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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 00:00

Etienne de Ricard

Étienne Pierre Sylvestre Ricard

(Etienne Ricard)

(Etienne Pierre Joseph de Ricard)

baron Ricard et de l'Empire (7 juin 1808)

1er comte de Ricard (1817)

Général de division

Parents

 

Fils de Jean Pierre Ricard, conseiller en la sénéchaussée de Castres et de Christine Dereze, Ricard s'engagea en 1788 comme sous-lieutenant au Régiment de La Fère. Il fit les campagnes de la Révolution à l'armée du Rhin, participa aux campagnes de Belgique et des Pays-Bas. En 1792, il passa capitaine de son régiment. En 1799, il est aide de camp de Suchet lors de la campagne d’Italie contre les autrichiens.

 

Il devint, en 1801 colonel et officier de la Légion d'honneur, puis aide de camp de Soult au 4e corps de l'Armée d'Allemagne en 1805 .

 

Général de brigade en 1806 il commande une brigade de la 1e division du corps de Morand (3e Corps), après s'être distingué à la bataille d'Iéna. Il est fait commandeur de la Légion d'honneur en 1807, après Friedland. En 1808 il devint chef d'état-major du 2e Corps de l'Armée d'Espagne. Il se distingua à Wagram avant de passer de nouveau à l'armée d'Espagne en 1810 ; il s'y distingue au Siège de Tarragone (1811). En 1812 il fit la campagne de Russie, avec des troupes saxonnes. Sa belle conduite à la Moskowa lui valut le grade de général de division (10 septembre 1812) et le titre de baron de l'Empire.

 

Il se signala encore à Lützen, où il gagna la croix de grand officier de la Légion d'honneur, à Hanau.

 

À la Restauration, Louis XVIII le nomma chevalier de Saint-Louis et commandant de la 1re division militaire. Lors des Cent-Jours, Ricard accompagna le roi à Gand, refusant de se rallier à Napoléon. Au retour du roi, il fut nommé pair de France, le 17 août 1815. Son nom ne figure pas au scrutin dans le procès du maréchal Ney.

Il commanda ensuite les divisions de Toulon et de Dijon et entra en 1818 au comité d'état-major. Il fit l'expédition d'Espagne en commandant une division sous les ordres du maréchal Lauriston de retour en France, il commandait la 8e division militaire (Marseille) en juin 1825. Il commandait la première division de la Garde royale du roi de France en remplacement de Louis Partouneaux le premier janvier 1829 .

 

Il siégea à la Chambre haute jusqu'à sa mort, ayant prêté serment au gouvernement de Juillet. Mais il est mis à la retraite de l'armée le 1er mai 1831.

 

Il mourut au château de Varès (Aveyron) le 6 novembre 1843. Il est inhumé dans le cimetière Saint-Amans-de-Varès dans l'Aveyron.

 

Il était le frère du maréchal de camp Joseph Étienne Raymond Ricard (1775-1855)

 

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 00:00

Naissance de Pierre Charles Silvestre de Villeneuve

amiral. Né le 31 décembre 1765, à Valensoles (Basses-Alpes), entré dans la marine à l’âge de 15 ans, capitaine de vaisseau à peine âgé de 30 ans, contre-amiral en 1796. Servit constamment pendant la guerre de la Révolution, et se distingua notamment à Aboukir, où il commandait l’arrière-garde. Commandant en chef des forces navales stationnées aux îles du Vent en 1802, vice-amiral en 1804. Commandant de l’escadre de Toulon. Fait prisonnier par les Anglais à la malheureuse affaire de Trafalgar, malgré les prodiges qu’il fit pour fixer la victoire. Renvoyé en France en 1806, Villeneuve s’est donné la mort le 23 avril de la même année. « Avec plus de vigueur au cap Finistère, Villeneuve eût pu rendre l’attaque de l’Angleterre praticable. Son apparition avait été combinée de très loin avec beaucoup d’art et de calcul, en opposition à la routine des marins qui entouraient Napoléon ; et tout réussit jusqu’au moment décisif ; alors la mollesse de Villeneuve vint tout perdre. » (LAS CASES.)

« Villeneuve, lorsqu’il fut fait prisonnier par les Anglais, fut tellement affligé de sa défaite, qu’il étudia l’anatomie pour se détruire lui-même. À cet effet, il acheta plusieurs gravures anatomiques du cœur, et les compara avec son propre corps, pour s’assurer exactement de la position de cet organe. Lors de son arrivée en France, je lui ordonnai de rester à Rennes et de ne pas venir à Paris. Villeneuve craignant d’être jugé par un conseil de guerre, pour avoir désobéi à mes ordres, et conséquemment avoir perdu la flotte (car je lui avais ordonné de ne pas mettre à la voile et de ne pas s’engager avec les Anglais), résolut de se détruire. En conséquence, il prit ses gravures du cœur, les compara de nouveau avec sa poitrine, fit exactement an centre de la gravure, une longue piqûre avec une longue épingle, fixa ensuite cette épingle, autant que possible, à la même place, contre sa poitrine, l’enfonça jusqu’à la tête, pénétra le cœur et expira. Lorsqu’on ouvrit sa chambre, on le trouva mort ; l’épingle était dans sa poitrine, et la marque faite dans la gravure correspondait à la blessure de son sein. Il n’aurait pas dû agir ainsi, c’était un brave, bien qu’il n’eût aucun talent. » (O’MÉARA.)

 

Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, C.Mullié

 

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 00:00

 Michel Silvestre Brayer

Michel Silvestre Brayer est né le 31 décembre 1769 à Douai (Nord).

 

Soldat au régiment suisse de Reinhart, le 20 avril 1782 ; adjudant-major, le 23 décembre 1793 dans le 3e bataillon de Puy-de-Dôme, devenu 38e demi-brigade, puis 103e d'infanterie de ligne; il fit les campagnes de 1792 à l'an IX aux armées des Ardennes, de la Moselle, d'Helvétie, du Danube et du Rhin, et passa capitaine de grenadiers, le 26 brumaire an II.

 

Après s'être distingué aux affaires d'Emeding, en Brisgau, en l'an V, de Reichenau, le 16 ventôse an VII (6 mars 1799), et à plusieurs autres, le premier Consul le nomma chef de bataillon à la 103e demi-brigade, le 12 thermidor an VIII (31 juillet 1800).

 

Le 18 germinal an XI, (8 avril 1803) Ney, alors général en chef et ministre plénipotentiaire en Helvétie, lui fit décerner un sabre d'honneur, accompagné d'un certificat conçu dans les termes les plus honorables, surtout à propos de sa conduite à la bataille de Hohenlinden.

 

Brayer fut nommé major du 9e régiment d'infanterie de ligne, le 30 frimaire an XIII (21 décembre 1804), et membre de la Légion d'honneur en germinal suivant (1805); il fit les campagnes de l'an XIV en Autriche, comme commandant de la 2e demi-brigade d'élite (58e et 81e de ligne), division des grenadiers d'Oudinot, 3e corps de la Grande Armée.

 

Au combat d'Hollabrun, il dispersa l'aile gauche de l'arrière-garde des Russes et leur prit 800 hommes à la bataille d'Austerlitz; il fit capituler 8 000 Russes engagés dans un défilé.

 

Après la bataille, l'Empereur le nomma colonel du 2e régiment d'infanterie légère.

 

Commandant d'avant-garde du maréchal Lefebvre, en 1806 et 1807, il se distingua au siège de Dantzig, à la prise de l'île de Nehrung, où il reçut la croix d'officier de la Légion d'honneur ; il contribua au succès de la bataille d'Heilsberg, fut grièvement blessé à la bataille de Friedland.

 

Passé à la 1re division du 2e corps de l'armée d'Espagne, en 1808, il se signala à la bataille de Burgos et fut nommé commandeur deux jours après. Le 19 novembre, àSan Vicente, il culbuta les Espagnols, leur tua beaucoup de monde et leur fit plus de 1.000 prisonniers.

 

Général de brigade, le 26 mars 1809, il contribua puissamment à la prise du camp retranché sous les murs d'Oporto, se distingua à la bataille d'Ocaña, et à tous les combats qui eurent lieu dans la Sierra Morena.

 

À la tête de deux régiments, il enleva la position de Pêna-Peras, regardée comme la clef de l'Andalousie.

 

Le 15 août 1811, il fut créé baron de l'Empire avec une dotation de 6 000 francs ; chargé de se réunir au 2e corps en position devant Mérida, il traversa avec cinq bataillons d'infanterie et deux régiments de cavalerie les plaines de l'Estramadure en présence de 15 000 hommes, commandés par la Romana.

 

Le 5 août, au combat de Villagarcia, le général Brayer chargea à la baïonnette 5 000 Espagnols, s'empara du plateau qu'ils défendaient et décida le succès de cette journée.

 

Après la bataille de Gebora et la prise de Badajoz, il fut proposé pour une augmentation de dotation de 2.000 francs, en récompense de sa conduite à la bataille d'Albuera, où il prit et reprit à la baïonnette une position tenue par les Anglais ; obligé de céder au nombre, il commençait une troisième attaque, quand une balle lui fractura la jambe gauche. Il marchait encore avec des béquilles, lorsque, le 3 avril 1813, il alla rejoindre l'armée.

 

Le 25 mai, au combat de Buntzlau, il rétablit un pont, le passa sous le feu de l'ennemi qu'il força à mettre bas les armes.

 

Général de division après la bataille de Dresde, où il fut blessé, il se trouva aux différents combats qui se livrèrent devant Leipzig. Dans la bataille du 19 octobre, un boulet tua son cheval et le blessa à la cuisse.

 

En 1814, il fit partie du corps d'armée du duc de Tarente, et se distingua particulièrement le 4 février à Châlons, à Montmirail, à la Ferté, à Bar-sur-Seine.

 

Mis en non-activité après l'abdication ; une ordonnance royale du 8 juillet le nomma chevalier de Saint-Louis.

 

A l'entrée de Napoléon Ier à Lyon, en 1815 (10 mars), le général Brayer, commandait cette place ; il en partit le lendemain avec la division et passa le 22 mars la revue de l'Empereur sur la place du Carrousel.

 

Commandant d'une des divisions de la Jeune Garde, il se rendit le 18 mai à Angers avec deux régiments, et sa conduite, dans cette ville, fut à la fois ferme et prudente.

 

Créé chambellan de l'Empereur, gouverneur de Versailles et de Trianon, pair de France et comte de l'Empire avec dotation de 4.000 francs, il prit une part active aux opérations du général Lamarque dans la Vendée.

 

Au second retour de Louis XVIII, il fut compris dans l'article Ier de l'ordonnance du 24 juillet 1815, et condamné à mort par contumace, le 18 septembre 1816.

 

Le général Brayer, réfugié en Prusse, puis aux États-Unis, alla prendre du service à Buenos Aires. Parti de Baltimore avec le général Carrera, il commanda, en 1818, l'armée des indépendants dans le Chili. Les intrigues d'un cabinet étranger le forcèrent à quitter ce pays.

 

De retour dans sa patrie, en 1821, le général Brayer rentra dans tous ses droits, titres, grades et honneurs ; fut admis à la retraite le 1er janvier 1829, fut rappelé à l'activité le 4 août 1830, et nommé commandant de la 5e division (Strasbourg).

 

Grand officier de la Légion d'honneur en 1830, et pair de France en 1832, il remplit les fonctions d'inspecteur général de l'infanterie en 1833, 1834, 1835.

 

Lorsqu'il quitta Strasbourg, les habitants lui décernèrent une épée d'honneur.

 

Admis dans le cadre de vétérance, le 30 septembre 1835, il reçut la grand-croix de la Légion d'honneur, le 15 février 1836, et fut mis en non-activité.

 

Son nom figure sur la partie ouest de l'arc de l'Étoile.

 

Le général Brayer avait été compris dans le testament de Napoléon pour une somme de cent mille francs.

 

Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852  

 

 

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 00:00

du 31 décembre 1799 au 5 janvier 1800 

 

général Suchet (*)

 

Louis Gabriel Suchet, duc d'Albufera, maréchal de France, Jean-Baptiste Paulin Guérin
Les généraux en chef dont le nom est suivi d'une étoile (*) sont ou ont été par la suite maréchal d'Empire
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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 00:00

Pierre César Gudin des Bardelières

Gudin

 

Né le 30 décembre 1775 à Gien (Loiret)

mort le 13 février 1855 à Montargis (Loiret)


Diplômé de l’Ecole militaire de Brienne, Gudin entre au service le 22 février 1793 comme sous-lieutenant au 48e Régiment d’Infanterie, ci-devant Artois, et fait les campagnes de 1793 à l’an III dans l’armée de Vendée, où il est blessé à Clisson le 22 septembre 1793. Nommé aide-de-camp de son frère, le 4 nivôse an IV (15 décembre 1795), il fait les campagnes des ans IV et V dans l’armée de Rhin-et-Moselle. Il est replacé comme lieutenant dans la 62e Demi-brigade d’Infanterie de Ligne le 6 prairial an V (25 mai 1797). Il participe aux campagnes de l’an V à l’an VII dans les armées d’Italie et de Naples où il est blessé à Civitavecchia le 13 ventôse an VII (3 mars 1799). Il est nommé adjoint de l’adjudant-général Degiovanni le 1er thermidor (19 juillet) suivant. Revenu comme aide-de-camp auprès de son frère, le 17 pluviôse an VIII (6 février 1800), il fait les campagnes de cette année et de l’an IX dans l’armée du Rhin, où il est nommé capitaine le 16 floréal an VIII (6 mai 1800), nomination confirmée le 5 prairial an IX (25 mai 1801). Il  est blessé à Höchstädt le 1er messidor (19 juin) suivant. Promu chef-de-bataillon le 21 messidor an XII (18 juillet 1804), il sert en l’an XIII au camp de Bruges et fait avec la Grande Armée les campagnes de l’an XIV à 1807 en Autriche, en Prusse et en Pologne. Promu colonel le 4 mars 1807 et affecté à l’état-major général le 1er juillet 1807, il fait les campagnes de 1808 en Espagne et de 1809 en Autriche, ce qui lui vaut sa nomination de membre de la Légion d’Honneur le 8 juin 1809. Il reçoit une blessure à Wagram le 6 juillet suivant.

 

 Il est nommé colonel du 16e Régiment d’Infanterie de Ligne le 18 juillet et élevé au rang de baron de l’Empire le 15 août suivant. Il participe aux campagnes de 1810 et 1811 en Espagne où il devient officier de la Légion d’Honneur le 7 mai 1811 et reçoit une blessure à Sagonte le 25 octobre suivant. Promu général-de-brigade le 11 janvier 1812, il prend le commandement de la 1re brigade de la 3e Division d’Infanterie de l’armée d’Aragon avec laquelle il fait la campagne de 1813 puis passe dans l’armée de Lyon pour la campagne de 1814.

 

 Placé en non-activité le 1er septembre 1814, après l’abdication de l’Empereur, il participe toutefois à la campagne des Cent-Jours dans le Corps d’Observation du Rhin. En poste à Nancy en 1816, il est élevé au rang de baron, affecté dans la 1re Division Militaire en 1820 et devient commandeur de la Légion d’Honneur le 18 mai 1820. Promu lieutenant-général le 25 avril 1821, il devient commandeur de l’Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis et grand-croix de l’Ordre de Charles III d’Espagne. Placé dans la 2e section de l’état-major général après la Révolution de Juillet, il devient grand-officier de la Légion d’Honneur le 13 avril 1845 et il est élevé au rang de vicomte sous le second Empire.

 

 Son nom est inscrit sur l’Arc-de-Triomphe de l’Étoile, côté sud.

 
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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 00:00

  Arrivée à Autun

 

Armoiries

 

Autun

 

Charles Bonaparte place au collège d'Autun, tenu par des prêtres séculiers, Joseph, destiné au sacerdoce, et Napoléon qui fera une carrière militaire.

 

Le jeune garçon s'y montre pensif et très irritable, particulièrement sur le sujet de sa petite Patrie.


Joseph et Napoléon étaient destinés au collège d’Autun, qui était, sous la haute protection de l’évêque, frère du gouverneur; de là, Napoléon, dont la vocation guerrière était déjà évidente, devait passer au collège militaire de Brienne.

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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 00:00

Louis Joseph Lahure

 

né à Mons le 29 septembre 1767.

 

Il fit ses études à l’université de Louvain, et prit du service comme volontaire au moment de la révolution de Belgique.

 

Lors de la dissolution de l’armée des États, il résolut, à la rentrée des Autrichiens, de passer en France pour y vouer son épée à la cause de la liberté.

 

Le comité belge établi à Lille, sous la protection de la France, y organisa des compagnies, composées surtout de patriotes belges.

 

La guerre ayant été déclarée à l’Autriche en 1792, M. Lahure vola aux avant-postes à la tête d’un régiment organisé par lui, fit partie de l’expédition de Luckner sur Courtrai, et s’empara d’une pièce de canon, se renferma dans Lille pendant le terrible bombardement de cette ville et rendit d’éminents services avec ses tirailleurs belges.

 

Plus tard, il concourut à la prise de la citadelle d’Anvers, sous les ordres de Dumouriez, et nommé chef de l’un des bataillons belges, le 9 janvier 1793, après leur réorganisation à Bruxelles, il assista à la bataille de Nerwinde, contribua au gain de la bataille d’Hondscoote, où il s’empara d’une batterie ennemie, se battit bravement en Belgique et en Hollande durant la mémorable campagne de 1794-1795, eut un cheval tué sous lui à l’attaque de Rousselaer et sauva de l’échafaud un jeune émigré français fait prisonnier, en le faisant évader pendant la nuit.

 

Puis, toujours à la tête de son bataillon, entra le premier à Utrecht, à Amsterdam, à Harlem, passa le Wahal, vis-à-vis le village de Rossune et enleva au pas de charge une redoute renfermant deux mortiers, cinq pièces de gros calibre et une grande quantité de munitions. Arrivé à Alkmaër devant la flotte hollandaise du Helder, quelques bâtiments anglais qu’y retenaient des glaçons, il exécuta le projet hardi de s’emparer de cette flotte, composée de 14 vaisseaux de guerre et de plusieurs bâtiments marchands ; pendant la nuit, à la tête d’un escadron de hussards, détaché du 5e régiment, il partit après avoir fait monter des tirailleurs en croupe des cavaliers. Au point du jour l’escadron chargea avec intrépidité sur la glace, et les tirailleurs s’élancèrent à l’abordage. Les équipages surpris par cet assaut bizarre et inattendu n’essaient pas de résister, et la flotte entière se rend à des hussards. On trouva au Helder une grande quantité de marchandises et plusieurs ballots d’assignats, sans doute faux, que les Anglais y avaient jetés. Tout fut fidèlement inventorié et scellé. Ces soldats pauvres, qu’on ne payait qu’en assignats sans valeur, ne songèrent pas même à demander leur part de prise. On ne se battait que pour la gloire. A cette époque, toutes les vertus s’étaient réfugiées aux armées. En 1796, M. Lahure suivit Bernadotte en Italie comme chef de la 15° demi-brigade, et assista au passage du Tagliamento. A Gradisca (passage de l’Isongo), le colonel Lahure entra le premier, dans un fort défendu par 8.000 Autrichiens, et fut remarqué et mentionné par le général Bonaparte. A Civita-Castellana, Mack attaqua avec toutes ses forces la division Macdonald qui ne comptait pas 7.000 hommes. La demi-brigade Lahure occupait les avant-postes sur trois points différents ; attaquée par des forces redoutables, elle soutint le choc, et les mit dans une déroute complète, en s’emparant de plusieurs pièces de canon et de tous les équipages. Le Directoire écrivit à Lahure une lettre de félicitation et lui décerna un sabre d’honneur.


Il assista à la bataille de la Trébia, y fut grièvement blessé, et nommé général de brigade sur le champ de bataille ; mais, transporté à Plaisance, il resta prisonnier. Sa convalescence fut longue, il resta estropié et ne prit que peu de part aux guerres de l’Empire. Appelé en 1801 au Corps législatif, il fut, depuis, constamment réélu. Le 14 juin 1804 il fut nommé commandeur de la Légion-d’Honneur. Appelé au commandement du département du Nord, il contribua à repousser les Anglais de Flessingue. En 1813 il fut créé baron de l’Empire avec une dotation qu’il ne toucha jamais. En 1814, au moment de l’invasion, on lui offrit un million et le titre de duc s’il voulait livrer une des places fortes du Nord aux Bourbons ; le général Lahure se contenta de prévenir le ministre de la police générale. Après la Restauration, il demanda et obtint des lettres de naturalisation. Il reçut aussi la croix de Saint-Louis. Pendant les Cent-Jours, il conserva son commandement. A la seconde rentrée de Louis XVIII, il brisa son épée en jurant de ne jamais la reprendre. Le général Bourmont lui offrit un commandement qu’il refusa. En 1818 il fut mis à la retraite de maréchal de camp avec le grade de lieutenant-général, il ne s’occupa plus alors que de la culture des betteraves. En juillet 1830, il reprit momentanément le commandement du département du Nord. On vint lui offrir le commandement en chef des troupes belges au moment de la Révolution, il refusa. Le 10 mars 1831 il a été créé grand officier de la Légion d’Honneur. Le général Lahure a trois fils qui servirent avec distinction dans l’armée française.

 

Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, C. Mullié

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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 00:00

29 décembre 1768: Charles Louis Dieudonné Grandjean

 

Charles Louis Dieudonné Grandjean

 

né à Nancy le 29 décembre 1768

 

militaire français.

 

Il est le Fils de François Dieudonné Grandjean et Jeanne Maletz.

 

Le 13 février 1794 il épouse à Phasbourg Marie-Madeleine (1767-1840), sœur du maréchal Georges Mouton. Il aura deux enfants: Victor Aimé né le 7 novembre 1794 et Octavie née le 17 avril 1798.

 

Entré de bonne heure au service, il fut fait sous-lieutenant au 105e Régiment d'Infanterie en 1792, et servit, cette même année, à l'armée du Rhin, commandée par Custine; adjudant-général adjoint près de Desaix, en 1793 ; adjudant-général chef de brigade le 12 mai 1796, il s'empara, en mai 1799, du camp retranché de Postringo, fit aux ennemis 1,200 prisonniers sur l'Adige, et fut nommé général de brigade sur le champ de bataille.

 

Il combattit à la bataille de la Trebbia et y reçut deux blessures, se distingua de nouveau à la bataille d'Engen-Stockach, à Oberhausen.

 

Il commandait une division de réserve à Hohenlinden et s'y distingua par une attaque impétueuse qui culbuta un corps de troupes hongroises.


Il reçut la croix de commandeur en 1804 et le grade de général de division le 1er février 1805.

 

Il servit en cette qualité sous le maréchal Brune qui faisait la conquête de la Poméranie suédoise. En 1807 le maréchal Mortier, lui laissa le commandement des troupes devant Stralsund, et fut forcé d'opérer sa retraite au mois d'août suivant.

 

Employé en 1808 à l'armée d'Espagne, sous les maréchaux Lannes et Moncey, il concourut à la déroute des insurgés renfermés dans Lerin ; il commandait une division d'infanterie au siège de Saragosse en1809.

 

Il combattit avec sa valeur accoutumée à Wagram, et eut deux chevaux tués sous lui.

 

À la campagne de Russie, il, commandait une division du 10e corps et faisait partie de la garnison de Dantzig.

 

Il se distingua en plusieurs occasions et fut au nombre des prisonniers lors de la capitulation de la place.

 

Il reçut la croix de Saint-Louis en 1814, puis dans les Cent-Jours il fut employé sous les ordres du général Rapp, dans le 5e corps d'armée du Rhin.

 

À la seconde rentrée il fut porte sur le tableau de disponibilité, et mis à la retraite quelque temps après.

 

Député en 1821, il prit place sur les bancs de l'opposition, et mourut le 15 décembre 1828 à Nancy.

 

Son nom est inscrit sur le côté Est de l'arc de triomphe de l'Étoile : 16e colonne.

 

« Charles Louis Dieudonné Grandjean », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852

 

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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 00:00

Naissance de Anne Charles Lebrun, duc de Plaisance

né à Paris le.28 décembre 1775 ; son père était alors avocat au Parlement de Paris. Il avait 25 ans quand il entra dans la carrière des armes, après le 18 brumaire. Il fut attaché au général Desaix en qualité d’aide-de-camp ; il le reçut dans ses bras lorsqu’il fut frappé à mort dans les champs de Marengo. A la suite de cette bataille Lebrun fut nommé colonel du 3e hussards et fit à la tête de ce régiment la campagne de 1805, pendant laquelle il fut chargé par l’Empereur d’apporter à Paris la nouvelle de la victoire d’Austerlitz. La journée d’Eylau valut au colonel Lebrun le grade de général de brigade. Il obtint celui de général de division, le 23 février 1812, avant le départ pour la campagne de Russie ; il fut créé en outre comte de l’Empire et grand-croix de l’ordre de la Réunion. En 1813 le général Lebrun fut nommé grand officier de la Légion-d’Honneur et gouverneur de la ville d’Anvers qu’il avait à préserver de l’invasion de l’ennemi ; mais dans les premiers mois de 1814, Napoléon confia ce commandement à Carnot. Lebrun adhéra au rétablissement des Bourbons, fut fait chevalier de Saint-Louis et envoyé dans la 14ème division militaire en qualité de commissaire du roi. Au retour de Napoléon, le duc de Plaisance, père du général, ayant repris sa position d’architrésorier, et ayant de plus été appelé au ministère de l’instruction publique, le général Lebrun fut, dès le 27 mars, chargé par Napoléon d’aller prendre en Champagne le commandement que venait de quitter le maréchal duc de Bellune. Il fut en outre nommé à la Chambre des représentants par le département de Seine-et-Marne. A la seconde Restauration, le général Lebrun fut mis en disponibilité. A la mort de son père, en 1825, il lui succéda dans son titre de Pair et de duc de Plaisance. En 1833 il fut nommé grand-croix de la Légion-d’Honneur.Le duc de Plaisance a épousé la fille de M. de Barbé-Marbois. Il figure sous le nom de Lebrun sur l’arc de triomphe de l’Étoile, côté Ouest.

 

 

 

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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 00:00

 Naissance de Louis Joseph Lahure

né à Mons le 29 septembre 1767. Il fit ses études à l’université de Louvain, et prit du service comme volontaire au moment de la révolution de Belgique. Lors de la dissolution de l’armée des États, il résolut, à la rentrée des Autrichiens, de passer en France pour y vouer son épée à la cause de la liberté. Le comité belge établi à Lille, sous la protection de la France, y organisa des compagnies, composées surtout de patriotes belges. La guerre ayant été déclarée à l’Autriche en 1792, M. Lahure vola aux avant-postes à la tête d’un régiment organisé par lui, fit partie de l’expédition de Luckner sur Courtrai, et s’empara d’une pièce de canon, se renferma dans Lille pendant le terrible bombardement de cette ville et rendit d’éminents services avec ses tirailleurs belges. Plus tard, il concourut à la prise de la citadelle d’Anvers, sous les ordres de Dumouriez, et nommé chef de l’un des bataillons belges, le 9 janvier 1793, après leur réorganisation à Bruxelles, il assista à la bataille de Nerwinde, contribua au gain de la bataille d’Hondscoote, où il s’empara d’une batterie ennemie, se battit bravement en Belgique et en Hollande durant la mémorable campagne de 1794-1795, eut un cheval tué sous lui à l’attaque de Rousselaer et sauva de l’échafaud un jeune émigré français fait prisonnier, en le faisant évader pendant la nuit. Puis, toujours à la tête de son bataillon, entra le premier à Utrecht, à Amsterdam, à Harlem, passa le Wahal, vis-à-vis le village de Rossune et enleva au pas de charge une redoute renfermant deux mortiers, cinq pièces de gros calibre et une grande quantité de munitions. Arrivé à Alkmaër devant la flotte hollandaise du Helder, quelques bâtiments anglais qu’y retenaient des glaçons, il exécuta le projet hardi de s’emparer de cette flotte, composée de 14 vaisseaux de guerre et de plusieurs bâtiments marchands ; pendant la nuit, à la tête d’un escadron de hussards, détaché du 5e régiment, il partit après avoir fait monter des tirailleurs en croupe des cavaliers. Au point du jour l’escadron chargea avec intrépidité sur la glace, et les tirailleurs s’élancèrent à l’abordage. Les équipages surpris par cet assaut bizarre et inattendu n’essaient pas de résister, et la flotte entière se rend à des hussards. On trouva au Helder une grande quantité de marchandises et plusieurs ballots d’assignats, sans doute faux, que les Anglais y avaient jetés. Tout fut fidèlement inventorié et scellé. Ces soldats pauvres, qu’on ne payait qu’en assignats sans valeur, ne songèrent pas même à demander leur part de prise. On ne se battait que pour la gloire. A cette époque, toutes les vertus s’étaient réfugiées aux armées. En 1796, M. Lahure suivit Bernadotte en Italie comme chef de la 15° demi-brigade, et assista au passage du Tagliamento. A Gradisca (passage de l’Isongo), le colonel Lahure entra le premier, dans un fort défendu par 8.000 Autrichiens, et fut remarqué et mentionné par le général Bonaparte. A Civita-Castellana, Mack attaqua avec toutes ses forces la division Macdonald qui ne comptait pas 7.000 hommes. La demi-brigade Lahure occupait les avant-postes sur trois points différents ; attaquée par des forces redoutables, elle soutint le choc, et les mit dans une déroute complète, en s’emparant de plusieurs pièces de canon et de tous les équipages. Le Directoire écrivit à Lahure une lettre de félicitation et lui décerna un sabre d’honneur.

Il assista à la bataille de la Trébia, y fut grièvement blessé, et nommé général de brigade sur le champ de bataille ; mais, transporté à Plaisance, il resta prisonnier. Sa convalescence fut longue, il resta estropié et ne prit que peu de part aux guerres de l’Empire. Appelé en 1801 au Corps législatif, il fut, depuis, constamment réélu. Le 14 juin 1804 il fut nommé commandeur de la Légion-d’Honneur. Appelé au commandement du département du Nord, il contribua à repousser les Anglais de Flessingue. En 1813 il fut créé baron de l’Empire avec une dotation qu’il ne toucha jamais. En 1814, au moment de l’invasion, on lui offrit un million et le titre de duc s’il voulait livrer une des places fortes du Nord aux Bourbons ; le général Lahure se contenta de prévenir le ministre de la police générale. Après la Restauration, il demanda et obtint des lettres de naturalisation. Il reçut aussi la croix de Saint-Louis. Pendant les Cent-Jours, il conserva son commandement. A la seconde rentrée de Louis XVIII, il brisa son épée en jurant de ne jamais la reprendre. Le général Bourmont lui offrit un commandement qu’il refusa. En 1818 il fut mis à la retraite de maréchal de camp avec le grade de lieutenant-général, il ne s’occupa plus alors que de la culture des betteraves. En juillet 1830, il reprit momentanément le commandement du département du Nord. On vint lui offrir le commandement en chef des troupes belges au moment de la Révolution, il refusa. Le 10 mars 1831 il a été créé grand officier de la Légion d’Honneur. Le général Lahure a trois fils qui servirent avec distinction dans l’armée française.

 

Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, C. Mullié

 

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2 août 1802 jusqu'au 18 mai 1804

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