements, l'ennemi fut culbuté. Le 17e régiment d'infanterie légère et le 34e se couvrirent de gloire. Les généraux Vedel et Claparède ont été blessés. Le général Trelliard, commandant la cavalerie légère du corps d'armée, le général Bonsart, commandant une brigade de la division de dragons Beker, le colonel Barthelemy, du 15e régiment de dragons, ont été blessés par la mitraille. L'aide de camp Voisin, du maréchal Lannes, et l'aide de camp Curial, du général Suchet, ont été tués l'un et l'autre avec gloire. Le maréchal Lannes a été touché d'une balle. Le 5e corps l'armée a montré, dans cette circonstance, ce que peuvent des braves, et l'immense supériorité de l'infanterie française sur celle des autres nations. Le maréchal Lannes, quoique malade depuis dix jours, avait voulu suivre son corps d'armée. Le 85e régiment a soutenu plusieurs charges de cavalerie ennemie avec sang-froid et succès. L'ennemi, dans la nuit, a battu en retraite et a gagné Ostrolenka.

 

COMBAT DE GOLYMIN

Pendant que le corps de Bennigsen était à Pultusk et y était battu, celui de Buxhoevden se réunissait à Golymin, à midi. La division Panin, de ce corps, qui avait été attaquée la veille par le grand-duc de Berg, une autre division qui avait été battue à Nasielsk, arrivaient or différents chemins au camp de Golymin.

Le maréchal Davout, qui poursuivait l'ennemi depuis Nasielsk, l'atteignit, le chargea, et lui enleva un bois près du camp de Golymin.

Dans le même temps, le maréchal Augereau, arrivant de Golaczyzna, prenait l'ennemi en flanc. Le général de brigade Lapisse, avec le 16e d'infanterie légère, enlevait à la baïonnette un village qui servait de point d'appui à l'ennemi. La division Heudelet se déployait et marchait à lui. A trois heures après midi, le feu était des plus chauds. Le grand-duc de Berg fit exécuter avec le plus grand succès plusieurs barges, dans lesquelles la division de dragons Klein se distingua. Cependant, la nuit arrivant trop tôt, le combat continua jusqu'à onze heures du soir. L'ennemi fit sa retraite en désordre, laissant son artillerie, ses bagages, presque tous ses sacs, et beaucoup de morts. Toutes les colonnes ennemies se retirèrent sur Ostrolenka.

Le général Fénerolz, commandant une brigade de dragons, fut tué d'un boulet. L'intrépide général Rapp, aide de camp de l'Empereur, a été blessé d'un coup de fusil à la tête de sa division de dragons. Le colonel Sémélé, du brave 24e de ligne, a été blessé. Le maréchal Augereau a eu un cheval tué sous lui.

Cependant le maréchal Soult, avec son corps d'armée, était déjà ,arrivé à Mosaki, à deux lieues de Makow; mais les horribles boues, suite des pluies et du dégel, arrêtèrent sa marche et sauvèrent l'armée russe, dont pas un seul homme n'eût échappé sans cet accident.

Les destins de l'armée de Bennigsen et de celle de Buxhoevden devaient se terminer en deçà de la petite rivière d'Orzyca; mais tous les mouvements ont été contrariés par l'effet du dégel, au point que l'artillerie a mis jusqu'à deux jours pour faire trois lieues. Toutefois l'armée russe a perdu 80 pièces de canon, tous ses caissons, plus de 1,200 voitures de bagages, et 12,000 hommes tués, blessés ou faits prisonniers. Les mouvements des colonnes françaises et russes seront un objet de vive curiosité pour les militaires, lorsqu'ils seront tracés sur la carte; on y verra à combien peu il a tenu que toute cette armée ne fût prise et anéantie en peu de jours, et cela par l'effet d'une seule faute du général russe.

Nous avons perdu 800 hommes tués, et nous avons eu 2, 000 blessés. Maître d'une grande partie de l'artillerie ennemie, de toutes les positions ennemies, ayant repoussé l'ennemi à plus de quarante lieues, l'Empereur a mis son armée en quartiers d'hiver.

Avant cette expédition, les officiers russes disaient qu'ils avaient 150,000 hommes; aujourd'hui ils prétendent n'en avoir eu que la moitié. Qui croire, des officiers russes avant la bataille, ou des officiers russes après la bataille ?

La Perse et la Porte ont déclaré la guerre à la Russie. Michelson attaque la Porte. Ces deux grands empires, voisins de la Russie, sont tourmentés par la politique fallacieuse du cabinet de Saint-Pétersbourg, qui agit depuis dix ans chez eux comme elle a fait pendant cinquante ans en Pologne.

M. Philippe de Ségur, maréchal des logis de la Maison de l'Empereur, se rendant à Nasielsk, est tombé dans une embuscade de Cosaques, qui s'étaient placés dans une maison du bois qui se trouve derrière Nasielsk. Il en a tué deux de sa main, mais il a été fait prisonnier. L'Empereur l'a fait réclamer, mais le général russe l'avait sur-le-champ dirigé sur Saint-Pétersbourg.

 

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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 00:00

le Général Lasalle à la bataille de Golymin

« Vers deux heures de l’après-midi on ordonna l’attaque ; la droite de la ligne de notre cavalerie avait sa droite appuyée au bois. La brigade Lasalle avait l'extrême gauche et devait charger sur l'artillerie russe. A peine cette brigade eut-elle fait vingt pas en avant pour charger, qu'on entendit crier : "Halte ! Halte !", et ce cri fut répété dans les deux régiments.L'ennemi ne tira pas un coup de canon, et cependant les deux régiments se rompirent, se mirent en retraite et furent se rallier à un demi-quart d'heure ; chose aussi étonnante autant qu’inconcevable, il n'y avait pas un cavalier ni un fantassin en face de cette brigade. Il y avait, à la vérité, 7 ou 8 canons qui, en les chargeant rapidement n'auraient peut-être pas tirer ; dans tous les cas ils auraient été pris après la première décharge. La cavalerie de notre droite ne fut pas arrêtée dans son mouvement de charge et elle renversa l'ennemi qui chargeait aussi de son côté. Notre cavalerie prit à l’ennemi bon nombre d’hommes et de chevaux et deux étendards.  Aussitôt que la brigade Lasalle fut ralliée, ce général fit chercher la compagnie d'élite du 7ème de hussards qui était restée sur le terrain qu’on venait d’abandonner et sans le moindre danger. La brigade réunie, le général Lasalle la mena sous le canon ennemi. Elle y resta jusqu'à minuit sans bouger. Pour donner une idée de la perte que fit cette brigade par le canon ennemi, en punition de son mouvement rétrograde, le général, qui se tenait à la tête, eut deux chevaux tués sous lui ; les hommes et des chevaux tombaient à tout moment : personne ne bougea ; on n'entendit pas seulement un murmure »

 

Curély (Itinéraire d'un cavalier léger du Premier Empire)

 

 

 

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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 00:00

Naissance de Pierre Jacques Étienne Cambronne

né le 26 décembre 1770, à Saint-Sébastien, près de Nantes. Destiné au commerce, il s’enrôla dans un bataillon de volontaires nantais, qui allait se battre contre les rebelles de la Vendée. D’une bravoure remarquable, il parvint rapidement au grade de capitaine. La Vendée pacifiée, il s’embarqua pour l’expédition d’Irlande ; passa ensuite à l’armée des Alpes, puis à celle d’Helvétie, où il enleva une batterie russe avec une poignée d’hommes. Il vit périr à ses côtés le brave Latour-d’Auvergne, et refusa le titre de premier grenadier de France que ses soldats voulaient lui donner. Il fut fait successivement chef de bataillon, colonel des tirailleurs de la garde. Il se battit pendant deux ans en Espagne, puis en Russie, et ramena son régiment après avoir assisté à toutes les batailles de 1813. Nommé général de brigade, il prit part à toutes les opérations de la campagne de 1814, fut blessé plusieurs fois et suivit Napoléon à l’île d’Elbe. Rentré en France, il fut fait comte, grand cordon de la Légion d’Honneur et lieutenant-général, mais il refusa ce dernier grade pour rester près de ses soldats, et courut en Belgique à la tète d’un régiment de chasseurs à pied de la vieille garde. A la bataille de Waterloo, où il commandait ce régiment, il soutint pendant tout le jour des masses prussiennes ; sommé de se rendre, il aura répondu ce mot fameux : La garde meurt et ne se rend pas ! Des ergoteurs ont prétendu que la réponse de Cambronne fut non moins énergique, mais plus triviale ; cette allégation est loin d’être prouvée, et le fut-elle, l’héroïsme du guerrier n’y perdrait rien. Cette dernière réponse, impossible à répéter ici, aurait, dit-on, été prononcé mot par le général Michel. On trouva Cambronne couvert de blessures au milieu de ses soldats. Conduit en Angleterre, il écrivit à Louis XVIII pour obtenir la permission de rentrer en France. Il revint sans avoir reçu de réponse, fut arrêté, conduit à Paris, traduit devant le conseil de guerre et acquitté. Depuis, il a commandé la place de Lille et obtenu sa retraite, après avoir été créé vicomte par Louis XVIII au mois d’août 1822. Il est mort le 28 janvier 1842. Son nom est inscrit sur la porte Nord de l’arc de l’Étoile. Le roi Louis-Philippe, par une ordonnance du 5 décembre 1842, a autorisé la ville de Nantes à élever une statue en l’honneur de ce brave général.

 

 

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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 00:00

 Naissance de Marie Julie Clary

Marie Julie Clary, la soeur de Désirée, reine de Suède, est née à Marseille le 26 décembre 1771 et décédée le 7 avril 1845 à Florence. Elle fut l'épouse de Joseph Bonaparte, reine de Naples de 1806 à 1808, puis reine d'Espagne de 1808 à 1813. En 1806, Joseph est placé sur le trone de Naples par son frère Napoléon. Julie devient ainsi reine consort de Naples. Mais en 1808, Murat remplace Joseph, qui, lui, monte sur le trône d'Espagne. À nouveau reine consort, Julie préfère passe pourtant la plupart du temps à Mortefontaine. Après la défaite de l'armée française à la bataille de Vitoria, le 21 juin 1813 et l'entrée des alliés à Paris en 1814, Julie fait l'acquisition du château de Prangins (Suisse), situé proche du lac Léman. A la chute de l'Empire, elle se retire avec son mari dans leur propriété située près de la rivière Delaware dans l'État de New York. Julie se rend ensuite à Francfort, où elle demeure avec ses filles pendant six ans, séparée de son mari. Plus tard, elle s'installera à Bruxelles, puis à Florence. En 1840, Joseph la rejoint à Florence et meurt 4 ans plus tard. Elle le rejoint huit mois plus tard, le 7 avril 1845, à l'âge de soixante-treize ans. Son corps est inhumé à la basilique Santa Croce de Florence.

 

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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 00:00

 Signature de la paix de Presbourg

Suite à la campagne d'Autriche et l'écrasante victoire française à Austerlitz, les autrichiens signent la paix de Presbourg avec la France. Par ce traité l'Autriche cède la Vénétie, l'Istrie et la Dalmatie à l'Italie. Elle est également contrainte de céder ses possessions allemandes à la Bavière et au Wurtemberg et doit payer une indemnité de guerre de 50 millions de florins. Empereur François II. Une clause secrète de l'accord stipule que l'empereur autrichien, François II, renonce à son titre d'empereur du Saint Empire romain germanique.

 

 

26 décembre 1805 (5 nivôse an XIV)

Traité de Presbourg

par Souvenir Napoléonien, lundi 26 décembre 2011, 10:46 · 

S.M. l'Empereur des Français, Roi d'Italie, S.M. l'Empereur d'Allemagne et d'Autriche, également animés du désir de mettre fin aux calamités de la guerre, ont résolu de procéder, sans délai, à la conclusion d'un traité de paix définitif, et ont, en conséquence, nommé pour plénipotentiaires, savoir : 

 

S.M. l'Empereur des Français, Roi d'Italie, M. Charles- Maurice Talleyrand-Périgord, grand chambellan, ministre des Relations Extérieures de Sadite Majesté l'Empereur des Français et Roi d'Italie, grand cordon de la Légion d'Honneur,chevalier des ordres de l'Aigle Rouge et Noir de Prusse ;

Et S.M. l'Empereur d'Allemagne et d'Autriche, le Prince Jean de Liechtenstein, prince du Saint Empire Romain, grand-croix de l'ordre militaire de Marie-Thérèse, chambellan, lieutenant général de Sadite Majesté l'Empereur d'Allemagne et d'Autriche, et propriétaire d'un régiment de housards ; et M. le Comte Ignace de Gyulai, commandant de l'ordre militaire, chambellan de Sadite majesté l'Empereur d'Allemagne et d'Autriche, lieutenant général de ses armées, et propriétaire d'un régiment d'infanterie ;

Lesquels après avoir échangé  leurs pleins pouvoirs sont convenus des articles suivants :

 

Article 1er

Il y aura à compter de ce jour, paix et amitié entre S.M. l'Empereur d'Allemagne et d'Autriche, et S.M. l'Empereur des Français, Roi d'Italie, leur héritier et successeurs, leurs Etats respectifs à perpétuité.

 

Article 2

La France continuera de posséder, en toute propriété et souveraineté, les duchés, principautés, seigneuries et territoires au-delà des Alpes, qui étaient antérieurement au présent traité réunis ou incorporés à l'Empire Français, ou régis par les lois ou les administrations françaises.

 

Article 3

S.M. l'Empereur d'Allemagne et d'Autriche, pour lui, ses héritiers et successeurs, reconnaît les dispositions faites par S.M. l'Empereur des Français, Roi d'Italie, relativement aux principautés de Lucques et de Piombino.

 

Article 4

S.M. l'Empereur d'Allemagne et d'Autriche renonce tant pour lui que pour ses héritiers et successeurs, à la parties des Etats de la République de Venise, à lui cédée par les traités de Campoformio et de Lunéville, laquelle sera réunie à perpétuité au royaume d'Italie.

 

Article 5

S.M. l'Empereur d'Allemagne et d'Autriche reconnaît S.M. l'Empereur comme Roi d'Italie. Mais il est convenu que, conformément à la déclaration faite par S.M. l'Empereur des Français, au moment où il a pris la couronne d'Italie, aussitôt que les puissances nommées dans cette déclaration auront rempli les conditions qui s'y trouvent exprimées, les couronnes de France et d'Italie seront séparées à perpétuité, et ne pourront plus, dans aucun cas, être réunies sur la même tête. S.M. l'Empereur d'Allemagne et d'Autriche s'engage à reconnaître lors de la séparation, le successeur que S.M. l'Empereur des Français se sera donné comme Roi d'Italie.

 

Article 6

Le présent traité est déclaré commun à Leurs Altesses Sérénissimes les Electeurs de Bavière, de Wurtemberg et de Bade, et à la République Batave, alliés de S.M. l'Empereur des Français, Roi d'Italie dans la présente guerre. 

 

Article 7

Les Electeurs de Bavière et de Wurtemberg ayant pris le titre de Roi, sans néanmoins cesser d'appartenir à la Confédération Germanique, S.M. l'Empereur d'Allemagne et d'Autriche les reconnaît en cette qualité.

 

Article 8

S.M. l'Empereur d'Allemagne et d'Autriche, tant pour lui, ses héritiers et successeurs, que pour les princes de sa Maison, leurs héritiers et successeurs respectifs, renonce aux principautés, seigneuries, domaines et territoires ci-après désignés ; cède et abandonne :

- à S.M. le Roi de Bavière, le margraviat de Burgau et ses dépendances, la principauté d'Eichstätt, la partie du territoire de Passau appartenant à S.A.R. l'Electeur de Salzburg, et située entre la Bohême, l'Autriche, le Danube et l'Inn ; le comté de Tyrol, y compris les principautés de Brixen et de Trente ; les sept seigneuries du Voralberg avec leurs enclaves ; le comté de Hohenems, le comté de Konigsegg-Rothenfels, les seigneuries de Tettnang et Argen, et la ville et le territoire de Lindau ;

- à S.M. le Roi de Wurtemberg, les cinq villes du Danube, savoir : Ehinge, Munderkingen, Riedlingen, Mengen et Saulgau, avec leurs dépendances ; le Haut et le Bas Comté de Hohenberg ; le landgraviat de Nellenburg et la préfecture d'Altdorf, avec leurs dépendances (la ville de Constance exceptée) ; la partie du Brisgau faisant enclave dans les possessions wurtembergoises et située à l'est d'une ligne tirée du Schlegelberg jusqu'à la Molbach, et les villes et territoires de Villigen et Bräunlingen ;

- à S.A.S. l'Electeur de Bade, le Brisgau  (à l'exception de l'enclave et des portions séparées ci-dessus désignées), l'Ortenau et leurs dépendances, la ville de Constance et la commanderie de Mainau.

Les principautés, seigneuries, domaines et territoires susdits, seront possédés respectivement par Leurs Majestés les Rois de Bavière et de Wurtemberg et par S.A.S. l'Electeur de Bade, soit en suzeraineté, soit en toute propriété et souveraineté, de la même manière et aux mêmes titres, droits et prérogatives que possédaient S.M. l'Empereur d'Allemagne et d'Autriche, ou les princes de sa Maison, et non autrement.

 

Article 9

S.M. l'Empereur d'Allemagne et d'Autriche reconnaît les dettes contractées par la Maison d'Autriche au profit des particuliers et des établissements publics des pays faisant actuellement partie intégrante de l'Empire français ; et il est convenu que Sa Majesté restera libre de toute obligation par rapport à toutes les dettes quelconques que la Maison d'Autriche aurait contractées, à raison de la  possession, et hypothéquées sur le sol des pays auxquels elle renonce par le présent traité.

 

Article 10

Les pays de Salzburg et de Berchtesgaden appartenant à S.A.R. et Elect. L'Archiduc Ferdinand, seront incorporés à l'Empire d'Autriche ; et S.M. l'Empereur d'Allemagne et d'Autriche les possèdera en toute propriété et souveraineté, mais à titre de duché seulement.

 

Article 11

S.M. l'Empereur des Français, Roi d'Italie, s'engage à obtenir, en faveur de S.A.R. l'Archiduc Ferdinand, Electeur de Salzburg, la cession, par S.M. le Roi de Bavière, de la principauté de Würzburg, telle qu'elle a été donnée à Sadite majesté parle recès de la Députation de l'Empire Germanique, du 25 février 1803 (6 ventôse an XI). Le titre éléctoral  de S.A.R. sera transféré sur cette principauté, que S.A.R. possèdera en toute propriété et souveraineté, de la même manière et aux mêmes conditions qu'elle possédait l'Electorat de Salzburg. Et quant aux dettes, il est convenu que le nouveau possesseur n'aura à sa charge que les dettes résultant d'emprunts formellement consentis par les Etats du pays ou des dépenses faites pour l'administration effective dudit pays.

 

Article 12

La dignité de Grand-Maître de l'Ordre Teutonique, les droits, domaines et revenus qui, antérieurement à la présente guerre, dépendait de Mergentheim, chef-lieu de l'Ordre, les autres droits,domaines et revenus qui se trouveront attachés à la Grande-Maîtrise à l'époque de l'échange des ratifications du présent traité, ainsi que les domaines et revenus dont, à cette même époque, ledit Ordre se trouvera en possession , deviendront héréditaires dans la personne et la descendance directe et masculine, par ordre de primogéniture, de celui des princes de la Maison impériale qui sera désigné par S.M. l'empereur d'Allemagne et d'Autriche.

S.M. l'Empereur Napoléon promet  ses bons offices pour faire obtenir, le plus tôt possible, à S.A.R. l'Archiduc Ferdinand, une indemnité pleine et entière en Allemagne.

 

Article 13

S.M. le Roi de Bavière pourra occuper la ville d'Augsbourg et son territoire, les réunir à ses Etats et les posséder en toute propriété et souveraineté. Pourra également S.M. le Roi de Wurtemberg occuper, réunir à ses Etats et posséder en toute propriété et souveraineté le comté de Bonndorf ; et S.M. l'Empereur d'Allemagne et d'Autriche s'engage à n'y mettre aucune opposition.

 

Article 14

Leurs majestés les Rois de Bavière et de Wurtemberg, et Son Altesse Sérénissime l'Electeur Bade jouiront, sur les territoires à eux cédés, comme aussi sur leurs anciens Etats, de la plénitude de la souveraineté et de tous les droits qui en dérivent et qui leur ont été garantis par S.M. l'Empereur des Français, Roi d'Italie, ainsi et de la même manière qu'en jouissent S.M. l'Empereur d'Allemagne et d'Autriche et S.M. le Roi de Prusse sur leurs Etats allemands. S.M. l'Empereur d'Allemagne et d'Autriche, soit comme chef de l'empire, soit comme co-Etat, s'engage à ne mettre aucun obstacle à l'exécution des actes qu'ils auraient faits ou pourraient faire en conséquence.

 

Article 15

S.M. l'Empereur d'Allemagne et d'Autriche, tant pour lui, ses héritiers et successeurs, que pour les princes de sa Maison, leurs héritiers et successeurs, renonce à tous droits, soit de souveraineté, soit de suzeraineté, à toutes prétentions quelconques, actuelles ou éventuelles, sur tous les Etats, sans exception, de Leurs Majestés les Rois de Bavière et de Wurtemberg, et de S.A.S. l'Electeur de Bade, et généralement sur tous les Etats, domaines et territoires compris dans les Cercles de Bavière, de Franconie et de Souabe, ainsi qu'à tout titre pris desdits domaines et territoires ; et réciproquement toutes prétentions actuelles ou éventuelles desdits Etats à la charge de la Maison d'Autriche ou de ses princes, sont et demeureront éteintes à perpétuité.

Néanmoins les renonciations contenues au présent articles ne concernent point les propriétés qui sont par l'article 11, ou seront, en vertu de l'article 12 ci-dessus, concédés à LL. AA. RR. les archiducs désignés dans lesdits articles.

 

Article 16

Les titres domaniaux et archives, les plans et cartes des différents pays, villes et forteresses, cédés par le présent traité, seront remis dans l'espace de trois mois, à dater de l'échange des ratifications, aux puissances qui en auront acquis la propriété.

 

Article 17

S.M. l'Empereur napoléon garantit l'intégrité de l'Empire d'Autriche dans l'état où il sera en conséquence du présent traité de paix, de même que l'intégrité des possessions des princes de la Maison d'Autriche, désignées dans les articles 11 et 12.

 

Article 18

Les Hautes Parties Contractantes reconnaissent l'indépendance de la République Helvétique, régie par l'acte de médiation, de même que l'indépendance de la République Batave.

 

Article 19

Les prisonniers de guerre faits par la France et ses alliés sur l'Autriche, et par l'Autriche sur la France et ses alliés, et qui n'ont pas été restitués, le seront dans les quarante jours, à dater de l'échange des ratifications du présent traité.

 

Article 20

Toutes les communications et les relations commerciales seront rétablies entre les deux pays dans l'état où elles étaient avant la guerre.

 

Article 21

S.M. l'Empereur d'Allemagne et d'Autriche et S.M. l'Empereur des Français, Roi d'Italie, conserveront entre eux le même cérémonial, quant au rang et aux autres étiquettes, que celui qui a été observé avant la présente guerre.

 

Article 22

Dans les cinq jours qui suivront l'échange des ratifications du présent traité, la ville de Presbourg et ses environs, à la distance de six lieues, seront évacués. Dix jours après ledit échange, les troupes françaises et alliées de la France auront évacué la Moravie, la Bohême, le Viertel Unterwienerwald, le Viertel Untermanhartsberg, la Hongrie et toute le Styrie.

Dans les dix jours suivants, elles évacueront le Viertel Oberwienerwald et le Viertel Obermanhartsberg.

Enfin dans le délai de deux mois à compter de l'échange des ratifications, les troupes françaises et alliées de la France auront évacué la totalité des Etats héréditaires de S.M. l'Empereur d'Allemagne et d'Autriche, à l'exception de la place Braunau, laquelle restera pendant un mois de plus à la disposition de S.M. l'Empereur des Français, Roi d'Italie, comme lieu de dépôt pour les malades et pour l'artillerie. Il ne sera, pendant ledit mois, fait aux habitants aucune réquisition de quelque nature que ce soit. Mais il est convenu que, jusqu'à l'expiration dudit mois, il ne pourra être stationné ni introduit aucun corps quelconque de troupes autrichiennes dans un arrondissement de six lieues autour de ladite place de Braunau.

Il est pareillement convenu que les magasins laissés par l'armée française dans les lieux qu'elle devra successivement évacuer, resteront à sa disposition, et qu'il sera fait par les Hautes Parties Contractantes un arrangement relatif à toutes les contributions quelconques de guerre précédemment imposées sur les divers Etats héréditaires occupés par l'armée française ;arrangements en conséquence duquel la levée desdites contributions cessera entièrement à compter du jour de l'échange des ratifications. L'armée française tirera son entretien et ses  subsistances de ses propres magasins établis sur les routes qu'elle doit suivre.

 

Article 23

Immédiatement après l'échange des ratifications du présent traité, des commissaires seront nommés de part et d'autres pour remettre et recevoir, au nom des souverains respectifs, toutes les parties du territoire vénitien, non occupées par les troupes de S.M. l'Empereur des Français, Roi d'Italie. La ville de Venise, les lagunes et les possessions de terre ferme seront remises dans le délai de quinze jours ; l'Istrie et la Dalmatie vénitiennes, les Bouches de Cattaro, les îles vénitiennes de l'Adriatique, et toutes les places et forts qu'elles renferment, dans le délai de six semaines à compter de l'échange des ratifications.

Les commissaires respectifs veilleront à ce que la séparation de l'artillerie autrichienne soit exactement faite, la première devant rester en totalité au Royaume d'Italie. Ils détermineront, d'un commun accord, l'espèce et la nature des objets qui, appartenant à S.M. l'Empereur d'Allemagne et d'Autriche devront en conséquence rester à sa disposition. Ils conviendront, soit de la vente au Royaume d'Italie de l'artillerie impériale et des objets susmentionnés, soit de leur échange contre une quantité équivalente d'artillerie ou d'objets de même ou d'autre nature qui seraient laissés par l'armée française dans les Etats héréditaires. Il sera donné toute facilité et toute assistance aux troupes autrichiennes et aux administrations civiles et militaires, pour retourner dans les Etats d'Autriche par les voies les plus convenables et les plus sûres, ainsi que pour le transport de l'artillerie impériale, des magasins de terre et de mer, et d'autres objets qui n'auraient pas été compris dans les stipulations, soit de vente, soit d'échange qui pourront être faites.

 

Article 24

Les ratifications du présent traité seront échangées dans l'espace de huit jours, ou plus tôt si faire se peut.

 

Fait et signé à Presbourg le 26 décembre 1805 ( 5 nivôse an XIV).

Ch.-Mau. TALLEYRAND.

Jean, Prince de Liechtenstein.

Ignaz, Comte de Gyulai

 

 

Article séparé

Il sera payé par l'Empereur d'Allemagne et d'Autriche, pour rachat de toutes les contributions imposées sur les divers Etats héréditaires occupés par l'armée française et non encore perçues, une somme de quarante millions de francs (valeur métallique).

Pour faciliter le paiement de cette somme, S.M. l'Empereur des Français, roi d'Italie, consent à ce que huit millions seulement soient payés au moment de l'échange des ratifications, et à ce que le surplus soit fourni à la même époque en lettres de change acceptées sur les places de Hambourg, Amsterdam, Augsbourg, Francfort-sur-le-Main, Bâle et Paris, reçues comme bonnes et valables par le Payeur général de l'Armée Française ou tel autre que son Exc. Le ministre de la Guerre aura désigné, entre les mains duquel elles devront être réunies et payables  de mois en mois à compter du jour de la remise, à raison de six millions le premier mois, de six millions le deuxième mois, et ensuite de deux millions par mois, jusqu'au parfait paiement.

Le présent article aura la même force et valeur que s'il était inséré mot pour mot dans le traité de ce jour. Il sera ratifié et les ratifications en seront échangées en même temps que celles du traité.

 

Fait et signé à Presbourg le 26 décembre 1805 ( 5 nivôse an XIV).

Ch.-Mau. TALLEYRAND.

Jean, Prince de LIECHTENSTEIN

Ignaz, Comte de Gyulai.

 

 

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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 00:00

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du 26 décembre 1792 au 9 février 1793, par intérim : maréchal de camp Brunet

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1er Consul

2 août 1802 jusqu'au 18 mai 1804

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Napoléon Ier

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18 mai 1804 au 6 avril 1814 et du 20 mars 1815 au 22 juin 1815

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