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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 00:00

Décès à Montpellier de Charles-Marie Bonaparte, vraisemblablement d'un cancer de l'estomac

 

Il laisse une jeune veuve avec huit enfants et seulement mille à quinze-cents livres de rente.

Fichier:Buonaparte.svg

http://www.geneall.net/img/pessoas/pes_5187.jpg

Carlo Maria Buonaparte

Charles Marie Bonaparte


  • le 27 mars 1746 à Ajaccio (Corse-du-Sud)
  • Décédé le 24 février 1785 à Montpellier (Hérault) à l'âge de 38 ans d'un cancer de l'estomac, laissant sa femme et ses huit enfants dans la gêne, du fait de sa mauvaise gestion.
  • Incinéré - ses cendres furent transférées à Saint-Leu-la-Forêt, puis à Ajaccio en 1951

Parents

A l'âge de dix-huit ans, Charles-Marie épouse le 2 juin 1764 à Ajaccio (Corse-du-Sud) Letizia Ramolino 1750-1836 qui n'en a que quatorze.

 

Elle lui donnera treize ou quatorze enfants dont huit survivront

dont

 

Napoleone 1765-1765

Maria Anna 1767-1768

José I 1768-1844

Napoléon Ier Bonaparte 1769-1821

Maria Anna 1771-1776

Ne 1773-1773

Luciano 1775-1840

Élisa 1777-1820

Louis 1778-1846

Pauline 1780-1825

Caroline Bonaparte 1782-1839

Jérôme 1784-1860

 

 

Carlo Maria Buonaparte voit le jour dans une famille présente dans l'île depuis sept générations (un nommé Francesco Buonaparte ayant émigré de Sarzane, bourgade de Ligurie située au sud de La Spezia, pour Ajaccio en 1514 ou 1520)

 

La famille, bien qu'appartenant à la bourgeoisie ajaccienne, est modeste, possédant quelques champs et vignes aux environs.



Il épaule d'abord Pasquale Paoli dans son combat contre les Français, avant de tenter de poursuivre la lutte dans le maquis, puis de se rallier aux nouveaux maîtres après l'exil de Paoli en Angleterre.

Ayant pu prouver que sa noblesse remontait à plus de deux cents ans, Charles-Marie Bonaparte devient gentilhomme français et même député de la noblesse de Corse à la cour. Il profite de son séjour à Paris pour décrocher trois bourses d'études pour ses enfants.

 

Avocat au Conseil supérieur de Corse qui le reconnait noble (1771), assesseur de la juridiction royale des provinces et ville d'Ajaccio, député de la piève d'Ajaccio aux Etats de Corse, député de la noblesse de Corse auprès du roi (1779).

  • En 1848, le futur Napoléon III désire donner une sépulture à son grand-père Charles, enterré "un peu partout" avant d'arriver dans le parc du château de Saint-Leu, d'où il en fut chassé par la famille des Condé quand ils reprirent possession du lieu. Le futur Napoléon III voulut le transférer dans l'église, mais celle-ci était en trop mauvais état et menaçait ruine. Il décida alors de la reconstruire sur le même plan, en 1851. Il y fit adjoindre une chapelle dont le terrain fut pris sur l'ancien cimetière et en dessous la crypte fut construite. Dans cette crypte ont été érigés des sarcophages contenant les dépouilles de quatre Bonaparte : Louis de Hollande (frère de Napoléon Ier et père de Napoléon III), les restes d'un frère de Napoléon III, mort à 5 ans de la diphtérie et qui devait être le successeur de NAPOLEON qui n'avait pas de fils, le corps d'un autre frère mort à 26 ans en Italie. Et puis Charles Bonaparte jusqu'au transfert de ses restes en Corse en 1951.

 

La nouvelle de la mort de son père le toucha vivement, moins peut-être par les regrets qu’elle lui inspirait que par les responsabilités qu’elle lui découvrit tout à coup : au point de vue de l’intelligence et de l’énergie, il se sentait l’aîné de ses frères et soeurs, ayant depuis longtemps jugé Joseph; il prit dès lors et soutint un ton d’autorité morale et de protection d’ailleurs efficace et dévouée que nul dans sa famille, pas même son oncle Lucien et sa mère, ne songèrent bientôt plus à lui contester.

 

La pauvreté, plus encore peut-être que l’ambition, l’aiguillonnait, et c’est après avoir fait, incomplètement d’ailleurs, en six ans, les études qui demandaient une dizaine d’années à la plupart des jeunes nobles, qu’il concourut, à dix-sept ans, pour une place de lieutenant en deuxième dans un régiment d’artillerie; il ne fut classé que le 42e sur 58; sans stage, il fut nommé lieutenant. en deuxième à la compagnie des bombardiers du régiment de La Fère, aux appointements de 800 livres par an.

 

Il suivit ce régiment dans ses garnisons successives de Valence (1785), de Lyon (1786), de Douai (1787) et d’Auxonne (1788)

 

A Valence, où son caractère se détendit quelque peu, il est ainsi noté officiellement :

« Réservé et studieux, il préfère l’étude à toute espèce d’amusement, se plaît à la lecture de tous auteurs; très appliqué aux sciences abstraites, peu curieux des autres, connaissant à fond les mathématiques et la géographie, aimant la solitude, capricieux, hautain, extrêmement porté à l’égoïsme, parlant peu, énergique dans ses réponses, prompt et sévère dans ses réparties, ayant beaucoup d’amour-propre, ambitieux et aspirant à tout»

De dix-sept à vingt ans, Napoléon Bonaparte travailla beaucoup et en tout sens.

« Il aimait peu les réunions, les bals, les banquets, qu’il trouvait toujours trop longs. Assez voluptueux (plus tard), il aimait peu les femmes, ce qui n’est pas contradictoire, et au contraire se souciait peu de leur conversation et de leur rendre les petits soins qu’elles aiment tant, et, comme tous les Méridionaux, ne les prit jamais au sérieux. Sa brutalité, dans cet ordre de choses, ne fut jamais, comme on l’a dit, timidité ou gaucherie; car Bonaparte timide, ou même gauche, c’est une plaisanterie un peu forte. C’était parfait mépris, tout simplement »

(E. Faguet)

 

Il faut évidemment distinguer les époques et les circonstances; mais l’érotisme non raffiné, impatient plutôt, l’a toujours emporté chez lui sur l’amour digne de ce nom.

 

C’est ce que Stendhal a bien noté, quoique avec exagération. Quant à reconnaître avec un de ses derniers biographes,

« qu’il fut supérieur à tous les autres hommes en amour comme en tout le reste, parce qu’il a éprouvé pour la femme toute la série des sensations et des sentiments que la femme peut inspirer »

(F. Masson)

ce serait exclure de la liste de ces sentiments l’estime, le dévouement et la délicatesse.

 

La passion maîtresse, l’ambition, devait, en définitive, toujours l’emporter.


Ce fut d’abord l’ambition de tout savoir.

« Il se livre à une lecture effrénée [...] que sa prodigieuse mémoire rend efficace. Il fait des résumés de ses lectures; il apprend par coeur les tragédies de Corneille, de Racine et de Voltaire. il professe un profond dédain pour la comédie, mais il aime la tragédie. Il admire Corneille, surtout Cinna, et il adore Racine. Il goûte beaucoup Voltaire, dont il déclarera plus tard le genre boursouflé et faux. L’Esprit des lois lui inspire une respectueuse admiration pour Montesquieu. II aime Raynal. Il idolâtre Jean-Jacques Rousseau, dont la Nouvelle Héloïse lui tourne la tête »

(Et. Charavay, d’agrès A. Chuquet)

 

Napoléon Bonaparte écrit, dans un style encore entaché d’italianismes, des nouvelles en prose des dissertations politiques.

 

Quelque part il défend les opinions du Contrat social sur la religion civile. En dépit de ces lectures françaises, de son uniforme, il n’est pas Français, il est, comme en témoignent les Lettres sur la Corse, demeuré « Corse de coeur et d’âme, Corse des pieds à la tête »

 

C’est comme tel qu’il est républicain et libre penseur.

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 00:00

Claude Just Alexandre Louis Legrand

général de division...

 

né à Plessier-sur-Saint-Just (Oise), le 23 février 1762, entra comme soldat dans le régiment Dauphin-Infanterie le 16 mars 1777, devint caporal le 3 février 1781, et sergent le 1er janvier 1782.

 

Il était parvenu au grade de sergent-major le ler juin 1786, lorsqu’il obtint son congé pour se marier.

 

Exalté, en 1790, par le sentiment de la liberté, Legrand reprit, le 1er mai, du service comme soldat dans la garde nationale de Metz, et fut nommé chef d’un bataillon de volontaires de la Moselle le 1er mai 1791.

 

Chargé par le gouvernement de l’inspection d’une partie des troupes de la Moselle en 1792, il mérita par ses talents d’être élevé au grade de général de brigade le 20 septembre 1793.

 

Il se rendit ensuite dans la Vendée avec une des colonnes de l’armée de Mayence, rejoignit celle de Sambre-et-Meuse, et s’empara, à l’affaire de Nancy, d’une pièce de canon chargée à mitraille, au moment ou un canonnier allait y mettre le feu.

 

Dans ce combat, où tous les hommes de son détachement, au nombre de 30, furent ou blessés ou tués, Legrand reçut quatre légères blessures.

 

A Arlon, il justifia la confiance qu’on avait en sa valeur.

 

A la bataille de Fleurus, il combattit avec une grande distinction. Quand les ailes de l’armée, obligées de se replier, eurent en partie passé la Sambre, il défendit au centre, avec quatre bataillons et une compagnie d’infanterie légère, le village d’Epigny, trois fois attaqué dans cette journée par des forces supérieures.

 

Il conserva ce poste important, fit éprouver une perte considérable à l’ennemi, donna le temps à l’armée française de reprendre l’offensive, et contribua ainsi au gain de la bataille, qui était resté incertain jusqu’à six heures du soir. A partir de cette époque, sa vie ne fut plus qu’une suite de travaux, de combats et de brillants succès.

 

La campagne de l’an III s’ouvrit par le passage du Rhin. Chargé de franchir le fleuve au-dessus de Dusseldorf avec une partie des grenadiers de la 7e division, le général Legrand s’embarqua avec sa troupe au milieu de la nuit du 17 au 18 fructidor.

 

La lune qui vient de se lever, permet à l’ennemi de voir tous les mouvements des Français.

 

A l’aspect de la flottille, les Autrichiens dirigent sur elle le feu de toutes leurs batteries.

 

Le Rhin semble rouler des eaux embrasées. La surprise et l’ardeur des combattants, le danger de cette attaque sur un fleuve rapide, 150 pièces de canon tonnant à coups pressés, forment, avec les obus qui se croisent sur le fleuve, le tableau le plus horrible et le plus majestueux des fureurs de la guerre.

 

Legrand, impatient de se voir aux prises avec l’ennemi, s’élance dans les flots, en s’écriant : Camarades, suivez-moi ! Ses grenadiers, électrisés par son exemple, se précipitent sur ses pas. La charge bat, le général français s’avance audacieusement contre les Autrichiens, surpris d’une telle audace, culbute 2.000 hommes campés en arrière de l’anse de Haneim, s’empare d’une batterie de 7 pièces de canon qui défendaient le débouché de la Herf, se porte rapidement sur Dusseldorf, dont il se rend maître, et fait prisonniers 2.000 hommes de troupes palatines qui formaient la garnison de cette place. Cette audacieuse opération fut terminée en moins de sept heures. Le général en chef Jourdan, dans le rapport qu’il fit à la Convention sur le passage du Rhin, s’exprimait ainsi : « La conduite du général Legrand et son intrépidité sont au-dessus de tous les éloges. »

 

La campagne de l’an IV, en Allemagne, lui fournit de nouvelles occasions de se distinguer. Le 30 thermidor, le général Championnet lui donna l’ordre de se glisser, avec deux bataillons de la 92e demi-brigade et un escadron de dragons, dans les gorges de Niessas pour essayer de tourner la gauche des Autrichiens par Wolsfeld.

 

Arrivé au débouché des gorges, Legrand se trouva à Lainhoffen, en face d’un ennemi supérieur, protégé par une artillerie formidable.

 

En apercevant le danger de sa position, le général français suspendit prudemment sa marche dans un petit bois où les Autrichiens essayèrent de le cerner, repoussa vigoureusement leurs attaques, et se maintint jusqu’au moment où le général Championnet vint le dégager.

 

Il donna de nouvelles preuves de courage à l’attaque des hauteurs de Poperg et de Lansfeld, où l’ennemi fut repoussé jusqu’à Amperg, ce qui facilita la prise de Cassel par le général Bonnaud.

 

Pendant la même campagne, le général Legrand, à la tête de douze compagnies d’infanterie, franchit une seconde fois le Rhin, à Wissenthurn, vis-à-vis Neuwic, chassa les Autrichiens de leurs retranchements, leur fît éprouver des pertes considérables, et les tint en échec autant de temps qu’il en fallut pour établir un pont sur le fleuve.

 

A la journée de Wurtzbourg, le 18 messidor, sa brigade, disséminée sur une étendue de deux lieues, fut enveloppée par 3.000 chevaux et 10.000 hommes d’infanterie. Le général français, frappé de l’imminence du péril, réunit promptement ses soldats, attaqua l’ennemi avec résolution, se fraya un passage à travers ses colonnes, opéra sa retraite avec la plus grande opiniâtreté, et protégea celle de la cavalerie de l’armée, qui se trouvait sérieusement compromise.

 

Il ne déploya ni moins de bravoure, ni moins d’habileté au combat de Liptingen, où il eut deux cheveaux tués sous lui.

 

En l’an V, les Autrichiens, au nombre de 1.200 hommes, ayant effectué un passage du Rhin à Neuhorfl, attaquèrent la brigade du général Legrand qui était dispersée depuis le confluent de la Lach jusqu’à Neuwic. Le général rassembla à la hâte deux compagnies de grenadiers et 25 dragons, marcha à la rencontre de l’ennemi, l’attaqua avec impétuosité, le culbuta dans le fleuve et lui fit 400 prisonniers. La guerre, suspendue en l’an VI par les négociations de Rastadt, se ralluma, en l’an VII, avec plus de fureur entre la France et l’Autriche.

 

Legrand, promu au grade de général de division par un arrêté du 1er floréal, prit le commandement des troupes stationnées sur la rive droite du Rhin, et établit son quartier général à Kork, en avant du fort de Kehl. Obligé de se retirer momentanément à Strasbourg pour rétablir sa santé altérée par les fatigues de la guerre, il entrait à peine en convalescence, lorsque le général Masséna, jaloux de s’entourer d’officiers distingués, l’appela près de lui en Helvétie ; mais Legrand vint reprendre son premier poste sur la rive droite du Rhin, aussitôt que l’ennemi se fut renforcé dans la vallée de la Kintzig.

 

Le 18 messidor, des forces supérieures assaillirent ce général sur toute sa ligne : elles débouchèrent par la vallée de la Kintzig, par celle d’Erbach, se dirigeant sur Oberkirck, Offembourg et Attenheim. Nos avant-postes, attaqués à l’improviste, furent contraints d’évacuer Offembourg et de se replier sur la forêt de Neumûhl, à une petite lieue de Kehl. Renforcé par des troupes fraîches, le général Legrand reprit aussitôt l’offensive, repoussa l’ennemi jusqu’à Offembourg, le culbuta après un combat des plus opiniâtres, et reprit, par son courage, l’avantage que les Autrichiens n’avaient dû qu’à la surprise et à la supériorité de leurs forces.

 

En l’an VIII, on lui confia de nouveau le commandement d’une division à la gauche de l’armée d’Allemagne. C’est lui qui, le 1er floréal, soutint, en avant d’Erbach, le premier choc de l’armée ennemie. Le 2 prairial suivant, il se distingua au combat de Delmesingen.

 

Dans la campagne suivante, il eut aussi la gloire, sous les ordres de Moreau, d’attacher son nom à la célèbre victoire de Hohenlinden. Pendant que les divisions du centre combattaient sur le front de la ville de ce nom, le prince Ferdinand qui avait suivi la rive gauche de l’Izen, à la tête de dix-huit bataillons, de quatre régiments de cavalerie et 15 pièces d’artillerie, se disposait déjà à tourner le bois d’Opirechling pour s’emparer de la redoute d’Erdingen, afin de couper les communications des Français avec Munich, de les prendre à dos et de neutraliser les succès que le centre avait obtenus. Le général Legrand, pénétrant les desseins du prince Ferdinand, donna aussitôt le signal du combat. Ses troupes fondent avec impétuosité sur l’ennemi, taillent en pièces tout ce qui s’oppose à leur passage, lui enlèvent 3.000 hommes, 4 pièces de canon et le forcent de se retirer en désordre dans la vallée de Dorsen, où le lendemain elles lui font encore 1.500 prisonniers. Les Autrichiens n’opposaient plus que des efforts impuissants à la marche victorieuse de l’armée du Rhin ; l’aile gauche ayant franchi la Salza, partie à Laussen, partie à Rurghaussen, atteignit la route de Rica, fit le blocus de Braunau, marcha sur Scharding, et occupa Wels après une marche forcée. Le général Legrand qui commandait l’avant-garde, enleva, en route, plus de 1.200 hommes à l’ennemi.

 

Lorsque la paix, signée à Lunéville, vint borner le cours de tant de triomphes, le gouvernement le choisit, le 29 messidor an IX, pour commander le Piémont, devenu la 27e division militaire. Il prouva qu’il savait unir aux talents du général les qualités non moins précieuses de l’administrateur.

 

Dès son arrivée à Turin, il y rétablit les services désorganisés, purgea les routes des brigands qui les infestaient, et parvint à faire chérir et respecter le nom français par la sagesse de ses mesures et la fermeté de son caractère.

 

Mis à la disposition du gouvernement le 8 ventôse an X, le général Legrand fut nommé inspecteur général d’infanterie le 5 germinal an XI. Il reçut le commandement de la 3e division au camp de Saint-Omer le 12 fructidor de la même année, devint membre de la Légion-d’Honneur le 19 frimaire an XII, puis grand officier de l’Ordre le 25 prairial suivant.

 

Dans la campagne de l’an XIV en Allemagne, l’intrépide Legrand commanda une des divisions d’infanterie sous les ordres du maréchal Soult. On le vit, aux combats de Wertingen et de Hollabrunn ; décider en faveur des Français les succès de ces deux journées.

 

A Austerlitz, il soutint, avec une seule brigade, pendant près de dix heures, aux défilés de Telnitz et de Sokolnitz, tous les efforts de l’aile gauche de l’armée russe, lui fit 3.000 prisonniers et lui enleva 12 pièces de canon. En récompense der ses exploits dans cette mémorable journée, le général Legrand fut créé, le 17 nivôse au XIV, grand aigle de la Légion-d’Honneur.

 

Après la bataille d’Iéna, au succès de laquelle il contribua, ce général combattit plus tard à Lubeck, à Eylau, à Heilsberg, puis à l'attaque de Kœnigsberg, dont il enleva les faubourgs, à la tête de sa division.

 

Après la paix de Tilsitt, signée le 7 juillet 1807, avec l’empereur de Russie, et le 9 du même mois avec la Prusse, le général Legrand fut récompensé de ses brillants services par le titre de comte de l'Empire ; distinction à laquelle Napoléon ajouta une dotation de 30.000 francs de rente.

 

Chargé du commandement du camp de Moewe, en 1808, il y reçut l’empereur Alexandre à son retour dans ses États. Ce général soutint sa réputation dans la campagne d’Autriche et de Pologne en 1809. Sa division concourut à la prise de la ville et du château d’Ebersberg.

 

A la bataille d’Essling, Legrand fit des prodiges de valeur. Placé par Masséna au village de Gross-Aspern, dont la défense lui avait été confiée, il eut un cheval tué sous lui en repoussant avec succès trois charges dirigées contre ce village par le général autrichien Hiller. Il s’illustra encore à Wagram ou un obus lui enleva son chapeau.

 

Mis en disponibilité le 23 juillet 1810, et désigné pour une inspection générale le 30 août 1811, il reçut l’ordre de se rendre au corps d’observation de l’Elbe le 25 décembre de la même année. Le général Legrand mit le comble à sa gloire dans la désastreuse campagne de Russie, en combattant à la tête de l’arrière-garde du 2e corps.

 

Après le combat de Jacobowo, ce corps, obligé d’opérer sa retraite, se vit menacé du plus grand danger, harcelé qu’il était continuellement par les Russes. Legrand résolut de sortir de cette position critique. Il forma aussitôt ses troupes en colonnes d’attaque, se précipita sur l’ennemi, renversa tout ce qui s’opposa à son passage, lui fit 2.000 prisonniers, lui prit 13 pièces de canon et le rejeta en désordre au delà de la Drissa. Il rendit aussi d’importants services à Polotsk, y eut un cheval tué sous lui, et reçut de Gouvion-Saint-Cyr le commandement du 2e corps d’armée, lorsque ce maréchal eut été blessé. C’est à-lui que fut réservé l’honneur de forcer, le 12 novembre 1812, le passage de la Bérésina, si tristement célèbre dans nos fastes militaires ; il l’effectua sous le feu d’un ennemi que nos revers rendaient plus redoutable encore, action qui sauva peut-être les débris de nos phalanges des Fourches-Caudines que leurs ennemis leur avaient préparées.

 

Dangereusement blessé dans ce combat, Legrand se rendit en France, y devint sénateur le 5 avril 1813, organisa la défense de Châlons-sur-Saône en 1814, devint Pair de France le 4 juin, chevalier de Saint-Louis le 27 du même mois, et mourut à Paris, le 8 janvier 1815, des suites de la blessure qu’il avait reçue sur les bords de la Bérésina.

 

Ses dépouilles mortelles furent déposées au Panthéon.

 

On voit à l’Hôtel-de-Ville de Metz, patrie d’adoption de Legrand, le portrait de cet officier-général, que le Conseil municipal de cette ville y fit placer à côté des Messins dont les noms ont été consacrés par la reconnaissance publique.

 

Son nom est inscrit au côté Est de l’arc de triomphe de l’Étoile.

 

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 00:00

Marguerite-Joséphine Weimer

dite Mademoiselle George

 

L'enfance et les débuts dans la troupe de théâtre paternelle

 

Mademoiselle George était la fille de Jean-Martin (dit George) Weimer, né à Mannheim, qui, tout d'abord maître-tailleur et premier fifre au régiment de Lorraine, avait créé une troupe théâtrale à la suite de son mariage avec Marie-Madeleine Verteuil (une petite femme qui tenait, avec bonheur, les rôles de soubrette). La troupe se trouvait à Bayeux, lorsque Marguerite-Joséphine est née, rue Sainte-Placide, le 23 février 1787. La troupe reste à Bayeux jusqu'en 1794, ensuite, elle s'installa à Amiens (où naîtra Louise-Charlotte-Elisabeth, 1796-1878, qui sera également actrice).

Née pour ainsi dire sur les planches, Marguerite-Joséphine commence à jouer vers douze ans (1799) sur les tréteaux paternels (Les deux petits Savoyards Paul et Virginie, Le jugement de Pâris), et devient l'attraction du spectacle.

 

Le début de carrière à Paris : la Comédie Française

 

En octobre 1801, Mlle Raucourt (1), la célèbre tragédienne du Théâtre-Français, de passage à Amiens, rencontre la jeune actrice. Frappée par sa beauté et la sûreté de ses gestes, elle propose à son père de l'emmener à Paris où elle se chargera de son avenir ("J'en ferai un bel oiseau de tragédie"). Le père ayant fini par accepter, elle vient dans la capitale, avec sa mère. Mlle Raucourt lui apprend le répertoire classique et les leçons sont profitables.

Le 28 novembre 1802 (7 frimaire an XI), Mlle George, qui n'avait pas encore seize ans, débute à la Comédie Française, dans le rôle de Clytemnestre d'Iphigénie en Aulide de Jean Racine, en présence du Premier consul et de Joséphine. Elle doit faire face à une cabale contre certains acteurs, elle est interrompue mais, encouragée par Mlle Raucourt, elle reprend son texte avec crânerie et triomphe. Le général Bonaparte la fait complimenter.

 

C'est une très belle femme. Elle n'a que seize ans mais en paraît vingt-cinq. Une taille élevée, un corps harmonieux, une chevelure brune, des yeux noirs pleins de flamme et d'éclairs tragiques, un nez mince et droit, une bouche puissante. C'est la "Vénus française". "Superbe femme", dit déjà Lucien Bonaparte, en connaisseur.

 

La carrière de Mlle George, soutenue par Talma, est lancée. Elle est Emilie dans Cinna (28 déc. 1802), Phèdre dans la pièce de ce nom (16 févr. 1803), Hermione dans Andromaque (1er juill. 1803). La critique est conquise : "elle a prouvé que si sa figure peut inspirer l'amour, son talent sait aussi l'exprimer ; elle a ravi tous les suffrages". Le 4 août, ses appointements sont déjà de 4 000 francs par an.

 

Peu après ses débuts à la Comédie Française, Mlle George s'était installée rue Sainte-Anne (Paris, 2e), dans un entresol de trois pièces, où elle reçoit Lucien Bonaparte, qui lui offre un beau nécessaire en vermeil et cent louis en or ("c'était à me rendre folle" dira-t-elle dans ses Mémoires), mais cette liaison est de courte durée (Lucien, brouillé avec Napoléon, en raison de son mariage avec Mme Jouberthon, née Alexandrine de Bleschamps, doit quitter Paris).

 

L'amant suivant est le prince poloanis Paul Sapiéha (2), qui installe Mlle George au 334, rue Saint-Honoré, dans un magnifique appartement (avec écurie et chevaux, remises et voitures), face à l'hôtel de Noailles, où demeure Lebrun, troisième consul ! En novembre 1803, un rapport de police note indiscrètement : "Mlle George a fait récemment une grande perte. Le prince Sapiéha est parti pour retourner en Pologne. Il lui donnait, dit-on, cinq mille francs par nuit : fallût-il en diminuer la moitié, cela faisait encore un assez honnête profit".

 

La liaison avec Bonaparte, Premier consul

 

Ensuite, la beauté de Mlle George attire le Premier consul lui-même. Par son valet de chambre, Constant, il l'invite à venir à Saint-Cloud. Elle vient (8 juin 1803). Dans ses Mémoires (rédigés en 1857), Mlle George relate ses rencontres avec le Premier consul. Elle veut faire croire qu'elle n'a pas eu de liaison avant lui et qu'elle ne lui a cédé qu'au cours de la troisième nuit, ce qui paraît peu vraisemblable, le Premier consul étant un homme pressé en toutes choses. Toutefois, on apprend par son récit que Napoléon l'appelait Georgina, qu'il se montrait aimable et empressé et s'amusait quelquefois familièrement avec elle. Aux Tuileries, le Premier consul la recevait dans l'ancien appartement de Bourrienne, qui communiquait avec son cabinet de travail. Selon Stendhal (mais comment a-t-il pu le savoir ?), Bonaparte n'aurait reçu que seize visites de Mlle Georges. celle-ci prétend qu'elles ont été plus nombreuses. Joséphine en était désespérément jalouse.

 

Cependant, la rumeur publique et les bavardages de Mlle George (à Sainte-hélène, l'Empereur dira : "Je m'en suis repenti quand j'ai su qu'elle parlait") provoquent la rupture. Napoléon glisse dans la "gorge" de sa maîtresse un paquet de billets (40 000 francs selon l'intéressée) et Mlle George déclare superbement que "le Premier consul l'a quittée pour se faire empereur".

 

Un départ précipité pour la Russie

 

Parallèlement, elle poursuivait sa carrière de tragédienne à la Comédie Française, rivale heureuse de Mlles Duchesnois (3) et Mars (4), essentiellement dans les pièces de Corneille (Cinna, La mort de Pompée, Polyeucte, Nicomède, Rodogune) et de Racine (Andromaque, Iphigénie, Phèdre, Bajazet). Le 17 mars 1804, Mlles George et Duchesnois sont élevées ensemble au sociétariat de la Comédie Française.

 

Les liaisons de Mlle George continuent aussi, avec le financier Ouvrard (qui lui paie un appartement rue Louis-le-Grand), Jean-Marcel Souriguère, bel homme et auteur dramatique peu connu, le comte de Beckendorff, secrétaire à l'ambassade de Russie à Paris.

 

Le 11 mai 1808, à la Comédie Française, on attendait Mlle George pour la 5e représentation d'Artaxercès de Delrieu (5). On la cherche vainement, elle a disparu. En effet, elle filait à toute allure vers Strasbourg, en berline, avec sa dame de compagnie (il s'agissait d'un danseur de l'Opéra, Louis Duport, habillé en femme).

Mlle George avait un passeport délivré par l'ambassade de Russie au nom de la comtesse de beckendorff et de sa femme de chambre, ce qui permet aux voyageurs de franchir la frontière sans difficulté (alors qu'un ordre d'arrestation avait été lancé contre l'actrice) et de se diriger ensuite à Vienne, Vilna et Saint-Pétersbourg. Les raisons de ce voyage vers la Russie : Mlle George, malgré la générosité de ses amants, était criblée de dettes et, en outre, le comte de Beckendorff lui avait promis le mariage.

 

Le séjour à Saint-Pétersbourg (1808-1813)

 

Un an après la paix de Tilsit, Mlle George s'installe donc à Saint-Pétersbourg, où elle retrouve certains comédiens français, dont Mlle Bourgoin (6) (7). Elle est bien accueillie par le tsar et la noblesse russe. Au Théâtre Impérial, elle touche seize mille roubles d'appointements et connaît de nombreux succès. Alexandre lui offre un somptueux diadème, une plaque de diamants pour la ceinture, et elle devient, pendant un temps, sa maîtresse : après l'empereur d'Occident, c'est le tsar de toutes les Russies !

 

A Paris, M. de Rémusat, surintendant des spectacles, l'avait condamnée, le 13 mai 1808, à une amende de 3 000 francs, pour les représentations perdues ; le 30, son traitement était rayé des contrôles.

 

Le 9 juillet 1808, de Bayonne, Napoléon donne à Caulaincourt, notre ambassadeur en Russie, les consignes suivantes : "Quant aux acteurs et aux actrices français qui sont à Saint-Pétersbourg, on peut les garder et s'en amuser aussi longtemps que l'on voudra... Si les circonstances se présentent d'en parler, dites que, pour ma part, je suis charmé que tout ce que nous avons à paris puisse amuser Sa Majesté" (A. Vandal, Napoléon et Alexandre, T. 3).

 

Un demi-siècle plus tard, lorsque Léon Tolstoï, dans Guerre et Paix, voudra peindre la Russie de l'époque napoléonienne, "Mlle George sera l'un de spersonnages représentatifs de l'influence française, dont s'entretiennent le prince Bolkonski et Pierre Bezouklov".

 

Le départ de Russie

 

En 1812, la campagne de Russie rend de plus en plus difficile la situation des acteurs français. Après la bataille de la Moskowa, que les Russes présentent comme une victoire, ordre est donné aux habitants d'illuminer leurs maisons. Mlle George s'y refuse : "C'est une bonne Française, dit le tsar. Je ne veux pas qu'on l'inquiète". Mais compte tenu des informations sur la désastreuse retraite des Français, elle quitte Saint-Pétersbourg le 28 janvier 1813 et se dirige vers la Suède, avec de petits traîneaux qui glissent sur la neige (sa soeur l'accompagne) (8). A Stockholm, elle est accueillie par Bernadotte, le prince royal de Suède, qui lui rend les mêmes hommages que le tsar et la charge de remettre une lettre au roi Jérôme Bonaparte, dissimulée dans son corsage. Elle arrive à Cassel, puis rejoint Jérôme à brunswick, qui, tout aussi galamment passe la nuit avec elle.

 

Le 19 juin 1813, elle atteint Dresde, où se trouve Napoléon. Dans l'attente du Congrès de Prague, l'Empereur fait jouer la Comédie Française devant un parterre de rois, comme à Erfurt. Il fait bon accueil à Mlle George (il se rappelle Georgina) et elle joue avec Talma. Après la fin de l'armistice, les comédiens rentrent à Paris (11 août 1813). "Ma comédie s'est bien conduite" dit Napoléon. Il fait réintégrer Mlle George dans la troupe, avec effet rétroactif et tous les comédiens reçoivent des gratifications.

 

A Paris, Mlle George bénéficie des conseils de Talma et reprend ses représentations. Elle habite 2, rue de Castiglione. A vingt-sept ans, elle n'a jamais été aussi belle, mais elle est déjà menacée d'embonpoint.

 

Sous la première Restauration, elle menifeste ses sentiments bonapartistes : elle voit avec tristesse, place Vendôme, de jeunes royalistes qui tentent au moyen d'une corde de faire tomber la statue de l'Empereur, en vain. A la Comédie Française elle est du "parti des abeilles", avec Talma et Mlle Mars, qui s'oppose au "parti des lys", conduit par Lafon et Mlle Bourgoin. Les pamphlets dénoncent, à l'envi, les méfaits de la "Veuve du Corse". La police la surveille. Au duc de Berry, qui la qualifie de "Belle bonapartiste", elle répond avec crânerie : "Oui, prince, c'est mon drapeau. Il le sera toujours".

 

En janvier 1815, elle assiste, indignée, aux incidents provoqués par les obsèques de Mlle Raucourt (le curé de Saint-Roch refusait les prières de l'Eglise à une excommuniée, comme au temps de Louis XIV...).

Après le retour de l'Aigle, Mlles George et Mars mettent des violettes à leur corsage et sur leur chapeau. Napoléon fait remettre à Mlle George une somme de vingt mille francs, pour l'aider, et l'inscrit parmi les membres du Comité de lecture de la Comédie Française.

 

La Seconde Restauration. La fin de carrière

 

Sous la Seconde Restauration, Mlle George, qui avait prolongé de 50 jours un congé de deux mois, est exclue de la Comédie Française, le 6 mai 1817 (orgueilleuse et autoritaire, elle était aussi indisciplinée). Elle va alors jouer à Londres, puis à Bruxelles et, à son retour en France, effectue une tournée en province (1818-1820). En septembre 1821, elle passe à l'Odéon, où elle va "régner despotiquement". En 1829, le théâtre est dirigé par Charles-Jean Harel (1790-1846), qui avait été préfet des Landes pendant les Cent-Jours et exilé à Bruxelles jusqu'en 1819. Mlle George est sa maîtresse, ils habitent 25, rue Madame (6e) et cette liaison va durer jusqu'à la mort de Harel, en 1846.

 

A partir de 1829, Mlle George délaisse les grands classiques pour jouer les drames romantiques. Quand Harel prend la direction de la Porte Saint-Martin, Mlle George le suit et obtient de grands succès en 1832, dans La tour de Nesle, de Dumas père, Lucrèce Borgia et Marie Tudor, de Victor Hugo. Celui-ci écrit : "Mlle George passse comme elle veut, et sans effort, du pathétique tendre au pathétique terrible. Elle fait applaudir et elle fait pleurer" (9). Mais, pour elle, c'est un tournant fatal, elle commence à vieillir et son enbompoint va croissant. Sa démarche s'est alourdie, son visage empâté ; ses traits perdent leur noblesse et leur pureté. "C'est assez, cétacé", raillent les petits journaux.

Après la faillite du théâtre de la Porte Saint-Martin, elle effectue de longues tournées en France et à l'étranger (Italie, Autriche, Russie). Son amant, Harel, devenu fou (ce voltairien se prenait pour Bossuet), meurt le 16 août 1846, à Charenton. Elle donne à 62 ans, le 27 mai 1849, à la salle Ventadour (Théâtre Italien), sa représentation  de retraite, à son bénéfice, avec le concours de Rachel (1821-1858). Grâce à l'intervention de Morny, elle joue encore, le 17 décembre 1853, à la Comédie Française, dans Rodogune, pour une représentation extraordinaire, à son bénéfice.

 

Désormais, sa carrière d'actrice est terminée. Elle vit pauvrement dans son appartement du 31 rue du Ranelagh, à Passy (Paris, 16e). Lors de ses promenades dans le quartier, les gamins se moquent d'elle et l'appellent "La Baleine". En 1857, elle écrit quelques pages qui seront ses mémoires, probablement arrangées, selon J. Tulard, mais utiles pour l'histoire du théâtre sous l'Empire. Dédiés à son amie Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859), ils sont publiés par Chéramy (Plon, 1908).

Mlle George meurt d'une congestion pulmonaire le 11 janvier 1867 à l'âge de  79 ans et est inhumée, revêtue du manteau de Rodogune que lui avait offert le tsar Alexandre, au cimetière du Père-Lachaise (9e division, chemin du Père Eternel). Ses obsèques ont été payées par Napoléon III.

 

Théophile Gautier a dit : "Personne n'a mieux joué le drame : les classiques et les romantiques la réclament exclusivement". (10)

 

Marc Allégret, Revue du Souvenir napoléonien, n° 405, p. 41-42

 

Notes

 

(1) Sur Françoise-Marie-Antoinette Saucerottte, dite la Raucourt (1756-1811), voir la notice de J. Tulard : Dictionnaire Napoléon, 1ère édition en 1 vol., p. 1442.

(2) Le prince Paul Sapiéha sera aide de camp du prince Poniatowski et chambellan de Napoléon (1807). Chevalier de la Légion d'honneur (14 juin 1809).

(3) Sur Joséphine Duschenois (1777-1835), voir la notice dans notre rubrique Biographie.

(4) Sur Mademoiselle Mars (1779-1847), fille de Monvel et de Mlle Mars-Boutet, voir la notice de J. Tulard : Dictionnaire Napoléon, 1ère édition en 1 vol., p. 1446. Micheline Boudet : Mlle Mars, Perrin, 1987. Ch.-O. Zieseniss, Revue du Souvenir Napoléonien, n° 274, p. 15.

(5) Sur Delrieu (1760-1836), voir la notice dans notre rubrique Biographie.

(6) Sur Marie-Thérèse Bourgoin (1785-1833), voir la notice de J. Tulard : Dictionnaire Napoléon, 1ère édition en 1 vol., p. 288.

(7) Le danseur Louis Duport (1781-1853) resta à Saint-Pétersbourg jusqu'en 1816 ; il passa ensuite à Vienne, puis se retira à Paris, où il mourut.

(8) D'autres acteurs français se trouvaient à Moscou. En 1812, lors de l'invasion, ils cherchèrent refuge dans le palais d'un prince russe. Ils en sortirent à l'arrivée des Français et, à la demande de M. de Bausset, préfet du Palais, donnèrent des représentations dans un petit théâtre baptisé Théâtre Napoléon de Moscou.  Lors de la retraite, les acteurs suivirent l'armée française, dans des conditions difficiles et plusieurs moururent (Historia, n° 89, avril 1954, p. 490. Ch.-O. Zieseniss, Revue du Souvenir Napoléonien, n° 275, mai 1974, p. 21-22).

(9) La distribution de Lucrèce Borgia comportait un petit rôle, celui de la princesse Negroni, tenu par Juliette Drouet (1805-1883). Peu après Juliette, renonçant au théâtre, deviendra, pour longtemps, la maîtresse de Victor Hugo.

(10) Autres sources : H. Fleischmann : Une maîtresse de Napoléon, Mlle George, Albin Michel (1908). A. Augustin-Thierry : Mlle George, maîtresse d'empereurs, Albin Michel (1936). Roman d'Amat : Dictionnaire de biographie française, p. 1166, notice par T. Morembert. A. Castelot : Mlle George, maîtresse de Napoléon : Historia, n° 242, déc. 1966, p. 35. Napoléon et le théâtre, Revue du Souvenir Napoléonien, n° 274 et 275. J. Tulard : Dictionnaire Napoléon, 1ère édition en 1 vol., p. 795.

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 00:00

David-Maurice-Joseph Mathieu de Saint-Maurice, comte de La Redorte

 

est né le 20 février 1768 à Saint-Affrique (Rouergue)


Il avait à peine achevé ses études qu'il entra comme cadet dans le régiment suisse de Meuron le 1er avril 1783, qu'il suivit au cap de Bonne-Espérance en 1783 et puis dans les Indes à la même époque.

Il passa, le 3 octobre 1786, dans la légion française de Luxembourg, et il y fut nommé sous-lieutenant, le 23 ou 30 décembre suivant.


De retour en France en 1789, son corps ayant été licencié le 22 juillet de la même année, il ne reprit du service que le 25 janvier 1792 dans le 1er régiment de dragons (ci-devant Royal), dont son oncle, M. de Muratel, chevalier de l'ordre de Saint-Louis, était colonel.


Celui-ci, devenu maréchal-de-camp, le fit admettre en qualité de capitaine dans la légion du Centre le 1er août, et le prit pour son aide-de-camp le 8 du même mois.


Attaché alors à l'armée du Rhin, il s'était distingué, le 5, au combat d'Arnheim, près de Landau.


Il marcha avec la brigade que M. de Muratel conduisit à l'armée du Centre, lors de l'invasion des Prussiens en Champagne, et se signala à la bataille livrée, le 20 septembre, près Sainte-Menehould: la bataille de Valmy.


Adjoint à l'état-major-général de l'armée de la Moselle, passé à l'armée de Sambre-et-Meuse, il prit part à toutes les affaires de la campagnes de 1793 et des ans II et III comme aide-de-camp du général Chapsal.


Nommé adjudant-général le 25 prairial de cette dernière année (juin 1795), et employé pendant les ans IV et V aux armées de l'Intérieur, du Nord (novembre de cette année)


Là, il commanda l'avant-garde du corps d'armée chargé du blocus de Mayence, qui fut levé par suite des préliminaires de paix signés à Léoben.


Il passa alors à l'armée de Sambre-et-Meuse.


Après le traité de Campo-Formio, il rejoignit (an VI), l'armée qui, sous les ordres de Championnet, marchait contre les insurgés de la Romagne.

Les habitants de Terracino (frontière du royaume de Naples) s'étaient attiré la « juste » colère du général en chef par les excès auxquels ils s'étaient livrés envers les Français (ils avaient « égorgé le commandant français et arboré l'étendard de la révolte»)


« Chargé d'en tirer une vengeance terrible», l'adjudant-général Mathieu s'y porta, le 22 thermidor, avec un détachement.


Il enleva la place après six ou huit heures d'un combat sanglant et d'une résistance vigoureuse de la garnison, soutenue par 15 pièces de canon et par un grand nombre de paysans embusqués dans des jardins et des marais.

Il s'empara de la ville, passa les rebelles au fil de la baïonnette, et s'empara de leurs armes et de leur artillerie.


Tous ceux que l'on prit les armes à la main furent passés au fil de l'épée.

À la suite de cette action, pendant laquelle il eut un cheval tué sous lui, le Directoire lui conféra, par arrêté du 23 fructidor (28 septembre 1798), le grade de général de brigade.


En l'an VII, l'armée française ayant été attaquée par un fort contingent de Napolitains, aux ordres du général autrichien Mack, le général Mathieu fut chargé de les contenir.


Il chassa l'ennemi de Vignanello le 12 frimaire, et s'empara, le 15, de Magliano et du camp d'une division napolitaine.


Mais l'occupation d'Otricoli, ville située au-delà de Borghetto, compromettant les communications de l'armée française, Championnet remit le soin de la reprendre à Macdonald, qui confia la direction de l'attaque principale au général Mathieu.


Celui-ci repoussa l'ennemi sur tous les points, pénétra dans Otricoli, et fit plus du 2 000 prisonniers ; 8 pièces de canon, 3 drapeaux, ainsi que tout l'état-major du régiment de cavalerie de la Principessa, tombèrent en son pouvoir.


Genzona, Cisterna, Piperno, Prossedi et Frosinone, furent également emportés, ainsi que Ceprano, où l'arrière-garde ennemie se trouvait campée sur une hauteur dominant cette ville.

Le lendemain, la brigade du général Mathieu enleva le pont franchissant le Garigliano, traversa le fleuve et entra sur le territoire napolitain, après avoir fait dans ses marches journalières un assez grand nombre de prisonniers.

Le 9 décembre 1798, le général Mathieu de La Redorte entra dans Rome, après avoir remporté, près de La Storta, un avantage sur la colonne napolitaine du comte de Damas.

Attaqué le même jour, en avant de Saint-Jean de Latran, par une seconde colonne de 6 000 Napolitains qui voulait protéger la retraite du comte de Damas, cette seconde colonne ennemie fut également battue, avec perte d'environ 2 000 hommes et 6 pièces de canon.


Le général Mathieu continua de servir en Italie, après la reprise des hostilités entre les Napolitains et les Français, et contribua beaucoup à la capitulation de Calvi.


L'armée française, après un séjour de quelques jours à Rome, dont les Napolitains avaient été de nouveau chassés, en repartit le 20 décembre, et se dirigea vers les frontières du royaume de Naples.


Le 14 janvier 1799, ce général eut ordre de reconnaître la place de Capoue.

Cette reconnaissance devint un combat opiniâtre, dans lequel il eut le bras fracassé par un coup de canon à mitraille.


Cette blessure l'obligea de quitter l'armée et de se rendre aux eaux de Barèges pour se rétablir.


Il était encore en Italie quand il reçut portraits du roi de Naples et du pape de la part de ces deux souverains, « comme une marque de leur reconnaissance » pour la discipline dans laquelle il avait maintenu les troupes françaises durant leur séjour à Naples et dans l'État romain.


Promu général de division le 28 germinal, il prit, le 9 nivôse an VIII, le commandement d'un corps de 3 600 hommes rassemblés à Brest, et le 26 pluviôse celui du département du Finistère et de la ville de Brest.


« Il déjoua plusieurs tentatives faites par les Anglais, et, par son activité et ses bonnes dispositions, il mit le port de Brest à l'abri de toute insulte»


À cette époque, on préparait dans ce port une expédition pour la Guadeloupe ; le général Mathieu, qui devait en faire partie, ayant été retenu eu France, fut investi, le 11 prairial, du commandement de la 20e division militaire à Périgueux, et de là il se rendit, au mois de décembre, à Dijon, pour commander une division de l'armée d'observation aux ordres du général Murat.


Cette armée, ayant été mobilisée, passa le petit Saint-Bernard, envahit le Piémont et se dirigea vers Ancône pour en former le siège.


L'armistice conclu à la suite de la bataille de Marengo ayant changé la destination de cette armée, elle marcha en Toscane, puis dans le royaume de Naples, où la division du général Mathieu de La Redorte resta jusqu'au mois de mai 1802, époque de l'évacuation.


Envoyé, le 29 brumaire an IX[8], à l'armée d'observation du Midi, ce général fut nommé au commandement de la 11e division militaire, à Bordeaux, le 18 prairial an X, puis à celui de la 1re division du camp de Bayonne (an XI), et passa camp de Brest.

 

Nommé, les 19 frimaire et 25 prairial an XII, membre et grand officier de la Légion d'honneur, un arrêté du 27 floréal de la même année le fit président du collège électoral de l'Aveyron.

En l'an XIV, il commanda la 2e division du 7e corps du maréchal Augereau, de la Grande Armée, employée dans le Brisgau et destinée à repousser sur le Tyrol le corps autrichien du général Jellachich.

Ce corps, cerné dans les positions qu'il occupait, mit bas les armes et fut fait prisonnier de guerre: le général Mathieu régla, de concert avec le major-général Woffskell, les conditions de cette capitulation.

Il servit en 1806 et 1807, dans la campagne de Prusse et de Pologne.

Le 4 avril 1806, il passa au service de Joseph-Napoléon, décrété roi de Naples, et suivit ce prince en Espagne, où il remplaça le général Reynier dans le commandement d'une division.

En 1808, attaché au corps d'armée du maréchal-duc de Montebello, il se distingua, le 23 novembre, et fut blessé à la bataille de Tudela, après laquelle il eut le commandement de Barcelone et de la Basse-Catalogne.

« Dans ce poste difficile, dit le maréchal-duc de Tarente dans l'éloge du général Mathieu, qu'il prononça à la tribune de la Chambre des pairs le 4 avril 1833, où un général de talents distingués, livré à lui-même, développe cette habileté, ces combinaisons de la sagesse, les ressources de l'art, ces à-propos à profiter des circonstances, à saisir les occasions : elles ne manquèrent pas au général Mathieu, qui se montra toujours supérieur aux embarras et aux dangers de sa position.»

Vers le mois de mars 1811, il y eut un complot organisé pour livrer aux Espagnols le « fort Montjouich ». Le général Mathieu, averti a temps, résolut de « faire tourner cette entreprise à la perte de l'ennemi » ; il laissa donc le général espagnol, le marquis de Campo-Verde, rassembler 8 000 hommes sous les murs du fort dans la nuit du 19 au 20, et pénétrer 800 grenadiers dans les fossés ; mais alors une fusillade terrible devint le signal de la « destruction des assaillants », et le général espagnol, attaqué dans le même moment par des détachements placés hors de la ville, n'eut qu'à chercher « son salut dans une fuite honteuse ».

Toutefois, sa coopération aux mouvements des années françaises en Catalogne ne se renferma pas uniquement dans les murs de Barcelone. Il se trouva, le 24 juillet suivant, à la prise du Montserrat, enleva les hauteurs d'Altafulla le 24 janvier 1812, et continua, pendant l'année 1813, « à mériter la réputation de général intrépide et sagace ».

Il secourut, en 1812, le fort de Balaguer et la ville de Taragone, et fit lever le siège de cette place.

Napoléon Ier, qui faisait le plus grand cas de son mérite, lui avait décerné la croix de chevalier de l'ordre de la Couronne de Fer le 6 décembre 1807, et l'avait élevé au rang de comte de l'Empire en 1810.

Il reçut, le 3 avril 1813, la grand-croix de l'ordre de la Réunion, et rentra en France, en 1814, avec les débris de son armée, « tenant toujours tête à l'ennemi».

Il s'empressa d'envoyer, depuis Blois, son adhésion à la déchéance de Napoléon.

 

Louis XVIII le créa chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis (bien que le comte de La Redorte fut protestant), le 1er juin 1814 et membre de l'Institution du Mérite militaire le 10 novembre 1814.

Le ministre français de la Guerre, comte Dupont, lui confia, dans le même temps, les fonctions d'inspecteur-général pour l'organisation de l'infanterie dans les 10e et 12e divisions militaires.

Napoléon Ier employa néanmoins le comte Mathieu de La Redorte pendant son règne des Cent-Jours en lui confiant le commandement de la 10e division militaire à Toulouse (juin 1815).

Après la seconde restauration (juillet 1815), il se retira dans sa terre de d'Horedorve en Languedoc (ou à La Redorte, département de l'Aude).

Le 4 août, le général Mathieu, qui, l'année précédente, avait repris son nom de La Redorte, se soumit de nouveau à Louis XVIII.

Par ordonnance du 9 avril 1817, il fut autorisé à ajouter à son nom propre le surnom de De La Redorte.

Le 23 octobre 1817, ce prince lui donna le commandement de la 19e division militaire, et celui de Lyon (où il succéda au général Canuel) après « les événements qui désolèrent cette ville, en 1818 ».

Il fut mis en disponibilité en 1823.

Créé pair de France, au titre héréditaire de baron, par ordonnance royale du 5 mars 1819 dans la « fournée des soixante», grand'croix de la Légion d'honneur le 20 août 1820 (il était aussi commandeur de l'ordre de l'Épée de Suède), le comte Mathieu de La Redorte vota constamment avec la minorité constitutionnelle du palais du Luxembourg.

En 1830, il prêta serment à la royauté nouvelle ; mais prétextant ses infirmités pour refuser de faire partie du cadre de réserve, il prit sa retraite l'année suivante, et mourut le 1er mars 1833.

Tout d’abord inhumé au cimetière du Père Lachaise, sa dépouille fut transférée à La Redorte (Aveyron).

Son nom est gravé au côté Ouest de l'Arc de triomphe de l'Étoile.

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 00:00

Naissance de Victor Guy Duperré

amiral français, marin d'Empire, ministre de la Marine ...

 

Né dans une vieille famille rochelaise, vingt-deuxième enfant de Jean Augustin Duperré, conseiller du roi et trésorier de la guerre, et de Marie-Gabrielle Prat-Desprez, Duperré passa quelques années chez les Oratoriens du collège de Juilly, avant de s'embarquer comme mousse, dès l'âge de 16 ans, sur un navire de commerce, leHenri IV, en partance pour les Indes.

Il entra dans la marine militaire (novembre 1792) et servit, durant la guerre contre lesPays-Bas et le Royaume-Uni, sur la corvette Le Maire-Guiton, puis sur la frégate Le Tartu, avant de passer en qualité d'enseigne de vaisseau auxiliaire à bord de La Virginie (mai1796). Un mois plus tard, fait prisonnier par les Anglais, il fut incarcéré en Angleterre, échangé deux ans après, et reçut le brevet d'enseigne de vaisseau.

 

Il commanda la corvette La Pélagie puis fut nommé lieutenant de vaisseau (1804), puis adjudant du préfet maritime de Boulogne-sur-Mer. En 1806, il fit campagne au Brésil surLe Vétéran sous les ordres de Jérôme Bonaparte et fut promu, à son retour, capitaine de frégate (28 septembre 1806). En 1808, il dirigea un convoi de troupes sur la Martinique et, de retour en France, il soutint, en vue de Lorient, un combat héroïque contre la croisière anglaise et ne put se sauver qu'en s'échouant à la côte.

 

Napoléon Ier le nomma capitaine de vaisseau et chevalier de la Légion d'honneur, avant de le promouvoir directement au grade de commandeur. Le 6 décembre 1810, il le créa baron de l'Empire.

 

Chargé d'une mission à l'Île de France, sur La Bellone, il disputa longtemps l'île aux Anglais, s'emparant ou coulant plusieurs de leurs bâtiments dans les mers de l'Inde, et remportant notamment, le 23 août 1810, la bataille de Grand Port, ce qui lui valut d'être promu contre-amiral à son retour en France, en septembre 1811.

De 1812 à 1814, il commanda les forces navales françaises et italiennes de la Méditerranée et de l'Adriatique, ainsi que les forces navales à Venise, qu'il défendit contre les Autrichiens en 1814.

 

Préfet maritime de Toulon pendant les Cent-Jours en 1815, il fut mis en non-activité par la Restauration, mais rappelé au service en 1818. Il commanda l'escadre chargée du blocus de Cadix, lors de la guerre d'Espagne de 1823, et fut promu vice-amiral en octobre 1823 grand officier de la Légion d'honneur et commandeur de l'Ordre de Saint-Louis (1824). Il fut nommé inspecteur du 5e arrondissement militaire, puis envoyé à Brest comme préfet maritime (1827).

Bien qu'hostile à l'expédition d'Alger, il fut nommé le 5 février 1830, par le roi Charles X, commandant de la flotte sous les ordres du comte de Bourmont, commandant en chef le corps expéditionnaire contre la régence d'Alger. Cette flotte, qui comportait 103 bâtiments de guerre, 572 navires de commerce transportant 35 000 soldats, 3 800 chevaux et 91 pièces d'artillerie de gros calibre, contribua puissamment à la prise d'Alger. En récompense, il fut fait pair de France le 16 juillet 1830.

Son élévation à la pairie ayant été annulée par la mesure générale prise après la Révolution de 1830, Louis-Philippe Ier le renomma pair de France le 18 août 1830 et le promut au grade d'amiral en mars 1831.

Duperré était alors en Afrique. Rappelé en France en octobre 1831, il fut nommé à la tête du conseil d'amirauté.

Il accepta de devenir ministre de la Marine et des Colonies le 18 novembre 1834 dans le ministère du duc de Trévise, et conserva ce portefeuille dans le ministère du duc de Broglie puis dans le premier ministère Thiers et tomba avec ce dernier le 6 septembre 1836. Il retrouva ce portefeuille du 12 mai 1839 au 29 février 1840 dans le deuxième ministère Soult. Comme ministre, il prit d'importantes mesures d'administration. Après le rejet du projet de dotation pour le duc de Nemours, qui entraîna la chute du cabinet, il déclara : « Le ministère a reçu dans le ventre un boulet qui est allé se loger dans le bois de la couronne. »[1] Il reprit une troisième fois le portefeuille de la marine dans le troisième ministère Soult le 29 octobre 1840, jusqu'à sa retraite définitive le 6 février 1843, pour raisons de santé. Il mourut trois ans plus tard le 2 novembre 1846 à Saint-Servan.

L'amiral Tupinier prononça son Éloge funèbre à la Chambre des pairs. Enterré aux Invalides après des funérailles nationales, son nom figure sur l'Arc de triomphe de Paris. La ville de La Rochelle lui a élevé une statue, inaugurée le 17 octobre 1869 .

 

au lien suivant, une excellente biographie: http://books.google.it/books?id=cRQgAAAAYAAJ&printsec=frontcover&hl=it&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 00:00

Napoléon Bonaparte met en place l’Acte de médiation en Suisse

 

Acte de médiation du 19 février 1803.

Titre premier. - Dispositions générales

Titre II. - Du canton directeur.

Titre III. - De la Diète.


[En 1789, la constitution suisse repose sur plusieurs pactes qui définissent les obligations des confédérés :  le pacte originel de Rütli en 1291, puis les convenants de Sempach (1393) et de Stans (1481), et la paix d'Aarau. Les traités de Westphalie ont fixé le statut international de la Suisse : indépendance et neutralité.

    Mais l'histoire a figé les particularismes au sein d'un ensemble politique qui est alors hétérogène et complexe. Il rassemble 13 cantons forestiers, urbains ou ruraux ; démocratiques ou aristocratiques ; catholiques, protestants ou mixtes ; ayant des droits et des obligations différents. Il réunit aussi des villes et des bailliages sujets ou vassaux, deux États libres protégés, 3 États associés et 8 alliés. Certains de ces sujets profitent de la Révolution pour se soulever et demander la protection de la France.

    L'intervention française se traduit par des annexions (Porrentruy, Mulhouse, Bienne, Genève...) et par la création de plusieurs républiques, bientôt réunies, le 12 avril 1798, en une République helvétique centralisée, qui brise les rapports de sujétion, mais abolit les libertés traditionnelles et les usages démocratiques. Le mécontentement et les luttes internes conduisent Bonaparte à imposer une constitution fédérale, l'acte de médiation du 19 février 1803, qui rétablit les anciens cantons, tandis que les territoires assujettis en forment six nouveaux. L'acte de médiation sera aboli par la Diète de Zurich, le 29 décembre 1813, à la suite des défaites de Napoléon. 

    Les constitutions des cantons forment 19 chapitres de l'acte de médiation et le vingtième contient la Constitution commune, qui est reproduite ci-dessous, d'après le recueil de Dufau, Duvergier et Guadet, tome 2, 1821.]

Pacte de 1291.

Pacte fédéral de 1815.

Constitution de 1848.

Constitution de 1874.

 

--------------------------------------------------------------------------------

 

Préambule.

Fait par le premier Consul de la République française, entre les partis qui divisent la Suisse.

 

Bonaparte, premier Consul de la République ; Président de la République italienne, aux SUISSES.

 

L'HELVÉTIE, en proie aux dissensions, était menacée de sa dissolution : elle ne pouvait trouver en elle-même les moyens de se reconstituer. L'ancienne affection de la nation française pour ce peuple recommandable, qu'elle a récemment défendu par ses armes et fait reconnaître comme puissance par ses traités ; l'intérêt de la France et de la République italienne, dont la Suisse couvre les frontières ; la demande du sénat, celle des cantons démocratiques, le voeu du peuple helvétique tout entier, nous ont fait un devoir d'interposer notre médiation entre les partis qui le divisent.

 

Les sénateurs Barthelemy, Roederer, Fouché et Démeunier, ont été par nous chargés de conférer avec cinquante-six députés du sénat helvétique, et des villes et cantons, réunis à Paris. Déterminer si la Suisse, constituée fédérale par la nature, pouvait être retenue sous un gouvernement central autrement que par la force ; reconnaître le genre de constitution qui était le plus conforme au vœu de chaque canton ; distinguer ce qui répond le mieux aux idées que les cantons nouveaux se sont faites de la liberté et du bonheur ; concilier dans les cantons anciens les institutions consacrées par le temps avec les droits restitués à la masse des citoyens : tels étaient les objets qu'il fallait soumettre à l'examen et à la discussion.

 

Leur importance et leur difficulté nous ont décidés à entendre nous-mêmes dix députés nommés par les deux partis, savoir : les citoyens d'Affry, Glutz, Jauch, Monnot, Reinhart, Sprecher, Stapfer, Ustery, Watteville et Von Flue ; et nous avons conféré le résultat de leurs discussions, tant avec les différens projets présentés par les députations cantonales, qu'avec les résultats des discussions qui ont eu lieu entre ces députations, et les sénateurs-commissaires.

 

Ayant ainsi employé tous les moyens de connaître les intérêts et la volonté des Suisses, nous, en qualité de médiateur, sans autre vue que celle du bonheur des peuples sur les intérêts desquels nous avions à prononcer, et sans entendre nuire à l'indépendance de la Suisse, STATUONS ce qui suit :

 

Titre premier.

Dispositions générales.

Article premier

Les dix-neuf cantons de la Suisse, savoir : Appenzell, Argovie, Bâle, Berne, Fribourg, Glaris, Grisons, Lucerne,  Saint-Gall, Schaffhouse, Schwyz, Soleure, Tessin, Thurgovie, Unterwald, Uri, Vaud, Zoug, et Zurich, sont confédérés entre eux, conformément aux principes établis dans leurs constitutions respectives. Ils se garantissent réciproquement leurs leur territoire, leur liberté et leur indépendance, soit contre les puissances étrangères, soit contre l'usurpation d'un canton ou d'une faction particulière.

Article 2

Les contingents de troupes ou d'argent qui deviendraient nécessaires pour 'exécution de cette garantie, seront fournis par chaque canton dans la proportion suivante :

Sur 15.203 hommes, le contingent de

Berne sera de 2292 ;

celui de Zurich, 1929 ;

Vaud, 1482 ;

Saint-Gall, 1315 ;

Argovie, 1205 ;

Grisons, 1000 ;

Tessin, 902 ;

Lucerne, 867 ;

Thurgovie, 835 ;

Fribourg, 620 ;

Appenzell, 486 ;

Soleure, 452 ;

Bâle, 409 ;

Schwyz, 301 ;

Glaris, 241 ;

Schaffhouse, 233 ;

Unterwald, 191 ;

Zoug, 125 ;

Uri, 118 ;

 

Et sur une somme de 490.507 livres de Suisse, il sera payé par les

Grisons, 12.000 livres ;

Schwyz, 3012 ;

Unterwald, 1907 ;

Uri, 1184 ;

Tessin, 18.039 ;

Appenzell, 9728 ;

Glaris, 4823 ;

Zoug, 2497 ;

Saint-Gall, 39.451 ;

Lucerne, 26.016 ;

Thurgovie, 25.052 ;

Fribourg, 18.591 ;

Berne, 91.695 ;

Zurich, 77.153 fr. ;

Vaud, 59.273 ;

Argovie, 52.212 ;

Soleure, 18.097 ;

Schaffhouse, 9327 ;

Bâle, 20.450 ;

 

Article 3

Il n'y a plus, en Suisse, ni pays sujets ni privilèges de lieux, de naissance, de personnes ou de familles.

Article 4

Chaque citoyen suisse a la faculté de transporter son domicile dans un autre canton, et d'y exercer librement son industrie ; il acquiert des droits politiques conformément à la loi du canton où il s'établit ; mais il ne peut jouir à la fois des droits politiques dans deux cantons.

Article 5

Les anciens droits de traite intérieure et de traite foraine sont abolis ; la libre circulation des denrées, bestiaux, marchandises est garantie ; aucun droit d'octroi, d'entrée, de transit ou de douane ne peut être établi dans l'intérieur de la Suisse ; les douanes aux limites extérieures sont au profit des cantons limitrophes de l'étranger, mais les tarifs doivent être soumis à l'approbation de la Diète.

Article 6

Chaque canton conserve les péages destinés à la réparation des chemins, chaussées et berges des rivières ; les tarifs doivent être soumis à l'approbation de la Diète.

Article 7

Les monnaies fabriquées en Suisse ont un titre uniforme, qui est déterminé par la Diète.

Article 8

Aucun canton ne peut donner asile à un criminel légalement condamné, non plus qu'à un prévenu légalement poursuivi.

Article 9

Le nombre des troupes soldées que peut entretenir un canton est borné à 200 hommes.

Article 10

Toute alliance d'un canton avec un autre canton ou avec une puissance étrangère est interdite.

Article 11

Le gouvernement ou le corps législatif de tout canton, qui viole un décret de la Diète, peut être traduit comme rebelle devant un tribunal composé des présidents des tribunaux criminels de tous les autres cantons.

Article 12

Les cantons jouissent de tous les pouvoirs qui n'ont pas été expressément délégués à l'autorité fédérale.

 

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Titre II.

Du canton directeur.

Article 13

La Diète se réunit tour à tour, et d'une année à l'autre à fribourg, Berne, Soleure, Bâle, Zurich et Lucerne.

Article 14.

Les cantons dont ces villes sont les chefs-lieux deviennent successivement cantons directeurs ; l'année du directorat commence le premier janvier.

Article 15.

Le canton directeur fournit aux députés à la Diète le logement et une garde d'honneur ; il pourvoit aux frais des séances.

Article 16.

L'avoyer ou bourgmestre du canton directeur joint à son titre celui de landamman de la Suisse ; il a la garde du sceau de la République helvétique ; il ne peut s'éloigner de la ville. Le grand conseil de son canton lui accorde un traitement particulier, et fait payer les dépenses extraordinaires attachées à cette magistrature.

Article 17.

Les ministres étrangers remettent au landamman de la Suisse leurs lettres de créance ou de rappel, et s'adressent à lui pour les négociations. Il est l'intermédiaire des autres relations diplomatiques.

Article 18.

A l'ouverture des diètes, il donne les renseignements qui lui sont parvenus à l'égard des affaires intérieures et extérieures qui intéressent la fédération.

Article 19.

Aucun canton ne peut, dans son sein, requérir et mettre en mouvement plus de 500 hommes de milice qu'après en avoir prévenu le landamman de la Suisse.

Article 20.

En cas de révolte dans l'intérieur d'un canton, ou de tout autre besoin pressant, il fait marcher des troupes d'un canton à l'autre, mais seulement sur la demande du grand ou du petit conseil du canton qui demande du secours et après avoir pris l'avis du canton directeur, sauf à convoquer la Diète après la répression des hostilités, ou si le danger continue.

Article 21.

Si, durant les vacances de la Diète, il s'élève des contestations entre deux ou plusieurs cantons, on s'adresse au landamman de la Suisse, qui selon les circonstances plus ou moins pressantes, nomme des arbitres conciliateurs ou ajourne la discussion à la prochaine Diète.

Article 22.

Il avertit les cantons, si leur conduite intérieure compromet la tranquillité de la Suisse, ou s'il se passe chez eux quelque chose d'irrégulier et de contraire, soit à l'acte fédéral, soit à leur constitution particulière. Il peut alors ordonner la convocation du grand conseil, ou les landsgemeinde dans les lieux où l'autorité suprême est exercée immédiatement par le peuple.

Article 23.

Le landamman de la Suisse envoie, au besoin, des inspecteurs chargés de l'examen des routes, chemins et rivières. Il ordonne, sur ces objets, des travaux urgents ; et en cas de nécessité, il fait exécuter directement, et aux frais de qui il peut appartenir, ceux qui ne sont pas commencés ou achevés au temps prescrit.

Article 24.

Sa signature donne crédit et caractère national aux actes qui en sont revêtus.

 

--------------------------------------------------------------------------------

 

Titre III.

De la Diète.

Article 25.

Chaque canton envoie à la Diète un député, auquel on peut adjoindre un ou deux conseils, qui le remplacent en cas d'absence ou de maladie.

Article 26.

Les députés à la Diète ont des instructions et des pouvoirs limités, et ils ne votent pas contre leurs instructions.

Article 27.

Le landamman de la Suisse est de droit député du canton directeur.

Article 28.

Les dix-neuf députés qui composent la Diète forment vingt-cinq  voix dans les délibérations. Les députés des cantons dont la population est de plus de cent mille habitants, savoir : ceux de Berne, Zurich, Vaud, Saint-Gall, Argovie et Grisons, ont chacun deux voix. Les députés des cantons dont la population est au-dessous de cent mille âmes, savoir : ceux de Tessin, de Lucerne, Thurgovie, Fribourg, Appenzell, Soleure, Bâle, Schwyz, Glaris, Schaffhouse, Unterwald, Zoug et Uri, n'ont qu'une voix chacun.

Article 29.

La Diète, présidée par le landamman de la Suisse, s'assemble le premier lundi de juin, et sa session ne peut excéder le terme d'un mois.

Article 30.

Il y a des Diètes extraordinaires,

1° sur la demande d'une puissance limitrophe, ou de l'un des cantons, accueillie par le grand conseil du canton directeur, qui est convoqué à cet effet, s'il est en vacances ;

2° sur l'avis du grand conseil ou de la landsgemeinde de cinq cantons, qui trouvent fondée, à cet égard, une demande que le canton directeur n'a pas admise ;

3° lorsqu'elles sont convoquées par le landamman de la Suisse.

Article 31.

Les déclarations de la guerre et les traités de paix ou d'alliance émanent de la Diète ; mais l'aveu des trois quarts des cantons est nécessaire.

Article 32.

Elle seule conclut les traités de commerce et des capitulations pour le service étranger. Elle autorise les cantons, s'il y a lieu, à traiter particulièrement sur d'autres objets avec une puissance étrangère.

Article 33.

On ne peut, sans son consentement, recruter dans aucun canton, pour une puissance étrangère.

Article 34.

La Diète ordonne le contingent de troupes déterminé pour chaque canton par l'article 2. Elle nomme le général qui doit les commander, et elle prend d'ailleurs toutes mesures nécessaires pour la sûreté de la Suisse et pour l'exécution des autres dispositions de l'article premier. Elle a le même droit, si des troubles, survenus dans un canton, menacent le repos des autres cantons.

Article 35.

Elle nomme et envoie les ambassadeurs extraordinaires.

Article 36.

Elle prononce sur les contestations qui surviennent entre les cantons, si elles n'ont pas été terminées par la voie de l'arbitrage. E cet effet, elle se forme en syndicat, à la fin de ses travaux ordinaires ; mais alors chaque député a une voix, et il ne peut lui être donné d'instruction à cet égard.

Article 37.

Les procès-verbaux de la Diète sont consignés dans deux registres, dont l'un reste au canton directeur, et l'autre, avec le sceau de l'État, est, à la fin de décembre, transporté au chef-lieu du canton directeur.

Article 38.

Un chancelier et un greffier, nommés par la Diète pour deux ans, et payés par le canton directeur, conformément à ce qui est réglé par la Diète, suivent toujours le sceau et les registres.

Article 39.

La constitution de chaque canton, écrite sur parchemin et scellée du sceau du canton, est déposée aux archives de la Diète.

Article 40.

Le présent acte fédéral, ainsi que les constitutions particulières des dix-neuf cantons, abrogent toutes les dispositions antérieures qui y seraient contraires ; et aucun droit, en ce qui concerne le régime intérieur des cantons et leur rapport entre eux, ne peut être fondé sur l'ancien état politique de la Suisse.

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 00:00

Charles-Claude MEUZIAU

 

Le baron Charles-Claude MEUZIAU 

 

général de cavalerie ayant participé aux guerres de la Révolution et de l'Empire.

 

Il est né le 18 février 1771 à Buxy (Saône-et-Loire).

 

Ayant commencé sa carrière comme cavalier au 11e régiment de chasseurs à cheval, le 9 novembre 1790, il participe aux campagnes de l'Armée du Nord de 1792 à 1793.

 

Nommé fourrier le 11 août 1793, il passe avec son régiment à l'Armée des Ardennes pour les opérations de 1793 et 1794, puis à l'Armée de Sambre-et-Meuse pour les combats de 1794 à 1797 : il fut nommé adjudant sous-lieutnenant le 18 février 1795.

 

Il passe avec son grade à l'Armée du Rhin (1798), puis à l'Armée de Batavie (1799), où il devint aide-de-camp du général Trelliard, le 12 décembre 1798.

 

Il est nommé lieutenant au 4e Dragons, le 29 mars 1800, puis capitaine sur le champ de bataille de Neukirch, le 26 décembre 1800.

 

Il retourne au 11e Chasseurs à cheval, comme adjudant-major le 13 mars 1802, puis comme capitaine-commandant au même régiment.

 

À la tête de sa compagnie, il participe aux campagnes de la Grande Armée entre 1805 et 1807.

 

Nommé chef d'escadrons au 11e Chasseurs le 10 juin 1809 et participe à la campagne de 1809.

 

Il passe colonel au 5e régiment de hussards, le 21 septembre 1809.

 

C'est là qu'il sert pendant la campagne de Russie où il est 2 fois blessé : pendant la bataille de la Moskowa, d'un éclat d'obus et au combat de Winkowo, d'un coup de lance (18 Ooctobre 1812).

 

Il est nommé colonel-major des chasseurs à cheval de la Garde impériale, le 14 mai 1813 et Général de brigade major des chasseurs à cheval de la Garde impériale, le 4 décembre 1813.

 

À la tête de cette prestigieuse unité il combat la campagne de France.

 

A la Première Restauration, il reste à la tête de la 1re division des chasseurs à cheval de France (1er septembre 1814), puis inspecteur de la cavalerie pour la 15e division militaire, le 17 janvier 1815 et commandant une brigade de cavalerie.

 

Au retour de Napoléon, il est employé à l'Armée du Rhin, sous les ordres du général Rapp.

 

Placé en non-activité, au début de la Seconde Restauration, il reprend du service, comme inspecteur de la cavalerie pour la 18e division militaire, le 25 juillet 1816, puis le 27 avril 1817, pour la 6e division militaire.

 

Le 30 décembre 1818, il est fait inspecteur de cavalerie dans le cadre de l'état-major général, puis passe commandant du dépôt des remontes de Strasbourg en mars 1819.

 

Sa carrière continue avec le titre d'inspecteur de cavalerie pour les 3e et 5e divisions militaires le 4 juillet 1821.

 

Il est admis à la retraite à compter du 1er janvier 1825.

 

La Révolution de 1830 lui permit d'être remis en activité comme commandant le département des Vosges, le 15 septembre 1830, puis d'être compris dans le cadre d'activité de l'état-major général, le 22 mars 1831.

Il est mort à Strasbourg le 16 septembre 1834

 

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 00:00

Louis François Foucher

comte de Careil, général d'artillerie

 

né à Guérande le 18 février 1762 et mort à Garches  le 22  août  1835.

 

Il commence sa carrière à l'école de Metz et devient aspirant d’artillerie le 1er septembre 1781.

 

Il est promu capitaine de la 3e compagnie d’artillerie à cheval le 1er mai 1792, chef de bataillon le 5 juin 1793, puis chef de brigade commandant le 6e régiment d’artillerie à cheval le 3 prairial an 2.

 

Foucher de Careil passe général de brigade le 29 août 1803, puis général de division le 3 mars 1807.

 

Au retour de la monarchie, il est nommé lieutenant du roi à Lille le 2 décembre 1815, ainsi que commissaire du roi pour la reddition de Hambourg et auprès du 13e Corps, puis il fut nommé au commandement d'une division militaire.

 

Au cours de sa carrière, il participera notamment aux batailles d'Austerlitz (1805), d'Iéna (1806), à la guerre d'Espagne (1808) et à la bataille de la Moskowa (1812).

 

Il avait été fait grand officier de la Légion d’honneur le 19 novembre 1813 et créé baron de l'Empire.

Il est le grand-père de Louis-Alexandre Foucher de Careil.

 

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 00:00

 Jean-Pierre Béchaud

 né le 17 février 1770

aîné de 18 enfants d'un maître chapelier, à Belfort (Haut-Rhin).

 

Soldat le 7 juin 1787 au régiment de Dauphiné-infanterie (38e en 1791),  caporal  le 21 octobre 1788, sergent le 26 juin 1789, il fit partie des corps d’Avignon, et de Nîmes, réunis pendant les années 1790 et 1791 pour combattre les rebelles du Comtat Venaissin, et cessa son service par congé le 15 avril 1792.

 

Sous-officier de la garde nationale d’Altkirch depuis le 1er février 1792, il fut élu commandant de la garde nationale soldée de la ville de Belfort le 15 juin 1792, et fit avec elle le service sur le Rhin.

 

Passé le 20 août 1793 lieutenant-adjudant-major au 2e bataillon de Belfort, il y devint  capitaine de grenadiers le 1er septembre suivant, puis chef de bataillon le 24 vendémiaire an II.

 

Appelé le 26 prairial de la même année au commandement du 4e bataillon de la Côte-d'Or, par incorporation du 2e bataillon de Belfort, amalgamé le 19 messidor suivant dans la 159e demi-brigade d'infanterie, devenue 10e demi-brigade de ligne le 30 pluviôse an IV, il fit les campagnes de 1793 à l'an VI aux armées du Rhin, sous les orders de Moreau.

Il se distingua à Mannheim (1795) à Kondingen et Emmendingen, à Kehl (1796) sous les ordres du général Desaix), de Rhin-et-Moselle et d’Angleterre, où il combattit lors de la seconde Guerre de Vendée (1798).

 

Employé à l’armée d’Italie en l’an VII, il y obtint un poste à l’état-major sous les ordres du général Schérer et fut nommé au commandement du château de Milan.

 

Il fut mis en jugement pour avoir capitulé le 15 prairial après trente-sept jours de siège.

 

Mais la commission militaire établie à Valence reconnut qu'il avait fait son devoir et ordonna son élargissement.

 

Le 18 brumaire il accompagna Bonaparte à Saint-Cloud et le 25 mai 1800, il fut muté de nouveau en Italie.

 

Il obtint un congé en 1801 qui lui permit de faire un court séjour a Belfort, retrouvant ses frères et sœurs, aidant sa mère veuve qui avait maintenu la chapellerie familiale .

 

Rentré à l'armée d'Italie, et admis à jouir du traitement de réforme le 1er ventôse an IX, par suite de la réduction de la 10e demi-brigade de ligne à 2 bataillons, le ministre de la Guerre le chargea, le 2 thermidor an X (21 juillet 1802), d'organiser le 2e bataillon étranger formé à Crémone.

 

Nommé au commandement de ce bataillon le 28 vendémiaire an XI, il le conduisit à Saint-Domingue sous legénéral Leclerc.

 

Trois de ses frères partent avec lui : Augustin, qui devient capitaine, Nicolas et Christophe, âgés de 18 et 15 ans (ces derniers périrent lors de l'expédition).

 

Le bataillon fut incorporé, le 1er fructidor, dans la 7e demi-brigade de ligne.

 

L'Empereur le fit membre de la Légion d'honneur le 25 prairial an XII, alors qu'il servait encore à l'armée de Saint-Domingue.

 

De retour en France, et placé dans son grade au 86e régiment de ligne le 4 vendémiaire an XII, il passa le 11 brumaire au 66e pour concourir à l'organisation de ce régiment, et fut élevé à l'emploi de major le 3e jour complémentaire.

 

Appelé en Espagne en 1808, il devint colonel en second le 8 décembre, colonel en premier provisoire le 3 mars 1809, et baron de l'Empire le 15 août suivant.

 

Grièvement blessé le 24 juillet 1810 au pont de la Coa, l'Empereur le nomma officier de la Légion d'honneur le 21 août.

 

Il se signala lors du siège d'Almeida, puis, le 27 septembre, à l'affaire de Buçaco, où il reçut une balle qui lui traversa la poitrine.

 

Il participa à la bataille de Fuentes de Oñoro du 3 au 5 mai 1811.

 

Confirmé dans le commandement du 66e régiment de ligne le 25 novembre 1811, il suivit en 1812 les opérations de l'armée de Portugal, sous les ordres du général Souham, qui demanda pour lui le grade de général de brigade dans les termes suivants : Cet « officier supérieur, d'un mérite rare et d'une bravoure à toute épreuve, s'est conduit avec la plus grande distinction le 25 octobre dernier au combat glorieux de Villamuriel ».

 

Élevé à ce grade le 28 janvier 1813, il passa au corps d'observation de Mayence le 1er juin, retourna en Espagne en juillet, et reçut une blessure grave le 7 octobre.

 

Attaché à l'armée des Pyrénées en 1814, il fut tué le 27 février à l'affaire qui eut lieu sur les hauteurs en arrière d'Orthès.

 

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 00:00

Jean-Baptiste Auguste Marie Jamin 

 

naquit le 17 février 1775 à Louvigné-du-Désert (Ille-et-Vilaine).

 

Fils de Jean-François Jamin (Ecuyer et gendarme de la garde du Roi, srg du Fresnay) et de Anselme Marie Jacquine Gaultier.

 

Jean-Baptiste Auguste Marie Jamin s'est marié à Naples en 1808 avec Rosalie Françoise Caliste MIOT, comtesse de Mélito (née en 1792 et décédée en 1866 à Stuttgart).

 

Sous-lieutenant le 17 juin 1792, au 9e régiment de cavalerie à l'armée du Nord, lieutenant le 16 floréal an III, il passa, en l'an IV, à l'armée de Sambre-et-Meuse, où il fit la guerre jusqu'à la fin de la campagne de l'an VI.

 

Aide-de-camp du général Nansouty à l'armée du Rhin le 22 fructidor an VII, il fut promu, par le général Moreau, au grade de capitaine le 13 fructidor an VIII, et entra comme titulaire de ce grade au 8e régiment de cavalerie le 1er floréal an IX.

 

Chef d'escadron le 1er pluviôse an X, et chevalier de la Légion d'honneur le 25 prairial an XII, en Italie en l'an XIV comme aide-de-camp de Masséna, il se distingua au combat de Saint-Pierre en s'élançant sur l'ennemi à la tête de la cavalerie et se rendit à Naples en 1806 en qualité d'aide-de-camp du roi Joseph Bonaparte, qui le fit commandeur de l'Ordre royal des Deux-Siciles, et le nomma, le 26 juillet de la même année major des chevau-légers de la garde napolitaine.

 

Colonel de ce régiment le 30 octobre 1807, il le conduisit en Espagne à la suite du roi en 1808.

 

Nommé maréchal de camp et chevalier de l'Ordre royal d'Espagne le 19 novembre 1810, il reçut le titre de marquis de Bermuy, et prit, au mois de février 1811, le commandement des deux régiments de cavalerie et de hussards de la Garde royale, à la tête desquels il combattit, le 21 juin 1813, à la bataille de Vitoria.

 

Arrivé au quartier général du duc de Dalmatie, ce dernier lui confia le commandement provisoire de la brigade de la Garde royale espagnole, qu'il conserva jusqu'au moment du désarmement de ces troupes, exécuté en vertu du décret du 25 novembre.

 

Réadmis au service de France le 20 janvier 1814, il fit presque toute la campagne de Champagne à la tête d'une brigade de cavalerie légère du 2e corps, fut nommé major des grenadiers à cheval de la Garde le 16 mars, et suivit l'Empereur à Fontainebleau, où il resta jusqu'au moment de l'abdication.

 

Maintenu comme major aux cuirassiers de France le 24 novembre, et nommé officier de la Légion d'honneur le 14 février 1815, il rentra dans les grenadiers à cheval de la Garde impériale à la réorganisation du 14 avril et fut tué à la bataille de mont Saint-Jean le 18 juin, en chargeant sur les pièces qui soutenaient les carrés de l'infanterie anglaise.

 

Son nom est inscrit au côté Nord de l'Arc de Triomphe de l'Etoile et figure également en lettres d'or sur les tables de bronze du palais de Versailles.

 

« Jean-Baptiste Auguste Marie Jamin », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852

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1er Consul

2 août 1802 jusqu'au 18 mai 1804

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Napoléon Ier

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18 mai 1804 au 6 avril 1814 et du 20 mars 1815 au 22 juin 1815

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