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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 00:00

Raymond Pierre Penne

Raymond Pierre Penne, né le 18 novembre 1770, est un général français.

Dragon dans le régiment Colonel-Général (5e) le 23 août 1788, il passa comme lieutenant le 3 septembre 1792 dans le bataillon de volontaires de Paris, où il devint capitaine le 29 novembre suivant.

Il fit les guerres de 1792 à 1793 à l'armée de Sambre-et-Meuse.

Capitaine de grenadiers le 26 floréal an II dans la 59e demi-brigade de bataille, devenue 102e de ligne le 11 ventôse an IV, il se fit remarquer dans tous les engagements que son corps eut à soutenir, et fut souvent cité à l'ordre de l'armée. On lit le passage suivant dans un rapport officiel adressé au Comité de salut public par le général Jourdan :

« Dans la nuit du 19 au 20 fructidor an III, les grenadiers réunis de la division Championnet, aux ordres du général Legrand, passèrent le Rhin en présence de l'ennemi. Dès que les Autrichiens aperçurent notre petite flottille, ils dirigèrent sur elle un feu terrible d'artillerie et mousqueterie sans pouvoir arrêter l'audace de nos soldats. Le capitaine Penne, arrivé le premier sur la rive droite avec 15 hommes, se met à leur tête, fait battre la charge, repousse dans le bois, à la baïonnette, la colonne qui lui était opposée, et s'empare d'une batterie armée de 4 pièces de canon. »

Il servit aux armées d'Allemagne et du Danube pendant les ans VI et VII, et en Italie de l'an VIII à l'an XI. Il y reçut, le 23 pluviôse an IX, les épaulettes de chef de bataillon. Major du 106e régiment le 30 frimaire an XII, et membre de la Légion d'honneur le 4 germinal suivant, il commanda, pendant les campagnes de la Grande Armée, de l'an XIV à 1806, un régiment de grenadiers réunis faisant partie du 2e corps.

Placé en 1807 à la tête d'un régiment de grenadiers et voltigeurs réunis, il fit la guerre en Pologne, et fut nommé, le 25 décembre de cette année, colonel du 112e régiment.

En 1809, il combattit en Italie et en Allemagne, et Napoléon Ier lui donna la croix d'officier de la Légion d'honneur le 27 juillet de la même année, et le titre de baron de l'Empire le 15 août suivant.

Général de brigade le 6 août 1811, et employé le 30 du même mois dans la 23e division militaire, il reçut l'ordre, le 26 juin 1812, de rejoindre la 4e division d'infanterie de la Grande Armée. L'Empereur l'attacha, en août suivant, au grand quartier général.

Commandant de la Légion d'honneur le 18 juin 1813, et détaché peu de temps après au corps d'observation de l'Elbe, il reçut, le 21 août, en avant de Lowemberg (Silésie), un coup de feu qui lui fracassa la rotule du genou droit. Il rentra en France pour soigner sa blessure.

Louis XVIII le nomma chevalier de Saint-Louis le 30 août 1814.

 

Au retour de l'île d'Elbe, il eut le commandement de la 21e brigade d'infanterie, à la tête de laquelle il reçut la mort, le 18 juin 1815, à l'attaque dirigée par lui sur les hauteurs de Bierge. Il y fut tué par un boulet de canon.

Son nom figure sur le côté Nord de l'arc de triomphe de l'Étoile.

Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852.

 

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 00:00

 Naissance de jean-Barthélémot de Sorbier

né à Paris (Seine), le 17 novembre 1763, entra comme élève au corps royal d’artillerie le 1er septembre 1782, lieutenant le 1er septembre 1783, et capitaine ie 1er avril 1791, il servit à l’armée du Centre, devenue armée de la Moselle. À la bataille d’Arlon, il manœuvra avec une grande habileté. 400 carabiniers avaient eu l’audace d’attaquer un carré de 1.500 Autrichiens, et, dans cette lutte inégale, se trouvaient cruellement maltraités ; le brave Sorbier vola à leur secours. Il fut blessé dans cette affaire d’un coup de mitraille au bras ; la Convention, informée de sa conduite, le recommanda au ministre de la guerre Bouchotte.

Adjudant-général chef de bataillon et chef de brigade du 3e régiment d’artillerie à cheval le 2 germinal an III, Sorbier passa à l’armée de Sambre-et-Meuse. Il se trouva au premier passage du Rhin, et fut chargé de l’armement de la place et du camp retranché de Dusseldorf. Il prit ensuite le commandement de l’artillerie de l’aile gauche de l’armée, et eut un cheval tué sous lui à la bataille d’Altenkirchen, où il se fit particulièrement remarquer. À Ukerath, il enleva une position importante à la tête de deux bataillons de grenadiers que le général Kléber avait mis sous ses ordres ; il eut encore un cheval tué sous lui.

Fait général de brigade en l’an V, Sorbier déploya la haute intelligence et les talents supérieurs qui lui ont assuré un des premiers rangs parmi les généraux de cette arme. Le 28 germinal suivant, il contribua puissamment au succès obtenu à la bataille de Neuwied. Il passa ensuite à l’armée d’Angleterre, et quelques mois après à celle de Mayence. Il fut nommé en l’an VII commandant de l’artillerie à l’armée d’observation du Rhin. Élevé au grade de général de division le 16 nivôse an VIII, il prit une grande part à la gloire que l’armée française acquit à cette époque. Appelé à Dijon pour prendre le commandement de l’artillerie de la seconde armée de réserve, devenue armée des Grisons, le général Sorbier fit cette pénible campagne et rentra en France après la paix. Créé membre de la Légion-d’Honneur en l’an XII, et grand officier de l’Ordre dans la même année, il fit partie de l’armée des côtes de l’Océan, et eut sous ses ordres l’artillerie du camp de Bruges. Il commandait trois divisions d’artillerie légère à la bataille d’Austerlitz. Sorbier passa ensuite à l’armée d’Italie et à la grande armée, et y soutint sa brillante réputation. Napoléon le créa comte de l’Empire le 19 mars 1808 et grand cordon de la Couronne de Fer le 14 août 1809. En 1811, il prit le commandement de l’artillerie de la Garde impériale, et se distingua l’année suivante aux batailles de Smolensk et de la Moskowa. Le 11 mars 1813, à la tête de l’artillerie de la grande armée, il acquit un nouvel éclat aux batailles de Wachau et de Leipzig. En 1814, le roi le créa commandeur de Saint-Louis, et le décora du grand cordon de la Légion-d’Honneur, le 29 juillet de la même année ; depuis lors, il cessa de faire partie de l’armée.

Élu membre de la Chambre des représentants en mai 1815, par le département de la Nièvre, le général Sorbier ne s’y occupa que des intérêts de l’armée. Il mourut le 3 juillet 1827.

Son nom est inscrit sur l’arc de triomphe de l’Étoile, côté Est.

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 00:00

du 17 novembre au 21 décembre 1797, par intérim 

 

général Kilmaine


Général Charles Edouard Saül Jennings de Kilmaine.jpg
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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 00:00

Armée devant Toulon

 

du 16 novembre au 28 décembre 

 

général Dugommier avec le titre de général en chef de l'armée d'Italie

 

Jacques François Coquille peint par François Bouchot (1836)
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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 00:00

Fichier:1801 Antoine-Jean Gros - Bonaparte on the Bridge at Arcole.jpg

Napoléon au pont d'Arcole, par Antoine-Jean Gros, (ca. 1801), Louvre, Paris

 

Bataille d'Arcole

 

La bataille du Pont d'Arcole s'est déroulée du 15 au 17 novembre 1796 (25 au 27 brumaire an 5) lors de la première campagne d’Italie.


Fichier:La Bataille du Pont d'Arcole.jpg

Tableau de Horace Vernet

 

Elle opposa les 19 000 hommes de l’armée française, sous les ordres de Napoléon Bonaparte, aux 24 000 hommes de l'armée autrichienne, commandée par le général Josef Alvinczy.

 

Informations générales
Date 15 -17 novembre 1796
Lieu Arcole:Province de Vérone
nord-est de l'Italie
Issue Victoire française
Belligérants
Drapeau français République française Drapeau : Empire d'Autriche Archiduché d'Autriche
Commandants
Napoléon Bonaparte Josef Alvinczy
Forces en présence
19 000 hommes 24 000 hommes
Pertes
3 500 morts ou blessés
1 300 prisonniers
2 200 morts ou blessés
4 000 prisonniers
Première coalition
Batailles
Guerre de la Coalition

Porrentruy — Marquain — Verdun — Thionville — Valmy — Lille — 1er Mayence — Jemappes — Namur — Maastricht — Francfort — Neerwinden — Landau — Famars — San Pietro — 2e Mayence — 1er Arlon — Valenciennes — Hondschoote — Méribel — Ménin — Kaiserslautern — Wattignies — Wissembourg — 2e Arlon — Geisberg — Tourcoing — Tournai — Ouessant (navale) — Fleurus — Calvi — Sprimont — Luxembourg — Helder — Gênes (navale) — Hyères (navale) — 3e Mayence — Groix (navale) — Irlande (1796) — Droits de l'Homme (navale) — Kehl — Cap Saint-Vincent (navale) — Santa Cruz de Tenerife (navale) — Camperdown (navale) — Kehl


Guerre du Roussillon
Le Boulou 1 — Mas Deu — Bellegarde (1re) (en) — Peyrestortes — Trouillas — Fort-Liberté - Toulon — Le Boulou 2 — Bastan - Orbaitzeta (en) - Roses (en) - Montagne Noire — Golfe de Rosas (en)


Campagne d'Italie
Dego — Loano — Montenotte — Millesimo — Dego — Mondovi — Cherasco — Fombio — Pont de Lodi — Mantoue — Lonato — Castiglione — Peschiera — Rovereto — Bassano — Pont d'Arcole — Rivoli — Faenza —ValvasoneTyrol — Pâques véronaises — Chronologie de la campagne

 

Prélude

Ce furent deux jours de bataille sur les rives de l'Alpone, affluent de l'Adige.

La manœuvre de tenaille effectuée par Charles Augereau et André Masséna échoue.

 

Fichier:Il passaggio del ponte di Arcole in una stampa di Antonio Bonamore.jpg

Le passage du pont d'Arcole

Déroulement

 

Augereau passe l’Adige à Ronco all'Adige mais est repoussé par un feu violent devant le pont d’Arcole et Masséna s'enlise dans les marais.

Alors commandant de l'armée d'Italie, Bonaparte

"saisit un drapeau s'elance sur le pont et l'y plante. sa colonne l'avait à moitié franchi lorsqu'un feu de flanc la fit rétrograder. les grenadiers enlevèrent Bonaparte et l'entrainèrent, il fut précipité dans un marais où il enfonça jusqu'a mi-corps. Lannes qui etait blefsé etait accouru de milan il couvrit le general de son corps. Muiron aide de camp en fit autant et il fut tué ainsi que le général Robert"1 


Bonaparte tente alors d'envoyer des renforts à Masséna mais tombe dans un marécage.

C'est le général Belliard qui rallie ses hommes et sauve le futur empereur.

 

Bonaparte ordonne à ses tambours d'aller discrètement sur les arrières des Autrichiens et de faire le plus de bruit possible afin de faire croire que des renforts sont arrivés. Alvinczy, croyant les Français en train d'attaquer ses arrières, désunit sa solide défense et poursuit les tambours avec son armée, ce qui permet à Masséna de traverser l'Adige.

Bonaparte ordonne à Masséna et à Augereau de prendre l'armée ennemie en tenaille par un gué découvert par Masséna, ce qui permet de l'anéantir.


Bilan


L'armée française est victorieuse et reste solidement accrochée dans le nord de la péninsule italienne.

Le siège de Mantoue continue, et la campagne aboutit courant 1797 à l’éviction des Autrichiens de la péninsule italienne.

 

Références

  1. Récit de Jean Antoine François Ozanam,témoin visuel, hussard de la 1ère Compagnie des Hussards de Berchiny, Livre de Famille Tome I Fond Ozanam (non publié)
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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 00:00

Grandes Armes Jérôme Bonaparte maréchal de France.svg

Rois de Westphalie

Fichier:King Jerome Bonaparte.jpg

Jérôme Bonaparte

Jérôme Buonaparte

roi de Westphalie (1807-1813)


Maréchal de France


Né le 15 novembre 1784 à Ajaccio (Corse) 

 

mort le 24 juin 1860 au château de Vilgénis (Seine-et-Oise) (de nos jours Massy) (Essonne) à l'âge de 75 ans

 

Inhumé aux Invalides à Paris 7ème

non loin de ses frères aînés, Napoléon et Joseph.

 

Son nom est gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile (25e colonne, Je Bonaparte)

Fichier:Arc de Triomphe mg 6822.jpg

Noms gravés sous l'Arc de Triomphe de l'Étoile : pilier Nord, 5e et 6e colonnes.

 

prince français et altesse impériale (1806 et 1852)

 

fils de Charles-Marie Bonaparte et de Maria-Létizia Ramolino, est le plus jeune frère de Napoléon.

 

Il est le roi Jérôme Napoléon, prince français ; roi de Westphalie de 1807 à 1813

 

 

(témoins: Camillo, Principe Borghese 1775-1832, Joachim Murat, roi de Naples 1767-1815, Louis-Alexandre Berthier de Wagram, prince de Neuchâtel 1753-1815)

 

dont

Relation avec Marie Capinaki +1879

 

dont

 

 

 

Titre
1er président du Sénat
Jérôme Bonaparte
28 janvier 185230 novembre 1852
Prédécesseur Fonction crée
Étienne-Denis Pasquier (président de la Chambre des pairs)
Successeur Raymond-Théodore Troplong
Roi de Westphalie
8 juillet 180726 octobre 1813
(6 ans, 3 mois et 18 jours)
Prédécesseur Création du royaume
Successeur Dissolution du royaume
Biographie
Dynastie Maison Bonaparte
Nom de naissance Girolamo Napoleone de Buonaparte
Date de naissance 15 novembre 1784
Lieu de naissance Ajaccio, Corse (France)
Date de décès 24 juin 1860 (à 75 ans)
Lieu de décès Château de Vilgénis, Seine-et-Oise (France)
Père Charles Bonaparte
Mère Maria Letizia Ramolino
Conjoint Catherine de Wurtemberg
Enfants Jérôme Napoléon Bonaparte,
prince de Montfort
Mathilde Bonaparte
Napoléon Jérôme Bonaparte,
prince de Montfort
Signature Appletons' Bonaparte Jerome signature.jpg

 

Précédé par Jérôme Bonaparte Suivi par
Création du Royaume
Grandes Armes Jérôme Bonaparte (1784-1860) 2.svg
Roi de Westphalie
1807-1813
dissolution du Royaume
Création du titre
Coat of Arms of the Prince of Montfort (Jerome Bonaparte).svg
prince de Montfort
à partir de 1816

Jérôme Napoléon Charles Bonaparte

  

 

 

 

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 00:00

Pierre-Louis Binet, baron de Marcognet

Pierre-Louis Binet, baron de Marcognet, est un général français né à Croix-Chapeau (Aunis, aujourd'hui Charente-Maritime) le 14 novembre 1765 et mort à Paris le 19 décembre 1854.

 

Cadet au régiment de Bourbonnais, le 13 mars 1781, sous-lieutenant au même régiment au mois de juillet, il fit les campagnes de 1781, 1782 et 1783 en Amérique, sous Rochambeau.

 

Lieutenant en 1787, et capitaine en 1792, il servit à l'armée du Rhin.

 

Le 14 septembre 1793, il se fit remarquer à la reprise du camp de Budenthal, sur la Loutre, et reçut un coup de feu à la cuisse droite ; il se signala de nouveau en novembre à Dettwiller, sur la Sarre, en avant de Saverne.

 

Passé, le 7 fructidor an III, à la 10e demi-brigade d'infanterie légère, il prit une part glorieuse à l'affaire de Malche, le 21 messidor an IV ; le lendemain il fut nommé chef de bataillon provisoire, et se trouva aux batailles de Neresheim et de Geisenfeld.

 

Marcognet donna de nouveau son sang à la France à la reprise des lignes de Weissembourg, à l'affaire de Filigen, à la bataille de Biberach et au siège de Kehl, où il reçut un coup de feu au bras droit, et fut nommé par le général Pichegru, en l'an VII, chef de bataillon titulaire à la 95e demi-brigade d'infanterie.

 

Promu adjudant-général chef de brigade provisoire le 26 floréal, Marcognet fut confirmé dans ce grade au 108e régiment d'infanterie le 18 prairial an VIII, et fit la campagne de l'an IX, toujours à l'armée du Rhin; il combattit vaillamment à la bataille de Hohenlinden.

 

L'inspecteur général Grenier disait de Marcognet, dans une note donnée en l'an X : « Officier très-méritant sous tous les rapports, digne du commandement qui lui est confié », et l'inspecteur général Tilly : « Officier très-distingué, plein de zèle et d'activité, méritant sous tous les rapports, et très-digne du commandement qui lui est confié. Les connaissances de cet officier le rendent susceptible d'avancement. »

 

Général de brigade le 11 fructidor an XI, il fit partie, pendant les deux années suivantes, du camp de Montreuil.

 

Nommé membre de la Légion d'honneur le 19 frimaire an XII, l'Empereur lui donna la croix d'officier de l'Ordre le 25 prairialsuivant, et l'appela au commandement d'une brigade de la 3e division du 6e corps de la Grande Armée, avec laquelle il fit les campagnes de 1806 à 1807.

 

Créé baron de l'Empire en 1808, il passa en Espagne sous les ordres du maréchal Ney.

 

Marcognet se distingua dans plusieurs rencontres, notamment les 18 et 19 juin, sous les murs d'Oviedo.

 

Il continua à servir en Espagne dans les années 1809, 1810, et jusqu'au 6 août 1811, époque à laquelle l'Empereur le nomma général de division.

 

Le 6 février 1812, il prit le commandement de la 14e division militaire. Le 30 mai 1813, il fit partie du corps d'observation de l'Adige.

 

En 1814, le gouvernement le mit en non-activité. Le 8 juillet, le Roi le nomma chevalier de Saint-Louis, et grand officier de la Légion d'honneur le 27 décembre.

 

Le 6 avril 1815, il commanda la 3e division au corps d'observation, et obtint sa retraite le 9 septembre suivant.

 

Admis dans le cadre de réserve le 7 février 1831, il fut définitivement retraité en mai 1832.

 

Il mourut à Paris le 19 décembre 1854. Pierre Binet de Marcognet est enterré au cimetière du Père Lachaise à Paris.

 

 

 

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 00:00

Naissance de Gaspare Spontini

Gaspare Spontini nait dans une famille modeste; son père était cordonnier et avait cinq fils. Gaspare montra une grande prédisposition pour les études, et fût confié à son oncle, prêtre de profession, qui l’inscrit au Séminaire de Jesi ; mais sa vocation religieuse étant moins grande que sa passion pour la musique, le jeune homme passait son temps libre à jouer et chanter. Finalement son oncle se décida malgré lui à seconder le talent de son neveu et en 1793 il l’inscrit au Conservatoire de Naples. Trois ans plus tard Spontini compose son première opéra, Li Puntigli delle donne, représenté avec succès à Rome, Venise et Florence. En 1798 il écrit L’Eroismo ridicolo transformé l’année suivante dans La Finta Filosofa qui accroît sa célébrité. En 1800 la cour de Naples, qui s’était réfugiée à Palerme après l’occupation des troupes françaises, appelle Spontini pour le substituer à Cimarosa comme maître de Chapelle. En Sicile on joue avec succès deux opéras comiques et un drame du compositeur, mais il part de Palerme en 1801, suite à une déception amoureuse, et s’en va à Rome et à Venise. En 1803 il arrive à Paris où, grâce à des connaissances, il entre à la cour de Napoléon en obtenant l’estime et le soutien de l’Impératrice Joséphine. On joue avec succès La Finta Filosofa, mais l’opéra suivant en français La petite Maison échoue complètement à cause d’un mauvais livret. Dans la même année, en 1804, le Milton sera dédié à l’Impératrice. En 1807 avec son première opéra « seria »,La Vestale, Spontini obtient la consécration définitive comme grand compositeur. Sa célébrité dans toute Europe est immense. Après la chute de l’Empire, grâce à sa réputation, il est confirmé compositeur officiel à la cour de Louis XVIII et y reste jusqu’en 1819. En 1820 il accepte l’invitation de Roi de Prusse Frédéric Guillaume III à Berlin où il remplit la charge de Directeur Général de la Musique; son opéra Olimpia, déjà joué à Paris, obtient à Berlin un grand succès (1821). Suivent les opéras Lalla Rookh (1821), Alcidor (1825) et Agnese de Hohenstaufen ( 1829). Sa célébrité, par contre, est contrastée par une campagne de diffamation poussée par le Comte de Brühl, intendant Générale des Spectacles royaux. En 1841, sous le nouveau Roi Frédéric Guillaume IV, Spontini, malgré lui, est entraîné dans un procès et décide d’abandonner Berlin. Il revient à Paris, ville d’origine de sa femme, et continue à diriger ses opéras en toute Europe en recevant de hautes distinctions honorifiques. En 1851 il meurt dans sa ville natale, Maiolati, qui prendra le nom de Maiolati Spontini, en mémoire à sa célébrité. Gaspare Spontini a obtenu une position de grande importance dans l’histoire du mélodrame italien: compositeur officiel en France à la cour de Napoléon et de Louis XVIII, et en Prusse au service de Frédéric Guillaume III. Il a introduit dans ce genre plusieurs éléments innovateurs qui seront plus tard approfondis et développés par Richard Wagner.

 

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 00:00

Naissance de Gaspard Gourgaud

né à Versailles le 14 novembre 1783, fils d’un musicien de la chapelle de Louis XVI et neveu du célèbre Dugazon ; élève de l’École polytechnique en 1799, puis élève sous-lieutenant à l’école d’artillerie de Châlons. Il entra en 1802, comme lieutenant en second au 7e d’artillerie à pied, et passa en 1803 lieutenant au 6e régiment d’artillerie à cheval, et devint, en août 1804, aide-de-camp du général Foucher. Dans la campagne de 1805, il se trouva à Ulm, à la prise de Vienne et au passage du Danube. Dans cette dernière affaire, il se signala par un remarquable trait d’audace : profitant du trouble que le passage du pont du Thabor avait jeté dans l’armée autrichienne, il s’élança vers le parc d’artillerie ennemie et s’en empara. Il combattit ensuite à Austerlitz, où il fut blessé ; à Iéna, à Prentzlau, à Pultusk, où il reçut la croix d’honneur ; à Ostrolenka, où il fut promu capitaine, et à Friedland. II passa ensuite enEspagne, se distingua au siège de Saragosse, rejoignit la grande armée et prit part aux journées d’Abensburg, d’Eckmuehl, de Ratisbonne, d’Essling et de Wagram. C’est en 1811 que le capitaine Gourgaud fut attaché à la personne de l’Empereur comme officier d’ordonnance : il dut cette faveur à l’intelligence avec laquelle il venait d’accomplir la reconnaissance de la place de Dantzig. A dater de cette époque, il ne quitta plus l’Empereur. Dans la campagne de Russie, son zèle et son activité, pour assurer le service de son arme, furent des plus remarquables : blessé à Smolensk, il combattit à Valentina et à la Moskowa. A Moscou il eut le bonheur, qui du reste se présenta plusieurs fois dans sa carrière, de préserver les jours de Napoléon : à la suite d’une exploration minutieuse du Kremlin, il découvrit une masse énorme de poudre (400 milliers), que l’incendie était sur le point d’atteindre, et réussit à empêcher cette épouvantable explosion. En récompense de ce service, il fut créé baron. Lors de la fatale retraite, son dévouement ne faiblit pas un instant : deux fois il passa la Bérésina à la nage, avant la construction des ponts, pour aller reconnaître la position de l’ennemi. Rentré en France, il vint rendre compte de la situation de nos débris à l’Empereur, qui le nomma immédiatement chef d’escadron et premier officier d’ordonnance. Plusieurs missions importantes lui furent confiées dans la campagne de 1813 et accomplies à la haute satisfaction de l’Empereur. Sa conduite à la bataille de Dresde lui valut la croix d’officier de la Légiond’Honneur ; il se signala encore à Hanau, à Leipzig, et exécuta avec une grande vigueur les ordres donnés par l’Empereur pour assurer la retraite de l’armée.

Le baron Gourgaud suivit Napoléon dans la campagne de 1814 ; à Brienne, il lui sauva la vie : un parti de Cosaques venait de surprendre l’Empereur ; déjà l’un d’eux avait sa lance dirigée contre lui, lorsque Gourgaud l’abattit d’un coup de pistolet. Il fut blessé à Montmirail, se trouva à Champaubert, à Nangis, à Montereau, et culbuta les Russes de la position d’Étoutevelles. Ce fait d’armes le fit nommer commandeur de la Légion-d’Honneur. Il s’empara du faubourg de Reims, à la tête d’une batterie et de deux bataillons d’infanterie, et entra le premier dans la ville. Il ne se sépara de l’Empereur qu’au moment où ce dernier quitta Fontainebleau, le 20 avril. Dès lors il fit sa soumission au gouvernement et fut, comme tous les officiers du royaume, désigné pour faire partie des Gardes du corps. Mais l’Empereur lui avait laissé en partant l’épée qu’il portait aux Pyramides : ce fut assez pour le faire éconduire. Lors du retour de l’île d’Elbe, le baron Gourgaud s’empressa de se rendre auprès de l’Empereur ; il le suivit dans sa dernière campagne ; donna à Fleurus de nouvelles preuves de bravoure qui le firent nommer général et aide - de-camp. Au dernier moment de la bataille de Waterloo, il faisait partie du groupe de généraux qui entouraient Napoléon. « Gourgaud, s’écria l’Empereur en montrant quelques pièces abandonnées, faites tirer. » Ce furent les derniers coups de canon de la bataille. Revenu à Paris avec l’Empereur, il l’accompagna à Rochefort et fut choisi pour porter au Régent la lettre par laquelle Napoléon réclamait l’hospitalité de l’Angleterre. N’ayant pu débarquer, il rejoignit l’Empereur, qui le désigna pour le suivre à Sainte-Hélène ; choix glorieux, accepté sans hésitation, avec un pieux sentiment, de dévouement et de reconnaissance. Il partagea cet exil pendant trois années ; mais des difficultés survenues entre lui et le comte de Montholon, amenèrent son retour en Europe. Rayé des rôles de l’armée, et banni après la seconde Restauration, la France lui était fermée, il se rendit en Angleterre, alla exposer aux souverains réunis à Aix-la-Chapelle toutes les odieuses rigueurs déployées contre le captif de Sainte-Hélène, et ne rentra en France qu’en 1821. Laissé en non activité, il s’occupa de la publication de divers ouvrages ; il fit paraître en 1823, avec M. de Montholon, les Mémoires de Napoléon à Sainte-Hélène, 18 volumes ; en 1825, un Examen critique de l’histoire de la grande armée, du comte de Ségur ; et en 1827, une Réfutation des calomnies de la vie de Napoléon, par Walter Scott. Déjà, en 1820, il avait publié une Relation de la campagne de 1815. Après la Révolution de 1830, le général Gourgaud remis en activité, devint successivement commandant de l’artillerie de Paris et de Vincennes, aide-de-camp du Roi en 1832 ; lieutenant-général en 1835 ; commandant en chef de l’artillerie de l’armée du Nord en 1839 ; président du comité d’artillerie et inspecteur général de cette arme. Le gouvernement le chargea en 1841 de l’armement des forts et fortifications de Paris. Cette même année, il fut élevé à la pairie. Le général Gourgaud avait été désigné par le Roi, en 1840, pour aller assister à Sainte-Hélène, à l’exhumation des restes de l’Empereur ; pieuse mission qu’il accomplit avec un zèle religieux.

 

Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, C. Mullié

 

 

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 00:00

Naissance de François Louis Bouchu

né Ie 13 novembre 1771, à Is-sur-Tille (Côte-d’Or). Caporal dans le 2* bataillon de volontaires de son département, le 1" septembre 1791, il fit la guerre de 1792 à l’armée du Nord. Prisonnier le 11 juin à l’affaire de Grinwel, près de Maubeuge, où il reçut une légère blessure, il obtint, à sa rentrée au corps le 24 décembre, le grade de sergent. Nommé lieutenant dans la compagnie de canonniers du 2e bataillon de la Côte-d’Or, le 30 janvier 1793, il se trouva au combat de Rhinzabern, sous Landau (armée du Haut-Rhin). Le 26 mai suivant, dirigé sur l’armée du Midi, il prit part au siège de Toulon. Passé à l’armée d’Italie après la reprise de cette place, il y servit depuis 1a fin de l’an V jusqu’au commencement de l’an VI. Capitaine en second le 15 prairial dans la compagnie des canonniers attachée à la 117e demi-brigade de ligne, devenue 75e, il se signala à la prise d’Oneille, au siège de Ceva ( Piémont), au siège et au blocus de Mantoue en l’an IV et en l’an V, et combattit à Castiglione. Pendant le blocus de Mantoue, il fit remonter, sous le feu des retranchements ennemis, les barques nécessaires à l’établissement du pont de l’île de Thé, et coopéra au passage du Tagliamento le 26 ventôse an V. Capitaine de la 1" compagnie de pontonniers le 27 germinal de la même année, il suivit l’expédition d’Égypte, assista à la prise de Malte et d’Alexandrie, aux sièges de Jaffa, de Saint-Jean-d’Acre et du Caire. Chargé, au siège de Saint-Jean-d’Acre, de diverses reconnaissances des approches de la place, il s’en acquitta avec autant de zèle que de talents, et resta constamment exposé au feu des batteries du port et des remparts de la ville. Lorsque le général Bonaparte remit à Kléber le commandement en chef de l’armée d’Orient, il porta le commandant Bouchu sur la liste des officiers d’élite qu’il recommandait à son attention ; lui-même, après les événements de brumaire, n’oublia pas le brave de Saint-Jean-d’Acre, et il le nomma, le 5 floréal an vin, chef de bataillon d’artillerie, et, quand cet officier supérieur rentra en France, il le chargea d’organiser à Strasbourg le 1er bataillon de pontonniers, dont il lui donna ensuite le commandement. Nommé sous-directeur des ponts près le parc général d’artillerie des camps sur l’Océan, le 21 fructidor an XI, Bouchu fit les campagnes de l’armée des côtes des ans XI et XII, et reçut à Boulogne, le 25 prairial de cette dernière année, la décoration de la Légion d’honneur. Colonel, le 3ème jour complémentaire, et attaché provisoirement à l’état-major général de l’artillerie, il prit le commandement du 3e régiment d’artillerie à pied. Pendant la campagne d’Allemagne de l’an XIV, en Prusse et en Pologne, en 1806 et 1807, il remplit les fonctions de directeur du parc général, et, le 7 mai 1807, il obtint la croix d’officier de la Légion d’honneur. Chef de l’état-major général de l’artillerie de l’armée d’Espagne, le 10 décembre 1808, il commandait l’artillerie du 5e corps à la bataille d’Ocana. Nommé général de brigade le 19 mai 1811, sur la proposition du maréchal duc de Dalmatie, pour sa conduite au siégé de Badajoz et à la bataille d’Albuéra, il commanda l’artillerie du midi de l’Espagne à partir du 21 janvier 1813. Appelé le 6 juillet à la direction des équipages de pont de la grande armée, il montra tant d’intelligence et de valeur à l’attaque du pont de Meissen, que l’Empereur crut devoir lui conférer le titre de baron de l’Empire. Nommé en décembre au commandement de l’artillerie de la ville de Torgau, il fut fait prisonnier après une vigoureuse résistance, et ne rentra en France qu’après la première abdication de Napoléon. Commandant de l’École d’artillerie à Grenoble le 21 juin 1814, chevalier de Saint-Louis le 29 juillet suivant, il se trouvait à Grenoble au moment où l’Empereur fit son entrée dans cette ville au retour de l’île d’Elbe. Le 8 juin 1815, il reçut l’ordre d’aller prendre le commandement de l’artillerie de l’armée des Pyrénées-Orientales. Nommé, le 10 février 1816, commandant de l’École régimentaire de Valence, et de l’École polytechnique le 2 octobre suivant, il reçut, le 24 août 1820, la décoration de commandeur de la Légion d’honneur, et le 17 septembre 1822, celle de grand officier. Louis XVIII l’attacha au comité consultatif de l’artillerie, et lui confia, le 23 avril 1823, la direction du parc d’artillerie des Pyrénées. Il soutint dignement au siège de Pampelune son ancienne réputation. Le 30 octobre 1823, le roi l’éleva au grade de lieutenant-général, et le roi d’Espagne lui accorda, le 23 du même mois, la plaque de 4e classe de l’ordre de Saint-Ferdinand. Attaché successivement, de 1816 à 1831, à l’inspection des troupes et au comité de son arme, placé en non-activité le 1er janvier 1837, et enfin admis le 13 août 1839 dans la section de réserve du cadre de l’état-major général de l’armée, il est mort à Antony, près de Paris, le 31 octobre suivant. Son nom figure sur le côté ouest de l’arc de triomphe de l’Étoile.

 

Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, C. Mullié

 

 

 

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1er Consul

2 août 1802 jusqu'au 18 mai 1804

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Napoléon Ier

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18 mai 1804 au 6 avril 1814 et du 20 mars 1815 au 22 juin 1815

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