Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 00:00

 Lui sont confiées l'organisation de la défense de Marseille et l'inspection de la côte provençale.

Repost 0
Published by Napoleon Ier - dans [1789-1793]
commenter cet article
25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 00:00

25 décembre 1815 à Sainte-Hélène

·         « …L’Empereur qui n’avait pas été bien la veille, a continué d’être indisposé, et à fait prévenir qu’il ne pourrait pas recevoir les officiers du 53e, ainsi qu’il l’avait fixé. Vers le milieu du jour, il m’a fait appeler, et nous avons relu quelques chapitres de la campagne d’Italie…Quelque temps avant l’heure du dîner, nous nous trouvions réunis autour de lui dans sa chambre ; on est venu nous dire que nous étions servis ; il nous a renvoyés ; je sortais le dernier, il m’a retenu – Restez, nous dînerons ensemble ; nous sommes les vieux, laissons aller les jeunes ; nous nous tiendrons compagnie - …En faisant sa toilette, il passait sa main sur sa cuisse gauche, où se voyait un trou considérable ; il y enfonçait le doigt en me le montrant significativement, et voyant que j’ignorais ce que ce pouvait être, il m’a dit que c’était le coup de baïonnette qui avait failli lui coûter la cuisse au siège de Toulon… » (Emmanuel de Las Cases – « Mémorial de Sainte-Hélène » - t. 1 – Jean de Bonnot – Paris – 1969 – p. 219-220)

C.F 

Repost 0
Published by Napoleon Ier - dans Calendrier
commenter cet article
25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 00:00

  Jean Marie Noël Delisle de Falcon de Saint-Geniès

Nous commémorons aujourd'hui l'anniversaire de la naissance de Jean Marie Noël Delisle de Falcon de Saint-Geniès, général, né le 25 décembre 1776 à Montauban et décédé le 26 janvier 1836 à Vernou-sur-Brenne.

 

Son nom est gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile (face Sud, 22e colonne). Sa carrière militaire est impressionante, tant en qualité de chasseur à pied, qu'au 19ème Dragons..

 

  • 10 août 1792: au camp sous Paris, le citoyen Saint-Geniès, 15 ans, est élu caporal par la 1ère compagnie de chasseurs à pied de la Haute-Garonne. 
  • 15 janvier 1793 : promu sergent. Son unité est envoyée en Vendée. 
  • 30 novembre 1793: le retrouve simple cavalier, à l'état-major du 22e régiment de chasseurs à cheval, ex-chasseurs des Pyrénées 
  • 8 février 1794, nommé brigadier. Le 18 février suivant, adjudant-sous-officier. Un autre Jean Saint-Geniès du 22e chasseurs, fils naturel de Cadet Saint-Geniès, meurt de maladie au siège de Figuéras.
  • 24 mars 1796, l'adjudant est nommé sous-lieutenant, sur recommandation du général Bertin dont il devient aide-de-camp. Rentré dans le rang après le départ de son mentor, il songe à quitter l'armée pour entrer dans l'affaire de son parâtre qui le réclame au ministre.
  • Égypte : le 22e chasseurs est aux Pyramides. Nommé lieutenant le 21 septembre, Jean-Marie Noël passe capitaine le 8 février 1800. Le 8 mai 1800, il devient aide-de-camp du généralLeclerc d'Ostein. Le 23 octobre 1800, aide-de-camp du général Menou. Promu chef d'escadron le 21 mars 1801, il commande ce qui reste du corps des dromadaires. Fin juin 1801, il est fait prisonnier par les Anglais. L'année suivante, il est rapatrié avec le corps expéditionnaire.
  • Commandant à 25 ans, ancien d'Italie, "Vieil Egyptien" et "Dromadaire", ce qui nuira peu à sa carrière, Saint-Geniès est un gaillard de cinq pieds six pouces, "superbe et d'un aspect martial" (Gonneville). Pas un sabreur, un duelliste, ou un chef de bande, mais un officier de troupe, compétent et discipliné, bon tacticien, qui tient ses subordonnés d'une main de fer. Peu commode, certainement, mais l'armée d'alors est riche en caractères.
  • En 1802, il est affecté au 19e régiment de dragons.
  • 1803: campagne du Hanovre. Promu major (colonel en second), le 29 octobre, il sert à l'armée des Côtes d'Océan, de 1803 à 1805. Le 4 avril 1804, le major Saint-Geniès est fait chevalier de la légion d'honneur. La même année, Pierre-Jacques Saint-Geniès, fils d'Aîné Saint-Geniès, entre au 19e dragons.
  • 2 Décembre 1804: Saint-Geniès commande les deux escadrons détachés au Sacre. 
  • Fin janvier 1805, le major devient chef de corps.
  • Campagne contre l'Autriche (1805) : le 19e dragons se bat à Elchingen (14 octobre). Le lendemain, il est à la prise d'Ulm. 2 décembre : Austerlitz où les dragons chargent à plusieurs reprises.
  • Campagne de Prusse (1806): le régiment est à Nordhausen (17 octobre), à Lubeck (7 novembre).
  • Campagne de Pologne (1807): la belle conduite de Holland (20 janvier) vaut au 19e dragons les honneurs du 54e bulletin de la Grande Armée. A Morhungen (25 janvier), le 19e dragons est cité dans le 55e Bulletin. Le chef de corps est fait officier de la légion d'honneur (14 mai). Le régiment est à Friedland (14 juin), à Tilsit (8 et 9 juillet).  
  • Le 21 septembre 1808, le colonel Saint-Geniès est fait baron de l'Empire.
  • Première campagne du Portugal : le régiment passe la Somosierra sur les talons des chevaux-légers polonais, participe à la prise de Madrid et à la bataille de La Corogne (16 janvier 1809). Il se bat à Morentase (17 février 1809). Il passe de Saint-Jacques à Orense (Espagne) puis à Chavès (Portugal). il se bat à Vallatza. Le 12 mai 1809, combat d'Amarante. Le colonel sert àTalavera (Espagne) le 28 juillet 1809.
  • La même année, le colonel reprend ses prénoms de baptême et le nom de son père naturel. Il obtient ensuite par décret l'autorisation d'y ajouter le nom de son beau-père: Pierre-Noël Saint-Geniès devient Jean-Marie Noël Delisle de Falcon de Saint-Geniès. Pierre-Jacques Saint-Geniès est officier à la compagnie d'élite du régiment. Les aventures péninsulaires des deux Montalbanais ont inspiré, dit-on, un personnage de Sir Arthur Conan Doyle, le brigadier Gérard. Le 19e dragons participe aux combats de Peneranda (1er juin 1810) et d'Alcocer (10 juillet 1810).
  • Le 13 août 1810, le régiment s'illustre au passage du Tage (bataille d'El Puente Del Arzobispo) qui lui vaut cette appréciation du maréchal Soult: "Le colonel et tout son régiment se sont couverts de gloire: tous ces officiers se sont distingués par leur valeur et leur sang-froid; ils ont prouvé qu'ils étaient consommés dans leur arme".
  • Combats de Belmonte (13 décembre 1810). À la prise de la ville espagnole de Cuenca (avril 1811), le colonel baron de Saint-Geniès fait tant et si bien qu'il est promu général de brigade.
  • Désigné par l'empereur au commandement de la 7e brigade de cavalerie légère (11e et 12e régiment de chasseurs), il prend pour aide-de-camp Pierre-Jacques Saint-Geniès. Il laisse au régiment deux neveux, Stanislas et Augustin Senil, fils de sa sœur Louise, qui ont rejoint en Espagne.
  • Le 13 juillet 1812, la brigade est à Drouïa, sur la Dwina, fleuve guétable à peu près n'importe où. Le général Sébastiani, commandant la division de cavalerie légère, signale à Montbrun et àMurat plusieurs franchissements ennemis, insistant sur la précarité de sa position. Montbrun refuse des renforts d'infanterie et interdit le repli.
  • Le 15 juillet, à 5 heures du matin, le général Kulniev passe le fleuve, à la tête de 5000 fantassins et autant de cavaliers, soutenus par les cosaques qui grouillent du côté français. Les premiers à trinquer sont les 150 Polonais à bout de forces du 10e hussards. Saint-Geniès aussitôt accouru se met à la tête des 200 hommes épuisés, montés sur des rosses chancelantes, qui restent du 11e régiment de chasseurs. Cheval tué sous lui, il est capturé. Les Russes font cent prisonniers, la plupart blessés. Cent autres restent sur le carreau. Sébastiani rend compte: "Les généraux Subervie et Saint-Geniès, les colonels du 11e chasseurs et du 10e polonais se sont distingués par leur sang-froid."
  • Un aide-de-camp de Murat fait passer à Saint-Geniès sa voiture, ses domestiques et deux cent louis.
  • Pendant la campagne, Sébastiani porte le chapeau, d'autant que sa division est encore étrillée sous les murs de Moscou. La légende évolue au fil du temps. Les potins des bivouacs seront repris par les souvenirs d'officiers qui n'y étaient pas. La palme revient à Marbot qui affabule à la façon du baron de Crac.
  • Escorté jusqu'à Moscou dont le gouverneur, comte Rostopchine, l'expose à la curiosité de la foule, Saint-Geniès est envoyé à Satarov, sur la Volga, où il partage la captivité d'officiers du 16e chasseurs, du 8e hussards et du 3e chasseurs faits prisonniers bien avant lui, dont Octave de Ségur et Antoine de Marbot.
  • Rallié aux Bourbons, le général qui réclame en vain ses arriérés de solde est fait chevalier de Saint-Louis et, sur sa demande, commandeur de la légion d'honneur. Nommé commandant de la place de Maubeuge, il tente de faire valider le grade de général de division promis en Russie par Napoléon.
  • Pendant les Cent-Jours, le général intrigue auprès de Vandamme et de Davout afin de faire confirmer son grade de divisionnaire et d'obtenir un commandement. Finalement, il échoue à Carcassonne, chef d'une brigade de dragons indécis. Mousquetaire noir, Pierre-Jacques Saint-Geniès a suivi le roi à Gand. 
  • Accusé d'avoir ameuté la place de Maubeuge contre le roi, le général, placé en non-activité et assigné à résidence, contre-attaque avec succès. Entre tant et tant, il fait un mariage très avantageux avec une Juive portugaise, épisode qui, dit-on, inspire à Balzac un personnage, le commandant Benassis. Trois enfants: François-Yvan (1817), Adolphe-Emile (1819) et Jenny (1820). Nommé inspecteur général de la cavalerie, il est accusé d'avoir participé à l'enlèvement du duc d'Enghien. La lettre de dénonciation reprend toutes les calomnies qui ont empoisonné la carrière du fils de saltimbanques. Une fois de plus, il réussit à se disculper. En 1818, il est compris comme inspecteur de cavalerie dans le cadre de l'état-major général. L'année suivante, il achète à Vernou-sur-Brenne un manoir du xvie siècle où il installe sa famille et sa vieille maman.
  • Nommé à Digne commandant d'une subdivision militaire, il revient en Touraine. En 1821, son épouse meurt à Vernou.
  • En 1822, il est fait vicomte héréditaire par Louis XVIII apôtre de la réconciliation qui couronne les états de service d'un bon serviteur de l'Etat. En 1823, il est nommé commandant de la subdivision du Cher. En 1824, commandant de celle de Moulins.
  • Expédition d'Espagne : le colonel baron Saint-Geniès commande le 8e régiment de dragons (1823)
  • Le général vicomte de Saint-Geniès est nommé au commandement de la 1ère brigade de la division d'occupation de Cadix (1827)
  • Mis en disponibilité (1828), le général devient inspecteur général de cavalerie des 2e et 3e divisions militaires (1829). Remis en disponibilité (1830), il est replacé au cadre d'activité (1831).
  • 10 août 1831 : nommé commandant du département du Rhône, Saint-Geniès est à Lyon quand éclate la révolte des Canuts. Blessé à la jambe (23 novembre), il est évacué. Avec le commandant de la place, ce sont les deux seuls blessés de ce jour-là.
  • 2 décembre 1831 : il est fait grand officier de la légion d'honneur ; le même jour, la répression commence.
  • 31 octobre 1832 : le général est nommé à la tête d'une brigade de cavalerie et du département de la Haute-Saône.
  • 6 novembre 1832 : Saint-Geniès prend le commandement de la 2e brigade de cavalerie légère (Verdun)
  • Remis en disponibilité, le général remonte une dernière fois en selle, commandant militaire du département de l'Oise.
  • 31 décembre 1835 : il est enfin nommé lieutenant-général (général de division).

 

Repost 0
Published by Napoleon Ier - dans Calendrier
commenter cet article
25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 00:00
25 décembre 1797 (5 nivôse an VI)

Bonaparte est élu à l'Institut, classe des sciences physiques et mathématiques, section des arts mécaniques.

Photo : 25 décembre 1797 (5 nivôse an VI): Bonaparte est élu à l'Institut, classe des sciences physiques et mathématiques, section des arts mécaniques.

 

Repost 0
Published by Napoleon Ier - dans Calendrier
commenter cet article
25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 00:00

Bonaparte entre à l'Institut

Extrait de l'article de Nicole DHOMBRES , Revue du Souvenir Napoléonien Numéro 340 (disponible sur le site de la Fondation Napoléon à l'adresse suivante: 

 

http://www.napoleon.org/fr/salle_lecture/articles/files/@Napoleon_scientifiques_1_1779-1798.asp#ancre6)

 

"...Il y réussit, le 25 décembre 1797, par l'intermédiaire de deux scientifiques dont il s'est assuré en Italie la compétence pratique et l'amitié : le mathématicien Gaspard Monge et le chimiste Claude Berthollet.

C'est fin octobre 1797 que Monge revient à Paris. Aussitôt rendu à l'Institut, il met ses confrères au courant des désirs de Bonaparte de se retrouver à l'Institut. Parallèlement, Bonaparte fait lire par le chimiste Fourcroy, le 1er novembre 1797, à la séance ordinaire de la classe des sciences physiques et mathématiques, la lettre qu'il envoyait au Directoire le 18 août 1797, en sus des clauses du traité de Campo Formio. Certains passages de cette lettre sont importants, qui soulignent le lien entre les Sciences et l'Etat :

" Citoyens Directeurs, le général Berthier et le citoyen Monge vous portent le traité de paix définitif qui vient d'être signé entre l'Empereur et nous...

Le général Berthier, dont les talents distingués égalent le courage et le patriotisme, est une des colonnes de la République, comme un des plus zélés défenseurs de la liberté...

Le citoyen Monge, un des membres de la commission des Sciences et des Arts, est célèbre par ses connaissances et son patriotisme. Il a fait estimer les Français par sa conduite en Italie ; il a acquis une part des sciences qui nous ont révélé tant de secrets, détruit tant de préjugés, sont appelées à nous rendre de plus grands services encore. De nouvelles vérités, de nouvelles découvertes nous révèleront des secrets plus essentiels encore au bonheur des hommes, mais il faut que nous aimions les savants et que nous protégions les sciences.

Accueillez, je vous prie, avec une égale distinction, le général distingué et le savant physicien. Tous les deux illustrent la patrie et rendent célèbre le nom français. Il m'est impossible de vous envoyer le traité de paix définitif par deux hommes plus distingués dans un genre différent ".

 

Bonaparte est donc élu dans la deuxième section de la première classe de l'Institut National, au siège laissé vacant par L. Carnot, exilé en Suisse.

Voici la liste par sections (10 en tout) des membres de la première classe de l'Institut National lors de l'élection de Bonaparte. Un astérisque indique les membres absents le jour du vote.

Section I, Mathématiques - Lagrange, Laplace, Borda, Bossut, Legendre, Delambre. Aucun absent pour cette classe.

Section II, Arts Mécaniques - Monge, Berthoud, Le Roy Prony, J.L. Périer.

Section III, Astronomie - Bory, Lalande*, Méchain* Le Monnier*, Jeaurat, Messier.

Section IV, Physique expérimentale - Rochon*, Charles Coulomb, Cousin, Lefèvre-Gineau, Brisson.

Section V, Chimie - Berthollet*, Bayen, Guyton de Morveau.

Section VI, Histoire naturelle et minéralogie - Darcet, Haüy, Dolomieu*, Duhamel*, Desmarets, Lelièvre.

Section VII, Botanique et physique végétale - Lamarck, Desfontaines, Adason, Ventenat, Jussieu, Lheritier.

Section VIII, Anatomie et Zoologie - Daubenton*, Tenon, Sabatier, Hallé, Pelletan, Lassus.

Section X, Economie rurale et Art vétérinaire - Gilbert, Cels, Thouin, Tessier, Huzard, Parmentier.

Le résultat du scrutin du 25 décembre 1797, auquel on a procédé durant une séance générale de l'Institut, donne :

305 votes au citoyen Bonaparte,

166 votes au citoyen Dillon,

123 votes au citoyen Montalembert.

 

Les candidats battus avaient pourtant des titres de candidature très sérieux : l'ingénieur en chef des Ponts-et-Chaussées Dillon était l'auteur d'importants Mémoires sur les constructions hydrauliques et avait construit le premier pont en fer construit en France (le fameux Pont des Arts) ; quant à l'auteur de l'ouvrage controversé de la Fortification perpendiculaire, Montalembert, il avait quatre-vingt-quatre ans en 1797 et méritait bien la consécration de l'Institut pour cet ouvrage imposant: onze volumes in-4deg. accompagnés de nombreuses planches, dont la publication s'était échelonnée sur vingt ans (1776-1796).

 

Sur le plan de la propagande, Bonaparte tire rapidement les avantages de cette élection. Le Moniteur du 19 nivôse an VI (9 janvier 1798) rend ainsi compte de la première séance publique de l'Institut après l'élection de Bonaparte.

Institut national : séance publique du 15 nivôse.

" Quoique les séances publiques de l'Institut soient ordinairement intéressantes, celle-ci a présenté au public un nouveau degré d'intérêt par la présence du général Bonaparte, qui a été admis dans cette société savante le 5 de ce mois. Cet homme extraordinaire, dont le citoyen Garat a si bien dit, dans la même séance, que a c'était un philosophe qui avait paru un moment à la tête des armées ", fit cette réponse, en Italie, à des généraux qui lui demandaient quel serait l'aliment de son âme active, lorsque la paix l'aurait rendu à ses foyers... " Je m'enfoncerai dans une retraite, et j'y travaillerai à mériter un jour l'honneur d'être de l'Institut ". Il est arrivé à la séance sans faste. y a assisté avec modestie, a reçu avec désintéressement les éloges que lui ont prodigués les lecteurs et les spectateurs, et s'est retiré incognito. Ah ! que cet homme connaît bien le coeur humain, et en particulier les gouvernements populaires. L'homme de mérite y est forcé d'acheter à force de modestie et de simplicité, une grâce que les ignorants et les hommes vulgaires lui accordent difficilement partout, mais plus rarement encore dans les républiques ".

Donnant, donnant : Bonaparte entre à l'Institut, sans grand mérite scientifique, nous allons le préciser, mais les scientifiques doivent dorénavant s'impliquer davantage dans les affaires de l'Etat. La fin du récit du Moniteur ne laisse aucun doute là-dessus:

" L'à-propos des applaudissements a fait sentir aux lecteurs combien était sage la démarche de l'Institut qui venait d'assigner des places dans ses séances publiques aux professeurs de Ecoles Centrales, des Ecoles de Santé, Polytechnique, etc... En rapprochant d'eux leurs successeurs, les membres de l'Institut se sont assurés d'un choix d'auditeurs éclairés. On a senti cette absence dans les séances précédentes, et en particulier dans celle qui a précédé immédiatement le 18 fructidor, où les applications, les vues patriotiques n'ont été accueillies que par un froid silence. Mais à la séance dont nous rendons compte, la patrie n'a pas perdu un voeu, un soupir. Tout a germé à la satisfaction des amis de la République ".

 

 

Repost 0
Published by Napoleon Ier - dans Calendrier
commenter cet article
25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 00:00

Naissance de Jean-Baptiste Olivier

 

né sous les drapeaux du régiment, à Strasbourg (Bas-Rhin), le 25 décembre 1765. 

 

Entré dans la carrière des armes le 1er juillet 1770, en qualité de soldat dans le 35e régiment, ci-devant Aquitaine, il fut fait caporal le 1er janvier 1782, sergent le 15 juin 1785, adjudant-major au 4e bataillon de la Moselle le 25 août 1791, chef de bataillon le 15 juin 1792, et général de brigade le 19 septembre 1793.

 

Le 26 juin 1794, il monta dans le premier aérostat qui fut lancé avant la bataille de Fleurus, commanda une brigade pendant cette journée, et y mérita de tels éloges, que, pour en conserver le souvenir, il fit donner à son fils le nom de Fleurus.

 

Le général Olivier commanda en l’an IV la cavalerie de la division Grenier. 

 

Au nombre des faits d’armes qui lui ont fait bien mériter de la patrie, on cite le passage de la Lahn, où il chargea l’arrière-garde ennemie, la culbuta, la poursuivit avec impétuosité et lui fit 130 prisonniers ; le combat de Rauch-Eberach où, chargé par le général Jourdan de débusquer un corps ennemi, il se précipita à l’instant sur lui, le battit et le mit en fuite ; la prise et le combat de Subbach, où il s’établit, puis contraignit l’ennemi de se retirer el d’aller chercher un refuge derrière les rochers. On cite la brillante défense de la tête du pont de Neuwied, qu’il fit à l’armée de Moselle en octobre 1796 ; la prise audacieuse des redoutes et du village de Bendorff, où il se signala en avril 1797, à l’armée de Sambre-et-Meuse, celle plus importante et plus difficile de Vetzlar, qu’il fit avec sa brigade seule, aussi en avril 1797. Ce dernier fait d’armes lui valut le grade de général de division. On cite encore les succès qu’il obtint avec sa division en 1798, sur les rebelles de la Calabre, qu’il battit et dispersa complètement après leur avoir pris 35.000 fusils ; et les services qu’il rendit à l’armée lors de la retraite dirigée par Macdonald. Le 24 prairial an XII, il rencontra un parti autrichien à San-Veneizo, le chargea jusqu’à un mille de Modène, le culbuta et lui fit un grand nombre de prisonniers. Le 30, il fut blessé en combattant courageusement près de Plaisance ; on cite enfin les prodiges de valeur que fit le général Olivier à la bataille de la Trébia où sa division appuyait la gauche de la ligne de bataille, et où il eut une jambe emportée par le dernier boulet français au moment où il prodiguait ses soins aux blessés sur le champ de bataille. Lorsqu’il fut de retour en France et en état de reprendre du service, le premier Consul lui confia une inspection générale (21 pluviôse an VIII), et il s’acquitta de ces nouvelles fonctions depuis 1800 jusqu’à la suppression du comité central des revues en 1806. Il a développé dans ce comité le caractère franc, ferme et judicieux qu’il a toujours eu, et il s’y est acquis l’estime et l’attachement de ses collègues et de ses subordonnés. Dans le mois de floréal an X, il partit pour l’Étrurie, se rendit dans la République italienne en l’an XII, fut mis en disponibilité en l’an XIII et commanda la 20e division militaire.

Le général Olivier était à cette époque baron de l’Empire, grand officier de la Légion-d’Honneur, chevalier de l’ordre de la Couronne de Fer. Le 4 avril 1809, il reçut le commandement de la 16e division militaire, fut employé près du corps d’armée rassemblé sur l’Escaut le 8 août, servit à l’armée du Nord le 26 septembre de la même année, et se rendit à Lille, chef-lieu de son gouvernement. Il était en tournée pour le service de sa division lorsqu’il mourut au château de Saint-André, à Witernesse, le 21 octobre 1813, emportant dans la tombe l’estime et les regrets de tous. La ville entière accompagna ses restes à sa dernière demeure.

 

4069-4628 Battle of Fleurus, 26 June 1794 (French under Jourdan defeated the Austrians in a decisive battle (1794) of the French Revolutionary Wars), with military balloon L'Entrepreneur commanded by Coutelle, engraving © 2010 SuperStock

 

Repost 0
Published by Napoleon Ier - dans Calendrier
commenter cet article
25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 00:00

Naissance de Claude Chappe

Claude Chappe dit Chappe de Vert nait le 25 décembre 1763 à Brulon, dans la Sarthe. Il suit des études à Rouen puis au collège royal de la Flèche. Nommé abbé commendataire, quoique sans fonctions sacerdotales, il jouit de bénéfices qui lui permettent d’ouvrir un cabinet de physique à Paris, suivant en cela l’exemple de son oncle. Dans son cabinet, il réalise beaucoup d’expériences sur l’électricité statique. On lui doit, entre autres, l’invention d’un électromètre. Chappe se livre à de nombreuses expériences sur l’énergie électrique en s’inspirant des travaux de Lesage, à Genève, et Lormond à Paris, ainsi que Bettancourt en Espagne. Il tente une expérience sur la «  télégraphie » et la transmission du fluide électrique. A la révolution, les biens du clergé étant nationalisés, il perd tous ses bénéfices et est obligé de rentrer à Brûlon. où il se concentre à des recherches et expériences, notamment sur les transmissions de signaux. Les 2 et 3 mars 1791, Chappe réussit à transmettre un message de Brûlon à Parcé, soit une distance de prés de quinze kilomètres, avec un système à cadrans. Son frère, membre de l’Assemblée législative, devant la réussite de l’expérience le fait venir à Paris pour continuer ses recherches. Avec une nouvelle expérience réussie, il est nommé « ingénieur Télégraphe » avec pour mission de créer une ligne de Paris à Lille. La ligne est opérationnelle en 1794, mais celle de Paris-Landau est abandonnée. De 1797 à 1800, la ligne Paris-Strasbourg sera inaugurée en mai 1798, celle de Paris-Brest l’année suivante. Les premiers travaux d’une ligne Paris-Milan par Lyon sont décidés la même année. Le système sera largement utilisé sous l'Empire comme moyen de transmission d'informations. Victime d'une dépression causée par la maladie, ruiné physiquement et moralement, Claude Chappe se donnera la mort en se jetant dans un puits à l’âge de quarante deux ans. Il repose sous un monument fait de rochers surmontés du télégraphe à bras de son invention.

 

 

 

Repost 0
Published by Napoleon Ier - dans Calendrier
commenter cet article
25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 00:00

Par arrêté des 25 et 28 décembre 1793 (5 et 8 nivôse an II), à la fin du siège de Toulon, l'armée devant Toulon est dissoute et divisée entre les garnisons du Midi, de la Corse, l'armée d'Italie et celle des Pyrénées orientales

Repost 0
Published by Napoleon Ier - dans Calendrier
commenter cet article
24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 00:00

24 décembre 1800 (3 nivôse an IX)

Attentat de la rue Saint-Nicaise

«...Le 3 nivose an IX (21 décembre 1800)*, l’Opéra donnait par ordre, la Création de Haydn, et le Premier Consul avait annoncé qu’il irait entendre, avec toute sa famille, ce magnifique oratorio ; il dîna ce jour-là avec madame Bonaparte, sa fille, et les généraux Rapp, Lauriston, Lannes et Berthier. Je me trouvai précisément de service ; mais le premier Consul allant à l’Opéra, je pensai que ma présence serait superflue au château, et je résolus d’aller de mon côté à Feydeau, dans la loge que madame Bonaparte nous accordait, et qui était placée sous la sienne. Après le dîner, que le Premier Consul expédia avec sa promptitude ordinaire, il se leva de table, suivi de ses officiers, excepté le général Rapp, qui resta avec mesdames Joséphine et Hortense. Sur les sept heures environ, le Premier Consul monta en voiture avec MM. Lannes, Berthier et Lauriston,, pour se rendre à l’Opéra ; arrivé au milieu de la rue Saint-Nicaise, le piquet qui précédait la voiture trouva le chemin barré par une charrette qui paraissait abandonnée, et sur laquelle un tonneau était fortement attaché avec des cordes ; le chef de l’escorte fit ranger cette charrette le long des maisons, à droite, et le cocher du Premier Consul, que ce petit retard avait impatienté, poussa vigoureusement des chevaux, qui partirent comme l’éclair. Il n’y avait pas deux secondes qu’ils étaient passés, lorsque le baril que portait la charrette éclata avec une explosion épouvantable. Des personnes de l’escorte et de la suite du Premier Consul, aucune ne fut tuée, mais plusieurs reçurent des blessures. Le sort de ceux qui, résidant ou passant dans la rue, se trouvèrent près de l’horrible machine, fut beaucoup plus triste encore ; il en périt plus de vingt, et plus de soixante furent grièvement blessés. M. Trepsat, architecte, eut une cuisse cassée ; le Premier Consul, par la suite, le décora et le fit architecte des Invalides, en lui disant qu’il y avait longtemps qu’il était le plus invalide des architectes. Tous les carreaux de vire des Tuileries furent cassés ; plusieurs maisons s’écroulèrent ; toutes celle de la rue Saint-Nicaise et même quelques-unes des rues adjacentes furent fortement endommagées. Quelques débris volèrent jusque dans l’hôtel du consul Cambacérès. Les glaces de la voiture du Premier Consul tombèrent par morceaux.

 

Par le plus heureux hasard, les voitures de suite, qui devaient être immédiatement derrière celle du Premier Consul, se trouvaient assez loin en arrière, et voici pourquoi : madame Bonaparte, après le dîner, se fit apporter un schall ? châle? pour aller à l’Opéra ; lorsqu’on le lui présentait, le général Rapp en critiqua gaiement la couleur et l’engagea à en choisir un autre. Madame Bonaparte défendit son schall, et dit au général qu’il se connaissait autant à attaquer une toilette qu’elle-même à attaquer une redoute ; cette discussion amicale continua quelque temps sur le même ton. Dans cet intervalle, le Premier Consul, qui n’attendait jamais, partit en avant, et les misérables assassins, auteurs du complot, mirent le feu à leur machine infernale. Que le cocher du Premier Consul eût été moins pressé et qu’il eût seulement tardé de deux secondes, c’en était fait de son maître ; qu’au contraire madame Bonaparte se fut hâtée de suivre son époux, c’en était fait d’elle et de toute sa suite ; ce fut en effet ce retard d’un instant qui lui sauva la vie ainsi qu’à sa fille, à sa belle-sœur madame Murat, et à toutes les personnes qui devaient les accompagner. La voiture où se trouvaient ces dames, au lieu d’être à la file de celle du Premier Consul, débouchait de la Place du Carrousel, au moment où sauta la machine ; les glaces en furent aussi brisées. Madame Bonaparte n’eut rien qu’une grande frayeur ; mademoiselle Hortense fut légèrement blessées au visage, par un éclat de glace ; madame Caroline Murat, qui se trouvait alors fort avancée dans sa grossesse, fut frappée d’une telle peur, qu’on fut obligé de la ramener au château ; cette catastrophe influa même beaucoup sur la santé de l’enfant qu’elle portait dans son sein…On sait que le Premier Consul poussa jusqu’à l’Opéra, où il fut reçu avec d’inexprimables acclamations, et que le calme peint sur sa physionomie contrastait fortement avec la pâleur et l’agitation de madame Bonaparte, qui avait tremblé non pas pour elle, mais pour lui.»

 

 

Constant, premier valet de chambre de l’Empereur

 

* L’auteur fait confusion car la date est le 24 Décembre..

 

 

Une excellente relation de l'attentat se trouve à la page:

http://www.histoire-empire.org/1800/saint-nicaise/l_attentat_de_la_rue_saint_nicaise.htm

 

 

L'énigme de la rue Saint-Nicaise : Les aventures de Donatien Lachance, détective de Napoléon

 

Le jour de Noël 1800, une bombe manque de tuer Bonaparte qui se rendait en carrosse à l'Opéra. Le Premier consul décide d'employer les grands moyens pour trouver les coupables, qu'il désigne aussitôt par calcul politique. Pour lui, ce sont des républicains nostalgiques de la Terreur, qui risquent de gêner son ascension. Le commissaire Donatien Lachance est chargé de l'enquête. D'une intelligence redoutable, ancien jacobin inflexible devenu un jeune loup du nouveau régime, précurseur de la police scientifique avec son mentor et ministre Joseph Fouché, Lachance suit une autre piste, celle des monarchistes extrémistes. Et il découvre que sur la liste de suspects établie par Bonaparte figure le mari d'Olympe, une jeune républicaine exaltée qu'il a follement aimée. Pour sauver ses amis, il doit résoudre en quelques jours l'énigme de la rue Saint-Nicaise. Dans le salon de Madame Récamier, dans les luxueuses maisons de plaisir du Palais-Royal, sur les côtes de la Manche où s'affrontent marins français et anglais, Lachance déploie tout son talent de policier et de séducteur pour remplir sa mission. Les idéologies et les passions s'affrontent dans une France à peine sortie de la Terreur qui cherche son destin sous la férule d'un petit homme adulé ou honni qui va devenir empereur. Donatien Lachance sacrifiera-t-il ses amis à sa carrière? Ou bien réussira-t-il à triompher des manoeuvres subtiles des comploteurs, sans tomber dans les intrigues du pouvoir et le piège des grands sentiments?

 

L'énigme de la rue Saint-Nicaise : Les aventures de Donatien Lachance, détective de Napoléo, Laurent Joffrin, ed. Robert Laffont, 20 €

 

Repost 0
Published by Napoleon Ier - dans Calendrier
commenter cet article
24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 00:00

24 décembre 1815 à Sainte-Hélène

24 décembre (dimanche)


·         Il reçoit pour la première fois des nouvelles de Madame Mère et de Pauline.

(Louis Garros – « Quel roman que ma vie » Ed. de l’encyclopédie française – Paris – 1947- p. 487) 


·          « …L’Empereur lisait quelque chose où on le faisait parler avec trop de bonté ; il s’est écrié sur l’erreur de l’écrivain – Comment a-t-on pu me faire dire cela ? C’est trop tendre, trop doucereux pour moi ; on sait bien que je ne le suis pas…On est venu interrompre la conversation pour dire à l’Empereur que l’amiral et des dames venues de la Doris sollicitaient la faveur d’être présentés. L’Empereur a répondu sèchement qu’il ne voyait personne, qu’on le laissât tranquille…L’Empereur est sorti à 5 h et s’est promené dans le jardin. Le général-colonel du 53e régiment est venu l’y trouver, et lui a demandé la permission de lui présenter le lendemain son corps d’officiers ; l’Empereur l’a accepté pour trois heures. Désormais seuls nous deux, l’Empereur a prolongé sa promenade…Après le dîner, durant notre reversi accoutumé dont l’Empereur commençait du reste à se fatiguer - Où croyez-vous m’a-t-il dit tout à coup que soit en ce moment madame de Las Cases ?...Puis passant au général Gourgaud, il l’a plaisanté sur sa mère et sa sœur. Celui-ci s’en attristant beaucoup et ses yeux se mouillant, l’Empereur le regardant de côté, disait d’une manière charmante – N’est-ce pas bien méchant, à moi, bien barbare, bien tyran, de toucher ainsi des cordes si tendres ?... » (Emmanuel de Las Cases – « Mémorial de Sainte-Hélène » - t. 1 – Jean de Bonnot – Paris – 1969 – p. 216 à 219)

 

C.F

Repost 0
Published by Napoleon Ier - dans Calendrier
commenter cet article

1er Consul

2 août 1802 jusqu'au 18 mai 1804

en_premier_consul.jpg

Napoléon Ier

370px-Ingres-_Napoleon_on_his_Imperial_throne.jpg

18 mai 1804 au 6 avril 1814 et du 20 mars 1815 au 22 juin 1815

napoleon1er

Liens